Cet article présente, pour un entier positif impair, la forme . Nous montrons que son existence se déduit du regroupement symétrique des termes du binôme en. Après avoir établi les expressions algébriques des coefficients , nous étudions ce qu'il se passe dans . Avec 2 entiers copremiers de parité différente, nous montrons que et sont premiers entre eux. Nous montrons aussi que la forme des carrés est d'autant plus remarquable que pour premier, il y a unicité des . Ensuite, nous nous intéressons aux exposant n premier, où les facteurs premiers de sont congrus à , et ceux de à . En dernier lieu nous faisons un bref passage par l'exposant n pair, où nous trouvons que pour premier, la forme existe seulement pour ou . Enfin, nous donnons quelques applications de ces résultats à quelques equations quadratiques. Nous sommes alors rapidement amenés à une réflexion historique sur Pierre de Fermat, avec l'idée qu'il aurait pu découvrir ces formules, et s'en inspirer notamment pour son dernier Grand Théorème.
Au départ nous avons cherché comment la puissance d'un nombre pouvait toujours être exprimée en une somme de 2 nombres premiers entre eux. En partant du binôme , avec n impair, nous avons étudié le regroupement symétrique des différents termes. Avec copremiers de parité différente, nous aboutissons alors sur 2 expressions telles que .
Ces expressions utilisent les mêmes fonctions suivantes :
Nous allons étudier s'il y a d'autres décompositions possibles , avec premiers entre eux de parité différente, et n'ayant que des facteurs premiers en . Nous considérons aussi le cas où .
L'exemple suivant nous montre que oui. L'informatique en trouve 114, dont voici une partie:
'Exemple des 114 occurrences pour '
Dans ce dédale, la première formules du wiki atteint "uniquement" :
Pourtant l'exemple montre l'existence de beaucoup d'autres formes en ,
Question: Existe-t-il des formules permettant de les atteindre?
Remarque:
Ici la formules des carrés ne compte pas, puisqu'elle donne des .
Mais attention, sur d'autres nombres, il peut arriver qu'elle donne aussi des .Par exemple:
Dans ce cas, nous allons pouvoir donner une proposition très intéressante. En effet, les puissances de nombres premiers ont une unique forme en carré. L'existence est donnée par la formule des carrés. Et elle est unique
Proposition
Soit un nombre premier impair.
Alors pour tout couple d'entiers strictement positifs tels que et pour tout entier impair il existe un unique couple d'entiers strictement positifs premiers entre eux tels que
'Démonstration'
Une première preuve utilisant la théorie des nombres ici sur mathstackexchange:
[3]
Une autre beaucoup plus accessible de Jandri sur ilemaths:
Soit p premier et (a,b) entiers positifs tels que . On suppose avec premiers entre eux ainsi que .
En combinant les égalités on obtient donc divise .
On montre assez facilement que ne peut pas diviser simultanément et et on en déduit que divise avec .
Pour terminer on écrit, en multipliant les deux expressions de : .
On en déduit puis et
Exemples:
les premières formes (à gauche) sont données par la formule des carrés. Celles supplémentaires à droite trouvées par l'informatique
L'idée est de rechercher des formes avec copremiers.
Pour tous et , l'informatique sort systématiquement une solution du type , soit
Pour les nombres premiers, c'est la seule et unique forme:
Pour les nombres composés, on observe des doublons comme:
Et parfois apparaissent d'autres cas que , avec éventuellement des doublons
Comme le cas des puissances impaires, l'idée est de chercher une formule en partant du binôme.
On arrive alors à une forme
Proposition
,
'Démonstration'
On procède comme pour le cas impair. Sauf qu'ici il n'y a plus la symétrie avec les et
donc
Par conséquent
Comme pour le cas impair en multipliant,
Puis on substitue à
Exemples:
Si on cherche , alors la formule ne va être applicable que pour les cas . Et pour impair elle offre peu d'intérêt puisqu'on retombe sur un des cas impair donné par la formule des carrés. En effet:
Le seul intérêt ici est donc l'étude des puissances paires
Exemples:
On peut toutefois donner ici la preuve de l'observation que nous avons faites sur les nombres premiers:
Proposition
premier impair et 2 entiers positifs tels que
Alors la forme , copremiers, n'existe que pour ou .
De plus, elle est unique.
'Démonstration'
La preuve d'unicité pour le cas impair s'applique aussi au cas pair.
Avec . Pour montrer l'inexistence pour , une preuve magnifique de Jandri par descente : on montre que s'il existe tel que alors il existe tel que . Jusqu'à et ainsi conclure que
Le passage de à se fait en deux étapes. On peut supposer que (sinon c'est fait).
, donc d'où .
Ce qui donne .
On en déduit , d'où
En reportant dans l'égalité que l'on réécrit comme
En simplifiant par puis en utilisant , on obtient
Corollaire pour les carrés
Soit un premier impair.
Alors tels que
En l'occurrence
Exemples: On observe des doublons sur des nombres composés. Avec parfois l'existence d'autres formes, ou aucune autre pour 35
La réciproque est fausse
39 a une unique forme sur , mais une autre sur , ce qui "trahit" sa non-primalité.
Par contre, 87 est le plus petit nombre composé à n'avoir qu'une seule forme en . Puis ensuite 93
Cependant ils "trahissent" leur non-primalité sur les cubes où il existe 2 forme sur un même couple
Nous pouvons essayer de condenser une partie des résultats trouvés dans la proposition suivante :
Soit un premier impair et un entier positif. Alors il existe 2 uniques entiers positifs premiers entre eux tels que . De plus, si l'exposant est premier impair, les facteurs premiers de sont congrus à .
L'existence est assurée par les relations et , où ici . Mais on peut s'étonner de l'unicité qui perdure sur les puissances, constituant une sorte de "ligne de crête" remarquable si on fait le parallèle avec le théorème des 2 carrés. En effet, si pour les premiers il existe 2 uniques tels que , alors il se crée une ramification lorsqu'on passe aux puissances, les ayant exactement décompositions différentes en somme de 2 carrés. Une autre remarque concerne l'accessibilité de cette ligne de crête. Car si on choisit un premier , il n'existe pas de formule pour trouver directement les , mais des algorithmes. Le chemin est directement accessible, avec des formules explicites pour les . Enfin, sur la congruence des facteurs premiers à , nous ne ferons qu'admirer la beauté de cette étrangeté mathématique.
Nous donnons 3 paramétrisations de solutions: pour , et
On part de l'identité remarquable :
2 possibilités:
1) On pose , et on obtient cette magnifique formule du partage d'un cube:
Voici les solutions pour
On remarque ici que ce "partage" du cube donne les solutions aux cubiques qu'a étudié Fermat, à savoir et . Est-ce un hasard ou avait-il découvert ces formules? Même si cela ne dit pas que ce sont les seules solutions, ce qu'il dit avoir démontré.
2) On change , ce qui donne
On a un premier carré.
On y est presque en simplifiant le carré de gauche en posant , soit ou
: "il est impossible de partager soit un cube en deux cubes, soit un bicarré en deux bicarrés, soit en général une puissance quelconque supérieure au carré en deux puissances de même degré"
Dans la suite considèrera que les puissance premières impaires :
Ce travail a déjà été fait par d'autres, les plus célèbres étant Tannery et Itard. Aujourd'hui encore, Fermat continue d'intriguer les historiens des sciences, comme par exemple Goldstein Mais consulter ces remarquables travaux ne suffit pas. Il faut aller relire quelques pages de la correspondance de Fermat, ne serait que pour s’imprégner de son style si courtois, précis et honnête.
lettre pour Domini de Sainte-Croix de 1936 ou 1937 : Fermat le met "au défi" de trouver des nombres tels que et
lettre à Frénicle en avril 1640 : il se plaint des innombrables divisions pour trouver les facteurs premiers[4]
lettre à Mersenne de mai 1640 : il veut vérifier si Frénicle "ne procède point par tables" en le mettant au défit des 2 problèmes précédents. Il veut signifier qu'il en a trouvé une véritable démonstration mathématique, que ça n'est pas une conjecture déduite de tables de calcul.
lettre à Mersenne de juin 1640 : il annonce que n'a que des facteurs premiers en [5]
lettre à Frénicle d'aout 1640 : il annonce que n'a que des facteurs premiers en [6]
lettre à Frénicle d'octobre 1640 : il a élargi à , et annonce son "petit" théorème : [1]
lettre à Mersenne en décembre 1640 : il annonce son théorème des 2 carrés : premier et congrus à est unique somme de 2 carrés. Mais aussi il étend aux puissances en précisant que ont exactement décompositions différentes en somme de 2 carrés.
Il est donc quasi certain que Fermat a continué son travail d'élargissement et qu'il a découvert la structure de la somme de deux puissances premières "de même degré", qu'on résume ici:
premiers entre eux, impairs ou de parité différente.
premier impair:
Ainsi apparaissent déjà quelques critères sur la structure de quant à l'impossibilité d'être une somme de puissance, et par conséquent aussi.
Si , alors :
ne peut pas être premier. Une fois dit cela, on peut facilement imaginer l'idée suivante : si les puissances des nombres premiers ne peuvent pas être somme de mêmes puissances, cela pourrait-il s'appliquer à tout nombre? Car ce ne serait pas la première fois que Fermat raisonnerait par "extension", à savoir : les propriétés des premiers font celles de tous les nombres. Par exemple, lorsqu'il découvre que seuls les premiers en sont somme de 2 carrés et pas les , il peut alors établir les conditions d'existence de tous les nombres qui sont somme de 2 carrés. Idem, s'il est établit que tout premier est somme de 4 carrés, alors tout nombre est au plus somme de 4 carrés. Pour les sommes de puissances, Fermat y a-t-il vu une similarité? Par l'intermédiaire d'une descente complètement improbable, comme ce qu'il annonce avec les premiers en [7] ? Partir de pour finalement tomber sur un nombre premier qui vérifierait ça? Malheureusement, si cette hypothèse possède les qualités de l'annonce du théorème, à savoir la fulgurance et la généralité, l'histoire ne nous en dira pas plus.
possède des facteurs premiers en Immédiatement, on peut donc affirmer que les puissances de , mais aussi toutes les puissances des , ne peuvent pas être somme de deux puissances de même degré! Rien qu'avec ce principe, on peut alors exclure d'emblée une infinité d'autres nombres!
Fermat prolonge-t-il les cas n=3 et n=4 au moment où il découvre les facteurs premier en ? Ou avait -il déjà trouvé son théorème? On peut imaginer que si a cette structure en , alors le fait de le "remplacer" par impose : d'une part la coprimalité deux à deux de , et d'autre part la même structure à et , puisque de facto ils deviennent eux aussi "somme" de puissances. Par conséquent, ces et nouvellement contraints, notamment avec la présence obligatoire de facteurs premiers congrus à , doivent en retour contraindre d'une manière telle qu'on arriverait à une (admirable) contradiction?
C'est Sophie Germain qui reste dans l'histoire en essayant de mettre cela à profit[8], avec notamment :
et . Ainsi et doivent avoir la même "structure" que , avec des facteurs premiers en
. En effet, par coprimalité,
Malheureusement elle devra apporter des hypothèses supplémentaires qui ne valideront pas le cas général.
Fermat a-t-il emprunté cette voie? On peut en douter, car dans l'affirmation de son théorème, il énonce un résultat général sur toutes les puissances successives à partir de 3, et pas seulement les puissances premières impaires. Or si Fermat sait que les facteurs premiers des sommes de 2 carrés( copremiers et de parité différente )sont en , le doute subsiste quand à la généralisation à toutes les puissances paires, où la loi des continue à s'appliquer. Car si a nécessairement des facteurs premiers en , Fermat n'a jamais trouvé ce facteur 641. Sinon une tragique erreur de division?
Dans , on peut toujours fixer le nombre pair à droite et ainsi se ramener à la forme :
, premiers entre eux et de parité différente.
Avec la première formule du wiki, l'expression devient . La coprimalité impose de facto . Les nombres invoqués sont trop grands pour des vérifications "à la main". Il est quasiment certain que Fermat est arrivé à appliquera sa méthode de descente pour le cas [9] . Mais il ne donne aucun détail. Plus tard, les mathématiciens les plus brillants peineront à aller plus loin. Réussiront Euler pour , Dirichlet/Legendre pour , Lamé pour et enfin Dirichlet pour .
Si on sait que ces ne contiennent que des facteurs premiers congrus à , l’expérience montre que leur valuation semble toujours valoir 1. C'est en tout cas ce qu'on peut constater en faisant des tables de , sachant que la décompositions est plus rapide, seuls les premiers en 1[2n] devant être utilisés. Voilà peut-être ce qui aurait pu mettre Fermat sur la voie, sachant qu'à cette époque la course était à la découverte de grands nombres premiers. Or on décomposait "à la main", avec l'infaillible et laborieuse "voie ordinaire" du crible d'Ératosthène dont se plaint Fermat. Dans ce contexte, utiliser des nombres dont on sait à l'avance la forme des facteurs premiers est un avantage certain! On peut penser que Fermat a calculé puis décomposé une très grande quantité de , afin de se constituer une table de nombres premiers encore inédite à son époque! Peut-on imaginer qu'à force de calcul, il s'est aperçu que les valuations était toujours de 1, le conduisant à l'intuition de son théorème? Cela dit, n'aurait-il pas plutôt annoncé "il est impossible de partager une puissance supérieure à 2 en une somme de cube, bicarrés, ...? On rappelle que cette conjecture demeure encore irrésolue à ce jour![10] .
Encore une fois, on est loin de la "fulgurance" de l'énoncé de Fermat. La chronologie est troublante : on ne sait pas s'il a découvert son théorème d'un coup. Ou si à partir des cas déjà connus en 1636 ( et ), il a étendu plus tard aux autres puissances.
Voici un début de table pour : aucunes puissances en vue.
'Facteurs premiers de pour copremiers :'
'Facteurs premiers de pour copremiers:'
Fermat a-t-il réalisé ce genre de tables? On pourrait le penser si on s'en tient à son obstination sur la primalité des . Qui n'aurait pas l'idée avec une présentation dans ce genre?
Ce travail a été motivé par ces polémiques autour du Grand théorème de Fermat, ravivées par la démonstration de Wiles en 1994. Fermat avait donc dit vrai[11][12]! Faisons un bref rappel ici. Fermat lit Diophante. Ce chapitre où il y est question de partager un nombre carré en une somme de 2 carrés[13]. C'est à dire reconstituer un triangle rectangle alors qu'on en connait que son hypoténuse. Géométriquement, les sommets de ces triangles sont sur le cercle de diamètre l'hypoténuse. Mais ici c'est d'arithmétique qu'il s'agit. Diophante donne une méthode pour trouver deux fractions, mesures des deux côtés[14]. A cette lecture, on s'imagine Fermat qui bouillonne et s'arrête un temps. Il a une idée. On imagine sa fulgurance, vu la la clarté et la brillance de son annotation. Il écrit, en latin, ces mots célèbres : "aucune puissance supérieure au carré ne peut être partagée en deux du même nom". Fermat en avait-il une preuve? Était-elle arithmétique[15] ou géométrique? En existe-t-il une démonstration plus simple que celle de Wiles? Cette prétendue "marge trop petite" est-elle vraiment la bonne traduction, comme le démentent certains latinistes[16]? Bien avant ces querelles légitimes, une question plus fondamentale s'impose immédiatement à n'importe qui revisite le théorème : comment un homme pourrait-il recevoir une vérité si vaste, si générale, sans sa démonstration[17]? Difficile à croire, même si nous savons qu'en mathématiques, il n'est pas rare que l'intuition devance la preuve[18]. Cependant il y a toujours un terreau préparatoire à toute découverte. Un long travail préliminaire, qui peut durer des années. Une maîtrise d'outils novateurs, à la portée aussi générale que la découverte qui s'en suivra. D'où cette question : quelles pouvaient être les connaissances de Fermat englobant "toutes les puissances"[10]? Rappelons que son niveau de connaissance en arithmétique fut celui d'un lycéen d'aujourd'hui en fin de Terminale "Maths Expertes" (oubliée la technique de la "descente" hors programme, pourtant contribution majeure de Fermat au raisonnement par récurrence[19]). Mais point de calculatrice. On factorisait à la main. On décomposait de tête. Pour arriver à ses nombreux résultats, Fermat a dû développer des techniques de calcul prodigieuses. Mais il ne les dévoilait pas dans ses correspondances. Doué d'une acuité sans pareil, il fut un génie en son temps.
Ici nous avons essayé de reprendre Fermat "au mot". Que signifie "partager une puissance"? Tout comme il aurait pu le faire, nous sommes parti du binôme. La première contrainte étant que le partage doit donner systématiquement, pour n'importe quelle puissance, une somme de deux nombres toujours premiers entre eux. Nous avons cherché d'éventuels regroupements des termes du binôme qui auraient cette propriété. Et effectivement, dans le cas n impair, nous en avons trouvé. De fil en aiguille, nous avons découvert une autre propriété encore plus étonnante concernant leur décomposition en facteurs premiers. Ces généralités auraient pu être connues de Fermat.
↑"Pour Monsieur de Frénicle, ses inventions en Aritliniétique me ravissent et je vous déclare ingénument que j'admire ce génie qui, sans aide d'Algèbre, pousse si avant dans la connoissance des nombres entiers, et ce que j'y trouve de plus excellent consiste en la vitesse de ses opérations, de quoi font foi les nombres aliquotaires qu'il manie avec tant d'aisance. S'il vouloit m'obliger de me mettre dans quelqu'une de ses routes, je lui en aurois très grande obligation et ne ferois jamais difficulté de l'avouer, car les voies ordinaires me lassent et, lorsque j'entreprends uelqu'une de ces questions,il me semble que je vois devant moi Magnum maris œquor arandum à cause de ces fréquentes divisions qu'il faut faire pour trouver les nombres premiers. Ce n'est pas que mon analyse soit défectueuse, mais elle est lente et que,silongue pour ce regard et j'ose dire sans vanitéje pouvois l'accompagner de cette facilité, je trouvcrois de fort belles choses. Je voudrois avoir mérité par mes services la faveur que je lui demande et ne désespère pas même de la payer par quelques inventions qui peut-être seront nouvelles à Monsieur Frenicle."
↑Pour les , Fermat dit avoir trouvé en essayant les premiers 1[74], soit 149 puis 223 .
↑"Soit le nombre progressif augmenté de l'unité 8193, duquel l'exposant est 13 nombre premier. Je dis que, si vous divisez 8193 par 3, le quotient ne pourra être divisé que par un nombre qui surpasse de l'unité le double de 13 exposant susdit, ou un multiple dudit double de 13, etc, à l'infini."
↑Dans sa lettre à Carcavi d'août 1659, Fermat expose sa stratégie pour montrer que s'il existe un premier de la forme 4n + 1 non somme de deux carrés alors il en existe un autre strictement plus petit puis, par descente, en déduire que 5 ne serait alors pas somme de deux carrés.
↑« Théorème de Sophie Germain », dans Wikipédia, (lire en ligne)
↑voir sa lettre à Carcavi en 1659 : "J’ai ensuite considéré certaines questions qui, bien que négatives, ne restent pas de recevoir très grande difficulté, la méthode pour y pratiquer la descente étant tout à fait diverse des précédentes, comme il sera aisé d’éprouver. Telles sont les suivantes :Il n’y a aucun cube divisible en deux cubes."
↑ 10,0 et 10,1Fermat est en en fait "tombé" sur un cas particulier. En effet, les arithméticiens ont beaucoup avancé depuis 1994. Désormais, le théorème de Fermat, "sans solution pour et ", n'est plus qu'un tout petit cas particulier d'une conjecture beaucoup plus vaste,"(Tidjman et Zagier) : sans solution pourtous supérieur à 2 et premiers entre eux.". cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Conjecture_abc#Triplets_(a,_b,_c) . Fermat n'a pas conjecturé qu'aucune puissance supérieure au carré ne peut être partégée en 2 puissances quelconques supérieure au carré. Ce qui nous montre bien qu'il évoluait dans un cadre de pensée particulier.
↑il existe des suites des couples dont on pourrait aisément conjecturer la coprimalité ... poutant, très tardivement, un premier contrexemple apparaît, ici pour cf "premiers entre eux?"
↑ l’hypoténuse et un côté. L'astuce revient à poser afin que les disparaissent. Ici un paramètre. Ce qui donne après développement . Et l'autre côté . Ici il faut pour rester avec des valeurs "positives" et donner un sens géométrique. Notons la transformation inverse qui donne les mêmes valeurs (au signe près)! Rien qu'en prenant , on obtient une infinité de solutions.
↑La méthode de Diophante pour les cubes tombe rapidement dans une impasse. En posant , on arrive à . Soit un polynôme du second degré en avec . Avec , on arrive à . Or l'équation diophantienne est impossible à résoudre directement. Et justement! On sait qu'il n'y en a pas de solutions grâce au théorème de Fermat!