Leçons de niveau 11

Aménager la ville/Étude de cas : Ungersheim

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Étude de cas : Ungersheim
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Chapitre no 3
Leçon : Aménager la ville
Chap. préc. :Étude de cas : Jakarta
Chap. suiv. :Villes et développement durable
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Étude de documentaire : « Qu’est-ce qu’on attend ? »[modifier | modifier le wikicode]

Le film documentaire « Qu’est-ce qu’on attend ? » réalisé par Marie-Monique Robin met la lumière sur une commune alsacienne, Ungersheim.

La commune, administrée par son maire, Jean-Claude Mensch, est une ville en transition. La transition est un mouvement qui vise à construire collectivement un mode de vie alternatif à l’énergie du pétrole. À Ungersheim, la transition est la concrétisation d'un ensemble d'actions qui se déclinent sur l'autonomie intellectuelle, énergétique et la souveraineté alimentaire.

Alimentation[modifier | modifier le wikicode]

En effet, la petite ville a créé une coopérative agricole, « Le Trèfle Rouge ». C’est un site agricole où tout le monde peut venir apporter sa contribution. On y cultive de nombreux aliments de manière biologique.

Permaculture[modifier | modifier le wikicode]

Cette science consiste à améliorer les récoltes en recréant un écosystème naturel qui s'auto-protège (p. ex. : les coccinelles mangent les moucherons qui veulent manger les plantations), sans utiliser d'engrais chimiques, pour que la terre reste fertile et propre. On utilise un labourage artisanal (p. ex. : en utilisant des bœufs au lieu d'utiliser des tracteurs) Ces méthodes ont permis aux agriculteurs d’exploiter une ancienne variété de blé, plus résistante. La collecte des différents produits cultivés permet aux enfants de l’école d’Ungersheim de manger des produits bio dans leur cantine ; leur alimentation est relocalisée.

Énergie[modifier | modifier le wikicode]

Le développement des énergies renouvelables a aussi été une des actions de la ville. Ainsi deux chevaux ont été « mis-en-services » afin de réaliser le ramassage scolaire. De plus, des panneaux solaires sont venus recouvrir les toits des habitations alsaciennes. Un lycée suisse travaille avec Ungersheim à la réalisation d'une modélisation informatique 3D du village et surtout de ses toits pour étudier les endroits qui seraient les plus rentables dans le cas où l'on installerait des panneaux solaires ou photovoltaïques. Ce site internet pourrait permettre aux villageois de faire eux-mêmes leurs études. La municipalité a également installé la plus grande centrale photovoltaïque d’Alsace sur une friche minière. De plus, de nombreuses éoliennes ont été installées, construites avec du bois provenant des Vosges, dont une a été faite par une école locale.

Économie[modifier | modifier le wikicode]

La mairie a réussi à relocaliser l'économie en créant une monnaie locale, le « Radis », 1 Radis vaut un euro mais de nouvelles maisons ont été construites à Ungersheim, des maisons « écologiques », bâties avec de la paille et de l’argile des alentours de la commune alsacienne. Au-delà des économies concernant le chauffage faites grâce à cette bonne isolation, les frais de ports des matériaux sont considérablement réduits. On économise également un trajet en camion (ou autre) et donc son émission de gaz à effet de serre.

Démocratie participative[modifier | modifier le wikicode]

De plus, la commune est le théâtre d’un engagement commun. Les habitants participent pratiquement tous à la transition écologique. Certains travaillent au Trèfle Rouge, d’autres utilisent simplement le Radis. Même les enfants sont engagés : ils réfléchissent autour de la transition, participent aux recherches de solutions. Ils ont d’ailleurs créé un logo pour les éoliennes de la région. Les réunions municipales organisées à la mairie, offrent un lieu de débats et d’échanges. Des idées y naissent : des associations de bénévoles préparent des repas et s'investissent dans les activités de la ville telles que la vente des produits locaux, le marché, qui a lieu sur la place commune du village. Les réunions sont aussi faites pour trouver des démarches possibles concernant le développement durable. On voit bien que les habitants sont unifiés autour de l’écologie.

Inspiration britannique[modifier | modifier le wikicode]

Rob Hopkins.

Pour mettre en place ces changements et ces innovations, la commune s’est inspirée de la ville de Totness, en Angleterre, où Rob Hopkins, l’inventeur de la théorie de la Transition, a mis en place des solutions similaires. En effet, cet écrivain britannique est adepte de la permaculture et fondateur du mouvement des villes en transition. La liste des 21 actions de la transition du XXIe siècle qu'il a écrit a également aidé.

Ungersheim est sûrement préparée à des événements futurs, comme un pic pétrolier par exemple. Ces alternatives ne demandent qu’à s’étendre dans toute la France dans le futur.

Lien externe[modifier | modifier le wikicode]