Leçons de niveau 14

Tissu épithélial/Les épithéliums glandulaires

Une page de Wikiversité.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Début de la boite de navigation du chapitre
Les épithéliums glandulaires
Icône de la faculté
Chapitre no 2
Leçon : Tissu épithélial
Chap. préc. :Les épithéliums de revêtements
Chap. suiv. :Sommaire
fin de la boite de navigation du chapitre
Icon falscher Titel.svg
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Tissu épithélial : Les épithéliums glandulaires
Tissu épithélial/Les épithéliums glandulaires
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

Structure épithéliale à fonction glandulaire, c’est-à-dire qui fabrique un produit qui va être excrété de la cellule et qui va aller agir sur d’autres cellules de l’organisme.

La fonction glandulaire[modifier | modifier le wikicode]

Une cellule ou un groupe cellulaire peut exercer la fonction glandulaire et/ou former un épithélium de revêtement. La fabrication d’un produit par une cellule rentre dans le mécanisme de la sécrétion. Toutes les cellules du corps humain font l’objet d’une sécrétion, ce qui a de particulier aux glandes, c’est que les cellules sont capables de sécréter et libérer (par le mécanisme d’excrétion) un produit spécifique de ces cellules. À l’échelle d’une cellule, on peut parler de l’excrétion exo-cellulaire ou l’extrusion.

La fonction glandulaire implique plusieurs étapes :

  • la phase de sécrétion de la cellule, continue ou non (fonction du cycle cellulaire), rudimentaire ou non, elle fait appel à des métabolites captés (grâce aux vaisseaux sanguins) et transformés, suivant une polarité sécrétoire. L’appareil de Golgi est souvent du côté du pôle sécrétoire, situé au dessus du noyau.
  • Le stockage intracellulaire, correspondant à la phase de mise en charge. Elle se fait presque toujours à l’intérieur du cytoplasme cellulaire sauf exception de la thyroïde.
  • La phase d’excrétion ou d’extrusion : libération du produit hors de la cellule.

C’est un mécanisme toujours discontinu, et qui peut se faire suivant trois modes principaux : l’excrétion mérocrine (la cellule reste intacte, la sécrétion est continue), holocrine (la cellule meurt, son ensemble constitue le produit de sécrétion) et apocrine (une partie de la cellule se détache).

Exemple de glandes apocrines : les glandes sudoripares (apocrine et eccrines) et mammaires. Exemple de glande holocrine : la glande sébacée (sécrétion de lipides, les cellules deviennent spumeuses).

Les différentes types de glandes[modifier | modifier le wikicode]

En fonction de la nature de la sécrétion, du produit sécrété, du mode d’action, on distingue trois grandes familles.

  1. Glandes exocrines (à sécrétion externe)

On a toujours affaire à des cellules qui ont des fonctions de revêtement et glandulaire, elles sont toujours associées à une cavité externe du corps, et vont déverser leur produit de sécrétion à l’intérieur de celle-ci. L’organisation du système exocrine est complexe, exemple de la glande parotide, qui contient quelques centaines de millier de cellules. À l’autre extrême, il y a des structures telles que l’épithélium de l’intestin, avec une structure composite, les entérocytes à plateau strié absorbent, et les cellule caliciforme fabriquent du mucus, stocké à la partie apicale et s’échappant suivant un mode mérocrine.
Des glandes unicellulaires (glande caliciforme de l’épithélium respiratoire), ou des groupes de cellules qui peuvent avoir un rôle exocrine : on trouve, dans l’urètre, quelques cellules qui sécrètent du mucus. Seules les glandes individualisées possèdent un canal excréteur.
Il existe certains épithéliums de revêtements où les cellules ont toutes une fonction à la fois de revêtement et cellulaire, au niveau de l’épithélium gastrique.
Il y a des glandes plus volumineuses, les glande anatomiquement individualisées : glande parotide ou la glande intestinale (petit tube annexé à la muqueuse intestinale).

La glande parotide possède un canal excréteur qui permet de conduire le produit de sécrétion vers l’endroit où il doit être livré (amylase salivaire). Les lobules glandulaires permettent de définir des unités délimitées par du tissu conjonctif. Dans chaque lobule, on trouve des unités glandulaires, sécrétrices. L’ensemble de ses unités forme la portion sécrétrice des glandes. Le canal excréteur résulte d’une anastomose de canaux élémentaires qui partent des unités sécrétrices (lobules). Des canaux sont situés à l’intérieur des lobules (canaux excréteurs intra-lobulaires) et des canaux interlobulaires, au delà des lobules élémentaires, qui vont s’anastomoser.

Classement des glandes exocrines : du monocellulaire à la glande anatomiquement individualisé, la forme et le nombre des unités sécrétrices, la nature biochimique du produit de sécrétion, et la fonction des éléments glandulaires.

  • La forme : l’unité sécrétrice peut se présenter comme une sphère (acinus), un tube (glande tubuleuse : droite, contournée / simple ou composée) ou alvéolaire.
  • La fonction des éléments glandulaires :

Pour les glandes exocrines, il y a des acini séreux et des acini muqueux :

  • L’acinus séreux : elles se caractérisent par la sécrétion d’un produit protéique :

Les unités sécrétrices de type séreux sont habituellement des acini, qui correspondent à une formation limitée par une membrane basale et sous tendue par un tissu conjonctif. Le deuxième critère est la présence d’une lumière, centrale et petite, dite virtuelle, les cellules épithéliales sont triangulaires à la coupe et ont une membrane plasmique relativement mal visible. Un noyau actif (chromatine fine), une striation basophile qui correspond à l’ergastoplasme et aux ribosomes. C’est l’exemple de la glande parotide, séreuse pure à sécrétion protéique.

  • L’acinus muqueux : il s’agit de glandes microscopiques, se présentant comme un tubule (et non acinus), avec une lumière bien visible, des limites bien visibles, le noyau est dense et situé à la périphérie, proche du pôle basal. Le produit de sécrétion, d’aspect spumeux est accumulé à la partie apicale.

On a une structure exocrine de type muqueux, avec une fonction glandulaire. Dans le corps humain, il n’y a pas de glandes histologiquement muqueuses pures (toujours associées à des glandes séreuses).

Existence des cellules myoépithéliales avec propriétés de contraction, rattachées aux épithéliums glandulaires des acinus séreux et muqueux, elles permettent la sortie du produit de sécrétion des canaux excréteurs.

  1. Glandes endocrines (à sécrétion interne).

Dans la définition du système endocrinien, rien n’oblige que les cellules soient des cellules épithéliales de revêtement. Le système endocrinien est un ensemble d’une ou plusieurs cellules qui élaborent un produit de sécrétion qui va pouvoir être excrété par les cellules et passer dans les capillaires sanguins. C’est par l’intermédiaire de la circulation sanguine qu’elles sont capables d’aller exciter des cellules filles. Le matériel sécrété par ces cellules est l’hormone, elle va utiliser le réseau sanguin pour aller agir sur une cellule cible (entraînant, par exemple, une modification de la perméabilité ionique, d'une activité enzymatique ou transcriptionnelle).

L’hormone est excrété des cellules suivant un mode mérocrine. Les glandes endocrines, peuvent êtres anatomiquement individualisé ou unicellulaires.

Dans l’épithélium intestinal, à côté de ces populations cellulaires, on trouve des cellules prismatiques, sans microvillosités, qui élaborent des hormones, Un certain nombre de facteurs élaborés par les cellules peuvent parfois avoir une action de sécrétion non endocrine. Si on considère un ensemble de cellule de type endocrine capable d’élaborer un matériel hormonal, il peut y avoir régulation paracrine (le produit agit sur une cellule voisine cible) ou autocrine (le produit agit sur la cellule elle-même)

Les glandes endocrines sont soit trabéculaires (organisation en travées, la plus fréquente) soit folliculaire (ou vésiculaires) :

  • Les cellules des glandes trabéculaires n’ont pas de caractère de revêtement, elles sont jointives, sans interposition de substance fondamentale, et leur substance ne se jette pas dans des canaux excréteurs. Néanmoins, ces glandes sont richement vascularisées. On observe de part et d’autre des travées une membrane basale et un tissu conjonctif sous-jacent. Ce type de glandes se retrouve au niveau de l’adénohypophyse.
  • Les glandes vésiculaires (thyroïde) : elles possèdent des lobules avec des unités élémentaires sphériques, limités par une basale autour de laquelle on trouve du tissu conjonctif (pas de canaux excréteurs mais des capillaires sanguins). Les cellules forment un épithélium cubique simple.

On observe cette glande au niveau de la glande thyroïde, les thyréocytes sont les cellules endocrines principales de cette glande, elles synthétisent T3 et T4. Au centre, on trouve un espace qui est la substance colloïde de la thyroïde, matériel extracellulaire, intervenant dans la synthèse de T3 et T4. C’est à partir d’Iode que vont êtres fabriqués des précurseurs hormonaux.
Le thyréocyte oxyde l’iode et le fixe à des radicaux pour former le monoiodothyrosile ou le diiodothyrosile (MIT et DIT), ils peuvent êtres excrétés hors du thyréocyte, il y a ainsi fabrication d’un matériel hormonal stocké et excrété hors de la cellule (au niveau de la substance colloïde, grâce à la thyroglobuline). Le produit est stocké hors de la cellule, dans la substance.
Le thyréocyte peut également fonctionner suivant le pôle apical-pôle basal : à certains endroits, il y a disparition de la substance colloïdes : c’est les vacuoles de résorption de la thyroïde. Parmi les substances qui vont êtres plus ou moins résorbées, et dégradée, entraînant la sortie d’iode sous forme presque libre (réutilisable pour la synthèse des MIT et DIT), et de T3 et T4.

  1. Glandes amphicrines : (différent de glandes mixtes qui sont des glandes à sécrétion séreuses et muqueuses)

Certaines glandes contiennent à la fois des cellules exocrines et endocrines :

  • Le pancréas : glande anatomiquement individualisé. La synthèse d’amylase pancréatique, enzyme protéique (acini séreux) drainée par des canaux excréteurs, est le principal type de sécrétion exocrine. Les glandes endocrines : entre des acini séreux, on trouve des îlots, les îlots de Langerhans, macroscopiquement individualisés, avec des capillaires sanguins et des cellules endocrines à disposition trabéculaire. Chaque îlot de Langerhans est un organe endocrine qui sécrète l’insuline, il est entouré par plusieurs acini séreux.
  • Le foie : architecture trabéculaire, les cellules sont jointives et elles sont capables d’élaborer et d’excréter du matériel hormonal. Mais les mêmes cellules sont capables de fabriquer, entre elles, un produit de sécrétion qui vient se stocker d’abord entre les cannalicules, puis dans les canaux biliaires. Dans ce type de glandes mixtes, c’est une seule et même cellule qui a une fonction endocrine et exocrine.

Voir Aussi[modifier | modifier le wikicode]