Leçons de niveau 18

Fonctions mentales/Transcendant

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Transcendant
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Chapitre no 15
Leçon : Fonctions mentales
Chap. préc. :Monothéisme
Chap. suiv. :Pathologique
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Transcendant[modifier | modifier le wikicode]

    Un transcendant n'est pas nécessairement religieux et collectif, il peut être philosophique, scientifique, politique, économique, etc… Le démon de Socrate est un bel exemple de l'expression personnelle de la foi. Les libres penseurs ont toujours défendu avec acharnement leurs transcendants personnels face aux intrusions d'un transcendant collectif même si dans les périodes les plus sombres il a toujours mieux valu pour eux de rester discrets. Si dans son principe la foi est toujours semblable à elle-même, le transcendant qu'elle soutient n'est pas nécessairement immuable, si les besoins de la vie mentale changent il doit s'adapter. La foi elle-même par son aspiration au dépassement de soi appelle ce changement.
    La foi a deux raisons par lesquelles elle transforme son transcendant le plus souvent partiellement : soit qu'il est démenti, soit qu'il n'a plus de raison d'être. Il est démenti par les événements ou l'expérience. Il n'a plus de raison d'être quand le jugement arbitraire redevient capable de juger, quand l'analytique est capable de proposer de meilleures solutions, quand il ne répond plus aux besoins de l'être vivant.
    Mais ce qui a été mis en place par la foi ne peut être transformé que par la foi. Cela peut arriver sans que l'on y prenne vraiment attention, par des effritements successifs, cette restructuration peut rester incomplète, et dans ce cas laisser des séquelles nuisibles car sources de contradictions et de paradoxes surtout quand elles concernent des structures comportementales car la foi a souvent été appelée pour valider leur mise en œuvre. Il est donc parfois nécessaire de faire le ménage. La restructuration consciente est présidée par les cinq grands barons de la vie mentale : la fonction volontaire qui les a convoqués, la conscience, la concentration, l'analytique et la foi. Ils se réunissent en une sorte de communion intense. Il est alors nécessaire de concevoir clairement la structure ancienne et la nouvelle, de les rapprocher et de les lier. Dès que cette liaison est suffisante la foi opère, elle transfère ce qu'elle avait mis d'elle dans la première, dans la seconde, cela ne prend qu'un instant, et c'est fait. A ce moment la fonction pathologique restée jusqu'alors discrète envoie généralement une grande bouffée de stress positif qui déstabilise la concentration et rompt de ce fait la communion qui n'a plus de raison de perdurer.
    Pour mieux illustrer et comprendre le rôle de la foi, je ne peux pas quitter ce chapitre sans parler de ce que certains appellent : « les expériences de vies antérieures ». Ce sont des rêves, soit des rêves ordinaires, mais aussi des rêves éveillés dans un état de songe proche de l'assoupissement. La particularité de ces rêves c'est qu'ils se présentent dans un cadre historique ancien et parfois très ancien et qu'ils mettent en scène des expériences structurantes, le plus souvent dramatiques : fuites, condamnations, exécutions, suicides, échecs, errances, succès aussi parfois, mais pas comme des cauchemars, comme des expériences assumées, vides de toute souffrance et pleines au contraire des leçons qui en ont été tirées ou doivent en être tirées. Ce sont des rêves à message. L'imaginaire de l'analytique est tout à fait capable de produire tout seul dans son coin, comme un grand, ce type de rêves, mais si la foi s'en empare, elle leur donne toute sa puissance, elle donne à l'être des centaines de siècles de racines, des racines qui par le passé expliquent son présent et éclairent l'avenir, des racines qui construisent une histoire personnelle qui transcende les races, les cultures, les civilisations, après avoir été tout cela il ne peut plus être aucune d'elles, il ne peut plus être que lui-même. La foi lui donne ainsi non seulement une sécurité ontologique à toute épreuve mais beaucoup plus encore.