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Utilisateur:TrantorFr/Concours communs polytechniques 2009 - MP Physique II

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Partie A : ÉLECTROMAGNÉTISME - Écrantage d'un champ magnétique

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Les grandeurs vectorielles sont en caractères gras.


On rappelle les expressions de la divergence et du rotationnel d'un vecteur en coordonnées cylindriques

𝐝𝐢𝐯(𝐀)=1r(rAr)r+1rAθθ+Azz
𝐫𝐨𝐭(𝐀)=(1rAzθAθz)𝐞r+(ArzAzr)𝐞𝜽+1r((rAθ)rArθ)𝐞z

On rappelle que 𝐫𝐨𝐭(𝐫𝐨𝐭(𝐀))=𝐠𝐫𝐚𝐝(div(𝐀))𝜟(𝐀) et la valeur de la perméabilité magnétique du vide :

μ0=4π101Hm1.


On utilisera les coordonnées cylindriques (r,θ,z) et la base locale associée (𝐞r,𝐞θ,𝐞z).


Dans tout le problème, on se place dans l'approximation des régimes quasi permanents.

Les trois parties sont indépendantes.

On considère deux solénoïdes Σ1 et Σ2 coaxiaux, d'axe Oz, de même longueur L=20cm, de rayons r1=10cm et r2=20cm et comportant respectivement N1=700 et N2=500 spires jointives, enroulées dans le même sens (voir Figure 1). Dans toute la suite on négligera les effets de bord; on considèrera donc les solénoïdes comme très longs. Ces deux bobines ont pour résistance respectivement R1 et R2=50Ω. On pourra introduire les nombres de spires par unité de longueur ni=(NiL).

Figure 1. Vue en coupe longitudinale
  1. Le solénoïde Σ1, est parcouru par un courant d'intensité i, Σ2, étant en circuit ouvert.
    1. Exprimer le champ magnétique 𝐁𝟏, créé dans tout l'espace.
    2. En déduire que le coefficient d'inductance L1, de Σ1, vaut μ0(N12L)πr12; donner l’expression de L2, l'inductance de Σ2, et calculer sa valeur numérique.
    3. Définir le coefficient de mutuelle inductance M entre les deux solénoïdes. Montrer que M=μ0(N1N2L)πr22.
  2. Le solénoïde Σ1, est alimenté par un générateur idéal de courant électromoteur i0(t)=I0cos(ωt) avec I0=1A; les deux extrémités du solénoïde Σ2, sont reliées par un fil sans résistance.
    1. Déterminer l'amplitude complexe du courant i2(t) circulant dans Σ2, en fonction de M, L2 et R2. La mettre sous la forme i2_=Kjωωci0_1+jωωc. On donnera l’expression de K en fonction de N1 et N2 et celle de ωc en fonction de R2 et L2.
    2. En déduire l’expression de l'amplitude complexe N2_, du champ magnétique total à l'intérieur du solénoïde Σ2.
      Montrer que ce champ tend vers 0 à haute fréquence. Commenter ce résultat.
    3. Application numérique; calculer ωc ainsi que les amplitudes de i2(t) et de 𝐁𝟐, pour une fréquence de 11kHz. Calculer le rapport des amplitudes (B2B1).

Le solénoïde Σ2, est remplacé par un cylindre conducteur de rayon intérieur r2=5cm, d'épaisseur h=50m, de longueur L et de conductivité γ=4107Sm1. On néglige à nouveau les effets de bord. Dans un premier temps, on assimile le cylindre à une surface.

Le solénoïde Σ1, est traversé par un courant i0(t)=I0cos(ωt).

  1. Justifier rapidement que l’on puisse écrire 𝐣𝐒=γh𝐄𝐣𝐒 est la densité de courant surfacique sur le conducteur et 𝐄 le champ électrique au même point. Justifier que 𝐣𝐒 est orthoradial.
    1. Déterminer la direction du champ magnétique dans tout l'espace.
    2. Calculer le champ magnétique 𝐁𝐞 dans l'espace r2<r<r1.
    3. Montrer que le champ magnétique 𝐁𝐢 est uniforme dans l'espace r<r2.
    4. Déterminer la direction du champ électrique 𝐄 pour r<r2; en déduire l’expression de l'amplitude complexe de ce champ au niveau du cylindre conducteur en fonction de Bi_, l'amplitude complexe de 𝐁𝐢.
    5. En déduire la relation Bi_=Be_1+jωτBe_ désigne l'amplitude complexe de 𝐁𝐞; on exprimera τ en fonction de h, r2, γ et μ0.
    6. Application numérique. I0=1A, la fréquence est de 11kHz; calculer l'amplitude du champ 𝐁𝐞, celle de 𝐁𝐢 ainsi que l'amplitude de l'intensité qui traverse le conducteur.
      À quel phénomène l'écrantage du champ magnétique est-il dû ?
  2. Estimation de la pulsation de coupure
    Dans ce paragraphe, le conducteur cylindrique, qui n'est plus assimilé à une surface, est seul dans l'espace.
    On cherche à caractériser le cylindre par son inductance L2, et par sa résistance R2.
    1. On suppose le cylindre parcouru par une densité volumique uniforme de courant orthoradiale 𝐣=j𝐞𝜽; déterminer le champ magnétique dans tout l'espace.
    2. Déterminer l'intensité du courant I qui traverse une section droite du conducteur de longueur L et de hauteur h.
    3. Calculer l'énergie magnétique dans tout l'espace en négligeant la contribution du volume du cylindre r2<r<r2+h. En déduire l’expression de l'inductance L2.
    4. Pour calculer la résistance R2, on fend le cylindre selon une génératrice et on soumet les deux bords obtenus à une différence de potentiel U (voir Figure 2).
      Fichier:Concours communs polytechniques - MP 2009 - Physique II - schéma 2.svg
      Figure 2. Cylindre vu de face

      On suppose que les courants se répartissent uniformément dans le volume.
      Relier la densité de courant au champ électrique, puis à la différence de potentiel; en déduire la résistance.

    5. Construire un temps caractéristique; à quelle grandeur peut-on le comparer ?

PARTIE III. Champ magnétique dans un conducteur

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  1. Équation générale
    On considère un conducteur de conductivité γ, dans lequel existe un champ magnétique.
    Montrer que le champ vérifie l'équation différentielle Δ𝐁=μ0γ𝐁t.
  2. On cherche une solution harmonique de la forme complexe 𝐁_(M,t)=B_(x)exp(iωt)𝐞z.
    Déterminer la solution générale B_(x); on posera k_=1+iδ avec δ=2μ0γω.
  3. Calculer numériquement δ avec γ=4107Sm1, f=11kHz.
    Peut-on justifier l'approximation, que les champs sont uniformes dans le cylindre, étudiée en II.3 ?