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Conditions et revendications féminines dans la France du XIXème siècle (1804-1914)/...un paradoxe qui entraîne des revendications pour l'émancipation.

Leçons de niveau 9
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...un paradoxe qui entraîne des revendications pour l'émancipation.[modifier | modifier le wikicode]

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...un paradoxe qui entraîne des revendications pour l'émancipation.
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Chapitre no 3
Leçon : Conditions et revendications féminines dans la France du XIXème siècle (1804-1914)
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Revendications et modes d'action féministes[modifier | modifier le wikicode]

Les principales revendications des femmes portent sur :

  • Une égalité dans la société (égalité critique homme-femme)
  • Un accès au droit de vote (droits politiques)
  • Des meilleures conditions de travail
  • Une égalité salariale.

Interview sur Marie Curie, une figure du combat féministe[modifier | modifier le wikicode]

Aujourd’hui, la rédaction du journal « Le Petit Rennais » présente une figure inspirante et féministe, qui a révolutionné la science, une icône, un emblème : MarieCurie. Nous l’avons interrogée sur son passé et sur son importance dans la société. Voici l’interview :

Journaliste : Bonjour Marie Curie. Je vais vous poser quelques questions, vous êtes d’accord ?

Marie Curie : Bien sûr, allez-y.

Enfance

Journaliste: Merci beaucoup. Commençons… Où et comment avez-vous passé votre enfance ?

Marie Curie : Je suis née le 7 novembre 1867 à Varsovie, en Pologne. Pendant mon enfance, j'ai grandi dans un milieu social modeste. Mon père, Władysław Skłodowski, était professeur de physique et de mathématiques, tandis que ma mère, Bronisława Skłodowska, était institutrice dans une pension pour filles.  J’ai grandi sous la domination de l’empire russe alors dirigé par le tsar Alexandre II.

Études

Journaliste : Pourquoi avez-vous  immigré vers la France ?

Marie Curie : J'ai immigré en France, et plus particulièrement à Paris afin de poursuivre mes études et ma carrière scientifique. En effet, après avoir terminé mes études secondaires dans mon pays natal, je me suis rendu compte que les perspectives pour les femmes en matière d'éducation et de recherche scientifique étaient limitées. Ainsi, je me suis engagée comme gouvernante et j’ai économisé de l’argent pour financer les études de ma sœur en France. En contrepartie, une fois Bronisława devenue médecin, elle a payé mes études à Paris.

Journaliste : Pourquoi avez-vous changé votre nom ?

Marie Curie : Après mon mariage avec Pierre, m’étant naturalisée française, j’ai décidé de changer mon nom en Marie Skłodowska-Curie, la raison étant que je souhaitais conserver une partie de mes racines polonaises.

Famille

Journaliste : Je comprends… vous teniez à vos origines. D’ailleurs, quels rapports avez-vous avec votre famille ?

Marie Curie : J'ai quatre sœurs et un frère. Ma famille joue un rôle crucial dans ma vie. Leur soutien, leur amour et leurs encouragements ont été des éléments essentiels pour mes réalisations scientifiques.

Journaliste : Quelle relation aviez-vous avec Pierre Curie et quand l’aviez-vous rencontré ?

Marie Curie : J’ai rencontré Pierre pour la première fois au printemps 1894, par le biais d’un ami physicien polonais. Nous sommes devenus mari et femme le 26 juillet de l’année suivante.

Revendications féministes

Journaliste : Quelles actions avez-vous faites pour l’égalité hommes femmes ?

Marie Curie : Personnellement, je n’ai pas manifesté ouvertement mes opinions concernant l’égalité entre les hommes et les femmes mais mes découvertes révolutionnaires dans un domaine réservé avant moi aux seuls représentants du sexe masculin est en soi une preuve de ma pensée. Je sais quel symbole je représente pour la lutte des femmes pour leur accession aux métiers exercés par les hommes.

Distinctions

Journaliste : Cela a dû être révolutionnaire, surtout pour une femme, toutes ces innovations scientifiques ! C’est en partie grâce à ces découvertes que vous avez reçu de nombreux prix, n’est-ce pas ?

Marie Curie : C’est cela. J’ai reçu de nombreuses distinctions, notamment des prix Nobel. Je suis d’ailleurs la première femme à avoir gagné deux prix Nobel. J’en ai reçu un en physique en 1903 et l’autre était en chimie, en 1911. En 1903 également, j’ai été lauréate de la médaille Davy pour mes travaux sur le radium.

Journaliste : Vous devez en être très fière. Mais puisque vous mentionnez vos travaux, en quoi consistaient-ils exactement ?

Marie Curie : Mes recherches ont porté sur la radioactivité, incluant l'isolement du polonium et du radium, l'étude des propriétés de la radioactivité et l'application médicale de cette dernière. Celles-ci ont été présentés à l’Académie des sciences le 12 avril 1898. Mes  travaux ont ouvert de nouvelles voies scientifiques.

Journaliste : J’y pense, pourquoi avez-vous choisi la science comme profession ?

Marie Curie : Parce que j’en avais envie, parce que j’aimais la recherche.

Les femmes, mineures dans la société

Journaliste : Vous êtes passionnée ! Cela n’a vraiment pas dû être facile, d’être une femme, dans cette société… Quelles ont été les plus grandes difficultés que vous avez rencontrées au cours de votre carrière, du seul fait que vous étiez une femme ?  

Marie Curie : La vie n’est facile pour aucun de nous. Mais qu’importe ce que la vie nous réserve, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l’atteindre coûte que coûte. J’ai appris que la voie du progrès n’était ni rapide, ni facile… et pour les femmes, cela était plus difficile encore. Vous rendez-vous compte, l’Académie des sciences française n’avait transmis au comité  Nobel que les noms d’Henri Becquerel et de mon mari ! Celui-ci a dû intervenir afin que mon propre nom soit ajouté dans leurs archives du prix Nobel de physique !

Journaliste : Ainsi, vous avez travaillé avec le physicien français Henri Becquerel ?

Marie Curie : Non, le prix a simplement été partagé entre monsieur Becquerel, mon mari et moi. Nous avons tous les trois découvert et effectué des recherches sur le phénomène des radiations.

Journaliste : Et bien, je vous admire ! Mais je pense que je vous ai assez accaparée comme cela. Merci de votre attention, madame Curie.

Marie Curie : C’était avec grand plaisir.

Conclusion

L’interview de cette grande chercheuse Marie Curie est terminée. Nous pouvons conclure que malgré toutes les difficultés rencontrées, cette femme exceptionnelle est l’une des premières à avoir réussi à s’imposer dans ce monde où les femmes doivent se battre pour gagner leur place.

Sources de l'interview[modifier | modifier le wikicode]

[1] WordPress

[2] Institut Curie

[3] Wikipedia

Trace écrite[modifier | modifier le wikicode]

Les grandes figures engagées pour le combat féministe sont majoritairement issues de la bourgeoisie et des milieux intellectuels. Les autres femmes peuvent elles aussi avoir recours à des voies légalistes comme des manifestations pour revendiquer leurs droits. Cependant, beaucoup ne sont pas engagées civiquement.

Progrès, acquis et limites persistantes du combat féministe[modifier | modifier le wikicode]

Grâce aux combats féministes principalement, des avancées féministes sont réalisées, des progrès vers le suffrage. Cependant, des limites persistent. La loi Jules Ferry par exemple (1881-1882) instaure l'instruction primaire gratuite, obligatoire et laïque pour tous les enfants jusqu'à 13 ans, filles comme garçons. Par contre, peu de femmes vont à l'université. En 1965, le Parlement fait gagner aux femmes des droits civiques et en 1882, le travail féminin est réglementé à 11 heures par jour et interdit la nuit. Mais les emplois féminins restent peu qualifiés.

Trace écrite[modifier | modifier le wikicode]

Le XIXème siècle est marqué par une pluralité de situations féminines et par des revendications vers une lente émancipation des femmes. Si des progrès sociaux sont à relever, notamment concernant les conditions de travail des femmes, les acquis politiques doivent cependant attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'égalité salariale reste quant à elle encore l'une des principales revendications féministes.