Amphitryon/Acte II scène 1, commentaire no 1

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Acte II scène 1, commentaire no 1
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Chapitre no 2
Leçon : Amphitryon
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Introduction[modifier | modifier le wikicode]

Molière est un dramaturge et un comédien français de la seconde moitié du XVIIe siècle. Il devient l'auteur favori de Louis XIV et occupe une place emblématique dans la culture française et francophone. Il a écrit la comédie Amphitryon en 1668 pendant le premier mouvement de l’époque : le classicisme. Cette pièce en trois actes, adaptée d'une pièce du même nom par Plaute qui était inspirée par le mythe grec, est publié après l'interdiction du Tartuffe il y a quatre ans et évoque le thème de l'illusion au théâtre ainsi que la relation entre les deux classes sociales : les valets et leurs maitres, un parallèle de la société de l'Ancien Régime. Dans cet extrait, Sosie et Amphitryon sont le valet et le maître respectivement. Dans cette dialogue, Sosie tente de convaincre Amphitryon de la situation exceptionnelle.

Question possibles[modifier | modifier le wikicode]

  • Où réside l’intérêt de ce dialogue entre maître et valet ?

Une relation traditionnelle[modifier | modifier le wikicode]

Des types comiques bien identifiées[modifier | modifier le wikicode]

Tout d'abord, ils sont des types comiques bien identifiées. Amphitryon joue le rôle d'un maitre autoritaire, grâce à son usage des phrases expressives et courtes qui amplifient son pensée et son comportement dans une réplique brève. Par exemple, « Quels contes ! » est constitué du fait que Sosie raconte des histoires fausses et du point d'exclamation. « Ce galimatias maudit ? » est une autre exemple, elle est une phrase interrogative courte qui doute la validité de l’histoire de Sosie de manière péjorative. Une autre source d'autorité est l'abondance des phrases impératives dans le texte comme « mais dis » et « explique-toi ». En effet, ce premier est un ordre donné par Amphitryon qui caractérise sa position de pouvoir dans cette dialogue. L'injonction du subjonctif est aussi une exemple qui énonce un ordre comme « Te confondre le Ciel de me parler ainsi ! » qui remporte l'idée qu'Amphitryon souhaite du malheur à Sosie par intervention divine et donc la légitimité de son autorité. Tous ces éléments sont amplifiés par le vocabulaire péjoratif présent dans le texte qui rappelle l'inferiorité de Sosie face à Amphitryon comme : « galimatias maudit », « méchante plaisanterie », « souffrir », « repaisse », « confonde » et « maraud ».

En revanche, Sosie joue le rôle d'un valet poltron et souffre-douleur qui est caractérisé par le champ lexical du bastonnade comme le vers « mon dos sent encore une douleur très forte » ainsi que le verbe « a battu » conjointement au terme « bâton » qui forme un polyptote, renforçant l'idée qu'il est faible et vulnérable face à son maitre. De plus, le pronom personnel « moi » du vers « Je ne l'ai pas cru, moi […] » construit un polysémie du personnage de Sosie et et son double, démontrant qu'il est impuissant dans la situation présente.

Il existe aussi un rapport de force à priori sans surprise entre Amphitryon et Sosie. En effet, l'usage des négations comme « non » éloigne ces deux personnages en les caractérisant avec des attitudes et des opinions différente. Le même idée est démontré par la présence des antithèses dans le texte.

En outre, Amphitryon tente de faire chanter Sosie pour qu'il reçoit une conclusion irréfutable. La phrase « Te confonde le ciel de me parler ainsi ! » est exclamative pour mettre en valeur son émotion et le verbe « confondre » est conjugué au subjonctif pour

La domination du valet[modifier | modifier le wikicode]

Dans la dialogue, le valet domine la parole en utilisant la répartie avec des reprises lexicales comme « Le moyen d'en rien croire, à moins qu'être insensé ? » avec « Je ne l’ai pas cru, moi, sans une peine extrême. ». Sosie riposte la réplique d'Amphitryon en employant le même vocabulaire que lui comme « croire » avec « cru » pour créer une réponse directe et effective à son maitre et démontrer que Sosie est capable de se défendre dans une dispute animée. Le même effet est transmis par les vers « Mais enfin n’es-tu pas entré dans la maison ? » avec « Bon, entré ! Hé ! de quelle sorte ? » en répétant le participe passé « entré » pour mettre en valeur et réfuter la nature du terme.

De plus, l'abondance des répliques brèves de Sosie soulignent le fait qu'il est maitre-de-lui et déterminé, comme « Vraiment ! », « Moi. » et « Non. ».

Les références au réel justifient aussi les arguments de Sosie car ils mettent en lumière la réalité de la situation. Ils peuvent être constitué par l'usage du présent d'énonciation pour présenter les faits qui se déroulent au moment où Sosie les exprime, comme par exemple « mon dos sent encore une douleur », « ce ne sont point des badinages », « le moi qui vous parle » et « vous dis-je ». Les présentatifs évoquent aussi cet effet, par exemple : « c’est » et « il y a ».

Finalement, l'insolence du valet valide sa domination sur la dialogue, créant un dynamique inversé entre le maitre et son valet qui est un caractéristique crucial d'une comédie classique de ce thème. L'usage du langage familier comme « Bon, entré ! Hé ! » démontre le manque de respect de Sosie en diminuant la qualité de sa parole qui est normalement désigné à quelqu'un inférieur à lui. La question rhétorique dans le vers « Faut-il répéter vingt fois de même sorte ? » conjointement à l’hyperbole « vingt fois » renforce la domination de Sosie en impliquant qu'Amphitryon ne comprends pas la complexité de la situation et donc présente un signe de faiblesse face à son valet.

Une situation exceptionnelle[modifier | modifier le wikicode]

Des faits incroyables : le dédoublement[modifier | modifier le wikicode]

En premier temps, la variation sur la construction du terme « moi » décrit une compréhension confuse de la situation exceptionnelle du dédoublement. Sosie emploie le pronom personnel à la première personne comme « je » et « moi » pour désigner lui-même mais il l'utilise aussi le nom commun à la troisième personne comme « ce moi », « ces deux moi » et « le moi du logis » pour désigner son double, descrivant une série d'événement déroutants à Amphitryon. L'usage de dénombrement pour désigner, ce qui est sensé être, une seule identité crée une illusion de la réalité devant Amphitryon.

Le décalage d'apparence et de vérité univoque est évident dans la dialogue entre Amphitryon et Sosie. Par exemple, les outils d'opposition comme « non » et « mais » dénote la division de ce que les personnages percoivent comme la vérité. De plus, les antithèses entre leurs répliques comme

La confusion du discours de Sosie[modifier | modifier le wikicode]

Le surnaturel prend le pouvoir[modifier | modifier le wikicode]

Conclusion[modifier | modifier le wikicode]

L'intérêt de cette dialogue réside dans la relation traditionelle entre le maitre et le valet qui sont des types comiques bien identifiées, et le comique de cette scène est aussi trouvé avec la domination du valet. La dialogue affiche surtout une situation exceptionelle pour ses personnages, avec des faits incroyables du dédoublement ainsi que la confusion du discours de Sosie où le surnaturel prend le pouvoir.