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Diabète/Alimentation du diabétique de type 2

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Alimentation du diabétique de type 2
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Chapitre no 5
Leçon : Diabète
Chap. préc. :Hémoglobine glyquée
Chap. suiv. :Évaluation de l’insulinosensibilité
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Diabète/Alimentation du diabétique de type 2
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symbole du diabète

L'éducation diététique est importante pour le traitement du diabétique de type 2. La perte de poids améliore la glycémie du diabétique en surpoids.

Indice de Masse Corporelle (IMC)

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La valeur de l'IMC permet d'estimer le surpoids d'un adulte mais ceci ne s'applique pas aux personnes âgées.

IMC = poids en kg / ( taille en m )2

On a alors:

IMC < 18,5 → maigreur
IMC compris entre 18,5 et 25 → normal
IMC compris entre 25 et 30 → surpoids
IMC > 30 → obésité

Par exemple, un homme adulte avec un poids de 90 kg et une taille de 1,80 m aura un indice de 90/(1,8)2 = 27,8 et il est en surpoids. Il faut donc perdre du poids mais pas trop rapidement (1 à 2 kg par mois).

Une diminution des apports caloriques entre 1800 et 2 000 calories est souhaitable à long terme.

Pour ce faire, il faut limiter la consommation de graisses, d'alcool et de produits trop sucrés.

En revanche, les glucides ont été pendant très longtemps interdits à tort dans l'alimentation du diabétique alors qu'ils sont indispensables car c'est la principale source d'énergie. La notion d' « index glycémique » permet à présent de réguler la consommation de glucides qui doit être suffisante.

index glycémique (IG)

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L' index glycémique est un classement des aliments basé sur leur capacité à augmenter le taux de sucre dans le sang (glycémie) durant les deux heures suivant leur ingestion.

On compare le pouvoir hyperglycémiant de l’aliment par rapport au glucose à qui on donne un IG de 100.

Par exemple, pour les sucres, on a :

maltose = 105
glucose = 100
saccharose = 65
lactose = 46
fructose = 23

On classe les aliments ensuite en 3 parties :

  • IG bas < 55
  • IG moyen (de 55 à 70)
  • IG élevé (>70)

Le diabétique aura donc intérêt à manger pour un aliment donné celui qui a l' IG le plus bas. Par exemple, pour le pain, il faut mieux manger du pain aux céréales (IG = 45) qu'une baguette (pain blanc) (IG = 95).

Calcul de l'indice glycémique d'un aliment

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S est la surface sous la courbe

Des volontaires reçoivent une masse calibrée de l'aliment de telle sorte que la quantité totale de glucides ingérés soit fixe (par exemple, 50 grammes de glucide). Ceci permet de comparer plusieurs aliments qui ne possèdent pas la même proportion de glucides dans leur composition. On établit ensuite la courbe du taux de glucose dans le sang en fonction du temps, au cours des deux heures qui suivent l'ingestion.


L'index glycémique d'un aliment est calculé en comparant la surface S sous la courbe correspondant à l'aliment étudié à celle pour le glucose :

  •  : index glycémique de l'aliment considéré;
  •  : surface comprise entre la valeur normale de la glycémie et la courbe de la glycémie en fonction du temps, de l'aliment considéré;
  •  : surface comprise entre la valeur normale de la glycémie et la courbe de la glycémie en fonction du temps, de l'aliment de référence.


La surface sous la courbe est la surface comprise entre la droite horizontale à 1 g/L (valeur normale de la glycémie) et la courbe de la glycémie en fonction du temps. On simplifie en générale en supposant que c'est un triangle.


remarque: L' IG évalue seulement la qualité des glucides. En fait, il faut prendre en compte la quantité consommée, la proportion de glucides dans l'aliment et la qualité nutritionnelle. Pour prendre en compte tous ces aspects, on calcule la « charge glycémique ».

Charge glycémique (CG)

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La charge glycémique prend en compte la quantité réelle des glucides dans une portion normale de nourriture et considère aussi l'effet antiglymacémiant des fibres des aliments. L'indice glycémique d'un aliment donne l'effet relatif de l'absorption d'une quantité fixée de cet aliment sur la glycémie, la référence étant l'effet de la même quantité de glucose. Mais il ne représente pas du tout la quantité de glucide ingéré quand on mange une portion habituelle d'un certain aliment.

Par exemple, les carottes ont un IG élevé mais si on considère une portion de 150 g de carottes alors leur CG (charge glycémique) est faible.


La charge glycémique est calculée en multipliant l'index glycémique par la teneur totale en glucide de l'aliment dans la ration :

.


Le pain blanc contient environ 57 % de glucides. Si on consomme environ 1/4 de baguette de 250 g ( soit environ 60 g de pain blanc ), alors on absorbe 34 g de glucides. Il possède un index glycémique moyen de 75 : la charge glycémique de la ration de pain est alors de 75 x 34 / 100 ~ 25 soit une valeur très élevée.

On classe la CG d'une portion d' aliment en 3 parties:

  • CG basse : < 10
  • CG moyenne : 11 – 19
  • CG élevée : > 20

On considère qu'une charge glycémique par jour (i.e. la somme de toutes les CG des portions ingérées dans la journée) est basse si elle est inférieure à 80. En revanche, elle est élevée si elle est supérieure 120.


Régime alimentaire

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La perte de poids conduit à une amélioration des glycémies du diabétique en surcharge pondérale. Une perte de 3 à 10 kg peut être favorable.

Il faut ne plus avoir une consommation excessive de graisses, d'alcool et de produits sucrées.

L'apport calorique doit prendre en compte l'age, le sexe, le poids et l'activité physique. Un apport entre 1 800 et 2 000 calories est un bon compromis.


Le diabétique ne doit pas consommer beaucoup d'aliments avec un index glycémique (IG) élevé. Un IG élevé provoque une hausse rapide du niveau de glucose dans le sang. En réalité, il faut prendre aussi en compte la quantité mangée, les fibres alimentaires absorbées (effet antiglycémiant) et les autres aliments; ceci va diminuer l' IG et il faut donc mieux considérer la charge glycémique (CG). Il existe aussi une grande variation des réponses glycémiques d'un individu à un autre.

Par exemple, les carottes ont un IG élevé (>70) mais une portion de 150 g à une CG faible.

Autre exemple, le diabétique ne doit pas boire un jus d'orange le matin à jeun (pic de glucose sur une courte période). Il faut mieux manger une orange à la fin du petit déjeuné quand on a des fibres dans l'estomac.


  • en cours de rédaction … à suivre

Il faut consommer des protéines pour permettre pour activité physique. Les protéines sont les constituants des tissus vivants et se renouvellent en permanence.

IL faut donc manger régulièrement de la viande, 3 produits laitiers par jour, des légumineuses et des céréales. Les protéines ont aussi un effet modérateur sur les pics de glycémie.


Les « lipides » sont à la base des mécanismes du vivant car ils permettent la formation de structures biologiques (cellules, organites) qui sont délimitées par des membranes constituées principalement de lipides.

Ils interviennent aussi dans la signalisation cellulaire qui est un système de communication qui régit les processus fondamentaux des cellules et coordonne leur activité (par exemple dans le cas de la cicatrisation).

On distingue:

  • les lipides simples, composés uniquement de carbone C, d'hydrogène H et d'oxygène O et
  • les lipides complexes qui renferment en plus de l'azote N, du phosphore P ou du soufre S.


Les molécules des lipides ont de longues chaînes hydrocarbonées d'acides gras ou de dérivés. Ils sont un ensemble de composés naturels qui sont insolubles dans l'eau (molécules hydrophobes).


Les lipides biologiques peuvent être classés en huit catégories différentes : les acides gras, les acylglycérols, les phosphoglycérides, les sphingolipides, les glycolipides et les polycétides, les stérols et les prénols.

L'essentiel des lipides absorbés par l'alimentation est présent sous forme de triglycérides, de cholestérol et de phospholipides. Ils facilitent l'absorption des vitamines liposolubles (vitamine A, vitamine D, vitamine E et vitamine K) et des caroténoïdes.


Les trois acides gras insaturés : acide linoléique, acide linolénique et acide arachidonique sont appelés « acides gras essentiels » car ils sont indispensables à l'être humain. Chez les mammifères, les acides gras essentiels doivent être apportés par l'alimentation car ils ne peuvent pas être produits par l'organisme à partir d'autres précurseurs. C'est par exemple le cas de l'acide linoléique (acide gras oméga-6) et de l'acide α-linolénique (acide gras oméga-3).

Les glucides sont indispensables dans l'alimentation car ils sont une source d'énergie importante. Il faut manger un minimum de 180 g de glucides par jour en choisissant des aliments avec un IG faible ou moyen (: Diabète/Annexe/Tableau des Index glycémiques ).


La consommation d'alcool doit être modérée :

  • 4 verres de vin par semaine est raisonnable (1 verre = 12,5 cl à 11°) mais il ne faut pas dépasser environ 20 g d'alcool par jour au maximum.
    • 1 verre de vin de 12,5 cl à 11° c'est environ 10 g d'alcool = 1 demi de bière
  • prendre en compte que 10 g d'alcool, c'est 70 cal. et que des boissons contiennent des glucides (par exemple, les vins cuits, la bière, ...)