Littérature de jeunesse en néerlandais : Theo van Hoytema, Les deux coqs/Une girouette imperturbable

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Chapitre 4 : Une girouette imperturbable
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Des tuiles tombèrent à terre mais le coq de girouette était bien attaché et ne tourna même pas. Il ne pouvait tourner bien qu'il soit jeune et neuf.

Il se comportait avec beaucoup de dignité et ne ressemblait en rien à tous ces oiseaux qui volaient de droite à gauche. Il méprisait les moineaux et les hirondelles et leur petit pépiement ; c'étaient des tchips, juste des tchips !

Il trouvait que les pigeons étaient gros et blancs, étincelants comme des perles, un peu comme des girouettes, mais ils se comportaient comme des sots ridicules, uniquement préoccupés par la nourriture. Et puis, comme ils étaient ennuyeux.

Les oiseaux migrateurs lui rendaient aussi visite pour lui parler de pays étrangers, de caravanes aériennes et pour lui raconter de terribles histoires de rapaces. C’était nouveau et intéressant, au moins la première fois ; mais par la suite, ils racontaient toujours la même chose encore et encore. Ça en devenait agaçant ; ils étaient agaçants et finalement tout devenait agaçant. Quoi qu'on fasse, tout était systématiquement insignifiant.