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Le Dernier Jour d'un condamné/Résumé

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Résumé
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Chapitre no 1
Leçon : Le Dernier Jour d'un condamné
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Le Dernier Jour d'un condamné/Résumé
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Le narrateur commence par annoncer une pensée: condamné à mort. Puis il précise depuis combien de temps il habite avec elle (cinq semaines). Il emploie l’adverbe « autrefois » pour montrer que ces semaines sont pour lui des années, quand il était libre il pouvait penser à ce qu’il voulait. Maintenant il est captif et il n’a qu’une seule idée: condamné à mort. Il est obsédé par cette idée qu’il voit partout dans sa cellule, il a même l’impression d’entendre une voix qui murmure à son oreille: « condamné à mort ».

Le narrateur raconte son procès. C’est par une belle matinée d’août, le procès est entamé il y a trois jours. Depuis trois jours, chaque matin, une grande foule se presse dans la salle d’audience: des spectateurs, des juges, des avocats, des procureurs du roi, des témoins. Les deux premières nuits, le condamné ne peut pas dormir, la troisième il dort de fatigue et d’ennui. On vient réveiller le condamné dans sa chambre pour l’emmener devant les juges, il décrit le chemin parcouru de la cellule jusqu’à la salle des assises, puis jusqu’à sa place, au milieu du tumulte. Le narrateur, égayé par le soleil, par le bruit de la vie qui arrive de l’extérieur, ne pense qu’à la liberté. L’avocat arrive, il confie au condamné qu’il croit que le verdict pourrait être les travaux forcés à perpétuité, le narrateur s’indigne et déclare qu’il préfère plutôt la mort. Le président lit l’arrêt: condamné à mort! Les objets prennent aux yeux du condamné la couleur d’un linceul, et les personnes l’air de fantômes. Au moment de monter dans la voiture noire qui attendait le narrateur les passants crient: un condamné à mort!

« Les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis » se rappelle le narrateur de ce qu’il avait lu dans un livre, avant de se lancer dans une réflexion sur la mort et son moment imprévisible. Le narrateur trouve que la mort ne peut lui rien enlever, vue la situation dans laquelle il se trouve.

Le narrateur décrit le hideux Bicêtre où une voiture noire l’avait transporté. Il insiste sur son aspect majestueux vu de loin, et sa laideur à mesure qu’on approche de cet édifice.

Le condamné décrit comment il a été reçu dès son arrivée à Bicêtre. Les premiers jours, on le traitait avec une certaine douceur qu’il n’aimait pas, mais au bout de quelques jours il est confondu avec les autres détenus dans la même brutalité. Après une hésitation, on lui donne de l’encre, du papier, des plumes et une lampe de nuit. Chaque dimanche, à l’heure de récréation, le condamné parle avec les autres détenus, il apprend leur jargon.

Le narrateur se demande: « Puisque j’ai le moyen d’écrire, pourquoi ne le ferai-je pas ? » mais le problème c’est qu’il n’a rien à dire parce qu’il n’a plus rien à faire dans ce monde. Juste après, il trouve que son écriture ne sera pas inutile, elle l’aidera à souffrir moins, elle portera avec elle un grand et profond enseignement, elle contiendra plus d’une leçon pour ceux qui condamnent, car elle décrit la souffrance morale du condamné, celle à laquelle les partisans de la peine de mort ne font pas attention.

Le narrateur repense à ce qu’il a dit dans le chapitre précédent et le voit comme une folie. Il se demande quelle en serait l’utilité si lui-même ne sera pas sauvé. Il ne parvient pas à croire qu’il sera mort de cette façon demain ou aujourd’hui peut-être.

Pour compter le temps qui lui reste, le condamné commence du jour où son arrêt a été prononcé. C’est une occasion pour nous informer sur la durée qui lui reste dans le monde, mais aussi une opportunité pour critiquer l’indifférence des hommes de la justice face à la souffrance d’un condamné à mort. Après avoir compté, le condamné est indécis entre cinq et six semaines. Il ne lui reste presque plus de temps.

Le narrateur vient de faire son testament, il se demande: « A quoi bon ? » car il est condamné aux frais, et tout ce qu’il a y suffira à peine. Il évoque ensuite la souffrance de sa mère, sa femme et sa fille, en insistant surtout sur cette dernière car c’est elle qui lui fait mal.

Le condamné fait la description de son cachot à l’intérieur, du corridor et des compartiments au dehors. Il nous informe que les cachots sont tout ce qui reste de l’ancien château de Bicêtre, tel qu’il avait été bâti dans le quinzième siècle.

Pour combler le vide qu’apporte la nuit, le narrateur a une idée: promener sa lampe sur les quatre murailles de la cellule. Il trouve alors beaucoup de dessins et d’écritures, c’était tracé avec de la craie, du charbon, ou des crayons. Cette recherche a été interrompue par une image crayonnée en blanc au coin du mur, c’est la figure de l’échafaud. La lampe a failli tomber des mains du condamné.

L’effroi du condamné s’est dissipé, une curiosité le pousse à reprendre sa recherche. Il trouve des noms et des dates. Il nous informe sur les personnes qui portaient ces noms et sur leurs crimes, ce sont les anciens condamnés à mort qui avaient déjà été dans la cellule avant lui. Entre eux et lui, le narrateur découvre pas mal de point communs! Il a alors un accès de fièvre, il voit dans le cachot des hommes qui portaient leurs têtes par la bouche. Une araignée, qu’il a dérangé pendant sa recherche en enlevant sa toile, lui marche sur le pied et le repêche de son cauchemar sur le point de devenir fou.

Dans ce chapitre le condamné raconte «une chose hideuse» qu’il avait vue quelques jours auparavant. C’est le ferrage des forçats qui devraient partir pour Toulon. Avec les bruits dans Bicêtre dès les premiers moments de la journée, le narrateur pense qu’il y a une fête, avant qu’un geôlier lui dise de quoi il s’agit et lui propose d’y assister depuis une autre cellule. Le condamné décrit la cour sur laquelle donne la fenêtre de cette cellule ainsi qu’aux quatre murailles qui s’élèvent autour d’elle (description du bâtiment depuis la cellule). Le spectacle commence à midi, c’est d’abord les préparations des chaînes, des carcans, des chemises et des pantalons, ensuite les forçats sortent par deux ou trois portes basses, ils doivent passer une visite des médecins. Vient ensuite la description des étapes du ferrage. Sous la pluie, les forçats se déshabillent pour mettre les habits de route, après quoi ils seront ferrés à grands coups de masses de fer. Ces pauvres hommes ont aperçu le condamné à sa fenêtre, ils le saluent, un d’eux lui lance: «Adieu, camarade!». Le chapitre se termine par l’évanouissement du condamné.

Quand le personnage principal a repris ses sens dans un lit, il découvre qu’on l’avait transporté à l’infirmerie, il se rendort. Le lendemain matin, un grand bruit le réveille, c’est le départ des forçats. Le condamné consacre un longue description à cet événement.

Puisqu’il n’était pas malade, le condamné se trouve dans le cachot le lendemain. Il envisage cette absurdité de mourir tout en étant en santé si bonne. Il repense à la possibilité de s’évader de Bicêtre qui était à sa portée à l’infirmerie, peut-être à l’aide d’un médecin, puis songe à sa grâce qui semble inaccessible.

Le condamné fait un retour en arrière dans son récit, à sa présence dans l’infirmerie. Il a entendu une belle voix chanter une chanson dont il présente les paroles. Le sens de cette chanson est à demi compris et à demi caché, elle était en argot.

Dans son cachot, le condamné songe à ce qu’il ferait s’il pouvait s’évader de la prison. Il se lance un moment dans ce rêve mêlé de quelques souvenirs de son enfance, avant de revenir à son présent malheureux où un mur épais de trois pieds l’emprisonne.

Chapitre XVIII

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Le condamné écrit jusqu’à six heures du matin. Le guichetier de garde entre dans le cachot, le salue poliment, et d’une voix adoucie lui demande ce qu’il désire à déjeuner. Notre prisonnier comprend que c’est aujourd’hui qu’il sera donc exécuté.

Le chapitre commence et se termine par la même expression: «C’est pour aujourd’hui». Le condamné est donc certain de ce qu’il redoutait dans le chapitre précédent. Le directeur de la prison lui-même lui a rendu visite et s’est montré très gentil.

Autour du condamné, tout est prison, les murs, les portes, les guichetiers. A ses yeux, la prison pend plusieurs formes. Il se demande ensuite ce qu’ils vont faire de lui, et ce qu’il deviendra.

Le condamné dit qu’il est calme maintenant, avant de nous raconter avec quelques détails ce qui vient de se passer ce matin. D’abord l’arrivée du prêtre dans le cachot, et pendant que cet homme parle le directeur et l’huissier entrent aussi, ils viennent pour apporter un message, le pourvoi du condamné a été rejeté, et c’est aujourd’hui qu’il sera exécuté, mais avant ils doivent partir pour la conciergerie à sept heures et demie.

Le narrateur est maintenant à la conciergerie, il raconte son voyage de Bicêtre jusqu’à cet endroit qui a duré une heure sous la pluie dans la même voiture noire qui l’avait emmené du tribunal à la prison. Pendant ce voyage, le dialogue des personnages montre à quel point l’huissier est indifférent face à la fin tragique qui guette le condamné.

Chapitre XXIII

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On a laissé le condamné dans un petit cabinet attenant à celui du directeur, dans l’attente de faire les procès verbaux à la fois, celui du narrateur et celui du nouveau condamné qui sera transporté à Bicêtre dans la fameuse voiture noire. La rencontre des deux hommes est une occasion pour nous raconter la triste histoire du friauche (le nouveau condamné) depuis son enfance jusqu’à la guillotine.

Le condamné explique pourquoi le vieux friauche a pu lui prendre sa redingote et décrit le sentiment qu’il garde envers lui.

Toujours à la conciergerie, on a amené le narrateur dans une cellule vide démeublée. Il demande une table, une chaise et ce qu’il faut pour écrire. Il demande aussi un lit. Un gendarme vient s’installer dans la cellule.

Le moment de l’exécution approche, il ne reste plus que six heures. Le condamné, en s’adressant à sa fille, insiste sur la souffrance immédiate de celle-ci en tant que petite enfant, et la souffrance qui l’attend quand elle sera grande, car son père serait un des souvenirs de Paris tout comme les noms évoqués dans le chapitre XII.

Chapitre XXVII

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Ce chapitre est consacré à une réflexion sur la machine dont le narrateur n’ose plus prononcer l’effroyable nom: la guillotine.

Chapitre XXVIII

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Onze heures viennent de sonner. Le condamné se souvient de cette fois où il avait entrevu un matin par la portière d’une voiture cette machine hideuse, mais il a détourné la tête avant de l’avoir vue. Le malheureux, cette fois-ci il ne détournera pas la tête.

Le condamné rêve toujours de sa grâce. Il accepterait des galères même à perpétuité. Au moins il sera vivant.

Le prêtre vient consoler le condamné, après un court dialogue, le narrateur est seul de nouveau dans sa chambre. Il aurait préféré être consolé par un autre prêtre qui vient de l’extérieur, qui n’a rien à voir avec Bicêtre et la conciergerie, parce que celui qui vient de sortir est tellement habitué à la consolation des condamné que ses mots manquent de chaleur et d’accent. On apporte de la nourriture au condamné, mais il ne peut pas manger, tant le repas lui semblait amer et fétide.

Un certain architecte entre dans la chambre pour prendre quelques mesures des pierres du mur. Dans quelques mois, cette prison sera mieux.

Chapitre XXXII

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Le condamné rapporte la conversation qu’il a eue avec le nouveau gendarme. Ce dernier demanda au condamné de lui révéler les numéros gagnants à la loterie, après sa mort.

Chapitre XXXIII

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Le narrateur ferme les yeux et met les mains dessus, il repense à son enfance et sa jeunesse. Il parle de la fille andalouse Pepa, son amour d’enfance.

Chapitre XXXIV

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Le condamné est perturbé, une heure vient de sonner sans qu’il puisse savoir laquelle. Il établit une comparaison entre son passé si beau et son présent effrayant en songeant à son crime. Il voudrait bien se repentir.

Le prisonnier nous rappelle que tout près de lui et partout dans Paris, des gens vivent leur vie comme ils veulent jouissant de leur liberté.

Chapitre XXXVI

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Le condamné raconte un souvenir d’enfance d’un jour où il était allé voir le bourdon (la grande cloche) de Notre-Dame.

Chapitre XXXVII

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Description dévalorisante de l’hôtel de ville.

Chapitre XXXVIII

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Il est une heure et quart. Le condamné présente les aspects de la souffrance physique qu’il éprouve, il voit dans sa mort, qui l’attend dans deux heures quarante-cinq minutes, une sorte de guérison.

Chapitre XXXIX

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Le condamné réfute l’idée des partisans de la guillotine qui disent que la mort de cette façon ne fait pas mal, il insiste sur la souffrance morale du condamné dans l’attente de son exécution qu’il compare à une agonie de six semaines, sans oublier la souffrance physique au moment de l’exécution.

Le narrateur pense au roi et aux conditions dans lesquelles il vit. Il suffit que cet homme écrive au bas d’un morceau de papier son nom, ou son carrosse rencontre la charrette du condamné pour que ce dernier retrouve sa vie et sa liberté.

Ayant courage avec la mort, le condamné donne libre cours à son imagination pour prévoir ce qui arriverait à son âme après sa mort. Face à ses multiples questions sans réponse, il demande un prêtre, c’est le seul qui aura des réponses, mais c’est le même prêtre qui était là déjà, et que le condamné n’a pas trop apprécié.

Le prisonnier prie le prêtre de le laisser dormir. Il fait un cauchemar qu’il raconte en détails dans ce chapitre. Au bout d’une heure il se réveille frissonnant et baigné d’une sueur froide. L’aumônier l’informe que sa fille est là pour le voir.

Chapitre XLIII

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La bonne a amené l’enfant pour voir son père, sa mère est malade. La petite fille ne reconnaît pas son père et l’appelle «monsieur». Elle dit que son père est mort. Le condamné, vers la fin du dialogue avec sa fille Marie, demande à sa bonne de l’emporter, il est «bon à ce qu’ils vont faire».

Le condamné pense à ce qui viendra dans l’heure qui lui reste encore dans la vie

Le narrateur pense à la foule qui assistera à son exécution, sûrement parmi ces gens certains seront condamnés à mort à leur tour.

Le narrateur repense à sa petite Marie et voit qu’il faut qu’elle sache par lui son histoire. Il décide donc d’écrire quelques pages pour elle qu’elle lira un jour

Chapitre XLVIII

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Quand le condamné a vu l’échafaud construit pour son exécution, il a demandé à faire une dernière déclaration. On l’a déposé dans la chambre où il est en train d’écrire, et l’on est allé chercher quelque procureur du roi. Dans l’attente de cet homme, le condamné raconte ce qu’il a vécu de la conciergerie jusqu’à cette chambre de l’hôtel de ville. Il commence du moment où l’on était venu l’avertir qu’il était temps, à trois heures, avant de présenter la scène de «la toilette du condamné» lors de laquelle on lui coupe les cheveux, après quoi on lui a lié les mains derrière le dos, et les pieds pour ne pouvoir faire que de petits pas, avant de monter dans la charrette qui l’emmènera à la place de Grève, sur un chemin entouré de foule.

Quand l’homme quand attendait était arrivé, le condamné lui demande sa grâce, mais il semble indifférent à sa situation malheureuse. Le narrateur demande alors qu’on lui accorde une minute pour attendre sa grâce, mais il est quatre heures, et il lui semble qu’on monte l’escalier!