Recherche:Effets secondaires de Sahaja Yoga

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Cette page a vocation à être ajoutée sur la page WIKIPEDIA de Sahaja Yoga, à l'article 3 PRATIQUES

3.3 EFFETS SECONDAIRES Sahaja yoga n’est pas seulement une méthode de méditation. C’est aussi une église, construite de toutes pièces par Shri Mataji sur une période de plus d’une trentaine d’années en rassemblant inlassablement une quantité toujours plus nombreuse d’adeptes, par, soulignons-le, un travail et un sacrifice constants, admirables chez une personne âgée. Comme toutes les églises, celle-ci comporte ses inconvénients et ses dangers. Parmi ceux-ci, on peut mentionner : le risque d’être entraîné malgré soi à adopter ou à renoncer à certaines pratiques de vie, ou à certaines constituantes de la vie comme la sexualité, par l’effet magique de la Kundalini, qui est SOUDAIN, et IRREVERSIBLE, SANS QUE CELA AIT ETE AUCUNEMENT ANNONCE PAR LES ADEPTES le risque d’être entraîné malgré soi à adopter ou à renoncer à certaines pratiques de vie, ou à certaines constituantes de la vie comme la sexualité, par la pression naturelle ET cultivée de l’effet de groupe un prosélytisme qui devient obsessionnel dans bien des cas, inlassablement poussé par les leaders et aboutissant à un investissement total des adeptes aux dépens de leur vie personnelle ; la « vie privée » devenant une notion décriée comme oiseuse, égoïste ou négative la crainte constante de l’ostracisation d’ailleurs utilisée par Shri Mataji pour transformer les adeptes, avec, soulignons-le, des retombées parfois positives pour le nouvel adepte qui est entraîné, comme d’ailleurs dans toutes les religions, à abandonner tout ce qui est destructif notamment les addictions ; et des retombées négatives, notamment le remplacement par l’addiction aux vibrations sacrées la fréquentation quasi exclusive des co-adeptes, aux dépens de personnes extérieures à la secte, dérivant d’un mode de vie fortement hindouisé. Cette micro-société est de fait assez hermétique, pour deux raisons : la première est qu’en raison de la montée individuelle en vibrations divines, il devient très difficile pour les yogis de fréquenter des non yogis qui restent sur une fréquence vibratoire perçue comme toujours plus inférieure (en altitude), puisque le yogi continue à monter, et la deuxième est que Shri Mataji en personne a demandé expressément aux yogis de lui promettre de ne fréquenter que des sahaja yogis. Un peu comme chez les musulmans, on peut parler aux kuffars, mais seulement pour les convertir. La raison de cette demande étant d’appauvrir la pensée non plus seulement au sens strict du terme (atteindre la « conscience sans pensée » est l’objectif de cette méditation), mais aussi au sens large pour permettre à Shri Mataji de transformer la société en imposant les nouvelles normes, ce qui lui est possible dans la plupart des cas uniquement si les yogis fonctionnent en circuit fermé pour s’habituer à abandonner les normes installées dans leur société d’origine. Les nouvelles normes sont précisément celles qui permettent aux yogis de construire et d’apprécier une société moins destructrice ; car il est important de souligner que l’action de Shri Mataji vise à construire et non à détruire, la confusion étant souvent faite par les critiques de la secte, mais il est néanmoins tout aussi important de mettre en évidence les effets secondaires et liberticides de ce fonctionnement, qui font pas mal de dégâts dans certaines vies. Les effets secondaires peuvent être empêchés si des mesures sont prises pour les contrer, mais encore faut-il en être conscient, et accepter d’admettre leur existence. Or, à chaque fois qu’un yogi se fait du mal avec les croyances provenant d’un yoga mal compris (par exemple, en abusant de la fameuse « protection » dont il pense jouir mais qui s’avérera faire défaut ; ou bien, en appliquant trop à la lettre les conseils spirituels prodigués) cela est dissimulé, étouffé, pour protéger la secte de toute critique ou opposition, au lieu d’être raconté comme cela devrait l’être à tous, aux fins d’épargner des retombées similaires aux primo-arrivants. les phénomènes de cour qui aboutissent à une manipulation constante des yogis par certains leaders qui deviennent en toute bonne foi des control freaks, l’organisation des activités de méditation et de prosélytisme passant par le leadership d’individus sélectionnés directement par Shri Mataji ou sur vibrations. On est donc dans une organisation totalitaire obéissant de manière plus ou moins larvée à des monarques de fait, bien qu’en apparence cela se passe « à la bonne franquette ». Les adeptes sont parfois très critiques de ces derniers, mais ceux-ci ne font souvent qu’appliquer à la lettre les demandes de Shri Mataji. Or, comme elle le dit, « tout ce qui n’est pas désir de Dieu est impur ». Il y a donc une distinction à tracer clairement entre ce qui est dans sahaja yoga considéré comme « positif », c’est-à-dire tout ce qui va conduire l’adepte à renoncer à son ego pour produire de meilleures vibrations, et ce qui peut être considéré comme « positif » pour lui-même par l’adepte mais qu’on lui demande voire lui impose, de manière plus ou moins franche, et plus ou moins secrète c’est-à-dire lors d’entretiens particuliers convoqués avec les leaders dignes des grandes confessions catholiques d’antan, d’abandonner. S’il refuse, il sera étiqueté « négatif », voire, cela arrive, renvoyé de la secte. A noter que les leaders qui ont tout pouvoir pendant des années sur les adeptes finissent parfois par être renvoyés eux-mêmes quand Shri Mataji s’aperçoit (parce que les adeptes la mettent au courant) qu’ils font certaines choses.

3.4 VIE SEXUELLE et SAHAJA YOGA L’inconvénient majeur de sahaja yoga semble être la confiscation totale de la vie amoureuse dès l’entrée dans la secte. Cette confiscation se produit, d’un côté, par l’action de la Kundalini sur le système nerveux du nouvel adepte : tout d’un coup, comme par magie, l’immense majorité des nouveaux adeptes se retrouvent seuls ; et ils le restent s’ils adhèrent au groupe, car cette confiscation se produit en même temps à l’extérieur d’eux-mêmes par les normes imposées par Shri Mataji à son église : il devient vite très clair pour le nouvel adepte que la sexualité est interdite dans sahaja yoga à moins d’être marié. On peut ici citer Shri Mataji : « un bon yogi se fiche de sa vie sexuelle ». De plus, les « sahaja yogis » n’ont absolument pas le droit de sortir ensemble. Ils sont même menacés d’éviction de la secte – leur plus grande terreur, puisque les vibrations produites en méditation collective fonctionnent comme une drogue dont ils ne peuvent se passer, sans parler de la protection qu’elles opèrent et qu’ils craignent de voir évaporer - s’ils le font. Ils découvrent peu à peu, sur une période de temps plus ou moins longue selon les adeptes en fonction de leur implication concrète au sein du groupe, que la seule façon de sortir de la misère affective et de la frustration sexuelle produites par ces nouvelles règles est de demander un mariage arrangé, qu’ils n’obtiendront que si les « leaders » acceptent leur candidature. Le nouvel adepte passe donc d’un monde dans lequel l’usage de son propre corps pour aimer lui appartient, à un monde dans lequel il doit demander la permission à de complets étrangers, sans garantie, en outre, qu’elle soit accordée. On peut se demander pourquoi cet état de fait est accepté sans lutte par les adeptes ; la raison relève de l’histoire de tout groupement, d’une part : la personne qui veut s’intégrer n’a pas intérêt à discuter les normes établies par le groupe sous peine d’être rejetée. Et, relève d’autre part, de l’action intérieure naturelle de la Kundalini qu’on a tenté de décrire ici plus haut. L’appariement des « vibrations » des candidats acceptés, en vue de former les meilleurs couples (c’est-à-dire, soulignons-le, non pas les couples qui vont le plus s’aimer, mais le mieux se correspondre pour évoluer spirituellement ensemble vers le moins d’ego possible et le plus de Dieu possible, pour eux et pour les autres ; là encore il s’agit d’une distinction capitale à faire) n’est hélas qu’un élément dans leur décision de présenter les adeptes pour un mariage, les autres considérations restant confidentielles entre leaders, et variant d’un sujet et d’un pays à l’autre, dans l’intérêt de la secte toujours prioritaire. Certains leaders n’hésitent pas dès lors à faire pression sur leurs ouailles pour en obtenir l’implication et les comportements canoniques en vigueur dans la secte avant de leur condescendre un mariage. Il s’ensuit en outre, pour les adeptes qui tombent amoureux d’un autre adepte, des affres de culpabilité et de terreur de ruiner sa vie, car au final l’idée est communément admise que chacun ne « devrait » avoir qu’un seul partenaire dans une vie, ce qui implique des retombées dramatiques si l’on se trompe ; et une bataille intérieure pour décider s’ils auront ou non la force de braver les règles pour demander la permission de se marier. Sans compter que le stress généré par la peur du rejet éprouvée par le plus grand nombre avant de se déclarer en augmente de façon telle, qu’ils renoncent le plus souvent. Et c’est le but de la secte : adopter le mode de vie hindou dans lequel les gens sont mariés jeunes pour la vie à une personne qu’ils n’ont même jamais touchée. « L’amour vient après ». Ou pas, mais on fera comme si. Les yogis minimisent cet aspect sous prétexte que « sinon ils pourraient divorcer » et que généralement Shri Mataji « dit oui », mais l’effet produit par cette culpabilité et cette inhibition inhérentes à la condition de sahaja yogi est dévastateur, brisant parfois la vie du yogi qui a laissé son ou sa partenaire rêvé/e aller se marier avec quelqu’un d’autre, et qui se retrouve condamné à la solitude parfois pour la vie, parfois dès son plus jeune âge ; ou à un mariage avec un partenaire qu’il n’a jamais aimé. Avec qui « il s’entend très bien », certes, mais qu’il n’a jamais aimé néanmoins. Il va sans dire que le divorce étant fortement déconseillé, et parfois simplement rendu matériellement impossible puisque la « sahaja yogini » est souvent poussée à rester au foyer, les yogis tendent à rester dans les mariages même s’ils y sont malheureux, pour éviter le qu’en dira t-on qui les mettrait plus ou moins au ban de leur société pour plus ou moins longtemps, ou leur donne mauvaise presse auprès des leaders (qui sont ceux, rappelons-le, qui permettent ou non l’accès à la liste des mariages : si les yogis assument qu’il y aura une résistance, même légère, beaucoup préfèrent renoncer pour éviter toute confrontation). Sans compter qu’une fois divorcé, comment retrouver quelqu’un puisque qu’on risque de vous refuser une inscription sur la liste des mariages, alors que vous savez pertinemment ne plus pouvoir trouver par vous-même ? La fameuse antienne de Shri Mataji comme quoi les yogis sont « leur propre maître » est donc mise à mal par des pratiques imposées par une culpabilisation plus ou moins subtile mais toujours invincible, qui aboutit pour la plupart des yogis à ne pouvoir légitimer (y compris à leurs propres yeux) une relation amoureuse que si elle a été amenée par quelqu’un d’autre (les mariages sont organisés par « liste » commanditée par les leaders mais aussi parfois spontanément arrangés par des yogis qui jouissent d’une réputation ancienne leur ayant gagné une sorte de statut informel de leader de fait, par ce qu’ils ont au fil du temps apporté aux autres, et la possibilité d’imposer des choses qu’ils estiment bonnes et justes et que peu de leurs pairs oseront discuter). Cet état de chose perdure chez beaucoup lorsqu’ils « sortent de sahaja yoga ». Ils découvrent alors souvent qu’en fait, ON NE PEUT PAS SORTIR. Certains rapportent qu’ils avancent dans la vie emmurés dans un linceul vibratoire qui repousse les personnes du sexe opposé dès qu’elles leur font des avances. Le déclencheur de cette espèce d’action magique séparante semble être la décision commune de démarrer une relation sexuelle : à partir de là les « déités » interviennent pour séparer les deux amants, les dérivant inexorablement sur deux orbites différentes par cette action magique difficile à décrire, qui intervient à des moments cruciaux de leur relation en prenant des formes différentes à chaque fois, rendant l’adepte incapable de s’y opposer, et qui finit par le décourager complètement de chercher à récupérer sa vie. Il peut aussi renoncer à rester à l’extérieur du groupe sahaj tant il s’y retrouve isolé, alors que c’est ce qu’il aurait préféré, pour « choisir » le surrender et retourner dans ce groupe. L’entrée dans cette association, qu’on l’appelle « secte » ou « nouveau mouvement religieux », n’est donc pas une chose à décider à la légère, et il semble, dès lors, nécessaire d’imposer des mesures recommandées par les ex-yogis pour tenter de protéger les nouveaux intégrants de ce qui a tourné dans bien des cas à la malédiction, extrêmement loin des bénédictions mises en avant par la secte dans toutes ses conférences. On ne peut pas contrer l’action de la Kundalini à partir du moment où l’on a enclenché un parcours spirituel, en tout cas avec Shri Mataji, mais on peut tenter d’en minimiser l’action liberticide ; ou, en tout cas, de distinguer entre ce qui est vraiment inévitable pour évoluer, et ce qu’on peut contrer pour tenter d’être heureux.

3.5 ACTION DE PROTECTION Cette action de protection passe en particulier par les dispositions suivantes : exiger des sahaja yogis de tous les pays qu’ils distribuent, en même temps que la photo donnée à tous les adhérents potentiels dès leur première conférence, une charte écrite comportant une énumération des droits humains les plus élémentaires que les yogis doivent pouvoir conserver : a/ le droit de sortir avec qui ils veulent, yogis ou non yogis, pourvu que leur relation quelle qu’elle soit reste discrète dans son expression afin de respecter l’attention portée sur la spiritualité dans les rencontres collectives et la pudeur de tous y compris les plus chastes b/ le droit à une vie amoureuse sans se sentir aucunement forcé à se marier c/ le droit à mettre fin à leurs relations et à renouveler leurs partenaires s’ils le désirent sans que qui que ce soit ne s’octroie la possibilité de remettre en question ce droit, ni ouvertement ni sournoisement d/ le droit à une vie privée selon leurs souhaits et pas ceux imposés par la secte mettre à la disposition de tous les yogis sans discrimination les mariages arrangés en leur donnant à vie la possibilité de s’inscrire sur la liste des mariages, qu’ils soient ou non de « bons yogis » et qu’ils soient ou non « dans sahaja yoga », en respectant le pronominal de la formule consacrée : il doit être bien clair pour tous que « se mettre sur la liste » ne signifie aucunement d’entrer dans une procédure dégradante ou intimidante de supplication à l’attention de personnes plus ou moins inconnues et surtout plus ou moins avides de domination personnelle sur autrui ; le formulaire d’inscription doit notamment être notoirement mis à disposition aussitôt que la confiscation de la vie amoureuse opère, et la procédure d’inscription doit être notoirement clarifiée pour tous, détaillée avec précision, et disponible de manière aussi permanente que les privations et la frustration installées par Shri Mataji dès la « réalisation du soi ». Ce n’est qu’au prix de ces modifications que l’on pourra empêcher les travers constatés dans sahaja yoga comme dans la majorité des sectes religieuses, avec des adeptes égotiques, généralement issus des couches socio-professionnelles supérieures de la société au sens large, qui restent habiles à se procurer ce dont ils ont besoin pendant qu’ils forcent les plus vulnérables à observer des règles inhumaines qu’ils ne respectent parfois eux-mêmes que lorsque cela leur convient. En effet, ce n’est pas le tout d’acculer progressivement les nouveaux adeptes à un choix obligé entre a) « demander qu’on les considère pour une candidature à un mariage » en exigeant non seulement qu’ils se marient mais aussi que ce soit uniquement « pour leur évolution spirituelle », et… b) absolument rien. Sahaja yoga débouchant systématiquement sur cette impasse, le moins que la secte puisse faire est, au minimum, d’en avertir les nouveaux arrivants dans les conférences d’introduction, car cela leur semblerait sans doute plus important que d’apprendre qu’en pratiquant sahaja yoga ils vont se réveiller moins fatigués, arrêter de fumer, ou peut-être, même, se mettre à peindre, pourquoi pas ? ? ?…