Leçons de niveau 18

Fonctions mentales/Remémoration

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Remémoration
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Chapitre no 3
Leçon : Fonctions mentales
Chap. préc. :Mémoire
Chap. suiv. :Analytique
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Fonctions mentales/Remémoration
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Remémoration[modifier | modifier le wikicode]

    Évidemment, la mémoire étant non consciente ce n'est pas par elle-même que je peux la connaître, il existe bien une fonction mentale associée à la mémoire qui me permet de l'explorer, cette fonction c'est la remémoration. Cette fonction a le pouvoir d'extraire des éléments de ma mémoire et les restituer à ma conscience, elle est toujours en servitude obéissant aux sollicitations de la fonction volontaire, c'est cette dernière qui choisit entre une réponse structurée de l'analytique et une simple parcelle de mémoire brute, mais compte tenu de l'étendue de la mémoire, encore faut-il trouver cette parcelle, ce choix doit être ciblé, d'où le recours à la concentration, puis désigné à la remémoration par l'analytique, le véritable souverain de la mémoire, qui lui sait retrouver ses choses.
    La remémoration n'a pas l'intelligence de la mémoire, elle ne possède pas les grilles de l'analytique qui lui permettraient de trouver ce qu'elle doit restituer, elle ne possède que le pouvoir d'extraire et de restituer, encore que cette restitution ne soit que le propre de l'émergence d'une fonction mentale, elle a donc besoin de son aide pour mener sa tâche à bien. La remémoration peut apparaître comme une sous-fonction de l'analytique, qui aurait perdu ses grilles et son pouvoir de structurer pour devenir autonome, dotée d'une capacité très limitée et dont la limitation lui permettrait justement de ne restituer que de la mémoire brute, ce que l'analytique ne fait pas. Ces deux fonctions sont nécessairement séparées car si l'analytique livrait en même temps à ma conscience toute la mémoire qu'il a brassée pour construire ses analyses, ma conscience serait submergée par cette mémoire et l'opération manquerait son but. Je le vois en particulier quand l'analytique m'informe et il peut m'informer à chaque instant que telle expérience est nouvelle ou qu'elle contient un élément nouveau clairement identifié, mais il ne me livre que cette information qui exige de lui une grande maîtrise de ma mémoire tout en me protégeant d'elle.
    Dans cette chaîne de fonctions qui aboutit à la remémoration, le point faible, c'est la concentration, car elle  est très sensible et vulnérable au stress. Quand elle perd ses moyens du fait de la maladie, de la souffrance, de la fatigue, ou d'une simple émotion, la remémoration fonctionne mal, et les efforts de ma volonté pour améliorer la situation ne servent pas à grand chose même si je dispose de moyens mnémotechniques. Dans le cas contraire la concentration m'est d'une grande utilité pour voyager dans ma mémoire en se déplaçant de l'image d'un souvenir ou d'une structure cognitive à un détail de cette image en ciblant ainsi d'autres images pour les faire apparaître.