Littérature de jeunesse en anglais : La femme squelette/Face à face dans l'igloo

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Chapitre 3 : Face à face dans l'igloo
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Alors, imaginez, quand il alluma sa lampe à huile, là, sur son sol de neige, le squelette était là, un tas d'os emmêlés, un genou par-dessus l'épaule, l'autre enfoncé dans la cage thoracique, un pied par-dessus le coude.

Il ne sut dire plus tard ce qui lui arriva, peut-être que la lumière adoucissait les traits du squelette, ou peut-être tout simplement qu’il se sentait solitaire. En tout cas ce fut un sentiment de pitié qui l'envahit et il tendit lentement ses mains crasseuses pour démêler le fil de pêche et libérer le squelette en lui disant des mots doux, comme une mère à son fils :

-- « Oh, na, na, na. »

Il libéra d’abord les doigts de pied, puis les chevilles.

-- « Oh, na, na, na. »

Des heures et des heures il continua sa tâche jusqu'à la nuit, puis l'enveloppa de fourrures pour le réchauffer. Le squelette était remis en état, chaque os à la place qui devait être la sienne.

Il tâtonna à la recherche de son silex dans son étui de cuir et fit brûler quelques cheveux pour faire un peu de feu.

De temps en temps il jetait un œil au squelette tout en huilant le bois précieux de sa canne à pêche et en rembobinant le fil.

Et le squelette sous ses fourrures, ne disait mot, n'osant parler de peur de se faire jeter dehors en bas des rochers, brisé à tout jamais.