Utilisateur:Ambre Troizat/Le travail après la révolution française de 1789 : théories & pratiques

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Travail agricole dans l'Egypte ancienne

Invention du travail[modifier | modifier le wikicode]

1977 - Louis Dumont, Homo aequalis. Genèse et épanouissement de l’idéologie économique, Paris, Gallimard, 1977.
1992 - Catherine Larrere, L’invention de l’économie au XVIIIe siècle − Du doit naturel à la physiocratie, Paris, PUF, 1992.
1993 - Michel Freyssenet, « L’invention du travail », Futur Antérieur, n° 16, 1993, p. 17-26 et « Quelques pistes nouvelles de conceptualisation du travail », Sociologie du travail, XXXVI, Hors série, 1994, p. 105-112 ; Annie Jacob, Le travail, reflet des cultures (du sauvage indolent au travailleur productif), Paris, PUF, 1994 (la première partie de son étude s’intitule « Histoire du concept de travail et construction de l’homme économique et civilisé (XVIe-XVIIIe siècles) » ; Dominique Méda, Le travail. Une valeur en voie de disparition, Paris, Aubier, 1995, p. 68.

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2006 - Georges Hanne, Histoire et travail : quelques repères et une perspective (DOI 10.4000/FRAMESPA.61)Voir et modifier les données sur Wikidata


Histoire du travail en France des origines à la Révolution de 1789[modifier | modifier le wikicode]

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

  • 1957 - Maurice Bouvier-Ajam, Histoire du travail en France : des origines à la Révolution, Paris, Librairie générale de droit et de jurisprudence (notice BnF no FRBNF31861198)Voir et modifier les données sur Wikidata

L'expérience de la Révolution de 1789[modifier | modifier le wikicode]

« Mais entre tous les ministres le plus chargé de responsabilité devant l'opinion ce fut le ministre des travaux publics à qui échut la tâche difficile d'organiser les ateliers nationaux[1]
L'idée première des ateliers nationaux n'appartient point à la République de 1848. Les ateliers nationaux étaient implicitement et explicitement dans les cahiers de 1789 où l'on demandait que le pauvre appartint à la société comme le riche que toute aumône particulière fût sévèrement défendue qu on assurât du travail à tous les pauvres valides que l'on créât des ateliers de charité publics provinciaux nationaux où les personnes valides ou invalides de tout âge et sexe pussent trouver en tout temps une occupation convenable à leur état et à leur situation[2]
Dans le mois de mai de l année 1789 la commune de Paris avait ouvert à la butte Montmartre de vastes ateliers de terrassements Trois mois plus tard Malouet faisait à l Assemblée une motion pour organiser ces ateliers et les acheminer vers les départements selon les besoins de l industrie Un an après le 30 mai 1790 l Assemblée nationale rendait un décret qui ouvrait dans Paris et dans les départements des ateliers pour les hommes pour les femmes et pour les enfants attendu disait elle que la société doit à tous ses membres et la subsistance et du travail En 1791 les comités de mendicilé de constitution d imposition et le comité ecclésiastique dans un rapport à l Assemblée proposaient de constituer un fonds de secours général afin disaient ils que la nation qui reconnait le droit du pauvre n emploie plus le mot de charité ou d aumône et donne du travail aux valides du secours aux enfants aux malades aux vieillards La Convention en 1793 avait décrété que la société devait la subsistance aux citoyens malheureux soit en leur procurant du travail soit en assurant les moyens d exister à ceux qui se trouvaient hors d état de travailler Enfin sous le règne de Louis Philippe la plupart des économistes aussi bien les catholiques et les philanthropes que les socialistes concluaient avec plus ou moins d insistance à la nécessité de donner du travail à la classe laborieuse[3]
Il était donc de toute logique et de toute urgence que la République qui venait reprendre et réunir pour en faire la constitution de l'État les idées de 89 étouffées sous l Empire reparues isolément dans quelques livres et dans quelques écoles sous les deux monarchies bourbonniennes s imposât de réaliser autant qu il était en elle le veu des cahiers et les promesses de la Convention. »
— Daniel Stern.- Histoire de la révolution de 1848[4]

  • Pollet, Louis-Gabriel (172.?-18..?). Directeur de publication ; Chabot, François (1756-1794). Collaborateur présumé ; Fonrouge, Citoyenne (1754?-18..), éditeur.- Journal populaire, ou le Catéchisme des sans-culottes . Ouvrage sur l'éducation et l'instruction ; par des Jacobins. Dédié à la Société des amis de la liberté et de l'égalité. Dans lequel on rapportera ce qui se sera passé de plus intéressant aux Jacobins et à la Convention nationaleT. Numérotation : Numéro VII-Numéro XII. Publication : A Paris : rue Saint-Thomas du Louvre, n° 14. Et dans la cour des Jacobins-Saint-Honoré. De l'Imprimerie de la citoyenne Fonrouge, rue Grange Batelière, n° 26, 1792-1793, (notice BnF no FRBNF45063868z)

L'expérience des Ateliers nationaux[modifier | modifier le wikicode]

Organisation des Ateliers nationaux par Emile Thomas
Ateliers nationaux au Champ-de-Mars

Émile Thomas , Ingénieur, Commissaire de la République, Directeur des Ateliers nationaux

L'invention du salariat[modifier | modifier le wikicode]

« Le gouvernement provisoire s’engage à garantir l’existence de l’ouvrier par le travail. Il s’engage à garantir le travail à tous les citoyens. » Louis BLANC (1811-1882), parlant au nom du gouvernement provisoire, 25 février 1848 dans Ernest Lavisse, Philippe Sagnac.- Histoire de France contemporaine depuis la Révolution jusqu’à la paix de 1919, volume VI (1921)
"L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes". Devise de l’Association internationale des travailleurs (AIT), 1864. L’AIT est la première Internationale, créée le 28 septembre 1864 par des militants français et anglais : « une grande âme dans un petit corps ». Elle tiendra congrès chaque année, de plus en plus hostile aux états bourgeois. Un autre socialisme se réveille, plus révolutionnaire : le blanquisme. Personne ne croit plus à l’extinction du paupérisme par Napoléon III, ni même au syndicalisme ouvrier selon Proudhon, qui meurt en janvier 1865. »
— Michèle Ressi - L’Histoire en citations[5]

  1. Note 1  : Il n'est plus nécessaire aujourd'hui de réfuter la calomnie qui pendant si longtemps imputa à M Louis Blanc la création et l'organisation des ateliers nationaux. L'esprit de parti qui accusait alors les chefs des écoles socialistes de tous les désordres réussit cependant à donner le change pendant très longtemps à l'opinion publique. Mais il a été authentiquement prouvé que M Louis Blanc était resté étranger à toutes les délibérations qui ont eu trait aux ateliers nationaux et que le système d'après lequel on les a organisés était de tous points contraire à ses théories. Voici comment M de Lamartine a caractérisé les ateliers nationaux (Histoire de la révolution de t II p 120) Commandés dirigés soutenus par des chefs qui avaient la pensée secrète de la partie anti socialiste du gouvernement les ateliers contrebalancèrent jusqu à l'arrivée de l'Assemblée nationale les ouvriers sectaires du Luxembourg. Bien loin d'être à la solde de Louis Blanc comme on l'a dit, ils étaient inspirés par l'esprit de ses adversaires. Dans sa déposition devant la commission d'enquête M Emile Thomas directeur des ateliers nationaux s'exprime en ces termes J'ai toujours marché avec la mairie de Paris contre l'influence de MM Ledru Rollin, Flocon et autres. J'étais en hostilité ouverte avec le Luxembourg. Je combattais ouvertement l'influence de M Louis Blanc (Rapport de la commission d'enquête v II p 352). Enfin M Garnier Pagès (Un épisode de la révolution de 1848 p 48) dit : Je dois à la vérité de déclarer que les ateliers nationaux ont été ouverts avec l'approbation de tous les membres du gouvernement provisoire sans exception et que, du premier au dernier jour, M Louis Blanc est resté complétement étranger à leur direction.
  2. Note 2 - Voir les cahiers de la noblesse et du tiers état et en particulier ceux de Paris de Metz de Riom de Dourdan etc.
  3. M de Lamartine lui même qui fut toujours l'adversaire déclaré de la théorie de l'organisation du travail disait en 1844 dans le journal la Presse Nous voulons que la société reconnaisse le droit au travail dans les cas extrêmes et dans des conditions définies
  4. Daniel Stern.- Histoire de la révolution de 1848, Volume 2, page 106
  5. Citation du jour, 25 septembre 2014