Outils robotiques et cobotiques

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La cobotique[modifier | modifier le wikicode]

I) Introduction et historique[modifier | modifier le wikicode]

La cobotique industrielle est une discipline récente. Le mot « cobotique » vient de Cooperative Robotics. Cette discipline se caractérise par l'interaction, directe ou à distance, entre un opérateur et un système robotique. On distingue plusieurs types de cobots : ceux pilotés par un opérateur situé à proximité immédiate du système, d'autres commandés à plus grande distance (ou téléopérés) et les exosquelettes, sortes de prolongements du corps humain.


II) Pourquoi la cobotique (ergonomie / sauvegarde emploi)[modifier | modifier le wikicode]
           a). Réduction des TMS   

De plus en plus les entreprises investissent dans des cobots, autrement dit des robots collaboratifs qui permettent de simplifier et d’aider dans la réalisation des tâches réalisées par les opérateurs. Ainsi les cobots permettent d’un point de vue ergonomique d’accompagner et d’interagir avec l’opérateur dans des situations particulières en termes de cadence de travail, d’effort à fournir, de postures de chaleur etc…

La cobotique est non seulement un avantage pour l’opérateur mais également pour l’entreprise car cette alliance permet aux entreprises d’accroître leur productivité car en alliant l’opérateur et le cobot cela permet d’améliorer la performance du poste que ce soit en termes de rapidité, de force, de précision d’amplitude de mouvement mais permet également de réduire les non-qualités.

Au delà de ça, et de ce que l’on pourrait penser, les cobots ne supprime pas forcément les emplois, au contraire c’est une opportunité pour les salariés qui rencontre des problèmes de santé et de vieillissement, car grâce à cette technologie ces personnes peuvent garder leur emploi et se sentir utile. Le cobot a donc pour objectif de diminuer les TMS mais également participe aux bonnes conditions de travail d’un point de vue psychique de l’opérateur, en faisant en sorte que celui-ci se sente toujours utile malgré le vieillissement ou autre.


           b). Apparitions de nouveaux risques  

Comme nous venons de le voir le cobot ont de réels avantages, cependant ceux-ci ne sont pas sans danger si la conception et la mise en place se retrouve à être négligée. Le cobot est un robot collaboratif qui va être amené à être implanté dans l’environnement de travail de l’opérateur, ainsi il faudra donc s’assurer de la sécurité de l’opérateur et coordonner correctement l’humain avec le cobot. En implantant un cobot dans un espace de travail on introduit donc de nouveaux risques en termes de santé et de sécurité, notamment les risques de collision et d’écrasements. De plus l’opérateur et dorénavant contraint de travailler avec cobots et peut être amener à avoir des contraintes de mouvements, c’est ainsi que peuvent survenir de nouveaux troubles musculaux squelettique (TMS) non apparut auparavant sur ce poste. Venons-en aux risques psychosociaux, grâce aux cobots, la productivité augmente, c’est ainsi qu’inconsciemment n s’expose à une augmentation des facteurs de stress, de plus la manipulation des cobots est quelque chose de nouveau et pas intuitif, il va donc falloir former la personne, tout en faisant attention de ne pas aller trop vite car cette période de formation est cruciale, si celle-ci n’est pas respectée, l’entreprise peut alors s’exposée à un risque de burn-out de la part des opérateurs.

           c). Les différentes règlementations'   

Dans le but d’arriver à garantir la sécurité des employés plusieurs lois et normes existent notamment sur l’ergonomie. Ces règlementations spécifient les différentes responsabilités de l’employeurs, notamment celle de réduire les TMS mais également d’éviter les problèmes psychiques comme le stress la charges mentale etc…

Il existe également des normes internationales (NF EN ISO 10218-1 et 2 :2011) complété par une spécification technique en rapport avec les applications collaboratives qui évoque plus en détail les interaction Homme/cobot.

Sur le site de l’ISO (Organisation internationale de normalisation) on nous informe que « cette nouvelle spécification technique ISO ouvre de nombreuses possibilités pour la robotique » ainsi tout ceci permettra de rassurer et de donner des chemins de mise en place au concepteurs et utilisateur de ces systèmes. Afin toujours de garantir la santé et la sécurité des employés.

           d). Sources  

https://www.sepem-permanent.com/article-quand-technologie-rime-avec-ergonomie-l-exemple-de-la-cobotique-1405.html

https://www.beswic.be/fr/actualites-et-evenements/journee-detude-sur-lergonomie-et-les-robots-collaboratifs-cobots

https://www.researchgate.net/publication/311915927_La_Cobotique_un_domaine_pluridisciplinaire_emergent_utile_a_l'ergonome

https://ergonomie-self.org/wp-content/uploads/2018/08/ActesSELF2016-643-654.pdf

https://veille-travail.anact.fr/produits-documentaires/cobotique-risques-et-opportunites-pour-lhomme-au-travail


III) Les différents domaines d’applications[modifier | modifier le wikicode]
           a). Cobotique dans l’industrie.  

Dans un but d’améliorer la productivité, réduire les TMS* (Troubles musculosquelettiques) et diminuer la pénibilité de certaines tâches dans l’industrie, certaines entreprises intègrent des cobots. Nous pouvons prendre l’exemple de l’entreprise Presta France où l’intégration de cobots est déjà très évolué.

Cobots : quand les robots viennent au secours des ouvriers ! - La Quotidienne

Certaines entreprises sont spécialisées dans le développement et la production de cobots. L’entreprise Kuka est une référence dans ce domaine. Elle produit des cobots capables de sentir les Êtres humaines. Prenons l’exemple de Husky, un cobot mobile intelligent capable de tracter des charges, suivre du personnel. Son utilisation est notamment pour la chaine logistique. D’autres systèmes plus rependus, celui de “chariots autonomes” par exemple présent au sein de la société Tefal en Haute-Savoie. Le AGV System de Toyota : système de chariots intelligent et autonome capable de travailler autour et avec des humains. 

Toyota Material Handling | Automated Guided Vehicle (AGV)

Son utilisation a pour but d’aider les opérateurs au sein des déplacements logistiques.


           b). Cobot au sein du médical


Pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée et explosion des coûts. Une des solutions est l’intégration des cobots pour venir assister les médecins et infirmières. Un robot collaboratif de la marque KUKA a nottamment fait parler de lui en 2018 en remportant le célèbre « Innovation and Entrepreneurship in Robotics Award ». Ce cobot a des applications ultra diversifiées ; Il passe du diagnostic à la thérapie en passant par la chirurgie.

Globalement, les robots collaboratifs en médecine ont un très grand avenir. De plus en plus, les entreprises se multiplient dans ce domaine.

Pour aider d’un point de vue plus physique les soignants : intégration d’exosquelettes pour les aider à retourner les malades. Application qui est d’actualité car le CHRU de Nancy en a fait l’acquisition pour que les soignants puissent retourner facilement les malades du COVID placés en coma artificiel.

Source : https://www.inria.fr/fr/sante-et-assistance-aux-personnes-quand-les-cobots-prennent-soin-des-humains


           c). La cobotique conviviale  

Ces cobots ont pour but d’être utilisés à domicile pour les personnes âgées, les personnes seules ou bien même les personnes lambda à but récréatif. Insertion de l’image...

Développé de base par une startup française, « NAO » est un robot collaboratif qui est apparu 2007. Une vraie révolution. Avec 25 degrés de liberté, 4 microphones, 2 caméras et une simplicité de programmation, NAO a marqué un tournant dans la cobotique conviviale.

Cette même société a développé le cobot Pepper, destiné à l’accueil des personnes par exemple dans les entreprises. Ce dernier est capable d’analyser et de reconnaitre les émotions. Il peut suivre une conversation et orienté des humains.


Source : https://www.softbankrobotics.com/emea/fr/index