Recherche:Trilogie pour un monde juste et sain/Une humanité en crise

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Une humanité en crise
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Chapitre no 1
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Chap. suiv. : Une crise de la gouvernance

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La crise[modifier | modifier le wikicode]

Notre humanité est plongée dans une crise éthique, écologique, économique et politique (Convivialistes 2013, p. 17) dont l'origine semble être l'expansion et la généralisation d'un modèle de société dans lequel les êtres humains marchandent le monde dans une quête infinie de pouvoir et d'enrichissement personnel.

« La croyance au progrès nous habite au point qu’il est inconcevable de ne pas aller de l'avant. Ainsi nous sommes embarqués sur un bolide qui semble ne plus avoir ni marche arrière, ni frein, ni conducteur. Son moteur ? La mondialisation libérale. Son but ? La marchandisation du monde. » (Goldsmith et Mander 2001, p. Quatrième de couverture)

Dans cette marchandisation, l'argent, la propriété privée, et l'égocentrisme deviennent les symboles universels de réussite.

Carte du monde 1689
« En quelques années, tout change. Face à l'afflux des touristes qui dépensent des sommes inimaginables, face aux images factices que déverse la télévision, les ladakhis se découvrent soudain pauvres et honteux. Les solidarités traditionnelles s'écroulent. La fascination des modèles de réussite à l'occidentale joue à plein pour faire naître des rivalités entre générations, entre paysans "arriérés" et citadins "évolués" [...] Cerise sur la gâteau, une éducation complètement décalée finit le travail de sape sur une population désormais complexée, en voie de clochardisation. » (Aubin 2006, p. 149)
« La mondialisation ne serait-elle qu'une nouvelle phase du néocolonialisme ? Les relations culture-globalisation ne pourraient-elles être que morganatiques ? » (Cornu et Mezghani 2005, p. 13)

Chose plus alarmante encore, la diversité de la vie sur terre diminue au même titre de la diversité culturelle.

« La diversité biologique est inégalement répartie sur la planète. Le Nord, plus pauvre du point de vue biologique, a dilapidé, avec le temps, ses réserves de diversité biologique alors que le Sud, beaucoup plus riche, possède encore de bonne réserves. La conservation de la diversité biologique est donc un fardeau plus lourd à porter pour le Sud en un temps où l’utilisation des ressources biologiques a acquis une importance primordiale pour le développement des pays concernés. [...] De tous les impacts subis pas l'environnement, celui que les génération futures pourraient le plus nous reprocher, c’est la perte de diversité biologique, notamment parce que, pour l'essentiel, la disparition des espèces par exemple, elle est irréversible. » (Glowka 1996, p. 1)
« La question de la fragilisation de la diversité des cultures à l’échelle planétaire s’est récemment imposée comme l’un des enjeux les plus préoccupants de notre époque. La ratification, l’automne dernier, d’une convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles par tous les pays membres de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), à l’exception des États-Unis et d’Israël, témoigne de l’intérêt dont jouit actuellement cette question. » (Parenteau 2007, p. 133)

L'argent[modifier | modifier le wikicode]

L'argent plus justement appelé monnaie fut créé dans le but de simplifier et sécuriser les échanges commerciaux.

« C'est l'échange qui fait naître la monnaie, dont le rôle est de faciliter la connaissance et la circulation des droits. La monnaie facilite les transferts de droits de propriété dans le temps et entre des échangeurs qui peuvent être très nombreux. La monnaie est inséparable de l'échange, donc de la spécification des droits de propriété : il y a échange parce que l’on reconnaît les droits de propriété de chaque échangiste sur ce qu’il transmet à autrui. En l'absence de cette définition et de cette reconnaissance des droits de propriété, les transferts de richesses seraient arbitraires, ils résulteraient probablement du seul usage de la contrainte. » (Salin 1990, p. 45 & 46)

Malheureusement, ce qui n'était qu'un moyen d'échange, est devenu aujourd’hui un outil de spéculation et de manipulation.

Monnaie métallique et coquillage dans deux mains
« Dans une situation économique donnée, les possibilités de production pouvant être entreprises sont limitées par la quantité de biens du capital disponible. Les méthodes de détours de production ne peuvent être adoptées que dans la mesure où les moyens de subsistance existent et permettent de subvenir aux besoins des travailleurs pendant toute la période de l’allongement du processus. Tous les projets pour lesquels les moyens ne sont pas disponibles doivent être abandonnés, y compris ceux qui semblent « techniquement » faisables — si l’on ne tient pas compte de l’offre en capital. Toutefois de telles entreprises semblent sur le moment, à cause du taux d’emprunt inférieur proposé par les banques, être rentables et sont par conséquent lancées. Mais les ressources existantes sont insuffisantes. Tôt ou tard ceci doit se manifester. Il apparaît alors que la production s’est égarée, que l’on avait fait des plans dépassant les moyens disponibles, que la spéculation, c’est-à-dire l’activité tournée vers l’approvisionnement en biens futurs, s’est fourvoyée. » (von Mises 2011, p. 91)
« Aux États-Unis, experts, économistes, journalistes accusent la Réserve Fédérale de ne pas avoir vu, à plusieurs reprises, monter les dangers, et d’avoir ainsi laissé se développer des situations de bulle d’endettement et de spéculation, préludes à des crises graves. Dans la zone euro, l’opinion s’est retournée depuis dix-huit mois. Deux enquêtes, faites en décembre 2006, ont montré que 54 % des Allemands pensaient qu’il « faudrait revenir au mark » et que 52 % des Français trouvaient que « l’euro est une mauvaise chose ». Il n’en a pas fallu plus pour que certains se mettent à annoncer la fin de l’euro. Nous n’en sommes pas là, et la sortie de l’euro serait un processus épouvantablement coûteux. Mais le fait est là : la légitimité de l’euro et la « respectabilité » de la Réserve Fédérale sont entamées. » (Artus 2007, p. 9 & 10 du pdf)

Ainsi, de nos jours, la masse monétaire mondiale est constituée de 10% d’argent liquide pour 90% de chiffres informatiques. Les 10 % de monnaies fiduciaires sont créé par les banques d'états tandis que les 90 % monnaies scripturales par les banques commerciales privées grâce au crédit qu’elles accordent et l’effet multiplicateur qui en découle. En Europe le système de réserves fractionnaires est de 1%, soit une obligation pour les banques commerciales de déposer sur un compte de la banque centrale 1% de la totalité de l’argent qu'elle crée. « Une affaire rentable » (Holbecq et Derudder 2011) qui tourne au profit des actionnaires des banques commerciales privées. D'autant plus rentable que et depuis le traité sur l'Union européenne de 1992, les nations européennes se voient elles aussi obligées de s’adresser aux banques commerciales pour subvenir à leur besoin d'argent.

Si la logique système de création monétaire est difficile à saisir, ses conséquences par contre, sont tout à fait transparentes.

Pièces et billets de banque européens
« il y a une quarantaine d'années, l’État français n'était pas endetté, à l'instar de la plupart des autres nations, d'ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1600 milliards d’euros ! » (Holbecq et Derudder 2011)
« En cinq ans, la dette publique de la Belgique a augmenté de 100 milliards d’euros, en partie du fait du sauvetage des banques. [...] Chaque année, la Belgique rembourse 31 milliards d’euros en capital et 12 milliards d’intérêts (chiffres 2011) pour la dette [Soit 530 € par mois pour les 6 765 590 belges âgées entre 18 et 64 ans (Portail Belgium.be)], et ce point n’est jamais remis en question, comme s’il ne pouvait l’être. » Or la dette publique belge fédérale atteint aujourd’hui 346 milliards d’euros, soit 97 % du PIB (produit intérieur brut) et 382 milliards d’euros tous niveaux de pouvoir confondus (chiffres 2012). Elle est détenue à 97 % par de grandes institutions financières, banques et compagnies d’assurances. Et, pour moitié, elle appartient à des investisseurs étrangers. »[1]
« Dans le contexte de la crise économique mondiale, ce rapport fait valoir que l'urgence de politiques équitables n’a jamais été aussi grande. En particulier, les tendances actuelles en matière d’emploi, les prix élevés des denrées alimentaires et du carburant ainsi que la contraction des dépenses publiques, indiquent que les inégalités sont susceptibles d’être exacerbées en 2011. Le rapport conclut en appelant à une action politique urgente aux niveaux national et international pour assurer une “Reprise pour Tous”, et faire remonter les revenus du milliard d’en bas. » (Ortiz et Cummins 2012, p. i)

Le « milliard d’en bas » de la population humaine doit certainement être constitué des personnes qui dépensent le peu d’argent qu’elles gagnent au jour le jour, juste pour pouvoir acheter de quoi survivre.

« Nordeste du Brésil, Sertão de Bahia, 2006 : la femme, le mari et les deux enfants scolarisés. Ils ont peu de ressources financières, souvent pas assez à manger, et vivent au jour le jour. Leur revenu per capita est inférieur à 1,50 € par jour. » (Mailleux 2007, p. 23)

Sans comparaison possible, les ménages occidentaux, sont aussi exposés à de mauvaises perspectives.

« Les grandes lignes des perspectives financières à court terme des ménages pourraient être les suivantes : salaires en stagnation, voire en baisse, faible probabilité de combler le manque à gagner grâce à des hausses de revenus d’autres sources, lenteur du processus de reconstruction du patrimoine financier, grande incertitude concernant les changements possibles de la valeur des actifs résidentiels, et augmentation du fardeau de la dette réelle. » (CGA 2009, p. 74)
Salon de la bourse de New York

La monnaie virtuelle qui nous fait vivre (Serval et Tranié 2011) est aussi un moyen pour les plus riches d'acquérir du pouvoir au travers l'acquisition de services ou de ressources vital aux populations.

« Aujourd'hui, un milliard et demi de personnes n'ont pas accès à une eau saine et propre ; chaque année, plus de 5 millions meurent de maladies liées à la mauvaise qualité de l'eau. L'agriculture consomme 70 % de l'eau douce mondiale, l’industrie 20 %, les ménages seulement 10 %, et la quantité d'eau douce disponible ne représente que o,5 % de la totalité de l'eau de la planète ... En dépit de ces statistiques alarmantes, l'humanité, réticente à modifier ses pratiques, continue à polluer, détourner et épuiser inconsidérément les réserves. Plus grave, les institutions internationales - la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l'Organisation mondiale du commerce - préconisent la privatisation et la marchandisation de cette ressource. » (Barlow et Clarke 2007)
« Nous devons à l'essor sans précédent de la finance d’avoir progressivement perdu le contrôle sur nos vies. Ce n’est pas pour rien que Joseph Stiglitz, Nobel d’économie en 2011, s’interroge pour savoir si la vie d'un individu aujourd’hui dépend encore " de ses revenus ou de l'éducation donnée par ses parents " . » (Santi 2012, p. 7)

Mais la plus grande perversité de l’argent réside sans doute dans sa capacité d'addiction. Par le terme chrématistique, Aritsote désignait l'acquisition de la richesse pour elle-même, et non en vue d'une quelconque utilité. Vingt siècles plus tard le comportement chrématistique de l'homme est toujours d'actualité. Plus triste encore, Il s’amplifie par le simple fait que l’argent est une richesse virtuelle dont la production n'a aucune limite théorique.

« Si un banquier n’a besoin que de son stylo pour créer de la monnaie, on peut se demander ce qui empêche une création infinie de monnaie. En fait, la création monétaire est limitée par la demande de monnaie, par les besoins des banques en billets et par les interventions de la Banque Centrale. » (Diemer 2002, p. 1 du pdf)

Comme la production d’argent est directement liée à l'exploitation du travail humain et des ressources naturelles, les pulsions chrématistiques humaines engendrent des abus dans l'exploitation des richesses naturelles et des êtres humains. De ces abus naissent un ensemble de déséquilibres planétaires dont des scientifiques et intellectuels toujours plus nombreux, ne cessent de nous mettre en garde. Face aux catastrophes naturelles, industrielles, sanitaires, géopolitiques et autres, les chiffres informatiques stockés dans les banques ne seront en effet d'aucun recours.

Mendiant trisomique, au Vietnam
« Si les hommes ne sont pas disposés à épargner plus en réduisant leur consommation courante, les moyens manqueront pour permettre un accroissement substantiel des investissements. Ces moyens ne peuvent pas être fournis en imprimant des billets de banque ou en accordant des prêts dans les livres bancaires. » (von Mises 2011, p. 160 du pdf)
« Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l’argent ne se mange pas. » Géronimo (1829-1909)

Dans l'histoire de notre humanité, l’argent n'a pourtant pas toujours été considéré comme une marchandise, ni même soumis à des pratiques spéculatives ou usurières.

« La doctrine canonique prohibait l’usure sous l’autre forme du crédit, en défendant de vendre plus cher à terme qu’au comptant. Ici encore, elle s’attaquait à l’une des exploitations les plus graves des besoins du consommateur nécessiteux. Même aujourd’hui, les dangers de la vente à crédit dans les classes populaires sont bien connus. » (Jannet 1892, p. 82)

Replacer l’argent dans son stricte rôle d'échange et de gage de réelles richesses serait donc probablement une des choses les plus justes et les plus saines que pourrait accomplir l'humanité. Cette question déjà publiquement abordée en 1516 dans l'ouvrage de Thomas More L’utopie ou Le Traité de la meilleure forme de gouvernement (More 1516, p. 83) et reste donc d'actualité aujourd'hui.

« En Utopie, l'avarice est impossible, puisque l’argent n'y est d'aucun usage ; et partant, quelle abondante source de chagrin n'a-t-elle pas tarie ? quelle large moisson de crimes arrachés jusqu'à la racine ? Qui ne sait, en effet, que les fraudes, les vols, les rapines, les rixes, les tumultes, les querelles, les séditions, les meurtres, les trahisons, les empoisonnements ; qui ne sait, dis-je, que tous ces crimes dont la société se venge par des supplices permanents, sans pouvoir les prévenir, seraient anéantis le jour où l’argent aurait disparu? Alors disparaîtraient aussi la crainte, l'inquiétude, les soins, les fatigues et les veilles. La pauvreté même, qui seule parait avoir besoin d'argent, la pauvreté diminuerait à l'instant, si la monnaie était complètement abolie. »

La propriété privée[modifier | modifier le wikicode]

Par définition, la propriété privée est un bien dont l'accès ou l’utilisation peut se voir réservé au seul propriétaire. Si tel est le cas, toute personne nécessiteuse d'un bien privé sans en être propriétaire, se verrait dans l'obligation de le produire ou de l'acheter. De cette situation, résulte une surproduction de biens et le gaspillage d'un ensemble de ressources qui pourrait être utile, aujourd’hui ou demain, à d'autres personnes ou êtres vivants.

Dans le monde, il existe aussi de nombreuses personnes incapables de se procurer certains biens privatisés par d'autres et qui pourtant restent en attente d'utilisation, ou parfois même sont détruits avant même d’avoir été utilisés.

« Il a été établi que les automobiles sont utilisées en moyenne, en France, pendant seulement 8 % de leur durée de vie. En effet, elles restent, la plupart du temps, garées sans être utilisées. Cette situation entraîne un gaspillage économique, environnemental et urbain. »[2]
« Au États-Unis, 50 % de la nourriture est gaspillée. En Grande-Bretagne, plus de 20 millions de tonnes de nourriture gaspillée est créée chaque année. » (Stuart 2009)

Tout ceci apparaît tel un non-sens et une injustice lorsque l’on réalise que l’acquisition de biens se fait en grande partie par le fruit du hasard. Ce hasard, c’est celui de naître dans une bonne famille, au bon endroit, au bon moment, et de recevoir toutes les capacités physiques et intellectuelles nécessaires à l'acquisition de biens.

« Aujourd’hui, le vrai modérateur des successions est le hasard ou le caprice ; or, en matière de législation, le hasard et le caprice ne peuvent être acceptés comme règle. » (Proudhon 1841, p. 80)

Être propriétaire devrait susciter le devoir de partage plutôt que le droit de privatisation.

Poubelle remplie de nourriture
« Les hommes ont un devoir de partage et de solidarité entre eux : les nouvelles générations ont une dette par rapport aux anciennes et les peuples nantis ont un devoir d'humanité par rapport aux peuples démunis. C'est une notion morale qui est centrée autour de valeurs comme la justice, l'égalité, la générosité. C'est une pensée éthique. » (Barthélémy, Groux et Porcher 2011, p. 159)

Les propriétés privées inutilisées et sans danger d'utilisation devraient être mises à disposition des personnes nécessiteuses. Tandis que les propriétés intellectuelles, culturelles, voire par extension immatérielles, dont le prix de production aurait été amorti, devraient devenir des biens publics au même titre que l’ensemble des connaissances intellectuelles et culturelles transmises par nos ancêtres.

«Les psychorigides de la propriété intellectuelle et de la culture n'en veulent pas, niant la dimension collective de l'innovation et de la Culture, mais attribuant un droit de propriété à un individu alors même que la connaissance s'appuie sur « tout l'actif préalable du travail humain », selon la formule de Léon Blum. Le mythe [du génie romantique], dont la force a permis aux créateurs de conquérir leur autonomie face aux pouvoirs des États et des mécènes, a aujourd’hui pris la forme d’un récit­ alibi, digéré par des marchands qui l’ont mis au service de leur propre travail de prédation. » (Latrive 2007, p. 98)

Quant aux excès de consommation et aux gaspillages des ressources naturelles, le bon sens devrait suffire pour les faire disparaître.

L'invasion culturelle[modifier | modifier le wikicode]

En Occident, il est courant de concevoir l'histoire de l'humanité au travers d'une évolution dont le progrès technologique, la croissance économique et le développement industriel sont les principaux facteurs. Par sa position dominante, le modèle occidental attire, influence et parfois oblige d'autres sociétés à suivre son exemple de développement.

Enfants maliens devant la télévision
« La posture Biologico-colonialiste de la pensée occidentale attribue une place centrale aux cultures et valeurs européennes aux dépens des autres cultures du monde. Nous vivons l'apogée de la montée en puissance du logocentrisme occidental avec ses ambitions colonialistes de culture égocentrique et politiquement (in)correcte. » (Sekulovski 2013, p. 152)

Pourtant, si l’on aborde l'histoire de l'humanité en termes d'équilibre, de respect et d'harmonie, la culture occidentale apparaît dès lors telle une civilisation dégénérée qui gagnerait à s’inspirer d'autres cultures pour donner sens à son développement.

« En ce sens, le renouveau des religions non occidentales est la manifestation la plus puissante de l' antioccidentalisme dans les sociétés non occidentales. Ce renouveau n’est pas un rejet de la modernité ; c’est un rejet de l'Occident et de la culture laïque, relativiste, dégénérée qui est associée à l'Occident. C'est un rejet de ce qu'on a appelé l'« Occidentoxication » des sociétés non occidentales. » (Huntington 2007, p. 108)

Sans égocentrisme, il serait difficile d’établir une hiérarchie au sein des cultures. Dans l'absolu, toutes les cultures se valent et chacune d'entre elles a des choses à apporter aux autres. La diversité culturelle est une richesse au même titre que la biodiversité. Ces deux ressources sont précieuses pour le futur de notre humanité, car d'elles dépend le bien-être de l'être humain.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Laurence Van Ruymbeke, « Dette publique : faut-il tout rembourser ? », LeVif.be, 09 décembre 2012. Consulté le 2014-02-25
  2. Sénat Français, « Proposition de loi tendant à promouvoir l'autopartage », France Senat. Consulté le 2014-02-04.

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

Patrick Artus, Les incendiaires: Les banques centrales dépassées par la globalisation, Paris, Librairie Académique Perrin, 2007 (ISBN 9782262025618) [lire en ligne] 
  • Aubin, Jean (2006)
Jean Aubin, Croissance : l'impossible nécessaire, Saint-Thurial, Planète Bleue Editions, 2006 (ISBN 9782951953635) [lire en ligne] 
Maude Barlow et Tony Clarke, L'or bleu: l'eau, le grand enjeu du XXIe siècle, Paris, Hachette Littératures, 2007 (ISBN 9782012792999) [lire en ligne] 
  • Barthélémy, Fabrice ; Groux Dominique ; Porcher, Louis (2011)
Fabrice Barthélémy, Dominique Groux et Louis Porcher, L'éducation comparée, Paris, Harmattan, 2011 (ISBN 9782296130777) [lire en ligne] 
Association des comptables généraux accrédités du Canada - CGA, Où va l’argent ? L’endettement des ménages canadiens dans une économie en déroute, Burnaby, Association des comptables généraux accrédités du Canada, 2009 [lire en ligne] 
Les Convivialistes, Manifeste convivialiste. Déclaration d'interdépendance, Lormont, Bord de l'eau, 2013 (ISBN 978-2-35687-251-7) 
Marie Cornu et Nébila Mezghani, Intérêt culturel et mondialisation: Les protections nationales, Paris, Editions L'Harmattan, 2005 (ISBN 9782296383715) [lire en ligne] 
Arnaud Diemer, Cours « Systèmele 2.10.s monétaires et financiers », chap II, Le marché de la monnaie., MCF Université d’Auvergne, Faculté de Sciences économiques et de Gestion, 2002 [lire en ligne] 
Lyle Glowka, Françoise Burhenne-Guilmin, Hugh Synge, Jeffrey A. McNeely, Lothar Gündling, Guide de la convention sur la diversité biologique, IUCN, 1996 (ISBN 9782831702742) [lire en ligne] 
Edward Goldsmith et Jerry Mander, Le Procès de la mondialisation, Paris, Fayard, 2001 (ISBN 2213608423) [lire en ligne] 
André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, La dette publique, une affaire rentable: À qui profite le système ?, Editions Yves Michel, 2011 (ISBN 9782913492967) [lire en ligne] 
Samuel P. Huntington, Le choc des civilisations, Paris, Odile Jacob, 2007 (ISBN 9782738119780) [lire en ligne] 
Claudio Jannet, Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle, Paris, E. Plon, Nourrit, 1892 [lire en ligne] 
Florent Latrive, Du bon usage de la piraterie: culture libre, sciences ouvertes, Paris, Exils, 2007 (ISBN 9782912969590) [lire en ligne] 
Sharah Mailleux, La survie au quotidien : résistance ou mobilisation, Paris, Encyclo Revue de l'école doctorale ED 382, 2007 (ISBN 978-2-7442-0184-4) [lire en ligne] 
  • More Thomas (1516) traduction française de l’œuvre anglaise par Victor Stouvenel en 1842 et édition électronique par Jean-Marie Tremblay en 2002.
Thomas More, L’Utopie ou Le Traité de la meilleure forme de gouvernement, Chicoutimi Québec, Jean-Marie Tremblay professeur de sociologie au Cégep, 1516 [lire en ligne] 
Isabel Ortiz et Matthew Cummins, L’inégalité mondiale, La Répartition des Revenus dans 141 Pays, New York, UNICEF, 2012 [lire en ligne] 
Danic Parenteau, « Diversité culturelle et mondialisation », dans Politique et Sociétés, vol. 26, no  1, 2007, p. 133 (ISSN 1203-9438, 1703-8480) [texte intégral lien DOI (pages consultées le 2014-03-25)]
Pierre-Joseph Proudhon, Qu'est-ce que la propriété ? : ou Recherches sur le principe du droit et du gouvernement., Paris, A la librairie de Prévot, 1841 [lire en ligne] 
Pascal Salin, La Vérité sur la monnaie, Paris, Odile Jacob, 1990 (ISBN 9782738100986) [lire en ligne] 
  • Santi, Michel (2012)
Michel Santi, Splendeurs et misères du libéralisme, Paris, Editions L'Harmattan, 2012 (ISBN 9782296505001) [lire en ligne] 
  • Sekulovski, Jordanco (2013)
Jordanco Sekulovski, Postures et pratiques de l'homme: Libéralisme, philosophie non-standard et pensée japonaise, Paris, L'Harmattan, 2013 (ISBN 9782343007922) [lire en ligne] 
  • Serval, Jean-François ; Tranié, Jean-Pascal ( 2011)
Jean-François Serval et Jean-Pascal Tranié, La monnaie virtuelle qui nous fait vivre: l'économie à l'épreuve de l'innovation financière, Paris, Editions Eyrolles, 2011 (ISBN 9782212548310) [lire en ligne] 
Tristram Stuart, Waste: Uncovering the Global Food Scandal, New York, W. W. Norton, 2009 (ISBN 9780393068368) [lire en ligne] 
Ludwig von Mises, De la manipulation de la monnaie et du crédit, Paris, La Nouvelle Bibliothèque Institut Coppet, 2011 [lire en ligne]