Utilisateur:Ambre Troizat/Première partie avec Saint-George/Joseph Bologne de Saint-George - Transfert

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* Joseph Bologne de Saint-George - Transfert

1529-1799 - Les Bologne, artistes, colons & financiers[modifier | modifier le wikicode]

1529-1609 - Jean de Bologne[modifier | modifier le wikicode]

  • 1906- Pierre de Bouchaud, Jean de Bologne (1524-1608), fin de la Renaissance : tableau de la sculpture italienne au XVIe siècle, Paris, Alphonse Lemerre, 344  p. (notice BnF no FRBNF35207555, lire sur Wikisource)Voir et modifier les données sur Wikidata Une erreur sur la date de naissance et sur la date de décès ?

1706-1792 - Pierre de Bologne[modifier | modifier le wikicode]

1758 - Pierre de Bologne, Odes sacrées
1748 - Permission ammener Nanon & Joseph en France
1753 - Joseph de Saint-George arrive à Bordeaux
1786 - Pierre de Bologne.- Amusemens d'un septuagénaire.
* 1746 - Pierre de Bologne et Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle (dir.), Poésies diverses, dédiées à Monseigneur le Dauphin par Pierre de Bologne de l'Amérique, Paris et Angoulême, Les frères Guerin (notice BnF no FRBNF30123763, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata 
** 1758 - Pierre de Bologne, Odes sacrées dédiées à Monseigneur le Dauphin  et poésies diverses du mesme auteur. Nouvelle édition revue, corrigée et considérablement augmentée, Thiboust (notice BnF no FRBNF30123762)Voir et modifier les données sur Wikidata 
** Voir Odes Sacrées dans www.academie-francaise.fr.
** Pour mémoire : Jean-Jacques Rousseau (paroles et musique) présente Le Devin du village, petit opéra en un acte, le 18 octobre 1752 devant Louis XV et la cour, au château de Fontainebleau et, le 1er mars 1753, à l’Académie royale de musique de Paris. Joseph, le futur Chevalier de Saint-George arrive à Bordeaux en 1753. L'Amirauté de Guadeloupe avait donné à Madame Saint-George Bologne permission d'amener Joseph et Nanon sa mère en France depuis le 1er septembre 1748.
** Comparer avec À Monseigneur le Dauphin, fable de Jean de la La Fontaine (1621-1695)
** Comparer avec [[w:Jean-Baptiste Rousseau|Jean-Baptiste Rousseau (1670-1741)
* 1786 - Pierre de Bologne, Amusemens d'un septuagénaire, ou Contes, anecdotes, bons mots, naïvetés, etc., mis en vers, Paris, Poinçot (OCLC 320052334, notice BnF no FRBNF30123760, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata 

Le Château de la Motte à Stains un temps de pied à terre des ducs d'Orléans[modifier | modifier le wikicode]

Recherche "Lamotte, ami de Saint-George

« Il y avait à Stains dès le Moyen Âge un autre chef-lieu de seigneurie c'est le fief ou château de la Motte nommé aussi au XVe siècle fief Taupin de la Neuville ou encore fief de la Motte Adam et qui relevait des sires de Montmorency. Il figure sur les plans anciens et actuels sous le nom de château de la Motte et bien que morcelé par la ligne du chemin de fer de Grande Ceinture il existe encore à l'état de domaine rural. Sa façade sur la route de Pierrefitte[1] est restée debout elle doit dater de la fin du XVIIe siècle et a fort bon air Dans une délibération municipale du 15 février 1880 il est question de l'atterrissement ou remblai qui s'était peu à peu formé en avant de cette façade et le Conseil chargea son maire d'inviter le propriétaire à rétablir à cet endroit le pont jeté sur l'étang que la commune avait acquis le 11 mai 1846 »

« Deux châteaux ont existé à Stains : le plus important appartenait au XVIe siècle à la famille des de Thou. Il devint ensuite la propriété des Harlay. Au commencement du siècle dernier[2], le seigneur s'appelait Toussaint Bellanger[3] ; il fonda dans la paroisse, en 1723, un hôpital desservi par deux Sœurs de charité et une école pour les enfants pauvres. C'était une somptueuse demeure et dont les dépendances couvraient un vaste espace de terrain les vieux habitants du pays ont pu en voir les restes depuis 1888 la mairie est installée dans les anciennes écuries et l'on peut juger par ce qu'étaient les communs de ce qu ont dû être les bâtiments principaux.
L'autre château beaucoup moins considérable s'appelait le château de la Motte ses propriétaires sont peu connus on sait seulement qu'il servit pendant un temps de pied à terre aux ducs d'Orléans[4] ; il n'en reste qu'une porte monumentale de fort bon style pourvue d'un pont-levis les constructions ont disparu et leur emplacement est livré à la culture.
Il y a cent ans Stains n'avait que 700 habitants ; il en a aujourd'hui 2 500. La population presque tout entière s'occupe de culture et de maraîchage ; il y a cependant quelques industries dans le pays notamment une fabrique de celluloïd et une papeterie. »
— Fernand Bournon.- Histoire de la ville et du canton de Saint-Denis, 1892[5].

Racisme sous Louis XV & Louis XVI[modifier | modifier le wikicode]

Saint-George & Le désir des Dames de l'Opéra, 1776[modifier | modifier le wikicode]

Candidat pour diriger L’, Saint-George en est évincé lorsque des chanteuses et danseuses de l',


« Le gouvernement de l'Académie Royale de Musique s'est vu menacé de grandes révolutions. M. de Malesherbes et la ville de Paris ayant fortement désiré d'être débarrassés d'une province si bruyante et si difficile à conduire, il s'est présenté plusieurs compagnies qui en ont demandé la régie. Un jeune Américain, connu sous le nom du chevalier de Saint-Georges, qui réunit aux mœurs les plus douces une adresse incroyable pour tous les exercices du corps et de très-grands talens pour la musique, était du nombre des chefs d'une de ces compagnies. Mesdemoiselles Sophie Arnould[6], Marie-Madeleine Guimard, Rosalie Levasseur et autres n'en ont pas été plus tôt informées, qu'elles ont adressé un placet à la reine pour représenter à Sa Majesté que leur honneur et la délicatesse de leur conscience ne leur permettraient jamais d'être soumises aux ordres d'un mulâtre. Une considération si importante a fait toute l'impression qu'elle devait faire; mais, après beaucoup de projets et de discussions de ce genre, cette grande question vient d'être décidée enfin par la bonté du roi, qui a bien voulu se charger de faire régir l'Opéra pour son propre compte par MM. les intendants et trésoriers de ses Menus-Plaisirs. Si la recette n'égale point la dépense, Sa Majesté y suppléera ; si elle produit quelque bénéfice, il sera partagé entre les acteurs qui auront le mieux mérité du public. »
— Correspondance littéraire, philosophique et critique, adressée à un souverain d'Allemagne[7].

[8]. Si l'on en croit Louis-Gabriel Michaud, le refus de Saint-George pour cet emploi serait dû à son génie, trop faible parce que mulâtre, et plutôt enclin à l'imitation de ses supérieurs.

«  1776 — lorsqu'il fut question de confier à une régie l'Académie royale de musique, qui était sous la surveillance de la ville de Paris, le chevalier de Saint-George était à la tête d'une compagnie de capitalistes qui se présentèrent pour régir ce théâtre : mais Medemoiselles Arnould, Guimard, Rosalie et autres actrices, adressèrent un placet à la reine pour représenter à sa Majesté que leur honneur et leurs privilèges ne leur permettaient pas d'être soumises à la direction d'un mulâtre. Les propositions de Saint-George ne furent pas accueillies. Il ne serait pas impossible qu'une pareille disgrâce eût rendu celui qui en était l'objet, plus accessible aux opinions révolutionnaires, qui au reste devinrent celles de presque tous les hommes de couleur. »
Louis-Gabriel Michaud.

Le moteur de l'intrigue est sans aucun doute un acte de racisme[9]. Toutefois, on peut pousser plus loin l'investigation et se demander si les préjugés de couleur dans la société d'Ancien Régime[10] furent la cause unique du rejet de Saint-George à la direction de l'Opéra[11].

Les "divas", bien au-delà de la nécessité de maintenir au pouvoir l'aristocratie de l'épiderme qui organisait la société française au XVIIIe siècle, n'auraient-elles pas agi de la sorte pour sauvegarder leurs intérêts privés et leur désir de contrôler la prestigieuse maison ? Toute réforme suscite des craintes dans un corps social et la peur d’être supplantées par de nouvelles « stars ». Saint-George se proposait de gérer l’Opéra selon de nouveaux critères esthétiques et éthiques. Louis XVI, mis au fait de la cabale, ne nomme personne à la direction de l'Opéra. Mais, chaque acteur allait tirer profit de l'intrigue. Papillon de la Ferté, l’un des intendants et trésoriers des Menus-Plaisirs du Roi et… « amant de cœur » de la Guimard devient administrateur de l’Académie Royale de Musique. Les cantatrices furent assurées que le statu quo serait maintenu. De plus, la Guimard, par l’intermédiaire de son amant, aurait virtuellement les pleins pouvoirs à l’Opéra[12].

18 août 1787, La fille Garçon[modifier | modifier le wikicode]

* 18 août 1787, La fille Garçon, autre expression du racisme.
* La ville Garçon
Synthèse
* 2017 - Jean-Claude Icart, La question de couleur dans la révolution haïtienne (lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata Publié dans Claude Moïse (dir.) et Claude Bonaparte Auguste (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution haïtienne, 1789-1804, Collection du Bicentenaire (Éditions Images), Montréal, Editions Images et Éditions du CIDIHCA (ISBN 978-2-921757-21-8 et 2-89454-159-7, OCLC 54788408)Voir et modifier les données sur Wikidata &  berrouet-oriol.com

Juillet 1794 : la révolution thermidorienne[modifier | modifier le wikicode]

Le Coup de force entraînant la Chute de Robespierre et de la domination des robespierristes à la Convention nationale se déroule sur trois journées, du 8 thermidor an II (26 juillet 1794) au 10 thermidor (28 juillet 1794) :

* Début : 8 thermidor an II (26 juillet 1794) vers midi
* 9 Thermidor An II (27 juillet 1794) - Arrestation de Robespierre à la Convention nationale  
* 10 thermidor (28 juillet) : fin du régime de la Terreur et ouverture de la période dite de la Convention thermidorienne qui va durer 15 mois du  27 juillet 1794 au 26 octobre 1795

Un nouveau tribunal révolutionnaire est mis en place et des membres du précédent sont exécutés[13], dont Georges Jacques Danton.

Documents[modifier | modifier le wikicode]

Cf. Nicolas Joseph PIERRET sur BnF : 
* Pierret (rédacteur des "Annales politiques, civiles et littéraires.).- Vivre libre ou mourir. Dialogue des hommes libres

Notes & Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. De 1790 à 1795 Pierrefitte-sur-Seine était un canton du district de Franciade.
  2. XVIIe siècle
  3. Toussaint Bellanger (vers 1662-1740), garde du Sceau de la chancellerie de France après avoir été notaire au Châtelet de Paris entre 1690 et 1710. Il avait acquis la seigneurie de Stains de Charles-Louis Félix le 13 mai 1714. Armand Claude Mollet a été l'architecte du château et Louis-Martin Berthault (1771-1823), un jardinier-paysagiste, redessine les jardins.
  4. ancienne propriété du prince Jérôme Bonaparte.
    Arnoul Braque, possesseur de deux fiefs situés à Stains proche S. Denis en France, — Louis Pierre d'Hozier, 1752.
    "Les deux métairies que possédait Doumere près de Montauban avaient été cédées de son vivant en 1785 et lui avaient permis d'acheter le château et le fief de la Motte ainsi que le fief de la Maison Rouge, situés à Stains", — Jean-Louis Déga, Roger Pierrot.- Stains La vie prodigieuse de Bernard-François Balssa (père d'Honoré de Balzac) aux sources historiques de la Comédie humaine, 1998."
  5. Fernand Bournon.- Histoire de la ville et du canton de Saint-Denis, 1892, page 144
  6. Portrait de Mlle Arnoud par le comte Alexandre de Tilly
  7. Friedrich Melchior Grimm, Denis Diderot, Jean Baptiste Antoine Suard et Jean Baptiste Antoine Suard (dir.), Correspondance littéraire, philosophique et critique, adressée à un souverain d'Allemagne pendant une partie des années 1775 à 1776 et pendant les années 1782 à 1790 inclusivement. Troisième et dernière partie, Tome V, Paris, François Buisson (notice BnF no FRBNF32195894)Voir et modifier les données sur Wikidata, Gallica, pp. 84-85
  8. Friedrich Melchior Grimm, Denis Diderot, Jacques-Henri Meister et al., Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot, depuis 1753 jusqu'en 1790, vol. 15 : XVIIIe siècle : 1753-1780, Paris, Furne, 1830 [présentation en ligne] . Notice Bnf n° FRBNF35804854
  9. Dérivé de race. Apparaît en 1902, utilisé par [[w:Albert Maybon]|Albert Maybon]], dans Race blanche, no 223, 15 septembre 1902, p. 146-8, (ds Quem. DDL t. 15). Selon Jean-Luc Bonniol, le terme de racisme, dérivé de race, serait apparu en 1925. 25 ans plus tard, l'Unesco commençait une réflexion sur la question vue dans les archives de l'Institution comme une longue route vers le dialogue entre les civilisations qui nest toujours pas terminée. La publication d'une synthèse en 1950, "The race question, donna lieu à controverses. Membre du groupe d’experts réuni par l’Unesco, Claude Lévi-Strauss publie Race et Histoire en 1952.
    Il convient de citer Jean-Luc Bonniol pour les définitions données en 1992 :
    « De l'usage du terme « racisme »
    La « race », […] apparaît comme une figure particulière de l'identité, proche de l'idiome de la parenté, s'arc-boutant sur la généalogie et mettant en jeu des comportements liés au choix du conjoint et à la reproduction… Le terme dérivé de racisme renvoie, dans ces conditions, aux attitudes mentales, à quelque ordre qu'elles appartiennent, de l'affect à l'intellect, impliquées par une telle identité et susceptibles de gouverner un comportement.
    On sait que le terme d'apparition récente (1925). Cela ne signifie évidemment pas que la réalité qu'il sert à désigner soit apparue à cette date ; cette réalité n'a en effet, "nul besoin du mot qui, la désignant, en fixe le concept, pour surgir dans une formation sociale (voire note 61 de l'ouvrage cité.)". Il n'empêche que c'est à cette date qu'à pu être repéré, à partir d'une désignation externe, une constellation d'attitudes, de comportement, voire de doctrines, qui a d'emblée été perçue dans une perspective stigmatisante, ensemble de "passions" négatives pouvant éventuellement prendre le masque trompeur d'une théorie scientifique… De fait le raciste se revendique rarement comme tel, alors que tout le monde peut être touché par le soupçon de racisme ! Mais ce soupçon peut aisément être retourné à l'envoyeur : on a souvent insisté sur les jeux de miroirs infinis impliqués par cette hétédésignation qui fait que tout recours au terme, par l'attention à la dimension raciale qu'il révèle, peut se révéler une arme à double tranchant. Ce qui n'a pas facilité la tâche d'élucidation du phénomène… »
    Jean-Luc Bonniol, La Couleur comme maléfice : une illustration créole de la généalogie des 'Blancs' et des 'Noirs' : Modèle:Sp- : 1492-1992, Paris, Albin Michel, 1992 [présentation en ligne] . (notice BnF no FRBNF35500068j), p. 39.
    Britta Rupp-Eisenreich et Denis Blondin, L'apprentissage du racisme dans les manuels scolaires. — Les deux espèces humaines. Autopsie du racisme ordinaire. Essai. : Modèle:Sp- : 1650-1998, Paris, L'Homme, vol. 38, no 145, p. 265-267, 1998 [présentation en ligne] . (notice BnF no FRBNF35797042r)
  10. S. Linstant.- Le préjugé des blancs contre la couleur des Africains. « Le sujet traité dans cet essai n'est pas nouveau. À une époque où l'on discutait en France s'il était utile d'accorder aux classes de couleur libres, le droit d'être représentées à l'Assemblée nationale, en Modèle:Date-, Julien Raymond, délégué des hommes de couleur de Saint-Domingue, publia ses observations sur l'origine et les progrès du préjugé des colons blancs contre la couleur des noirs et des sangs mêlés. Mais, absorbé par ses idées politiques, Julien Raymond leur sacrifia toute la partie philosophique et historique de son travail. »
    Florence Gauthier, L'aristocratie de l'épiderme. Le combat de la Société des citoyens de couleur, 1789-1791 : Modèle:Sp- : 1700-2000, Paris, CNRS éd., DL, Histoires pour aujourd'hui, 2007 [présentation en ligne] . Notice Bnf n° FRBNF41111507
  11. Il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour qu'une Africaine-Américaine, Marian Anderson, brise la barrière de la couleur au Metropolitan Opera : In 1955 her strength as a classical vocalist won her the role of Ulrica in Verdi's A Masked Ball, making her the first African-American soloist at the Metropolitan Opera ». Erreur Lua dans Module:Date à la ligne 216 : attempt to call field 'erreur' (a nil value).
  12. Voir Gabriel Banat, chapitre XIX, p. 177 et suivantes
  13. Cf. Personnalités condamnées à mort