Leçons de niveau 18

Philosophie de l'esprit/Arguments contre

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Arguments contre
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Chapitre no 6
Leçon : Philosophie de l'esprit
Chap. préc. :Arguments pour
Chap. suiv. :Physicalisme (1)
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Arguments contre le dualisme de substance[modifier | modifier le wikicode]

La glande pinéale[modifier | modifier le wikicode]

    La fameuse erreur de Descartes, d'avoir logé l'interface dans la glande pinéale. Les chapitres 3 et 4 montrent qu'elle se trouve ailleurs, dans le diplosome de chaque cellule de notre corps et plus encore dans chaque neurone de notre cerveau. Cet argument n'a donc plus aucune valeur.

L'absence de simplicité[modifier | modifier le wikicode]

    Des monistes physicalistes ont émis l'idée qu'une substance était plus simple que deux. Ce qui montre à quel point sont les a priori non scientifiques quand on veut prouver quelque chose en l'absence de bons arguments. L'éther aussi c'était plus simple que la théorie de la relativité. Cet argument n'a évidemment aucune valeur.

Les réflexions générales, hors sujet, de Descartes[modifier | modifier le wikicode]

    Toutes ces critiques concernant la morale de Descartes, sur la relation de l'homme à la nature et ses justifications épistémologiques sont hors sujet, elles sont pourtant souvent présentées comme des preuves contre le dualisme de substance. 

L'incapacité de l'être à s'analyser lui-même, ce qui invaliderait toutes les expériences en introspection[modifier | modifier le wikicode]

    Encore un a priori de ceux qui ne savent pas faire, car un mentaliste pourvu de techniques appropriées, peut décentrer son poste d'observation, tout en conservant sa fonction analytique, et analyser toutes les structures de ses fonctions mentales, même celles de sa fonction analytique, qui se révèle alors à elle-même. 

Les effets des traumatismes cérébraux[modifier | modifier le wikicode]

    À première vue cet argument paraît plus pertinent que les autres, mais en fait il peut apporter une des rares preuves très difficilement réfutable du dualisme de substance. Tout d'abord, corps et mental vivent en symbiose, tout ce qui affecte l'un affecte l'autre. En cas de traumatisme cérébral certaines capacités disparaissent ou se transforment, à l'inverse un désordre mental affecte le fonctionnement du cerveau, c'est le cas de la paralysie du sommeil par exemple : la personne est éveillé mais ne peut pas se lever, le message ne passe pas au cerveau. C'est aussi le cas lors de très graves maladies mentales. Donc cet argument ne prouve rien, c'est une question d'interprétation des faits.
     Le cas de la neurologue américaine Jill Bolte Taylor est très intéressant. Elle a fait un AVC grave qui lui a fait perdre l'usage de son cerveau gauche. Elle ne récupère la totalité de ses fonctions cognitives qu'au bout de 8 ans. Depuis, elle fait des conférences où elle raconte son expérience en tenant un cerveau à pleines mains, qui font grincer des dents les spécialistes (d'abord c'est une expérience en introspection qui viole les interdits de sa profession). Son mental ne recevant que des informations du coté gauche, elle perd la parole, mais reste consciente, conserve son sentiment du soi et des capacités analytiques, et vit une expérience éblouissante connue des mystiques. Son cadre conceptuel physicaliste ne lui permet pas d'aller au bout de l'analyse des faits. Car ce quelle a vécu prouve que ni sa conscience, ni sa fonction volontaire, ni aucune de ses fonctions mentales ne se trouvent dans son cerveau gauche. Il en aurait été de même (avec une autre appréhension du monde et d'autres images) si elle avait perdu son cerveau droit. Si la conscience et les autres fonctions mentales ne se trouvent ni dans la partie gauche, ni dans la partie droite, où se trouvent-elles ? Et bien ailleurs, parce qu'elles ne sont pas cérébrales.