Leçons de niveau 18

Analytique 2/Représentations

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Représentations
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Chapitre no 18
Leçon : Analytique 2
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Interprétation des représentations de l’analytique[modifier | modifier le wikicode]

    En accumulant en mémoire les expériences conscientes qu’il structure grâce à ses moyens (modalités, opérateurs, formes élémentaires, etc…) 2/ conceptualise : dès qu’un élément p2e est reconnu pour avoir déjà été vécu, se forme un concept de catégorie cp2 en mémoire accessible des p2 post-e, concept que 2/ a créé en conscience et qui dès lors peut faire l’objet d’une expérience consciente. C’est le cercle vertueux entre conscience et mémoire accessible résultant d’un pouvoir opératif de l’analytique. A force de structurer et de cumuler ces mêmes concepts 2/ crée des concepts de plus en plus complexes, des tableaux de sens qui aboutissent à des représentations du monde extérieur, de son monde mental et de lui-même de plus en plus sophistiquées qui accroissent son pouvoir de structuration. Il crée d’autant plus de représentations que la fonction volontaire en est friande parce qu’elles enrichissent ses critères de décision, la rende plus efficace, qu’elle en est consciente par 7j et comme elle est volontaire, naturellement elle en redemande toujours plus.
    Le bonobo comme le perroquet conceptualisent les fruits qu’ils mangent et leur environnement et avant eux d’autres animaux le font. Ils savent compter  jusqu’à  un  certain  point, ils sont une meilleure mémoire immédiate que nous-mêmes, mais ils ne sont pas conscients de conceptualiser (du moins, ils ne nous le montrent pas), nous oui. Aussi nos représentations s’enrichissent de celles de ce même pouvoir de conceptualiser, du pouvoir opératif de l’analytique, de la nature de ses produits p2, il se révèle à lui-même à la fois son pouvoir analytique et ses produits tels qu’ils existent en lui-même, mais il ne révèle pas tout de lui-même.
    2/ opère en pré-conscience, c’est-à-dire hors de toute conscience, et il ne livre pas en conscience toutes ses opérations et tous ses produits, en particulier toute sa réalité architecturale qu’il ne cesse de construire. Les produits qu’il ne livre pas et qu’il charge de p8 en les produisant, parce qu’ils sont chargés restent en mémoire sans passer par la conscience et constituent une mémoire non post-e, c’est-à-dire une mémoire des produits qui n’ont pas été conscients. Mais livrés ou pas livrés, ces produits ont la même nature, ce sont des p2, et il les a produits avec son même pouvoir opératif parce qu’il n’en a pas d’autres. Toutes ses opérations, conscientes ou non utilisent ses mêmes opérateurs logiques, valeurs logiques, modèles élémentaires, parce qu’il n’en a pas d’autres.
    En conceptualisant son propre pouvoir opératif, ses propres opérateurs, ses modèles formels, tels qu’ils apparaissent dans ses opérations  conscientes  et  leurs produits, il construit des concepts complexes qui aboutissent à la représentation de ses propres opérations, qui conscientes ou non sont les mêmes, et parce qu’elles sont les mêmes, il conceptualise aussi ses opérations non conscientes et leurs produits, les p2 non post-e donc sa réalité architecturale qu’il ne cesse de construire, qui aboutit à une représentation de sa mémoire inaccessible et sa propre réalité architecturale telle que l’AGP, l’AFM, le TGM.
    La différence de cette représentation de lui-même et ses représentations du monde, c’est que le monde n’appartient pas à sa nature, alors que lui-même appartient à sa propre nature et que le concept d’un concept reste non seulement un concept mais reste identique à lui-même. Donc cette représentation de lui-même est identique à sa propre nature, à ses propres p2, cp2, ap2, si elle est faillible l’erreur ne se situe pas dans la nature même du sens, d’un concept, d’une architecture mais uniquement dans la forme de cette architecture. Le contenu quand il existe est bon mais l’architecture est souvent mauvaise et perfectible. Dans une représentation telle que l’AGP, le contenu est donc bon même s’il reste incomplet parce que 2 n’a pas nécessairement conceptualisé tous ses moyens, mais l’architecture peut être mauvaise, sa réalité beaucoup plus complexe, mais même plus complexe elle reste une architecture. Donc même si les choses ne sont pas tout à fait à leur place, et les concepts plus complexes, parce que le sens reste du sens, ces représentations de la réalité de l’analytique possèdent une efficacité pratique, de même qu’avec une mauvaise arbalète on peut atteindre une cible.