Analyse vectorielle/D'Alembertien

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D'Alembertien
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Chapitre 8
Leçon : Analyse vectorielle
Chap. préc. : Théorèmes d'analyse vectorielle
Chap. suiv. : Analyse vectorielle complexe


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Analyse vectorielle/D'Alembertien
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[modifier] Introduction

La généralisation de l'opérateur laplacien à quatre dimensions, sur un espace de Minkowski, amène naturellement à la formulation de l'opérateur d'Alembertien :


Définition

On appelle opérateur d'Alembertien l'application qui, à tout champ scalaire M, associe le champ scalaire dont la valeur en tout point est donnée par :

\Delta M - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 M}{\partial t^2}

L'opérateur d'Alembertien est noté :

\square

De même que pour le laplacien, on peut définir l'opérateur d'Alembertien vectoriel qui applique le d'Alembertien à chaque coordonnée d'un champ vectoriel.

[modifier] Utilisations

L'opérateur d'Alembertien apparaît naturellement en théorie de la relativité, mais on peut remarquer qu'en électromagnétisme classique, les champs électrique et magnétique vérifient dans le vide :

\square\, \mathbf E = \mathbf 0
\square\, \mathbf B = \mathbf 0

La valeur de c dans le d'Alembertien est traditionnellement prise égale à la vitesse de la lumière dans le vide — mais il est tout à fait possible de la définir autrement selon le contexte. Par exemple, pour l'équation d'onde de d'Alembert, le déplacement transversal d'une corde y vérifie :

\square \,y\left(x, t \right) = 0

avec, en notant T la tension et μ la masse linéique :

c = \sqrt{\frac{T}{\mu}}.

Remarquons que les cas de champs scalaires ou vectoriels dont le d'Alembertien est nul admettent des solutions analytiques, sous la forme d'ondes se propageant à vitesse c.

[modifier] Remarques

Le d'Alembertien est en fait une généralisation du laplacien aux espaces de Minkowski, ce qui explique son lien à la mécanique relativiste.


Définition alternative

Dans certains contextes, on définit le d'Alembertien comme l'opposé :

\square \equiv \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 M}{\partial t^2} - \Delta

Par exemple, dans le formalisme traditionnel de la mécanique quantique relativiste, l'équation de Klein-Gordon (décrivant l'évolution d'une particule relativiste de spin nul par sa fonction d'onde Ψ,) est notée :

\left( \square  + \frac{m^2c^2}{\hbar^2} \right) \Psi \left(\mathbf r,t \right) = 0
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