Leçons de niveau 16

Analyse assurancielle du risque/Terminologie liée aux risques

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Terminologie liée aux risques
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Chapitre no 5
Leçon : Analyse assurancielle du risque
Chap. préc. :Définitions du risque et notions émergentes
Chap. suiv. :Outils, tables et modèles
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Terminologie liée aux risques[modifier | modifier le wikicode]

Le facteur de risque : c’est un élément présent susceptible de causer un risque. Le facteur de risque peut être indépendamment ou à la fois :

  • une cause de l’existence et de la survenance du risque,
  • un élément facilitant (un catalyseur) la survenance du risque (la probabilité), sans en être la cause pure,
  • une circonstance aggravante, qui va augmenter les conséquences de la survenance du risque.
  • Exemple : Le cholestérol est un facteur de risque cardio-vasculaire. Le taux d’alcoolémie est un facteur de risque automobile.

Le terme du risque représente la date ou l’événement après lequel le risque n’existe plus : Faire valoir ses droits de retraite éteint le risque de chômage.

L’appétence au risque : capacité à prendre des risques. L’inverse : L’aversion au risque

La maîtrise des risques : l’étude et la mise en œuvre de moyens d’anticipation, de mesure, d’évaluation, de réduction des risques, …

Le portefeuille de risques, le recueil des fiches de risques : la liste des risques de l’entreprise. Chaque risque fait l’objet d’une fiche contenant la définition, les causes, les conséquences, l’analyse du risque, les actions préventives, les actions correctives, l’historique et plus généralement toute la collecte des données liées à ce risque afin d’établir des statistiques…

Le propriétaire du risque : celui qui peut subir le risque. Le propriétaire du risque présente 2 caractéristiques qui vont permettre de qualifier les moyens de couverture de son risque :

  • La fragilité du propriétaire face au risque : sensibilité comparative particulière, qui peut être temporaire, du propriétaire par rapport à la moyenne d'un panel (à la valeur moyenne de la statistique dans laquelle se trouve le propriétaire du risque). C'est une notion assurantielle qui n’est pas totalement en phase avec la terminologie de la vie courante.
  • La vulnérabilité du propriétaire face au risque : la survenance du risque implique des conséquences dramatiques pour le propriétaire. La vulnérabilité peut être localisée : Celle d'Achille est localisée sur le talon ! Celle de Samson : sur les cheveux...
  • Contrairement à la vie quotidienne, ces 2 notions ne sont pas synonymes dans le monde de la cindynique et dans l’industrie de l’assurance.

Le transfert du risque, le placement du risque : Assurer un risque auprès d’un assureur (signer un contrat d’assurance) c’est lui transférer son propre risque.

Le porteur du risque : celui qui prend le risque à sa charge s’il survient. Passage de la notion de ‘propriétaire du risque’ au concept de ‘porteur du risque’.

Le manager du risque : Celui qui prend les décisions concernant le pilotage et la gestion du risque. Cela peut être une personne non experte en la matière (ministre : sang contaminé, virus Ebola, … ; chef de projet : construction d’un pont, conception d’un satellite, … ; chef de famille : éducation d’un enfant difficile, …) qui va se faire aider et préparer la réflexion par une équipe de personnes aux savoirs plus ou moins partagés : des experts (partie technique), des administrateurs (partie administrative), et des… communicants… C’est un ‘ingénieur-système’ même s’il n’en a ni le titre, ni l’expérience !!!...

Nota 1 : ne pas confondre les spécialistes qui savent gérer le connu et les experts qui, en sus du connu, peuvent gérer l’incertain, le ‘à la limite de nos connaissances présentes’… Un expert est souvent un ‘vieux’ spécialiste qui a accumulé des expériences (donc : qui a su corriger ses erreurs !) !!!... Faire appel à un spécialiste ou à un expert c’est accepter que le transfert, du risque-existant-sur-le-système vers le risque-sur-la-compétence d’une personne, soit une action en réduction du risque global…

Nota 2 : le travail des communicants ne sera pas évoqué dans ce cours. Néanmoins il faut retenir que ce travail est essentiel… surtout pour pouvoir gérer à la fois la perception du risque par le public et le risque lui-même en tant que tel en cas de survenue d'un sinistre !…Exemple : le traitement de l’affaire du sang contaminé, le nuage de Tchernobyl qui n’a pas traversé le Rhin, le Médiator détourné de son autorisation de mise sur le marché (AMM), les assurances vie contenant des unités de compte exposées à une bulle financière !…

Réfléchir c’est nécessaire mais ce n’est pas suffisant ⇒ Il faut décider et agir !

Autres notions voisines qu’il soit ou non totalement assuranciel :