Leçons de niveau 10

Acide nucléique/Condensation de l'ADN

Une page de Wikiversité.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Début de la boite de navigation du chapitre
Condensation de l'ADN
Icône de la faculté
Chapitre no 3
Leçon : Acide nucléique
Chap. préc. :Composition et structure
Chap. suiv. :Chromosome et caryotype
fin de la boite de navigation du chapitre
Icon falscher Titel.svg
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Acide nucléique : Condensation de l'ADN
Acide nucléique/Condensation de l'ADN
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

Condensation partielle de l'ADN[modifier | modifier le wikicode]

Hors de la période de divison, l'ADN n'intervient que dans l’expression des gènes notamment dans la synthèse des protides.

Pour la « copie » du code par l'ARNm, l'ADN s'ouvre par des niveaux de désenroulement qui provoquent de part et d’autre d'eux des surenroulements. Les parties des molécules d'ADN (ou nucléofilaments) souvent « copiées » restent sous la forme d'une double hélice (filamenteuse), alors que les parties non utilisées sont surenroulées. Ce surenroulement est un exemple de condensation de l'ADN.

Au cours de la vie de la cellule, les parties surenroulées se retrouvent concentrées en périphérie du noyau : cela augmente la densité de la chromatine (ensemble des nucléofilaments) en périphérie nucléique, la rendant perceptible au microscope à fort grossissement : cette chromatide plus dense et granuleuse est la métachromatine.

Le reste de la chromatine filamenteuse moins dense et plus centrale dans le noyau est l’euchromatine.

Formation des chromosomes[modifier | modifier le wikicode]

Condensation de l'ADN lors de la formation d'un chromosome

Lors de la formation des chromosomes, une condensation poussée de l'ADN a lieu. Les molécules d'ADN sont très longues par rapport au volume du noyau voire de la cellule qui les contient. Leur distribution au cours de la division provoquerait, si elles restaient dans un état non condensé, des nœuds voire des ruptures. Le chromosome se présente comme une pelote d'ADN évitant alors ce type de problème.

Les molécules se condensent après la duplication : on a donc des couples de molécules d'ADN issus chacun de la duplication d'une molécule d'ADN initiale. Chacun des couples sera à l'origine d'un chromosome indiquant que la condensation des deux ADN d'un couple s'effectue de façon dépendante.

Chaque molécule d'ADN (une double hélice) s'enroule sur elle-même pour former un filament plus épais mais déjà beaucoup plus court. Chacun forme des disques protidiques sur lesquels il s'enroule et en même temps les disques protidiques s'accollent pour former le squelette protidique du chromosome : cela donne un bâtonnet encore plus épais et plus court. En fait les deux molécules d'ADN d'un couple participent à l'élaboration d'un même squelette protidique qui montrera deux parties symétriques reliées entre elles par un centromère. Chaque molécule d'ADN du couple s'enroule sur l'une des parties symétriques de ce squelette protidique du chromosome qu'elle construit au fur et à mesure de son enroulement.

C'est ainsi que se forme un chromosome avec sur chacune de ses parties symétriques une molécule d'ADN. Comme les deux molécules d'ADN enroulées en un chromosome sont les produits d'une même duplication, les deux parties du chromosome sont identiques.