Recherche:Mise au point d'un drone subaquatique/Fiche/Aspects pédagogiques

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Fiche mémoire sur Aspects pédagogiques
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Mise au point d'un drone subaquatique/Fiche/Aspects pédagogiques
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Triple objectif[modifier | modifier le wikicode]

Les makers, étudiants, et personnes qui coopèrent dans ce projet concret et utile, ont déjà pu et pourront encore valoriser et améliorer leurs compétences dans au moins trois domaines :

  • Robotique (et éventuellement biomimétique ou robotique molle) et DIY
  • Évaluation/inventaire de la biodiversité
  • Travail collaboratif en mode wiki ; codesign, etc. (dont via les outils mis en place avec l'aide de la Wikimedia Foundation)

Des hackathons, des idéathons sont possibles ?[modifier | modifier le wikicode]

Une étude a montré qu'à l'occasion d'un défi robotique LEGO (intégré à la conception même du cours), des étudiants ont pu faire de l’apprentissage d'une coopération poussée, au profit d'un travail coopératif plus efficace et plus satisfaisant. Un questionnaire de satisfaction couvrant 3dimensions (environnement pédagogique, contenu pédagogique et méthode pédagogique) a montré qu'en fin du semestre, la satisfaction des étudiants à l’égard de leur cours de robotique coopérative s'était améliorée[1]. Des effets positifs, dont sur l'auto-efficacité ont aussi été perçus par les enseignants[1].

Film, expositions[modifier | modifier le wikicode]

Le film a été projeté plusieurs fois en 2018 dans le nord de la France (il a même obtenu un prix à Lille). Le 26 mars 2019, rien que sur You tube, il avait déjà été vu plus de 12 000 fois (12 251 fois exactement).

En 2018, une exposition regroupant une série importante de photo faites par F. lamiot dans le cadre du projet ont été présentées, conjointement avec le film "les secrets de la Deûle" (sur deux écrans) dans une péniche (l'Hydroplane) qui était le lieu parfait pour cela (sur la Deûle-même), avec projections du film commentées par l'auteur toute une après-midi. L'exposition a été monté par Vincent Dujardin avec l'association Rransport culturel fluvial basée à l'Atelier Gare d'eau à Lomme, presque en bord de Deûle.
Et en 2019 à A Triel/Seine et à Don (59) la même exposition devrait être renouvelée. Il a aussi été présenté et/ou utilisé dans diverses écoles et universités des Hauts-de-France et dans le Parc de la Deûle avec Espaces naturels métropolitains (qui prépare aussi une exposition pour fin 2019).

Commentaires du film Les secrets de la Deûle[modifier | modifier le wikicode]

Ce film (et ses extraits) a été volontairement publié sur You Tube et les sites de France 2 et d'autres sans aucun commentaire, pour privilégier une vision poétique et d'émerveillement, de découverte des dessous de ce cours d'eau (autrefois parmi les plus pollués de France) lors de la phase exceptionnelle de renaturation qu'il a connu vers 2010-2016.
Le film a cependant aussi une vocation scientifique et pédagogique, car contenant des images d'espèces rarement observées en France et dans le monde, pour certaines pour la première fois filmées dans leur habitat.

Le synopsis (voir ci-dessous) rend possible un usage fractionné du film ; des élèves, enseignants ou associations peuvent ainsi utiliser de courtes sections thématiques de quelques minutes (listées ci dessous)
Le 19/01/2018, un groupe d'étudiants de l'ISA-Lille a - lors d'un exercice de travail collaboratif - rédigé dans un délai contraint un commentaire du film de Florent Lamiot et Thomas Lemoine - Les secrets de la Deûle (en ligne). Ce commentaire, toujours améliorable par tous et chacun, a dans un premier temps été déposé sur l'éditeur de texte collaboratif Framapad à l'adresse suivante : https://annuel2.framapad.org/p/Chtiplouf-isa-2018, puis importé sur wikiversité :

  • 00:00 - Introduction
  • 02:12 - Éponges d'eau douce (organismes filtreurs)
  • 05:46 - Bryozoaires et ectroproctes (organismes filtreurs)
  • 09:34 - Reproduction des poissons et algues filamenteuses
  • 13:42 - Insectes et invertébrés
  • 16:01 – Mollusques (avec la seule espèce vivipare d’escargot connue)
  • 20:11 - Champignons subaquatiques
  • 22:26 – La « Valse des poissons »
  • 34:17 – Plantes et herbiers subaquatiques, production d’oxygène
  • 39:06 - Oiseaux et pollution
  • 44:33 - Conclusion et générique
  • 0:00 - 1:53 : Contexte + Présentation de la Deûle

Introduction[modifier | modifier le wikicode]

Située en Hauts-de-France, au cœur de la capitale des Flandres, la Deûle est un cours d’eau emblématique de la région Lilloise et du bassin versant de l'Escaut.

Depuis la période gallo-romaine la rivière Deûle a beaucoup évolué. On l'a voulu toujours plus navigable. Pour cela elle a été canalisée puis mise à grand gabarit (péniches de 1000 à 1500 tonnes) sur une partie de son cours.
Longue de 59km, elle se divise en 3 parties ; haute, basse et (au milieu) moyenne-Deûle (ou "Canal de l'Esplanade"; attention, ces dénominations ont changé avec les siècles, tout comme d'ailleurs le cours et la profondeur de cette rivière.
En 2019, le bassin versant "Marque-Deûle" regroupe 162 communes réparties sur 1 120 km². C'est l'un des plus peuplés du bassin Artois-Picardie (avec 1,5 millions d’habitants et une densité supérieure à 500 habitants au km²). (http://sagemarquedeule.fr/)

Calme et à faible pente, elle supporte des activités variées ; ludiques et halieutiques (pêche localement autorisée mais consommation du poisson interdite pour cause de pollution), mais surtout professionnelles et industrielles, avec un port fluvial classé "troisième port fluvial intérieur français, derrière ceux de Paris et Strasbourg. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Port_de_Lille).

Au fil de l’eau, les décors s’y succèdent : Les paysage très anthropisés peuvent encore (ou à nouveau) localement laisser place à des ambiances plus sauvages, voire - très localement - à d'étonnants phénomènes de "renaturation" (sous l’eau et sur quelques sections de berges).
Cette succession témoigne de la richesse historique du bassin, et des capacités (localement au moins) de résilience du cours d’eau.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

2007 : Chantier de démolition de la Friche Rhodia (alors propriété de Rhodia Intermédiaires)[2],[3].
Situé en bord à canal (Coordonnées Lambert X : 651470,52 Y : 2629907,44), ce site né en 1847 a en 150 ans grandi (jusqu'à 33 ha), sur trois communes (La Madeleine, Saint-André-lez-Lille et de w:fr:Marquette-lez-Lille), y laissant de lourdes séquelles industrielles et environnementales

L'ancienne petite rivière médiévale de l'Artois crayeux, sinueuse et calme, est devenue un axe de transport creusé dans les limons et les argiles ; considérablement "rectifiée" pour la navigation et le transport industriel. Son cours ne déborde plus même de son lit.
200 ans de révolutions industrielles et agricole, conjointement à un urbanisme dense et aux effets de deux guerres mondiale ont marqués son bassin et donc ses eaux, et plus encore leurs sédiments. Ils sont pour longtemps marqués du sceau de pollutions métalliques, chimiques et organiques, et peut être même radioactives, puisqu'on a autrefois raffiné de l'uranium sur l'ancienne friche Rhodia (située juste en aval de Lille).

La Deûle contourne aujourd’hui la Citadelle de Vauban, puis draine et irrigue une zone urbaine très dense en s'y frayant un chemin de plus en plus contraint. Puis elle se relie au Canal de Roubaix, et retrouve la campagne en s'éloignant de l'agglomération par le nord. Elle gagne la Mer du Nord en s'écoulant d'abord lentement jusqu'à la Lys franco-belge.

Elle est connectée par la nappe de la craie ainsi que par ses affluents ou canaux au secteur aujourd’hui sensible des champ-captants du Sud de Lille : Elle joue un rôle indirect dans l'alimentation de la nappe de la craie, seule source d'eau potable de la métropole lilloise.

A la toute fin du XXème siècle, la désindustrialisation s'est accompagnée de l'arrêt de centaines de pompages industriels. Or ces derniers consommaient des dizaines de millions de m3 d'eau par an (dans le proche bassin minier, ils sont fait baisser la nappe de plus de 100 m). La nappe désormais moins surexploitée remonte donc, tendant à retrouver son niveau naturel. Mais entre-temps on a construit des villes, et sous les villes des caves, que la nappe inonderait si on ne la pompait pas artificiellement ; Ces eaux d’exhaure et de pompages sont depuis quelques années rejetés dans la moyenne-Deûle, et par ailleurs la Deûle bénéficie maintenant de stations d'épuration de plus en plus performantes.

On constate donc une amélioration progressive de sa qualité. Sous l’eau, sur quelques petites sections épargnées par le trafic fluvial (et donc la remise en suspension de sédiments pollués) cette amélioration est même spectaculaire.

Hier, des barques et chalands de bois, puis des péniches de 50, 100, 350 tonnes et aujourd’hui 1350 tonnes voire 3000 tonnes (et bientôt plus ?) Cette tendance encourage la canalisation, depuis le XIIIe siècle, époque à laquelle des navires débarquaient des marchandises dans Lille, transportées puis rembarquées au Portus (ancien port de Lille). La Deûle a subi de nombreuse rectification au cours des siècles. Les écluses régulent le débit et contrôlent les crues tout en permettant le passage des péniches, dont entre le Nord Pas de Calais et les Flandres Belges ; la mise à grand gabarit (nouvelle classe européenne) impose une profondeur minimale de 4,50 mètres pour une largeur d’au moins 34 mètres.

Le section Quesnoy à Deûlémont sera donc approfondie. Sur l’ensemble du linéaire, de Lambersart jusqu’à la Lys, de longues portions de défense de berges seront réaménagées, et parfois végétalisées (pour renforcer leur rôle biologique).

De Lambersart à Deûlémont le tronçon du canal de la Deûle constitue la « Basse Deûle ». En 1991, le Syndicat Intercommunal de Valorisation des berges de la Deûle (SIVA Deûle) entreprit un vaste chantier :

Une charte d’aménagement a été élaborée en 1995 et la Basse-Deûle fait l'objet de travaux importants:

  • du mobilier et des ponts, observatoires, ou passerelles accompagnant de nouveaux espaces de nature ;
  • aménagement du chemin de halage pour la promenade, le vélo, l'équitation, la course à pied.... A proximité il est aussi possible de faire de l'escalade (Près de la Maison-folie de Lambersart), de l'accro-branche (Dans le bois de la citadelle), du VTT, de la course d'orientation et des balades.

Les activités touristiques et économiques sont possible sur l'eau, via les péniches de commerce, les bateaux de plaisance avec localement le paddle, l'aviron, et le canoë-kayak. Le syndicat mixte Espace Naturel Lille Métrople a entamé une troisième étape d'aménagement :

  • Plantations et aménagements paysagers le long de la Basse Deûle ;
  • Extension et amélioration des chemins.

Remontée de nappe dans les caves : elle a imposé un pompage d'exhaure (plus de deux million/m3/an rejetés en deux points distants d’un kilomètre environ). Rem : l'eau rejetée manque d'oxygène au point de sortie, et peut contenir quelques polluants (perchlorates par exemple), mais se montre non-turbide et bien moins polluée que l’eau de la Deûle (haute-Deûle, comme Basse-Deûle).

  • La Deûle est encore localement bordée d'usines et de zones d'activité (comme le Canal de Roubaix qui la rejoint). Historiquement ces activités ont pollué le cours d'eau. On retrouve par exemple des friches/ruines d'une ancienne minoterie industrielle, qui comprenait également une petite usine de boulangerie ou le crassier de l'ancien métaleurop Nord.

Il y a 3 écluses sur le cours principal de la Deûle.

  • 2:18 - 5:00

Éponge et gémmules : Spongila lacustris est une spongille (l'une 120 espèces d'éponges d'eau douce (spongiaires, classée dans l’Embranchement: Porifera ; Classe des Demospongiae ; Ordre Spongillida ; Sous-ordre: Spongillina ; Famille des spongilidae et genre spongilla) ;
C'est un organisme colonial, avec comme premier stade la coalescence de cellules individuelles. Cet animal filtreur pluricellulaire primitif a longtemps été confondu avec une plante primitive. il se nourrit de matière organique (bactéries, micro et nano plancton en suspension).
Assez tolérante en terme de température de l'eau, on ne la retrouve qu'à partir d'une certaine profondeur car elle ne supporte pas la dessiccation près de la surface. Il possède des vacuoles contractiles situées en son centre qui se remplissent et se vident d'eau (en 5 à 30 min). cette éponge peut filtrer 70 fois son propre volume en eau chaque heure. Elle vit en symbiose avec des algues unicellulaires microscopiques (rem : elle prend alors une belle couleur verte ; et quand il y a assez de lumière, l'algue produit plus d'oxygène que n'en a besoin le complexe éponge-algue. S’il n’y a pas trop de courant, des bulles d’oxygène restent souvent accrochées à l’éponge durant plusieurs heures).
En tant qu'organisme filtreur les éponges sont sensibles au milieu et à la qualité de l'eau et aux variations de niveaux, Elles sont donc des [(w:fr:Bioindication|bio-ndicateur]]s de la qualité du milieu aquatique. Cette éponge a la particularité de produire des antibiotiques très puissants, et de s'auto-nettoyer (cette propriété était déjà connue pour les éponges marines, mais pas pour les éponges d'eau douce, ce qui lui donne un intérêt écosystémique supplémentaire)

  • 1:53 -5:46 :

Algues filamenteuses et moules zébrés + éponges d'eau douce du genre Spongilla lacustris (et ses gemmules, billes de couleur dorée, qui correspondent au stade hivernal de cet animal). Cette séquences évoque :

  • la recolonisation et renaturation du cours d’eau (sur les parois et objets durs en particulier) ;
  • l'existence de petits cours d’eau souterrains anciens sous Lille, plus ou moins connectés à la Deûle (encore mal connus, voire oubliés) ;
  • la « peau » des éponges,
  • la capacité qu’ont les éponges à détruire les bactéries qui cherchent à les coloniser (==> antibiotiques, tout en acceptant une algue symbiote)
  • Relation de symbiose (un animal qui produit de l'oxygène, c'est ultra-rare)


  • 5:46 - 9:34 : Bryozoaires & hydrozoaires

L'animal dont la forme évoque celle d’une chenille est en fait une colonie de petits invertébrés filtreurs coloniaux. C'est la Cristatelle (ou Cristatella mucedo) ; l'une des 8000 espèces de bryozoaires (ectoprocte, plus précisément, nom qui évoque les jurons fameux du capitaine Haddock) connues dans le monde et l’une des rares espèces d'eau douce. On le trouve essentiellement dans les eaux plutôt fraiches ; sous les climats froids à tempérés. Comme tous les bryozoaires (ou Ectoprocta), la cristatelle est microphage (mangeuse de microbes et microdéchets). Elle filtre l'eau grâce aux tentacules ciliés de ses lophophores qui amènent ensuite les particules retenues vers sa bouche. Cette espèce contribue dans une certaine mesure à l’auto-épuration des eaux, mais à la belle saison uniquement (car elle meurt en hiver). Les colonies ( "chenilles" d'environ 5 cm de long) peuvent très lentement se mouvoir (un à quelques cm par jour). Elles sont ici (presque toujours) trouvées sur des branches immergées ou des substrats durs (loin du sédiment pollué ?!). Elles y forment en été des groupes de centaines à milliers d'individus évoquant souvent une succession de chenilles processionnaires (chaque unité coloniale est longues d’environ 5 cm). Exceptionnellement les individus peuvent former un « tapis » (zoarium) couvrant parfois entièrement une pierre ou un objet dur qui prend alors l'apparence d'un morceau de récif corallien couvert de polypes ouverts.
Cet animal est hermaphrodite. il vit selon un cycle annuel, et forme des colonies dites « statoblastiques » (des sortes de "superorganismes" qui meurent en hiver en laissant des statoblastes, structures flottantes en forme de "soucoupe volante entourée de crochets" qui constituent pour les bryozoaires d’eau douce un stade de dormance hivernal et de dispersion.

  • 9:34 - 13:42

Les algues : ce sont notamment des "bio indicateurs" de l’état écologique du cours d'eau (Bioindicateur ? = indicateur constitué par une espèce (animal, champignon, plante, microbe) dont la présence ou l’état dans un environnement renseigne sur l'état écologique (physico-chimique, biologique) du milieu. En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bioindicateur).
Les microalgues sont souvent des organisme à cycle biologique court. Elles répondent rapidement et de façon graduée aux variations de leur environnement, de manière différente selon des caractéristiques physiologiques propres à chaque espèce. Elles ont une signification typologique forte et une sensibilité aux polluants variable (https://www.researchgate.net/profile/Christophe_Laplace-Treyture/publication/277998100_Guide_pratique_de_determination_des_algues_macroscopiques_d%27eau_douce_et_de_quelques_organismes_heterotrophes/links/57e4db3708ae06097a0c25ae/Guide-pratique-de-determination-des-algues-macroscopiques-deau-douce-et-de-quelques-organismes-heterotrophes.pdf) `) Certaines algues (ex : diatomées sont des outils d’évaluation de la qualité des cours d’eau. D'autres (ex : cyanophycées) donnent des indices sur le risque de toxicité de l’eau, le pH, les nutriments (azote, phosphore), la présence de matière organique et l’oxygénation de l’eau.( http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/biodiversite/dossiers-thematiques/biosurveillance-et-bioindicateurs/les-diatomees-bio-indicatrices-de-la-qualite-des-cours-d2019eau)

Chara : C’est un genre d’algues vertes de la famille des Characeae, d'aspect souvent buissonnant, avec une tige légèrement dure et griffante au toucher. Dans la Deûle elles sont rares et semblent apprécier les eaux douces, peu profondes, ensoleillées et à très faibles courants. On les considère comme un bioindicateur de la qualité de l’eau du point de vue de l’oligotrophie et de l’absence de turbidité. Dépourvues de de systèmes racinaires, elles se fixent cependant dans le substrat. Des poissons y pondent et des alevins peuvent s'y cacher cacher pour éviter les prédateurs.

Algues filamenteuses : vertes, ici du genre Spirogyra, elles regroupent un vaste ensemble d'organismes autotrophes, elles sont classées dans plusieurs embranchements (algues, bactéries ...). Le nom algue filamenteuse est donc imprécis. Elles sont souvent rapidement envahissants en été, surtout en présence d’eaux usées incomplètement épurées ou d'engrais, lisiers, fumiers, etc.. Elles sont de plus en plus résistantes aux désherbants et polluants (et deviennent plus compétitives). Elles sont des bioindicateurs de déséquilibre écologique (eutrophisation voire dystrophisation). Faute de mieux elles sont néanmoins des lieux de ponte pour la Brème et la Carpe. Les Diatomées, dans l’embranchement des Bacillariophyta elles forment un rang taxinomique de microalgues unicellulaires. Elles courantes dans tous les milieux aquatiques et majoritairement trouvées dans certains biofilms. Elles ont un squelette externe siliceux nommé frustule. Vivant seules ou en colonies, libres ou fixées, elles font partie du phytoplancton.

Cyanobactéries (w:fr:Cyanobacteria|Cyanobacteria) : dans l'embranchement de bactéries (Procaryotes), elles sont dites « Algues bleues ». Ce groupe de bactéries a aussi de la chlorophylle et d’autre pigments (d’où leurs couleurs variées). Ce Taxon ici fixé sur les moules zébré n’est pas totalement une algue, en effet cette bactérie à la particularité de fabriquer de l’oxygène, ce qui peut porter à confusion lors de son positionnement.

On retrouve aussi une autre type d'algue sur les roches et accroché aux gabions, par exemple sous la forme d'une touffe verte exposée au courant. ( https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Algue_inhabituelle_Basse-De%C3%BBle_rive_droite_1er_mai_2016_b_10.JPG?uselang=fr )


  • 13:42 - 16:01: Insectes invertébrés
  • 16:01 - 20:11 : Mollusques, invertébrés ->

Moule zébré (Dreissena polymorpha), exotique et envahissante en région mais qui filtre l’eau presque en permanence. Elle peut en outre assimiler et fixer des métaux lourds (toxiques) dans sa coquille. Originaire de la mer Caspienne, elle aurait remonté les canaux portée par le trafic fluvial. Connue en France depuis le XIXe siècle et serait vectrice de certains parasites infectant des poissons. Sa présence favorise l’apparition de cyanobactéries qui relarguent des toxines dans les eaux des rivières, empêchant les espèces autochtones de prospérer. Vivant en colonies formant des « tapis de moule », elles peuvent s’étendre sur parfois plus d’un km. La moule filtre l’eau pour s’alimenter. Lorsque l’eau est très chargée en seston, c’est-à-dire l’ensemble des particules en suspension dans l’eau, la moule sépare les particules alimentaires des autres qu’elle agglomère avec un mucus formant les pseudo fèces (matière grisâtre) qui servent de milieu de culture pour les bactéries qu’elle réingérera par la suite. Les moules stockent dans leur coquille la pollution, principalement le plomb.

Moule d’eau douce ou Anodonte (Margaritifera margaritifera) Deux trous présents (explication du phénomène de filtration)

Ecrevisse américaine (Orconectes limosus) Elle est la cause de la disparition des populations d’écrevisses locales. Elles sont plus compétitives et leurs populations sont plus importantes. Elles transmettent également des maladies dont la peste de l’écrevisse. Elles impactent également les poissons en se nourrissant des œufs de poissons (comme le brochet). L’Ecrevisse de Louisiane peut également être présente car elles se rapprochent de la région. Espèce exotiques.

Paludine d’Europe ou Paludine vivipare (Viviparus viviparus) Elle est l'unique espèce d'escargot aquatique au monde à être vivipare (sur cette image, on observe 16 embryons qui se sont développés et les jeunes sortent de la coquille de la mère. On se demande si la mère ne se suicide pas et se laisse manger par ses jeunes afin de les alimenter car ils n’ont rien à manger. En effet, la femelle ferme son opercule.

Certaines espèces de plantes peuvent abriter de nombreux escargots et vers qui s'y dissimulent.

Planorbe commune (Planorbis planorbis) Elle fait partie de la famille des escargots d’eau douce. Elle joue un rôle important dans le réseau trophique en nourrissant de nombreuses espèces (oiseaux). Elles permettent également le développement de plusieurs parasites en servant d’hôte pour une partie de leur cycle.

Sangsue verte (ou sangsue hongroise) ; Il est étonnant de voir cette sangsue élèves ses jeunes sur son "ventre" ; on a l’impression qu’elle allaite ses petits, ce qui chez ces animaux est a priori impossible. On peut supposer que la mère protège ainsi ses jeunes, bien qu’elle semble au contraire les exposer.

Sangsue sp. On peut ici observer une autre espèce de sangsue

Moustique commun (Culex pipiens) : Depuis que les poissons sont revenus nombreux, il n’y a plus de moustiques, lorsque l’eau était de mauvaise qualité, on en rencontrait de grandes populations. Cette espèce peut former de grands groupes et occasionner des gênes pour les activités humaines. Elle peut aussi véhiculer des microbes ou parasites. Rem : dans les rivière dont le courant est plus rapide les culex sont remplacés par les chironomes qui sont des moustiques qui ne piquent pas et dont la larve (le « vers de vase » des pêcheurs) est très différente).

Aselle aquatique (Asellus aquaticus) : Ce crustacé par sa présence indique l’absence relative de pesticides dans l’eau ; il joue un rôle important de fossoyeur et de « nettoyeur » des débris végétaux. Il sert parfois de bioindicateur.

Gammares ([[w:fr:Gammaridae|Gammaridae) : C'est un meilleur bioindicateur que l’Aselle aquatique (préciser). Il est un consommateur de microalgues mais est également détritivore. C’est un bon bioindicateur de la qualité de l’eau, bien que résistants à certains micro polluants.

  • 20:11 - 22:26 : Les champignons
    • Le champignon aquatique (probablement Psathyrella aquatica) fait partie de la famille des basidiomycètes. Le premier spécimen (aquatique) de cette espèce a été trouvé en 2005 dans la rivière Rogue dans le sud de l'Oregon aux USA. D'après les données disponibles, il se développe là bas sous l’eau, très près de la surface, dans des eaux vives, transparentes et oxygénées.
  • Le mystère de sa reproduction n'est pas encore résolu. Les spores des champignons à lamelle ont besoin d'oxygène lors de leur formation et germination. Ils semblent chez cette" espèce s'être adaptées au milieu subaquatique (grâce à des bulles d’oxygène piégées sous le chapeau, et sous forme de radeaux libérés dans des poches gazeuses sous le chapeau ? ). Le champignon n'étant pas toxique, on peut formuler l'hypothèse qu'il se dissémine à l'aide des canards. Ces derniers ont été observés à Lille en train de se nourrir sur le substrat (bois de chêne ici utilisé en batardeaux) colonisé par ce champignon ; ils diffuseraient les spores via leurs excréments, y compris éventuellement lors de leurs migration.
  • 34:17 – Plantes et herbiers subaquatiques, production d’oxygène natif (bulles)
  • 25 : 09 potamot crépu (ou potamot crispé ou Potamot à feuilles crépues (Potamogeton crispus) qui est une plante originaire d'Eurasie. On la retrouve plus communément dans les eaux stagnantes et dans des profondeurs allant de 30cm à 2m. Elle a la particularité de disparaître en hiver et supporte les eaux eutrophes.
  • 37 : 41 Le Myriophile du Brésil (Myriophyllum aquaticum, originaire d'Amérique du Sud, qui ici se développe dans des eaux allant jusqu'à 50 cm de profondeur. Ses tissus contiennent des réserves d'air. Quand il forme des herbiers très dense, il peut limiter l'écoulement de l'eau et évincer des espèces autochtones, il est parfois donc envahissant, mais ce n’est pas le cas dans la Deûle, même dans les bras où les péniches ne passent plus ou que très rarement.
  • 25 : 18 Le saule (Salix, dont de nombreuses sous-espèces sont présentes le long de la Deûle) plonge quand il le peut (en l'absence de palplanches) ses racines dans l'eau pour pomper l'eau et des nutriments. Il pompe également les nitrates et les phosphates (polluants principaux des eaux en France dû à la sur-utilisation des engrais agricole et à l'industrie chimique et à la pollution routière (dérivé des oxydes d'azote émis par les pots d’échappements). Un « biofilm » se crée sur les radicelles et sur les racines en contact avec l’eau. Ce micro-habitat (parfois un véritable manchon engainant la racine) semble parfois être un substitut des mycorhizes des arbres forestiers et de plaines (avec les mêmes fonctions exactement ?).

Là où ils existent, les dédales de racines sont également une zone de refuge pour le faire et les alevins de certains poissons qui viennent y pondre. Les racines permettent enfin de fixer les berges soumises à l'érosion dûe au batillage (vagues d'étrave et vagues du sillage créées par les péniches.

  • 34 : 50 et 38:08 Le Nénuphar jaune (Nuphar lutea) est la plante-reine des milieux lentiques (eaux à écoulement lent). Après une longue période de disparition, il éclôt maintenant à nouveau dans les profondeurs d’une partie de la Deûle pour en surface ponctuer la rivière de ses feuilles flottantes vertes et de ses fleurs jaune vif. Sur le fond de la rivière et en début de croissance, il évoque un peu un tapis de grosses laitues un peu fripées qui pousseraient au fond de l’eau.
  • 38 : 49 La lentille d'eau se développe parfois très rapidement (exponentiellement) à la surface de l'eau. Elle forme alors un écran biologique qui pose problème pour la qualité de l'eau. Les lentilles plongent les fonds de la Deûle dans l'obscurité, ainsi la photosynthèse ne peut se faire pour les plantes de profondeur. Ce tapis de lentlle limite la pénétration des UV indispensable à la désinfection du milieu. C’est l’un des aliments apprécié des Foulques.
  • Elodé du Canada ; Issue de aquariophilie ? Sont cycle est si rapide quelle colonise le milieu au détriment des autres espèces. Elle peut engendrer une augmentation du pH de l'eau et basifie le milieu ce qui entraîne des perturbations écologiques malgré sa production d'oxygène bénéfique.
  • 37 : 11 Potamot pectiné ; plante aquatique vivace d'eau courante lente. Elle est reconnaissable dans la Deûle par sa chevelure et qui apprécie les fonds vaseux et se reproduit par bouturage et par dissémination.
  • 37 : 20 Callitriche palustris ; Plante de soleil persistante l'hiver qui aime les eaux calmes. Elle oxygène l'eau et est apprécié des poissons pour leurs frays
  • 37 : 39 Ceratophyllum demersum ; Dépourvue de racines, elle supporte des pH de 6 à 9. Epurateur des eaux, il forme des herbes denses et des habitats pour les petits organismes.
  • 38:50 - 42:38 : oiseaux + pollution + déchets (Louis + Clément)
  • 38:50 : L'eutrophisation, c'est-à-dire l'excès de nutriments en solution, implique un développement exponentiel de plancton et végétaux (ici, des lentilles d'eau, Spirodela polyrhiza) à la surface de l'eau. Elles bloquent la lumière, et donc la photosynthèse, et par conséquent la production d'oxygène, entraînant une asphyxie du milieu.
  • 39:06 : Un héron à la pêche (Ardea cinerea)
  • 39:13 : Le sommeil du juste (canard colvert)
  • 39:21 : Une poule d'eau (Gallinula chloropus) faisant sa toilette - et son poussin
  • 39:33 : une Foulque Macroule (Fulica atra), présente à lille depuis 2007, elle mange les algues filamenteuses, contribuant à contrôler contrôler la population de cette espèce volontiers invasive.
  • 39:48 : un poussin se nourrissant de lentilles d'eau, ce qui limite leur expansion
  • 39:52 : Les déchets, du fait de leur abondance, finissent par remplacer les matériaux pour la construction des nids
  • 40:02 : On retrouve aussi des déchets toxiques d'origine humaine, qui libèrent ensuite leurs polluants dans l'eau
  • 40:08 : Au niveaux des écluses, les déchets s'accumulent, et rendent le milieu toxique pour les organismes vivants. Certains de ces déchets, dont le polystyrène, se fragmentent partent ensuite en pleine mer. Ces déchets, contrairement aux lentilles d'eau, sont non biodégradables.
  • 40:38 : Des hydrocarbures (ici du fioul) sont aussi fréquemment découverts à la surface de l'eau, après leur libération involontaire ou non par les péniches, et bloquent les échanges eau/surface. Ceci, en plus de rendre le milieu toxique, le rend aussi dangereux du fait de son inflammabilité et des vapeurs qu'il dégage.
  • 41:01 : Ici un exemple de l'effet sur l'environnement.
  • 41:10 : Ces hydrocarbures peuvent aussi se concentrer et former des agrégats.
  • 41:21 : Du fait de la pollution, la brume peut potentiellement contenir des traces de métaux lourds comme le mercure sous forme de gaz.
  • 41:44 : Ces amas sont composés de spores de champignons. Ce développement anormal est causé par une surabondance de nutriments dans l'eau, apportés en amont par des feuilles mortes, des troncs... Ou la concentration est normale, mais les spores s'accumulent au niveau des écluses.
  • 42:00 : La mousse est formée par les produits chimiques utilisés dans les savons synthétiques, que l'on retrouve dans l'eau par la suite.
  • 42:22 : Le fond du cours d'eau est tapissé d’une épaisse couche de vase anoxique (très pauvre en oxygène, dégageant localement en été des bulles de méthane) et de nombreux déchets, parfois lourds (dont véhicules avec batteries et réservoirs de carburants), pouvant eux aussi relarguer des polluants dans le milieu. Paradoxalement, certains de ces déchets (ex : branches d'arbres, parpaings, briques... sont relativement inertes, et se couvrent en quelques années de moules et d’organismes filtreurs. Ils abritent parfois des poissons et d'autres organismes qui jouent un rôle important dans cet écosystème semi-naturel. En croyant bien faire il est arrivé que l’on fasse disparaitre des espèces rares en remontant indistinctement des déchets au moyen de grappins et aimants lancés au bout d’une corde.

La pollution par les nitrates et le phosphore contribue à "verdir l’eau" et parfois à asphyxier le milieu.

  • 42:38 - : algues toxiques

Les poissons de la deûle
9:50 : Ces poissons (...des Gardons principalement, mais on trouve aussi une dizaine d'autres espèces). Ils sont encore en contact avec de nombreux polluants (ainsi que leurs excréments) à chaque passage d'une péniche qui remue les fonds vaseux de la Deûle. Plus ou moins selon les espèces (gardons notamment, ou jeunes perches), les poissons se retrouvent parfois en banc dense, on imagine qu'ils essayent de migrer. En Février-mars ils forment parfois des « boules de poissons » (phénomène observé sur d'autres canaux). Parfois les poissons sont très peu visibles (où sont ils alors ?). Remarque : Il y a quelques silures dans le canal de l’Esplanade (probablement introduit par des pêcheurs).

  • Carpe : Carpe commune et miroir : (Cyprinus carpio et Cyprinus carpio carpio) ; La carpe est un poisson blanc, omnivore avec un certain rôle de régulation puisqu’elle se nourrit de végétaux et phytoplancton, ainsi que de petits invertébrés. Elle cherche sa nourriture en remuant le fond. Elle contribue à limiter certaines espèces et d’assurer l’équilibre des écosystèmes, mais trop nombreuses elles peuvent être source d’une turbidité constante de l’eau, défavorable à beaucoup d'autres espèces. Petite, c’est l’une des proies des carnassiers (brochet par exemple). La carpe commune se reproduit de juin à juillet. Les adultes sexuellement matures sont alors bien visible en surface. La femelle pond au moins 100 000 œufs par kg de poids vif de femelle ; ceux-ci se retrouvent accrochés dans les plantes aquatiques.
  • Brochet (Esox lucius) ; ce super prédateur chasse des poissons tels que les gardons et les rotengles ([[w:fr:Scardinius erythrophthalmus|Scardinius erythrophthalmus) , à l’affût, tapi dans les herbiers aquatiques. Il vit dans tous les cours d’eau du département (souvent réintroduits), mais en faible densité, souvent porteurs de parasites dans les eaux polluées.
  • Perche (Perca fluviatilis) ; c’est un préfateur situé sous le brochet et le sandre dans la [pyramide trophique] ; il joue en quelque sorte un rôle de convertisseurs d’invertébrés en une nourriture intéressant les poissons prédateurs finaux. Les alevins jouent un rôle important lors de la transition de régime alimentaire des brochetons. Selon leur taille, elles peuvent se nourrir de gardons et de brèmes et leur frai et alevins peut nourrir d'autres poissons (dont les jeunes brochets). Comme la carpe, c’est un maillon intermédiaire de la chaîne alimentaire, chaine trophique qui contribue également à la bioaccumulation de polluants divers (dont métaux lourds). Elle peut jouer le rôle de bioindicateur de la bonne oxygénation de l’eau, mais moins que la truite ou d'autres salmonidés qu’on ne trouve plus dans la Deûle.
  • Gardon (Rutilus rutilus) ; Le gardon vit en groupe (groupes distincts de jeunes, de juvéniles et d'adultes) selon leur taille. Omnivore, il se nourrit de macro invertébrés benthiques et parfois de mousses et d’algues selon la composition de son milieu. Il peut bioaccumuler certains polluants tels que les dioxines et les pesticides. Les gardons peuvent entrer en compétition avec les perches et d’autres espèces si le milieu est pauvre. (Roach en anglais)
  • Rotengle (Scardinius erythrophtalmus) En été, ce poisson qui ressemble beaucoup au gardon vit en banc à proximité de la surface. Cette espèce aime les endroits très herbeux et peut supporter une eau de mauvaise qualité, voire polluée et/ou saumâtre (10mg/L).

(en anglais : Rudd)

  • Brèmes bordelières et communes (Blicca bjoerkna et Abramis brama|Abramis brama). C'est un poisson relativement grégaire (groupe de 3 à 4 individus minimum) adepte des milieux à faibles courants, (une zone de peuplement caractéristique des rivières porte d'ailleurs son nom). Ce poisson s'alimente principalement sur le fond, c'est un poisson fouisseur se nourrissant à la fois d'invertébrés, de débris végétaux et graines. Il se reproduit entre mai et juin et pond ses œufs sur les plantes aquatiques tapissant le fond ou les racines noyées des arbres bordants le cours d'eau.
  • Grémille (Gymnocephalus cernua) A l'instar de la perche, c'est un percidé s'alimentant à la fois de poissons et d'invertébrés. Mais contrairement à celle de sa cousine (Perche), l'alimentation en invertébrés de la Grémille est plus importante et celle-ci a plus tendance à s'alimenter sur le fond ou près du fond. La grémille suivrait aussi un rythme d'alimentation nycthémérale avec une prédominance des phases de nourrissage la nuit. Elle semble beaucoup moins grégaire que la perche (en formant rarement des groupes de plus de 2 à 3 individus, quand la perche forme des groupes de centaines à milliers d’individus).
  • Epinoche à 3 épines ([[w:fr:Gasterosteus aculeatus|Gasterosteus aculeatus) ; Espèce au comportement sexuel et territorial très marqué. Elle est intéressante pour la bioindication ou comme espèce biointégratrice, notamment concernant la présence de mercure ou de composés androgéniques.

29:05

  • Goujon (Gobio gobio) ; Le goujon est une espèce grégaire. Il trouve sa nourriture en fouillant le fond. Opportuniste, il se nourrit de petits invertébrés, débris végétaux et zooplancton.
  • Ablette commune (Alburnus alburnus) ; Ce petit poisson argenté est omnivore et opportuniste. Il vit souvent près de la surface de l’eau pour pouvoir se nourrir de larves et d’insectes.

Tout comme le goujon, c’est une espèce grégaire. Ici elle se mélange volontiers aux bancs de gardons.

Au delà de ces espèces citées ci-dessus ou visibles dans le film, d'autres peuvent aussi se retrouver car elles ont été observées (ex : silure dans le Canal de l’Esplanade, mais non visible dans le film) ou pêchées en amont ou en aval de la zone étudiée. Il est aussi possible des Anguilles (mais devenue très rare dans les années 1990-2000), du Sandre ou encore le Pseudorasbora P. parva.
Dans le futur et dû à l'interconnexion des canaux, il est possible qu'apparaissent des populations de poisson chat (observé par un pêcheur au sud du département fin 2017).

BIBLIOGRAPHIE complémentaire :

http://fishare-peche.fr/especes-exotiques-envahissantes-invasives-peche/ http://www.peche59.com/ http://doris.ffessm.fr/ https://fr.wikipedia.org


Champignon : http://fishbio.com/field-notes/wildlife-ecology/mushrooms-underwater

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0 et 1,1 Eric Zhi Feng Liu & al. (2010) Student satisfaction and self-efficacy in a cooperative robotics course ; Social Behavior and Personality: An international journal, 38, 1135-1146 ; publié en septembre 2010. DOI: https://doi.org/10.2224/sbp.2010.38.8.1135
  2. Rhodia Intermédiaires, siège social : 40 rue de la Haie Coq à Aubervilliers
  3. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées FicheBasolRhodia4