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Clarinette/Annexe/Clarinette et santé

Leçons de niveau avancé
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Clarinette et santé
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Annexe 2
Leçon : Clarinette

Annexe de niveau avancé.

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Des troubles respiratoires peuvent apparaitre par la pratique de la clarinette (comme tous les instruments à vent). On observe, par exemple, l'infection du poumon, la pneumopathie d'hypersensibilité, le pneumomédiastin, l'asthme, ...

La pollution provient en particulier du bec et de l'anche. Si la quantité de bactéries semble diminuer après 72 H, l’exposition aux champignons et la contamination par les levures peuvent provoquer des problèmes de santé à plus long terme.


Contamination fongique

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Une contamination fongique est courante dans les instruments à vent. Ceci peut provoquer une sensibilisation significative du clarinettiste à ces champignons.

Les instruments à vent sont considérés comme cause, de plus en plus souvent signalée, de pneumopathie d'hypersensibilité. L'exposition répétée à ces champignons chez des personnes sensibles entraîne cette hypersensibilité pneumonite.

La pneumopathie d'hypersensibilité est probablement causé par l’inhalation de micro-organismes, principalement des champignons, qui contaminent l'anche et le bec. Il est donc important de passer un chiffon dans la clarinette pour la sécher après avoir joué car ceci limite la propagation de champignons (bien nettoyer le bec). Il faut aussi éviter de faire tremper le roseau dans une eau qui aurait stagné trop longtemps.


Un article publié dans Science of the Total Environment étudie la pollution des instruments à vent. Sur les 40 musiciens étudiés dans la région Grand-Est (France), on a trouvé 95% des instrument à vent colonisés par des champignons, principalement par Phoma spp., Penicillium spp. et Rhodotorula mucilaginosa.

  • Phoma est un genre de champignons du sol communs qui comprend de nombreuses espèces phytopathogènes.
  • Penicillium spp. est donné à un genre de champignons imparfaits.
  • Rhodotorula est un genre de levures pigmentées unicellulaires
Culture de Rhodotorula mucilaginosa


  • Thibaud Soumagne, Gabriel Reboux, Flora Metzger, Sandrine Roussel, Annick Lefebvre, Emmanuelle Penven, Paul De Vuyst, Isabelle Thaon, Jean-Charles Dalphina , Fungal contamination of wind instruments: Immunological and clinical consequences for musicians , Science of the Total Environment , 646 , p. 727–734 (2019)

La clarinette et la Covid19

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Les instruments à vent pourraient être un potentiel vecteur de propagation du coronavirus puisqu'il faut souffler de l’air avec une certaine pression dans l'instrument. En mai 2020, il est conseillé de respecter une distanciation sociale entre 3 et 5 mètres (parfois jusqu'à 12 mètres) pour les instruments à vent.

En fait, seules de petites quantités d’air par unité de temps s’écoulent réellement du pavillon des instruments à vent. La formation d’une eau de condensation à partir de l’air expiré dans l’instrument peut être aussi une source de propagation potentielle du virus.

1) Dans une étude faite en mai 2020, l’Orchestre Symphonique de Bamberg (Allemagne) indique que les instruments à vent contribueraient peu à la propagation dans l’air des aérosols porteurs du virus.

Le flux d’air a été rendu visible grâce à des fumigènes. On a alors mesuré les débits d’air qui s’échappent des instruments et on n' observe pratiquement aucun flux d’air.

On ne peut pratiquement mesurer aucun mouvement d’air avec les trombones, trompettes, cors, bassons, clarinettes et hautbois.

Il semble donc que jouer d’un instrument à vent ne libère pratiquement pas d’aérosols. En effet, c'est uniquement la vibration de la colonne d’air de l’instrument qui produit le son. Le flux d’air dans l’instrument est faible et peu d’air est libéré par l’instrument dans l’environnement.

2) Une enquête médicale faite à l’Hôpital Saint-Vincent de Lille en mai 2020 tente d’établir les risques liés à la pratique des instruments à vent en période de pandémie.