Recherche:Les abolitions des traites et des esclavages/Introduction

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L'esclavage apparaît comme l'un des plus anciens mode de gestion politique, économique et sociale des populations humaines. Il semble être le moyen le plus radical de partager les humains entre riches et pauvres, possédants d'une part, prolétaires de l'autre.

D'après Louis de Jaucourt[1], l'esclavage est l’établissement d’un droit fondé sur la force, lequel droit rend un homme tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie, de ses biens et de sa liberté. L'esclave est celui qui est privé de la liberté et qui est sous la puissance d’un maître.

En privant les individus esclaves de toutes les propriétés et de toutes les libertés qui permettent à l'humain d'assurer son existence et son développement, l'esclavage opère une mort civile un meurtre social bientôt suivi par un meurtre physique dû aux conditions extrèmes de vie des populations soumises à l'esclavage. C'est en cela qu’il est un crime.


« Mais un peuple, quel que soit son gouvernement, quelles que soient les révolutions qui l'aient modifié ou changé, soit dans ses formes, soit dans les chefs investis de l'exercice de la puissance publique, se compose d'individus entre lesquels il y a des rapports plus ou moins bien définis d'union conjugale, de filiation, de parenté, de droits d'hérédité. S'il existe chez ce peuple des distinctions entre les hommes ; si ces distinctions ont de l'influence sur le droit privé, civil ou pénal, si on y connaît l'esclavage, il importe d'étudier les lois ou les coutumes sous ces rapports. Quelle que soit l'influence de la propriété foncière sur l'état politique des individus, cette propriété est susceptible de donner lieu à des conventions qui en changent les maîtres ou en modifient l'usage. On la transmet par des ventes, des échanges, des donations, des testaments ; on la donne à ferme ; on l'engage en payement de ses dettes ; on contracte des obligations, des procurations, des cautionnements, etc. Il est difficile que ces rapports divers de famille, ces droits de propriété, ces négociations, ne donnent pas lieu à des contestations pour le règlement desquelles est nécessaire l'intervention d'arbitres avoués par la société ; la loi ou la coutume règle les pouvoirs de ces juges, les formes de procéder ; l'autorité publique assure l'exécution de leurs décisions. Le maintien de la paix intérieure exige enfin qu il existe chez ce peuple un mode de répression des délits et des crimes, répression qui sans doute sera plus ou moins régulière, plus ou moins efficace, suivant le degré de civilisation auquel le peuple est parvenu. »
— Jean-Marie Pardessus[2]

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

Notes & Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Louis de Jaucourt, (1704-1779). Abolitionniste auteur de Esclavage, "Esclave", "Traite, Traite des nègres" de l’Encyclopédie Diderot & d'Alembert.
  2. Jean-Marie Pardessus, Loi salique, ou Recueil contenant les anciennes rédactions de cette loi et le texte connu sous le nom de "Lex emendata", Paris, Imprimerie nationale, 740  p. (OCLC 38283607, notice BnF no FRBNF31057945)Voir et modifier les données sur Wikidata, Préface, page LXXV-LXXVI