Leçons de niveau 17

Trading automatisé/Trading automatisé

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Trading automatisé
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Chapitre no 3
Leçon : Trading automatisé
Chap. préc. :Innovation financière
Chap. suiv. :Algorithme
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Principe[modifier | modifier le wikicode]

Le trading automatisé, c’est la retranscription d’une stratégie d’investissement ou de placement en un format informatique. C’est un script ou un programme qui permet de prendre des positions sur les marchés sans que celles-ci soient réalisées ou validées par un trader.


Ce nouveau mode de trading offre l’avantage de pouvoir prendre position sur les marchés nuit et jour et ce 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et donc d’être présent continuellement sur les marchés.


Les traders sur les marchés financiers peuvent négocier de deux manières : ils peuvent être présents physiquement (« traditionnels ») et sélectionner manuellement et exécuter leurs deals, ou ils peuvent utiliser des systèmes algorithmiques.

Cette dernière méthode est par conséquent appelée trading automatique, trading haute fréquence, trading algorithmique ou auto trading. Alors que l’auto trading est disponible pour n’importe quel marché financier, il est particulièrement populaire sur le marché du change, le Forex.


En reprenant l’exemple du Forex, il existe deux méthodes principales pour un opérateur financier d’auto-trader sur le marché des changes. Les non-programmeurs peuvent acheter des algorithmes qui sont déjà créés ou bien il peut s'agir de services d'auto trading préprogrammés par un courtier pour ses clients. Dans ce cas, le trader paye pour les algorithmes à travers ses commissions. Le trading haute fréquence est également attrayant pour les programmeurs informatiques possédant des compétences pour construire des algorithmes de trading. Pour cela, un abonnement à une plate-forme logicielle offrant un environnement de programmation attachée à un compte de courtage est nécessaire.

Si le trading automatisé est plus présent sur le marché des changes, il n’est pas impossible que son utilisation soit bien plus présente dans les années à venir sur d’autres marchés comme celui des actions ou des produits dérivés.


Objectifs[modifier | modifier le wikicode]

Restons sur le marché des changes qui offre des défis, non présents dans les marchés de capitaux propres, comme le marché boursier.


En effet, alors que les devises sont échangées dans le monde entier 24 heures sur 24, le marché boursier est contraint généralement aux heures de négociation de la journée. Mais, de grands mouvements de taux de change d’une devise peuvent se produire pendant la nuit et on ne peut pas trader manuellement en permanence. Le trading automatique permet donc à chaque trader Forex de participer à des négociations, même quand ils ne sont pas devant leurs ordinateurs.


Le premier objectif du trading automatique est donc de fournir une durée et une disponibilité continue sans nécessiter une présence physique.

Le deuxième objectif est la gestion du stress. En effet, alors que le traitement automatique des opérations sur les heures creuses est attrayant, de nombreux cambistes s’engagent à trader pour une autre raison importante. Le trading classique est une activité très stressante, surtout dans le marché des changes, où les enjeux sont élevés. Il est possible de gagner ou de perdre une grosse somme d’argent en quelques secondes. Les défis émotionnels associés à la négociation active peuvent donc être trop intenses pour certains traders. Ces opérateurs peuvent appliquer leurs connaissances des marchés financiers à un algorithme qui trade à leur place. Le résultat se négocie automatiquement pour minimiser le fardeau émotionnel habituel dans ce domaine.

Enfin troisième et dernier objectif du trading automatisé, c’est de back tester une stratégie. C’est sans doute une des forces puissantes de cette pratique : la capacité à évaluer plus efficacement la réussite future en fonction des résultats historiques. Chaque logiciel de trading automatique intègre le backtesting dans le cadre de ses fonctions logicielles. C'est pourquoi si la création d’un algorithme de négociation est en priorité utilisée sur le comportement du marché en temps réel, il est également possible d'appliquer le même algorithme aux prix du marché sur une période antérieure. Avec le back test, le logiciel est capable de déterminer si cet algorithme aurait été rentable historiquement. Si c’est le cas, cela renforce la confiance dans la stratégie de trading, et le déploiement pour l'exécution en temps réel est alors plus plausible. Ce n’est pas aussi facile à faire pour les traders manuels, dont l'approche n'est souvent pas aussi stricte et mécanique.


→ Même si les stratégies diffèrent en fonction des traders, les objectifs décrits ci-dessus sont les mêmes pour tous les Front Office car ils sont confrontés à des problèmes similaires, notamment au niveau des facteurs humains et organisationnels.


Part du trading automatisé dans l'activité trading[modifier | modifier le wikicode]

En 2009, le trading haute fréquence, c’est-à-dire les ordres d’achat et de vente gérés par des ordinateurs, représentait plus de 60 % des échanges sur les marchés financiers américains. En 2012, dans une Europe en retard sur le phénomène, le chiffre atteignait tout de même 50 %.


L’essor de ces nouvelles techniques, dans les années 2000, a profondément modifié la manière dont fonctionnent les marchés financiers, notamment en accélérant prodigieusement le rythme des échanges. Il a, en effet, suffit de quelques minutes pour que le Dow Jones américain s’effondre de plus de 9 % lors du « Krach éclair » du 6 mai 2010. L’algotrading ou trading algorithmique n’est donc pas sans danger.


Cette technique permet aux places boursières les plus informatisées de profiter d’économies d’échelle dans leurs frais de fonctionnement et aux investisseurs de bénéficier d’une meilleure liquidité dans leurs échanges. Mais, s’il n’est pas prouvé pour le moment que cet outil engendre de plus fortes fluctuations des valeurs sur les marchés, il est difficile de dire si les accidents futurs inévitables n’auront pas de plus sérieuses conséquences que celles, presque inexistantes, du Krach éclair de 2010, à mesure que les algorithmes se complexifient. Engager des sommes grandissantes dans des délais toujours plus courts accroît immanquablement le coût de l’erreur éventuelle, quelle qu’en soit l’origine.


La Banque des Règlements internationaux, dans un rapport sur 53 banques et 1300 opérateurs, indiquait que les transactions dites « spots » nommées aussi « transactions immédiates » domaine d’élection du « trading automatisé » totalisent 1,5 trilliard de dollars d'échanges par jour, soit 37% de l'activité totale du marché des changes. Fortement implanté dans le domaine des changes, le trading automatisé ou automatique concerne aussi les actions. Plusieurs études menées en Angleterre sur le trading automatique indiquaient, en 2008, que cela concernerait plus de 40% des transactions sur le London Stock Exchange et jusqu’à 80% des opérations traitées sur un certain nombre d’actions américaines.


En 1987, lorsqu’éclata un véritable krach à la bourse de New York, s’est forgée l’opinion que la crise fut accélérée et aggravée par des systèmes automatiques de vente d'actions. Les incidents ou accidents de ce genre ne se comptent plus. Régulièrement, on apprend qu’une erreur de programmation d’un logiciel a déclenché une panique sur un marché de swaps, de dérivés ou de fonds indiciels. Et, dans le même temps, les publicités se multiplient pour inviter les apprentis traders ou les seniors dans la profession à traiter leurs propres opérations sur les marchés à partir de logiciel de trading automatisé.