Leçons de niveau 18

Coaching/Relocalisation des signes

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Relocalisation des signes
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Chapitre no 15
Leçon : Coaching
Chap. préc. :Caractère personnel du sens
Chap. suiv. :Training d'écriture
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Coaching/Relocalisation des signes
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§ C14. LA RELOCALISATION DES SIGNES DANS NOTRE CHAMP SÉMANTIQUE[modifier | modifier le wikicode]

    De nombreux signes ne sont pas associés à des percepts sensoriels ou mentaux, mais à des concepts, des idées , des représentations et des théories, le plus souvent erronées, parcellaires, incohérentes ou vide de sens, plus ou moins nuisibles à la santé mentale de l'espèce humaine, qu'il convient donc de relocaliser dans une section spéciale de notre champ sémantique réservé aux concepts des autres que nous ne partageons pas. C'est-à-dire aussi de distinguer et de cloisonner la section centrale intime personnelle de notre langage que nous pratiquons et connaissons bien, de celle qui nous semble confuse et incohérente du langage étranger des autres. Ceci est de la plus haute importance si nous voulons échapper aux pathologies sociales, à la paranoïa délirante et à la schizophrénie confusionnelle, que propagent les médias à travers la culture et la langue.

Méditation[modifier | modifier le wikicode]

    Dans cet exercice en méditation nous allons essayer de distinguer les termes qui nous appartiennent parce que nous nous les sommes appropriés et que nous les avons nourris de notre propre sens, de ceux que véhiculent la culture dans laquelle nous baignons et les médias qui nous en abreuvent quotidiennement, et dont le sens nous est imposé et est défini par d’autres, que ce soient des puissances idéologiques, philosophiques, religieuses, culturelles, économiques, sociales ou politiques… et notre voisin de palier avec ses idées tordues sur tout et n’importe quoi. Evidemment cette section personnelle de notre linguistique est propre à chacun de nous du fait de l’altérité qui nous distingue d’autrui. Un athée ne possède pas le même langage qu’un croyant, pas plus qu’un néolibéral ne possède le même langage qu’un communiste, ce qui sera clair et valide pour l’un sera du pur psittacisme incohérent pour l’autre. Il ne s’agira pas non plus de juger qui de Paul ou Pierre a raison, mais de rendre à Paul (vous) ce qui appartient à Paul et à Pierre (encore vous) ce qui appartient à Pierre. 
    Dans cette section étrangère à nos signes, notre langage et nos manières de nous exprimer, il nous faudra distinguer plusieurs catégories de termes qui vont du plus toxique (exemple : mot, race, peuple), du plus obscur (exemple : quantique, herméneutique, oxymore), de ceux qui le sont moins et ne sont pas fondamentalement nuisibles, jusqu’aux plus comestibles et des plus délicieux, même si ces derniers ne sont que poétiques. Ce petit exercice présente aussi l’énorme avantage d’exercer notre pensée philosophique et de développer notre esprit critique. Après une première période en méditation libre, le coach proposera, s’il le juge nécessaire, des termes de son choix aux participants, afin de les recentrer sur l’objet de l’exercice et bien le faire comprendre, avant de revenir en méditation libre.

Débriefing[modifier | modifier le wikicode]

    La conscience sémantique n’est pas une chose évidente. Elle passe par une suite de prises de conscience, d’intuitions résolutives pour notre cohérence interne, devrait-on mieux dire. Cela commence par l’évidence que les signes n’ont pas de sens intrinsèque, que nous leur prêtons notre propre sens, que le détail de notre pensée est formellement incommunicable, du fait de ce que j’appelle le paradoxe sémantique : l’impossibilité de transmettre nos qualia aux autres, qu’il est plus sain de penser avec notre propre sens et éventuellement nos propres signes que de nous soumettre aux signes et aux sens que les autres ou le conformisme social prête à ces signes. La pensée holistique perceptuelle non verbale nous libère définitivement de ce problème et de cette aliénation. Cependant, il peut rester ici ou là des séquelles toxiques inhérentes à notre langue vernaculaire. Et puis, à chaque étape de notre évolution mentale, et même bien avant notre accession à la pensée holistique, nous sommes responsables de notre santé mentale. Il nous faut donc faire notre possible pour nous prémunir de la toxicité ambiante avec les moyens dont nous disposons carpe diem. La restitution de l’exercice précédent aura donc pour objectif que chacun des participants puisse exprimer les éventuels problèmes qu’il aura rencontré dans ce domaine et d’en débattre dans une discussion de groupe.