Leçons de niveau 17

Parasites dans l'écosystème/Objectifs et efficacité des zones protégées

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Objectifs des réserves[modifier | modifier le wikicode]

On peut trouver trois utilisations majeures des espaces protégés.

  • La protection d’un zone possédant une diversité spécifique importante, en empêchant son exploitation
  • Le maintien d’un niveau suffisant d’individus d’une espèce menacée, pour permettre la colonisation des zones non protégées environnantes
  • La création d’une zone ou les espèces surexploitées peuvent recoloniser leur habitat naturel.


Une autre stratégie de préservation consiste à transporter des espèces d’une zone ou leur population est viable vers une zone ou leur population est menacée. Cette méthode peut s’accompagner du transfert accidentel de parasites, et doit être considérée avec attention. L’impact de parasites mal adaptés sur un hôte naïf est discuté dans les parties suivantes. L’augmentation du succès relatif en absence de parasites, mis en évidence par Torchin et al. (2003), doit aussi être pris en compte avant d’effectuer ces déplacements d’individus. cependant, la méthode semble aujourd’hui nettement moins utilisée, au profit de la création de zones de protection plus ou moins strictes.

Efficacité et influence temporelle : cas des réserves marines[modifier | modifier le wikicode]

Halpern & Warner (2002) ont fait une analyse des effets temporels des réserves marines, en utilisant 112 mesures indépendantes, de 80 réserves différentes. Les paramètres suivis sont la densité de peuplement, la biomasse, la taille moyenne des individus, et la diversité spécifique (comparés à des valeurs contrôles). Leur étude a consisté en un suivi sur les trois premières années de la mise en place de la réserve, ainsi qu’une analyse sur des réserves plus vieilles jusqu’à 40 ans).
Leurs résultats mettent en évidence que la densité de population est jusqu’à 91% plus importante dans les réserves ; la biomasse jusqu’à 192% ; la taille moyenne et la diversité de 20 à 30%. Le constat le plus intéressant est sans doute que la taille de la réserve n’influe pas sur ces résultats, et que même des réserves de petite taille ont un impact important (Halpern 2002). À titre d’exemple, pour la réserve marine de Cerbère-Banyuls (6 km2), les études menées depuis la création (Bell 1983, Dufour et al. 1995, Sasal et al. 1996) ont montré une augmentation des trois paramètres (densité, taille des individus, et diversité) sur quatre (on ne dispose pas de données sur la biomasse). Le travail de Dufour et al. (1995) est intéressant dans la mesure ou il décrit une situation ou la réserve semble avoir un effet négatif au cours du temps. Une des composantes communes aux études qui décrivent un pattern de ce type est qu’elles s’attachent à des espèces particulières, où à un faible nombre d’espèces. On peut, avec Halpern (2002), émettre l’hypothèse que l’impact de la réserve est probablement lié à la diversité des histoires de vie, au niveau trophique, et au degré de menace qui pèse sur l’espèce étudiée. De manière générale, les données de Halpern & Warner (2002) montrent un effet rapide des réserves marines, et surtout étalé dans le temps. La mise en réserve d’un écosystème semble donc un bon moyen de le préserver, et de l’aider à se reconsolider. En plus de ces résultats encourageants, les capacités d’export des réserves — le fait que la population reconstituée dans la réserve colonise les espaces avoisinants — demande maintenant d’être étudiée en détail.