Leçons de niveau 13

Lutte contre les maladies infectieuses/Annexe/Pandémies

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Pandémies
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Annexe 1
Leçon : Lutte contre les maladies infectieuses

Annexe de niveau 13.

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Anciennes pandémies[modifier | modifier le wikicode]

peste[modifier | modifier le wikicode]

Les premières pandémies ont été très meurtrières à l'époque, car la médecine n'était pas assez développée pour faire face aux infections et soigner les malades afin de limiter la pandémie. Ils n'avaient donc pas les moyens nécessaires pour lutter efficacement contre des maladies comme la peste, le typhus ou bien le choléra...

Certaines techniques ont tout de même été mises au point pour désinfecter des objets comme la monnaie pour limiter les transmissions entre les individus. Cependant, la plupart de ces techniques relevaient du chamanisme, donc n'avaient aucun effet sur la maladie. De plus beaucoup de conquêtes de territoire ont eu lieu, favorisant la dispersion de maladies transmises entre soldats et populations conquises. Au cours du temps les échanges entre les pays ont de plus en plus augmenté, une fois de plus l'expansion de maladie devient plus importante... Nous allons a présent parler de la peste, une pandémie très meurtrière.

Origines

La peste est une maladie contagieuse et mortelle pour l'être humain. Elle est causée par le bacille Yersinia pestis, découvert en 1894. Elle est principalement véhiculée par le rat noir, qui la transmet à l’homme par l’intermédiaire de puces infectées. Les rongeurs sauvages constituent le réservoir naturel de la maladie qui peut infecter l'humain par contact avec un animal infecté ou morsure de ce dernier. La peste a causé de nombreux ravages, surtout pendant le Moyen Âge, elle a eu de nombreux impacts sur l'économie, la religion et les arts. Ainsi, la peste noire de 1347–1352 a profondément marqué l'Europe en exterminant 30 % à 50 % de la population européenne. La population française quant à elle chuta de 41 %.

Cas de peste bubonique de 1970-1998 : les foyers actuels. Bleu claire : cas de peste reportés. Bleu foncé : présence du pathogène chez les animaux.
un symptôme de la peste bubonique, un bubon apparait sous les aisselles
Peste bubonique

La peste bubonique est la forme la plus fréquente suite à la piqûre de la puce d'un rongeur infecté sur l’homme. Après une incubation de moins d’une semaine apparait brutalement un état septique avec fièvre élevée, frissons, vertiges, sensation de malaise. Un bubon (ganglion augmentant de volume) apparaît au deuxième jour. Des signes de déshydratation et de défaillance neurologique vont accélérer l'évolution de la maladie vers une mort en moins de sept jours en l'absence de traitement efficace. Il est estimé entre 20 et 40 % le nombre de malades qui vont guérir spontanément après un temps de convalescence assez long.

La peste pulmonaire

La peste pulmonaire ou pneumonique est un autre cas de peste plus grave que la peste bubonique, la transmission de cette maladie ne se fait pas à cause d’une piqure mais lorsque le bacille pénètre directement dans les poumons par voie orale. Les symptômes ne sont pas apparents. En moins d’un jour, une pneumopathie s’installe et la mort de la personne contaminée survient en quelques jours sans même laisser du temps pour le diagnostic. La mort survient dans les deux ou trois jours.

tenue d'un médecin médiéval sensée le protéger de la peste.
Traitement historique

Les populations du Moyen Âge étaient totalement démunies face à la peste. En Europe, le traitement s'est longtemps limité à :

  • prier ;
  • brûler les hérétiques et des personnes ayant peut-être été infectées, les lépreux…
  • l’utilisation de sang de vipère et bave de crapaud ;
  • la purge et la saignée, en aggravant l'état de choc et la diarrhée, permettaient peut-être d'abréger les souffrances des patients ;
  • En denier recours on forçait le malade de partir le plus loin possible pour ne pas contaminer leurs proches, cependant, cette technique est susceptible de propager encore plus la maladie sur les traces du malade en exil…

À partir du XVIe siècle, l'Europe met en pratique des mesures d’isolement (exemple : mur de la peste dans les monts de Vaucluse) et la séparation des malades dans les hôpitaux , avec désinfection et fumigation des maisons, isolement des malades, désinfection du courrier et des monnaies, création d’hôpitaux hors les murs, incinération des morts. La mise en quarantaine systématique des navires suspects s’avère efficace pour éviter de nouvelles épidémies, l’exemple la peste de Marseille de 1720 nous montre la rapidité de propagation de la maladie. Le masque à bec de canard imaginé par Charles de Lorme utilisé le plus souvent par les médecins notamment celui de Louis XIII. Ce masque dit protecteur contenait des plantes aromatiques et autres épices censées protéger de la contagion.

Traitement actuel

Le traitement par antibiotiques est le meilleur moyen de lutter contre la peste. Il existe un vaccin mais il est uniquement utilisé pour protéger les personnes fortement exposées à la maladie, comme le personnel militaire dans certaines circonstances opérationnelles, ou celles qui travaillent avec des animaux dans des régions endémiques de la peste. Ce vaccin a une faible durée d’action, pour qu’il soit efficace, il doit être injecté à de multiples reprises, cependant il entraîne des effets secondaires importants.

Dernières pandémies[modifier | modifier le wikicode]

L'intégration croissante des réseaux et des flux et l’accélération des moyens de transport laissent craindre des conséquences différentes de ce que furent les pandémies précédentes.

Prévenir la diffusion des épidémies à l’échelle mondiale est devenu un enjeu crucial de santé publique. Cela suppose de connecter les échelles locales et l’échelle globale. D’interpréter en temps réels les données collectées. Cela suppose d’inventer une communauté internationale de la santé publique qui fasse travailler ensemble des médecins et des vétérinaires du monde entier.

Aujourd’hui, la lutte contre les épidémies et pour la santé publique n’échappe pas aux contradictions des luttes d’influence et des stratégies de défense des intérêts nationaux. Elle est fragilisée par la promotion d’intérêts particuliers dans la sphère économique et industrielle. Elle se heurte a la concurrence des priorités internationales et nationales.

Ainsi, aujourd’hui, la lutte contre la diffusion des épidémies est d’autant plus difficile mais également essentielle. Effectivement, avec l’accélération des flux mondiaux, le risque de pandémies est augmenté et il faut donc une collaboration internationale pour éviter la diffusion de l’épidémie. Cette collaboration est cependant très difficile à mettre en place. Afin d’illustrer notre propos, nous allons voir l’exemple de la grippe aviaire.

Grippe aviaire[modifier | modifier le wikicode]

Origine : la grippe aviaire, provoquée par des souches A du virus grippal, est une maladie infectieuse affectant les oiseaux. On la retrouve dans le monde entier. On pense que tous les oiseaux sont sensibles à cette infection, mais de nombreuses espèces sauvages peuvent être porteuses de ces virus sans signe pathologique apparent.

D’autres espèces, notamment la volaille domestique, développent la maladie lorsqu’elles sont infectées par ces virus. Ils provoquent alors deux formes distinctes de la maladie, l’une courante et bénigne, l’autre rare et souvent mortelle. Dans la forme bénigne, les signes pathologiques peuvent se limiter à un plumage ébouriffé, la diminution de la ponte et des effets bénins sur le système respiratoire. Il est par contre difficile de passer à côté de la seconde forme, beaucoup moins courante, la variante hautement pathogène. La grippe aviaire hautement pathogène se caractérise par l’apparition brutale d’une maladie grave, une contagion rapide et un taux de mortalité qui peut avoisiner les 100 % en 48 heures. Dans ce cas, le virus ne se contente plus d’affecter seulement le système respiratoire, comme pour la forme bénigne, mais il envahit aussi de nombreux autres organes et tissus. Il en résulte des hémorragies internes massives qui font que le public appelle parfois cette maladie l’« Ebola du poulet ».

Diffusion : le virus de la grippe aviaire, lorsque la souche est hautement pathogène, peut se transmettre exceptionnellement à l’homme. La transmission s’effectue lors de contacts fréquents et intensifs avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés. C’est pour cette raison que l'épidémie de grippe aviaire a autant été médiatisé. Ce virus est localisé, à l’origine, dans la population de volaille domestique. Ainsi, étant donné l’étendue mondiale du commerce de volaille, le risque de diffusion du virus est très important.

Diffusion de la souche H5N1 de la grippe aviaire. Rouge → pays dont la volaille ou les oiseaux ont été atteints. Rouge sombre → pays dont la population humaine a été atteinte.

La grippe aviaire est donc un virus aux multiples facettes, pouvant représenter un danger pour l’homme. De plus, ce dernier peut potentiellement se diffuser sur l’ensemble de la planète et il est donc essentiel de prévenir et lutter contre sa diffusion.

Prévention : face au risque, une conférence s’est tenue à Malte, du 10 au 14 septembre 2005, sous l’égide de l’Organisation Mondial de la Santé, afin de faire, notamment, le point sur l’avancée de la production de vaccins, insuffisante et totalement inappropriée à une menace de pandémie. L’OMS a exprimé le besoin, pour l’humanité, d’une mobilisation la plus large possible pour permettre la bonne diffusion des vaccins.

Les responsables pharmaceutiques, par exemple, doivent s’associer aux responsables gouvernementaux et sanitaires de chaque pays, afin d’élaborer des plans nationaux visant à prévenir au mieux les principales conséquences médicales, sociales et économiques d’une telle épidémie. La constitution de stocks de vaccins efficaces contre la nouvelle souche du virus humanisé doit être au cœur de ces plans.

Les groupes pharmaceutiques tiennent donc un rôle prépondérant dans cette lutte contre l’infection virale qui menace : assurer l’augmentation des productions vaccinales dans le monde, et le faire en temps limité.

Dans un contexte de mondialisation, les pandémies prennent donc une dimension toute autre de par la diffusion potentiellement importante et rapide. Face a cette menace, les sociétés s’organisent a l’échelle internationale et associent les différents acteurs de santé publique pour permettre une lutte plus efficace face a de telles pandémies.

Pandémies futures[modifier | modifier le wikicode]

Les lignes aériennes en juin 2009, les transports aérien favorisent la transmission de maladies dans des pays non touchés.

Nous avons vu que la médecine a une influence très importante sur la mortalité due aux épidémies; c’est pourquoi la peste a été aussi meurtrière. Au vu de son progrès, on peut donc espérer être capable de faire face aux prochaines pandémies. Cependant, la mondialisation, avec l’augmentation des flux sur l’ensemble du globe a également un impact sur les pandémies, puisqu'elle leurs permet de se répandre sur des territoires plus vastes en un laps de temps réduit.

  • Comment allons nous réagir pour faire face à de nouvelles épidémies ?
  • Notre avancé en médecine permettra-t-elle de limiter suffisamment les transmissions de ces maladies ?
  • Quelles serons les moyens mis en œuvre pour éradiquer la maladie ?
  • Quelles sont les populations auxquelles devront être réservés en priorité les vaccins ou les traitements disponibles ?

Plus la densité d'une population est élevée, plus le risque d'infection augmente et doit donc être pris au sérieux.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]