Leçons de niveau 18

DMS 2/L'analytique n'est pas

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L'analytique n'est pas
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Chapitre no 2
Leçon : DMS 2
Chap. préc. :Cycle mental
Chap. suiv. :Synergies mentales
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MONOGRAPHIE n°28 L’analytique n’est pas[modifier | modifier le wikicode]

    L'analytique n'est pas la raison qui signale vaguement une synergie de plusieurs de nos fonctions mentales : direction et jugement arbitraire, concentration, analytique et remémoration, auxquelles se mêlent aussi parfois émotions et foi. Ceci est important car, si la volontaire fait appel à une synergie confuse plutôt qu'à l'analytique pour résoudre un problème, il ne faut pas s'étonner que les résultats soient médiocres et que ses objectifs se perdent.
    L'analytique n'est pas non plus une logique. La logique n'est pas une fonction mentale mais un moyen que la volontaire peut lui demander d'exercer, ce qu'il fait tant bien que mal. Dans ses activités propres, il n'utilise pas la logique bivalente, mais des techniques qui obéissent à d'autres règles, même si on peut y voir ici ou là des similitudes.
    L'analytique gère des contenants et des contenus. Ces contenants ne sont que ceux de notre mémoire, de même nature que celui de notre conscience. Il gère aussi des images, celles qui lui parviennent du monde extérieur, celles de nos souvenirs et de nos rêves, et toutes celles qu'il peut créer. Mais surtout il gère du sens sensible. Les signes, il ne s'en sert pas, car son origine se perd dans la nuit des temps bien avant l'apparition du langage et des signes. Ses produits sont d'une grande diversité et d'une grande complexité. 

L'analytique analogiquement parlant, mais…[modifier | modifier le wikicode]

    L'analytique est l'une de nos principales fonctions mentales, il structure tout ce qu'il reçoit venant du monde extérieur (de nos perceptions corporelles) comme de notre monde mental (en direct), il range, classe et gère tout ce qu'il trouve, et propose des solutions aux fonctions mentales qui en demandent (en particulier la volontaire et la foi, mais pas seulement). Il ressemble un peu, en mieux, au Windows 10 de Microsoft à de nombreuses grosses différences près :
    Comme le Windows, il gère des contenants dans une architecture évolutive qui lui est propre, et comme le Windows il ne juge pas ce qu'il fait. La comparaison entre les deux s'arrête à peu près là.
    L'analytique gère le sens qu'il crée, le Windows ne gère que les signes que nous lui donnons, dans son aspatialité mentale, il n'a pas de limite de capacité, il peut aussi gérer des signes, mais il n'en a pas vraiment besoin car il distingue le sens du plus précis au plus flou, il bénéficie d'une expérience du vivant qui remonte à plus de trois milliards d'années, alors le signe pour lui, c'est un nouveau venu et c'est peu de chose.
    Il fait de son mieux pour répondre à toutes les demandes car il est au service de la survie du vivant, son intelligence est de savoir s'adapter à son environnement présent  quel qu'il soit, physique et mental, et quoi qu'il arrive, mais ses réponses ne sont pas toujours exploitables avec succès. Certaines  questions sont franchement insolubles même pour lui (Pourquoi suis-je ici dans ce corps et pas un autre  ailleurs dans un autre corps?) et demandent l'assistance du joker (9, la foi). Mais sa mission véritable est ailleurs, c'est d'accomplir avec l'ensemble des autres fonctions mentales l'évolution du vivant dans un champ presque illimité de possibles. 

Nettoyer l’analytique[modifier | modifier le wikicode]

    L'analytique propose beaucoup de choses, mais ne juge pas ce qu'il fait, il fait avec ce qu'il a en mémoire, il ne dispose pas d'une "raison supérieure" mais applique ses structures. Sans l'aide du jugement arbitraire, il est incapable de distinguer une ineptie d'un trait de génie, il assemble du sens encore faut-il que toutes les pièces de sens de cet assemblage soient bonnes, si une pièce de cet assemblage est mauvaise, l'ensemble sera mauvais et bon à jeter. Or, il est encombré de fantasmes, de mythes et d'idées fausses avec lesquels il ne peut construire que des représentations farfelues. Pour qu'il soit efficace il est donc nécessaire de le décrasser de tout ce qui n'a pas lieu d'être et qui l'entrave. Quelques exemples : l'homme, cela n'existe pas, il n'y a que des hommes, les entreprises, l'état, ne sont que des moyens au service de ces hommes, un être n'est pas une chose, ni son concept etc... Nettoyer l'analytique c'est un peu le but de cette monographie.
    Pour être sûr d'éliminer une structure de pensée dépassée et la remplacer par une autre, il est bon d'utiliser la technique de la restructuration consciente décrite, qui est à la portée de tout le monde. La bouffée de stress positif qui lui succède témoigne de la réussite de l'opération, du soulagement de l'analytique et initie un nouveau cycle de transformation mentale. 
    Comme l'analytique ne détruit rien, il cache la structure dépassée qui perdra de son énergie jusqu'à disparaître progressivement, mais il en gardera l'historique en mémoire, et si l'événement à été important pour lui, son souvenir restera fort. Si par contre cette structure de pensée (et ses concepts) n'était pas purement personnelle, mais restait  largement partagée par une partie de son environnement social, elle perdurera comme structure déficiente ou archaïque de l'autre, extérieure son être.    

La raison : une conception monopolaire[modifier | modifier le wikicode]

    "La raison" c'est un terme que je n'utilise jamais sinon pour le critiquer car il signale une conception monopolaire qui contient dans un conglomérat opaque et confus à la fois de la direction volontaire, de l'analytique, du jugement arbitraire, de la concentration et de la remémoration. Évidemment nous ne pouvons rien tirer de cette masse informe, sinon la conclusion hâtive de nombreux philosophes présentée comme une évidence banale, que la raison ne peut s'analyser ni se comprendre car elle ne peut se décentrer d'elle-même. Du fait de cet amalgame dans lequel nous sommes nous-mêmes englués, nous ne pouvons pas opérer la décentration nécessaire à comprendre quoi que ce soit.
     Avec la multipolarité nous accédons à un cadre de représentation tout à fait différent, en changeant d'amplitude il a acquis une décentration naturelle. Chaque fonction mentale et leurs interactions sont distinctes les unes des autres. L'être est toujours décentré, il n'y a plus d'amalgame, il ne s'identifie pas à une fonction en particulier, il est à la fois le pouvoir opératif et le produit d'elles toutes, leur singularité et leur partage, à la fois en elles et ailleurs d'elles, c'est la propriété de la multipolarité qui résulte du pouvoir opératif de distinction de l'analytique. La confusion monopolaire disparaît et il peut étudier tous ces aspects les uns après les autres. Il est facile de constater alors, que si une synergie peut produire une pensée spéculative très structurée par des contraintes logiques, ce n'est pas propre à la synergie elle-même mais résulte des contraintes que lui impose la fonction volontaire, contraintes qui ne sont d'ailleurs pas sans nuances. Si l'intention de la direction volontaire change, la même synergie peut produire tout à fait autre chose. Donc il serait incohérent de parler de synergie raisonnable, intuitive, spontanée ou imaginative, mais tout au plus d'intention raisonnable, etc... de la fonction volontaire qui elle-même est tout sauf raisonnable, elle est décideuse dans le cadre d'une totale liberté. Nous ne pouvons plus parler de raison comme d'une fonction de l'esprit humain, mais d'une activité, d'une intention, d'un jugement raisonnable, c'est-à-dire prudent, ce qui n'est pas la même chose ni le même sens. 
    La raison en tant qu'entité, n'a pas de place dans la conception multipolaire. Il n'y a que des interactions entre des pouvoirs opératifs, et des produits dont certains peuvent être jugés par l'arbitraire comme raisonnables par rapport à ce qui serait irrationnel, paradoxal, ou simplement artistique, séduisant, suggestif, etc...

Comprendre comment fonctionne la grille ennéanaire[modifier | modifier le wikicode]

Grille de contenants de sens de type 9
    L'analytique range nos expériences mentales immédiates par sa modalité GEST dans une certaine architecture qui pourrait comprendre cinquante à cent cases. Il ne l'a pas livrée en conscience donc elle est dans la mémoire non post-consciente (m non-e).
    A la demande de la direction volontaire, il construit la géométrie de la grille qu'il range dans la catégorie des formes régulières, et la relie à sa neuvième forme de complémentarité. Puis toujours sollicité par la volontaire, il associe des chiffres à cette forme qui devient une grille de contenant de chiffres, pour l'instant vide de sens (autre que des signes vaguement reliés à des nombres)
    Dans un troisième temps la volontaire lui demande d’associer du sens à ces contenants de chiffres, ce qu’il fait. Cette grille devient une grille de contenant de sens arbitraires, donc au début relativement stérile, mais compte tenu de sa structure et à mesure qu’il la charge, il la fait progresser jusqu’à l’état qui déclenche sa modalité GEST pour une restructuration de la mémoire. Il crée des liens qui transforment cette grille stérile en grille active, donc validée pour bénéficier de l’effet ‘’boule de neige’’ par distribution associative (2/DiU). Dès lors, elle devient un élément majeur de distinction et de différenciation, puisqu’elle concerne directement nos fonctions mentales, jusqu’à devenir le support de la représentation multipolaire, et ancrer la multipolarité et la décentration qu’elle implique. 
    Chaque opération mentale sera alors perçue non plus isolément mais reliée à cette grille, avec comme en filigrane sa présence diffuse en mémoire, l’intégrant dans un contexte multipolaire et enrichissant l’anespace sensible de la fonction volontaire.

Quelques remarques concernant l’analytique[modifier | modifier le wikicode]

    L'analytique n'est pas une théorie logique, mais une fonction qui traite du sens. Il n'obéit pas à la logique bivalente mais à d'autres règles formelles, en particulier :
    • Il ignore les valeurs négatives. Quand il distingue une chose, elle est présente, et quand il descend son échelle de flou, il bute sur l'indistinction. Derrière ou plus bas il n'y a rien, sinon l'absence. 
    • La négation du sens, il ne sait pas ce que c'est, sinon la négation de l'existence du sens, son inexistence.
    • Il ne peut opérer la double négation. Si la négation de la présence est de l'absence, la négation de l'absence est toujours de l'absence. L'absence de l'absence n'est pas une présence mais toujours rien.
    • Le concept d'un concept est indistinct du même concept.
    • Il ne peut pas détruire du sens, il ne peut que confondre une duplication de sens avec son original. Son pouvoir opératif de distinction n'est pas réversible.
    • Il ne peut pas répartir quelque chose sur rien, donc pas diviser par zéro, ni associer rien à quelque chose.
    Ses propositions ne sont pas nécessairement utiles ou raisonnables. Il ne juge pas ce qu'il produit, c'est au jugement arbitraire de juger ce qui est exploitable ou non. Il n'a pas d'intention, n'affirme rien comme vrai, ne nie rien comme faux, sinon ce qui est ou non conforme aux propriétés de ses structures. 
    Il ne répond pas nécessairement aux demandes des autres fonctions mentales, soit qu'il ne dispose pas des éléments indispensables pour répondre, soit que la forme de la demande n'est pas correcte.