Leçons de niveau intermédiaire

Survivre/Hydratation

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Hydratation
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Chapitre no 4
Leçon : Survivre
Chap. préc. :Faire du feu
Chap. suiv. :Nourriture
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Survivre/Hydratation
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La déshydratation[modifier | modifier le wikicode]

La déshydratation constitue un des principaux risques en situation de survie, particulièrement en milieu désertique. Nous pouvons survivre très longtemps (plusieurs semaines) sans s'alimenter, mais seulement sept jours à une température de 32°c.

Même en buvant de l'eau pure de montagne, vous aurez souvent une légère diarrhée car elle comporte des bactéries que votre estomac ne connait pas. Il ne faudra vous inquiétez que si vos selles comportent du sang, c’est un signe évident de dysenterie. Mangez tout aliment constipant et hydratez vous bien (pas de la source qui vous a donné les symptômes évidemment !).

Mais attention ! Les sources d'eau sont sources de vie, et donc de parasites. Les eaux stagnantes grouillent de douves, ou de sangsues (surtout en milieu tropical) sont proscrites. Le vaccin ne vous protégera pas complètement contre le choléra et la typhoïde. Soyez toujours attentifs à l'eau que vous buvez.

Prévenir la déshydratation[modifier | modifier le wikicode]

  • à une température inférieure à 38 °C, boire au moins 0,5 litre d'eau par heure ; au-delà de 38 °C, un litre d'eau par heure est le minimum conseillé ;
  • boire à intervalles réguliers, cela réduit la transpiration et permet de conserver le corps à bonne température ;
  • se couvrir autant que possible afin d’éviter à la peau d’être exposée au soleil (en particulier, la tête, la nuque et les bras), éviter de remonter ses manches. Ceci permet de conserver sa transpiration. En effet, les vêtements absorbent la sueur, la conservant contre la peau, ce qui donne un effet de fraîcheur à la moindre brise ;
  • éviter de parler, conserver la bouche fermée et respirer par le nez, cela permet de réduire considérablement vos besoins en eau ;
  • éviter tout contact direct avec une surface chaude (sable par exemple) : s'asseoir sur le sac à dos par exemple.
  • si l'eau est très rare, il faut éviter de manger : la digestion consomme de l'eau.

Reconnaître les premiers signes de déshydratation[modifier | modifier le wikicode]

La déshydratation entraîne une diminution de la fréquence des mictions et une augmentation de la concentration des urines. Le premier signe d'une hydratation optimale est donc, tout simplement, une urine claire et abondante.

Méthodes de récupération d'eau[modifier | modifier le wikicode]

Pour récupérer de l'eau:

  • Creuser un trou circulaire peu profond au fond duquel on dispose un récipient (verre, casserole...).
  • Par dessus tendre un morceau de plastique de forme carré ou ronde, plus grand que le trou. Le plastique, légèrement détendu, doit former un cône pointant vers le bas, dont la pointe doit se trouver au dessus du récipient.
  • Faire un trou dans la pointe du cône pour permettre à l'eau de se condenser dans la nuit sur le plastique et de couler dans le récipient.
  • Pour retenir les bords du plastique autour du trou, on peut simplement les recouvrir de sable ou les lester de pierres.
  • Poser une pierre au niveau du trou pour tendre le cône vers le bas.
  • L'eau contenue dans la terre et l'air du trou vont venir se condenser pendant la nuit sur la surface fraîche du plastique et couler dans le récipient.

pour avoir un apport en eau en forêt on peut manger ou macher uniquement les jeunes pousse de pin (celle qui son le plus verte clair) car elle contiennent une grande quantité d'eau.

Il est également possible de récupérer de l'eau potable à partir de l'urine, si l’on dispose de deux bouteilles vides et de ruban adhésif : (attention cette méthode ne doit se faire qu'avec sa propre urine, l'urine peut contenir des bactéries qui sont inoffensives pour la personne à qui appartient l'urine mais peut être pas pour une autre personne)

  • Remplir à moitié une bouteille d'urine. Ne pas trop la remplir de sorte que l'urine ne sorte pas de la bouteille si celle ci est posée ouverte horizontalement sur le sol
  • Coller, à l'aide du ruban adhésif, le goulot de la bouteille vide à celui de la bouteille contenant l'urine
  • Poser horizontalement les bouteilles sur le sol de façon à laisser la bouteille contenant l'urine complètement exposée au soleil et recouvrir de sable la bouteille vide.
  • Le soleil va extraire l'eau de l'urine par évaporation. La seconde bouteille étant protégée du soleil, car recouverte de sable, sa température sera inférieure à celle de la première. L'eau évaporée dans la première bouteille va donc se déposer dans la seconde.

L'eau est vecteur de nombreux parasites, bactéries ou virus. Il faut prendre des précautions avant de consommer de l'eau dans la nature. Une eau en apparence limpide et pure peut cacher des micro-organismes ou des polluants, la prudence reste de mise.

Comment obtenir une eau potable ?[modifier | modifier le wikicode]

Les techniques pour obtenir une eau apte à la consommation sont diverses :

  • Récupérer l'eau de pluie. Récupérer l'eau de pluie reste un moyen simple et sûr d’avoir à disposition de l'eau consommable, il faut cependant pouvoir attendre la pluie (attention, l'eau de pluie des villes ou des régions industrielles peut présenter une pollution chimique en raison de la pollution atmosphérique). Sous certaines latitudes, un arbre surnommé l’arbre du voyageur contient entre ses feuilles de petits récipients dans lesquels il est possible de s'abreuver (attention cependant, car ces « récipients » situés entre les feuilles du « Ravenala » (arbre du voyageur) sont très souvent le lieu de ponte d'insectes divers et contiennent de ce fait une faune larvaire et microbienne très dense).
  • récupérer l’humidité de l’air (sous forme de rosée le matin). La fraîcheur et l'humidité de la nuit provoquent la condensation de l'eau sur les végétaux ou autres. Grâce à un système de sac plastique semi-enterré au dessus d'un trou, il semble possible de récupérer de l'eau de condensation potable.
  • Faire bouillir (si possible dans un autocuiseur à au moins 135 °C) l'eau des rivières, lacs, flaques ou autres afin d’éviter la contamination bactérienne. Cette méthode n'évite pas la présence de toxiques. Afin d’éviter les dépôts et les particules en suspension, si l'eau est trouble, on peut essayer de faire décanter l'eau en la laissant reposer; si l’on dispose d'un filtre, on peut également procéder à la filtration de l'eau. Si l'eau a une mauvaise odeur, on peut ajouter du charbon de bois au filtre ou lors de l'ébullition (attention cependant : le charbon de bois vendu en grande surface contient souvent des substances nocives : résidus de vernis, colles ou peintures peuvent s'y trouver en faibles quantités). Concernant la filtration de l'eau, le sable peut se révéler utile. Pour une eau bactériologiquement pure, l'idéal est de la faire bouillir environ 10 minutes.
  • L'eau que l’on fait bouillir et dont on récupère la vapeur par condensation est un moyen d’avoir de l'eau pure (sans toxiques, sans bactéries ou virus, sans dépôts ou particules). En pratique, hors condition de laboratoire, le résultat n’est pas sûr. Les bâtiments de la Marine nationale française utilisent le bouilleur afin d'assurer l'approvisionnement en eau (technique et domestique) du bord.
  • Il existe également des techniques de stérilisation chimique. Le protocole est le suivant, après avoir ajouté l'agent actif et agité l'eau, attendre 1 heure le temps que le produit agisse, l'eau est ensuite propre de toutes bactéries.

On peut utiliser les substances suivantes :

  • l’eau de javel (1 goutte pour 2L), laissant un goût de chlore. Il est aussi possible de mettre dans l'eau récupérée des pastilles javellisées (achetées en pharmacie ou que l’on peut se procurer auprès d'organisations sanitaires).
  • l'hydroclonazone (1 comprimé dosé par litre), goût un peu moins chloré.
  • le permanganate de potassium (4 à 5 gouttes par L), l'eau prend une coloration violette qui disparaît en moins d'une demi-heure.
  • les sels d’argent (que l’on trouve sous forme de comprimés également), contrairement aux procédés précédents, les sels d’argent ne communiquent à l'eau aucun goût, ils ne sont en aucun cas toxiques et protègent l'eau plusieurs mois contre une réinfectation.

L'eau à ne pas boire[modifier | modifier le wikicode]

ATTENTION cependant ces techniques antibactériologiques n'éliminent pas les polluants chimiques, soyez donc prudents quant au lieu ou vous trouvez l'eau (en général en montagne et dans les zones préservées ou peu habitées, l'eau reste peu polluée, au contraire dans les régions agricoles ou industrielles, près de chantiers miniers et où la concentration humaine est importante il y a de grandes chances pour que l'eau soit très polluée)

Pour éliminer les micros-organismes, certains filtres très fins sont également vendus dans le commerce. L'eau de mer comporte tellement de sel qu'elle extirpe tous les fluides du corps, et gêne le fonctionnement des reins. Passez là à travers un bambou rempli de sable pour filtrer un partie du sel.

Pourquoi une eau n'est-elle pas potable ?[modifier | modifier le wikicode]

L'eau est vecteur de nombreux parasites, bactéries ou virus. Il faut prendre des précautions avant de consommer de l'eau dans la nature. Une eau en apparence limpide et pure peut cacher des micro-organismes ou des polluants, la prudence reste de mise.

Voici quelques-unes des contaminations possibles et leurs conséquences :

  • les bactéries, elles peuvent provoquer diverses maladies comme le choléra, la fièvre typhoïde ou encore la dysenterie.
  • les virus (hépatite infectieuse, ...).
  • les kystes (Giardia...)
  • les parasites qui sont à l'origine de fièvres, diarrhée et entraînant des complications si l'infection n’est pas traitée rapidement.
  • les vers parasites causant la bilharziose avec pour symptômes douleurs abdominales, éruptions cutanées, anémie, fatigue chronique. Ce sont les larves (nageant à la surface des eaux infestées) qui sont à l'origine de l'infection, elles peuvent aussi s'introduire par voie cutanée lors de baignades.
  • les pollutions chimiques (métaux lourds, insecticides, polychloro-biphényle, hydrocarbures) ont des effets divers, intoxications, neuro-toxicité, cancérogénicité (en cas de consommation prolongée d'une eau polluée).
  • les algues ou autres particules en suspension peuvent provoquer une intoxication.
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Attention: l'eau n’est pas toujours potable.