Leçons de niveau 10

Physiologie végétale/La reproduction du végétal

Une page de Wikiversité.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Début de la boite de navigation du chapitre
La reproduction du végétal
Icône de la faculté
Chapitre no 2
Leçon : Physiologie végétale
Chap. préc. :Les organes de nutrition
Chap. suiv. :Sommaire
fin de la boite de navigation du chapitre
Icon falscher Titel.svg
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Physiologie végétale : La reproduction du végétal
Physiologie végétale/La reproduction du végétal
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

Par le terme reproduction, on entend l’ensemble des mécanismes qui assurent la continuité et la multiplication de l’espèce chez les êtres vivants. L’étude des animaux supérieurs, et notamment des mammifères nous a habitués à l’idée que la reproduction est un phénomène qui fait nécessairement intervenir la sexualité. Hors chez les animaux inférieurs et les végétaux, un autre mode de reproduction s’observe fréquemment : il s’agit de la reproduction asexuée ne faisant intervenir ni gamètes, ni fécondation.

Exemple d'un type de reproduction asexuée: la scissiparité

La reproduction asexuée[modifier | modifier le wikicode]

Définition[modifier | modifier le wikicode]

La reproduction asexuée joue dans le règne végétal un grand rôle et fait intervenir une étonnante variété de mécanismes. La place importante qu’elle occupe dans ce règne l’a fait appeler multiplication végétative. La reproduction asexuée ne fait pas appel aux organes de reproduction ni aux gamètes ; elle concerne uniquement l’appareil végétatif qui se multiplie par mitose. Elle aboutit donc à la production d’une descendance identique à l’unique parent.

Intérêt biologique de la reproduction asexuée[modifier | modifier le wikicode]

La multiplication végétative permet à une espèce, son potentiel génétique ne variant pas, de conquérir efficacement la niche écologique à laquelle son génotype est bien adapté. C'est le mécanisme le plus efficace pour la colonisation rapide et l'occupation maximale d'habitats stables et homogènes. Le plus souvent les plantes possèdent une reproduction sexuée et une autre asexuée combinant ainsi les possibilités de conquête des niches écologiques.

Chez les végétaux supérieurs (surtous les Angiospermes, plantes à fleur) la multiplication asexuée est apparue, au cours de l'évolution, après la multiplication sexuée. Certaines plantes ne possèdent plus que la multiplication végétative (leurs ancêtres s’étant eux multipliés par voie sexuée).

Notion de clone[modifier | modifier le wikicode]

Un clone est une population d’organismes génétiquement semblables, issue d’un seul individu (la plante mère) par multiplication végétative.

La constitution d’un clone peut résulter :

  • de multiplication végétative spontanée
  • de multiplications végétatives provoquées selon les méthodes traditionnelles de l’horticulture et de l’agriculture
  • de multiplication par propagation in vitro

Nous faisons donc ici la différence avec le langage courant, qui par clone entend un individu par copie de quelqu’un d'autre.

Reproduction asexuées des microorganismes à chlorophylle[modifier | modifier le wikicode]

Chez les procaryotes comme les Cyanobactéries, la reproduction asexuée est générale, elle s'effectue par scissiparité (bipartition, segmentation). Mais il y a, dans certains groupes, formation de cellules participant à la multiplication asexuée

Chez les algues Eucaryotes unicellulaires, la fission binaire et la production d'une endospore (spores qui pendant un certain temps restent dans la cellule mère qui les a créés, d'où le terme "endo-") sont les deux mécanismes les plus répandus.

Reproduction asexuée chez les Végétaux supérieurs[modifier | modifier le wikicode]

Multiplication végétative naturelle[modifier | modifier le wikicode]
Les cas classiques

Les organes particulièrement adaptés à la multiplication végétative sont :

- des tiges ;

- des bourgeons ;

- certains organes de réserve.

Il importe également de distinguer la multiplication végétative se faisant à partir d’organes spécialisés de celle qui se fait à partir d’organes non-spécialisés (cas du marcottage et du bouturage naturels).

A. Cas des tiges

Les végétaux possédant au niveau du sol ou dans le sol des tiges, généralement à ramification abondante, présentent beaucoup de facilité pour la multiplication végétative. Celle-ci se produit par enracinement des tiges, essentiellement ou exclusivement au niveau des nœuds (légers renflements).

Multiplication par rhizome : elle est liée à la longueur du rhizome et à sa ramification.
Ex : muguet, chiendent, sceau de Salomon, ortie dioïque, roseau
Multiplication par marcottage : une marcotte est constituée par une branche arquée qui se couche sur le sol et s’enracine au point de contact.


Ex. : ronce, forsythia, cornouiller
Multiplication par stolons : Les stolons sont des tiges plagiotropes (qui poussent horizontalement) modifiées à entre-nœuds longs et feuilles réduites. Ils sont généralement aériens et rampants, préadaptés au marcottage par enracinement des nœuds.
Ex : fraisier, renoncule rampante.
NB: Les stolons peuvent être souterrains. Ex : pomme de terre.


B. Cas des racines
Multiplication par drageons : un drageon est un rameau provenant du développement d’un bourgeon adventif apparu sur une racine ou une souche.Il apparait à un endroit où on ne l'attendait pas, d'où le terme adventif. On peut le comparer à un rejet qui au final donnera un nouvel individu.
Ex : rosier, lilas, framboisier, noisetier, peuplier, robinier.


C. Cas des bourgeons
Multiplication par bulbilles : les bulbilles sont des bourgeons souvent charnus, à l’état de vie ralentie. Après séparation de la plante mère et au contact du sol, ils sont susceptibles de s’enraciner et de reconstituer une plante.
Ils se forment à divers endroits :
- sur le collet de la plante, au ras du sol. Ex : ficaire, saxifrage granulé.
- sur les tiges, souvent à l’aisselle des feuilles. Ex : certains lis, Dentaria bulbifera.
- sur le limbe foliaire. Ex : Bryophyllum, certaines fougères.
- dans les inflorescences. Ex : nombreux Allium, certaines agaves, plusieurs Poa.
- sur les parties souterraines. Ex : beaucoup de bulbes de lis et de plantes voisines donnent de petits bulbes secondaires ou caïeux.
Multiplication par turions : les turions sont des bourgeons dormants, souvent souterrains ou à fleur de terre, formés par une plante vivace. Ex : asperge.


D. Cas des organes de réserve

La plupart des organes de réserve sont des tiges souterraines adaptées aux fonctions de réserve ; certains d’entre eux participant à la multiplication végétative. Ex : bulbes, tubercules, ..