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Signaux physiques - bis (PCSI)/Oscillateurs amortis : oscillateur électrique ou mécanique soumis à une excitation sinusoïdale, résonance

Leçons de niveau 14
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Oscillateurs amortis : oscillateur électrique ou mécanique soumis à une excitation sinusoïdale, résonance
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Chapitre no 4
Leçon : Signaux physiques - bis (PCSI)
Chap. préc. :Oscillateurs amortis : association d'impédances complexes
Chap. suiv. :Filtrage linéaire : signaux périodiques
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En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Signaux physiques - bis (PCSI) : Oscillateurs amortis : oscillateur électrique ou mécanique soumis à une excitation sinusoïdale, résonance
Signaux physiques - bis (PCSI)/Oscillateurs amortis : oscillateur électrique ou mécanique soumis à une excitation sinusoïdale, résonance
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Rappel de l'impédance complexe d'un « R L C série », impédance et déphasage (avance de phase de la tension entre ses bornes sur l'intensité du courant le traversant)

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Rappel de l'impédance complexe d'un « R L C série » en complexe associée au r.s.f. de fréquence f = ω/(2π)

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     Comme cela a été vu au paragraphe « exemple : impédance complexe d'un R L C série (comme exemple d'association série de plus de deux D.P.L. en r.s.f.) » du chap.3 de la leçon « Signaux physiques - bis (PCSI) » l'impédance complexe d'un «RLC série » en électricité complexe associée au r.s.f[1]. de fréquence f=ω2π s'évalue selon

«ZRLCsérie_(jω)=R+jLω+1jCω».

Impédance du « R L C série » en fonction de sa résistance et de sa réactance

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     De la forme algébrique de l'impédance complexe ZRLCsérie_(jω)=R+j(Lω1Cω) on en tire

  • sa « résistance RLCsérie(ω)=[ZRLCsérie_(jω)]=R+» et
  • sa « réactance XRLCsérie(ω)=[ZRLCsérie_(jω)]=Lω1Cω» puis

     on en déduit son impédance par ZRLCsérie(ω)=|ZRLCsérie_(jω)|=RLCsérie2(ω)+XRLCsérie2(ω) soit finalement

«ZRLCsérie(ω)=R2+(Lω1Cω)2».

Avance de phase de la tension sur l'intensité du « R L C série » en fonction de sa résistance et de sa réactance

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     La résistance du RLC série étant toujours positive au sens large, l'avance de phase de la tension sur l'intensité (φuφi)]π2,+π2[ et
     La résistance du RLC série étant toujours positive au sens large, l'avance de phase de la tension sur l'intensité s'évalue selon φuφi=arctan[XRLCsérie(ω)RLCsérie(ω)] soit finalement

«φuφi=arctan(Lω1CωR)».

Établissement (théorique) de la réponse sinusoïdale forcée en intensité du courant traversant un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » par méthode des complexes (et par diagramme de Fresnel), fréquence de résonance en intensité, nullité du déphasage à la résonance en intensité

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Il convient bien sûr d'ajouter un schéma du circuit en complexe associée au r.s.f[1]. de fréquence f=ω2π.

Réponse sinusoïdale forcée en intensité du courant traversant un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » par méthode des complexes

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     Soit «ug(t)=Ug2cos(ωt+φug) la tension instantanée imposée au RLC série » et
     Soit «i(t)=I(ω)2cos(ωt+φi)[2] l'intensité instantanée du courant le traversant »,
     on leur associe les grandeurs instantanées complexes «ug_(t)=Ug_2exp(jωt)» et «i_(t)=I_(jω)2exp(jωt)»[3]
     on leur associe les grandeurs instantanées complexes avec leurs valeurs efficaces complexes respectives «Ug_=Ugexp(jφug)» et «I_(jω)=I(ω)exp[jφi(ω)]»[3],[2] ;

     de l'expression de l'impédance complexe du RLC série on déduit la réponse efficace complexe en intensité par loi d'Ohm[4] en complexe soit

«I_(jω)=Ug_ZRLCsérie_(jω)=Ug_R+j(Lω1Cω)».

Intensité efficace du courant traversant le « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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     L'intensité efficace du courant traversant le RLC série se déterminant en prenant le module de l'intensité efficace complexe on en déduit

«I(ω)=|I_(jω)|=|Ug_||ZR L C série_|=UgZR L C série=UgR2+(Lω1Cω)2».

Phase à l'origine de l'intensité du courant traversant le « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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     La phase à l'origine de l'intensité du courant traversant le RLC série se déterminant en prenant l'argument de l'intensité efficace complexe on en déduit

«φi(ω)=arg[I_(jω)]=arg[Ug_]arg[ZR L C série_]=φugarctan(Lω1CωR)».

Résonance en intensité du courant traversant le « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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     La tension efficace Ug aux bornes du RLC série étant constante et la pulsation ω imposée par le générateur variable, on constate que l'intensité efficace I(ω) du courant traversant le RLC série passe par un maximum quand l'impédance ZR L C série de ce dernier est minimale et, comme celle-ci est la racine carrée de la somme de deux termes positifs dont le 1er est constant, elle est minimale quand le 2ème l'est aussi, ce qui est réalisé quand il s'annule c.-à-d. quand Lω=1Cω ω=1LC=ω0 (pulsation propre du RLC série).

En conclusion l'intensité efficace du courant traversant le RLC série est maximale (on dit alors que l'intensité entre en résonance)
quand la fréquence imposée par le générateur est égale à la fréquence propre du RLC série ;
« la valeur maximale de l'intensité efficace est alors Imax=I(ω0)=UgR».

Valeur du déphasage à la résonance en intensité du courant traversant le « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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     On vérifie que l'avance de phase de la tension aux bornes du RLC série sur l'intensité du courant le traversant est nulle à la fréquence de résonance en intensité soit

«φugφi(ω0)=arctan(Lω01Cω0R)=0»,
c.-à-d. que l'intensité du courant traversant le RLC série est en phase avec la tension à ses bornes à la résonance en intensité.

Réponse sinusoïdale forcée en intensité du courant traversant un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » par diagramme de Fresnel

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Diagramme de Fresnel[5] associé à un RLC série soumis à une tension sinusoïdale de tension efficace et de fréquence fixées, détermination de la réponse en intensité

     Avant de traiter ce paragraphe il convient, si besoin, de revoir la notion de « vecteur de Fresnel tournant » puis celle de « vecteur de Fresnel (sous-entendu à l'origine des temps) » du chap.8 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) »,
     Avant de traiter ce paragraphe la notion de diagramme de Fresnel[5] n'étant qu'une façon concrète de matérialiser celle d'amplitudes complexes (ou de valeurs efficaces complexes[6]) dans tout schéma construit à partir de vecteurs de Fresnel[5] associés aux grandeurs sinusoïdales de même pulsation ω[7] quand on les ajoute, dérive temporellement certaines d'entre elles ou effectue toute autre opération linéaire, nous n'indiquerons que les grandes lignes de ce traitement, préférant l'utilisation des amplitudes complexes (ou des valeurs efficaces complexes[6])

     On trace les vecteurs de Fresnel[5] associés à chaque tension[8], puis la somme pour déterminer le vecteur de Fresnel[5] associé à la tension imposée par le générateur, le vecteur de Fresnel[5] associé à l'intensité du courant circulant dans le RLC série étant colinéaire au vecteur de Fresnel[5] associé à la tension aux bornes du conducteur ohmique de résistance R, voir diagramme de Fresnel[5] ci-contre [8]

     On en déduit par exemple :

  • «Ug=UR2+(ULUC)2 par théorème de Pythagore »[9] avec «UR=RI», «UL=LωI» et «UC=ICω» d'où le lien entre Ug et I «Ug= R2+(Lω1Cω)2I» et
  • «tan(φugφi)=ULUCUR dans le triangle rectangle dont les côtés de l'angle droit sont UR et |ULUC|» d'où, avec les valeurs de UR, UL et UC rappelées ci-dessus, l'expression de l'avance de phase de la tension aux bornes du RLC série sur l'intensité du courant le traversant «φugφi =arctan(Lω1CωR)»[10].

Réduction canonique dans le cadre d'une réponse sinusoïdale forcée d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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Choix de la réduction canonique d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale »

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     Comme nous l'avons vu dans le paragraphe « réductions canoniques d'un RLC série dans le cadre de la réponse en uC(t) à un échelon de tension »[11] du chap.1 de la leçon « Signaux physiques - bis (PCSI) », il y a trois réductions canoniques possibles et, dans le cadre du r.s.f[1]., l'habitude quasi-générale est de choisir la 2ème réduction canonique c.-à-d. :

  • la « pulsation propre ω0=1LC s'exprimant en rads1» et
  • le « facteur de qualité Q>0 sans dimension défini par RL=ω0Q [12] soit Q=Lω0R=1RCω0»[13] ;

     l'usage dans le cadre du r.s.f[1]. est de « remplacer la notion de pulsation ω en rads1 par celle de pulsation réduite x=ωω0[14], sans dimension[15] ».

     La « réponse en intensité » du RLC série à la « tension imposée » par le générateur n'ayant pas la même homogénéité que l'« excitation en tension », la réduction canonique ne peut être « complète » [16], il restera un facteur ayant l'homogénéité d'une impédance et nous choisirons le maintien de R.

Forme canonique de l'impédance complexe d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale »

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     Déterminons d'abord la réduction canonique de l'impédance complexe du RLC série «ZR L C série_(jω)=R+j(Lω1Cω)»

  • par élimination de ω au profit de x selon ω=xω0 soit «ZR L C série_(jxω0)=R+j(Lω0x1Cω0x)»
  • suivi d'une factorisation par R[17] donnant «ZR L C série_(jxω0)=R[1+j(Lω0Rx1RCω01x)]» et finalement
    «ZR L C série_(jx)=R[1+jQ(x1x)]»[18].

Forme canonique de l'intensité efficace complexe du courant traversant un « R L C série en complexe associée au r.s.f. » en fonction de la tension efficace complexe imposée aux bornes du « R L C série »

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     De l'expression canonique de l'impédance complexe du «RLC série en électricité complexe associée au r.s.f[1]. » on déduit la réponse en intensité efficace complexe du courant traversant ce dernier en fonction de la tension efficace complexe qui lui est imposée

«I_(jx)=U_gZR L C série_(jx)=U_gR[1+jQ(x1x)]»[19]

     dont on tire :

  • la « réponse en intensité efficace du courant traversant le “RLC série en r.s.f[1]. ” en fonction de la tension efficace Ug aux bornes de ce dernier », la résistance R du conducteur ohmique y figurant, le facteur de qualité Q et la fréquence réduite x soit
    «I(x)=|I_(jx)|=|U_g||ZR L C série_(jx)|=UgR1+Q2(x1x)2»[19] ou
    «I(x)=UgZR L C série(x)» avec «ZR L C série(x)=R1+Q2(x1x)2 impédance du RLC série » sous forme réduite et
  • la « phase à l'origine de l'intensité instantanée du courant traversant le “RLC série en r.s.f[1]. ” en fonction de celle de la tension instantanée φug aux bornes de ce dernier, le facteur de qualité Q et la fréquence réduite x» soit
    «φi(x)=arg[I_(jx)]=arg[Ug_]arg[ZR L C série_(jx)]=φugarctan[Q(x1x)]»[19] ;

     on vérifie

  • la résonance en intensité pour la « fréquence réduite unité » [20], la « valeur maximale étant alors Imax=I(x=1)=UgR» et
  • la nullité du déphasage entre tension et intensité à la résonance en intensité c.-à-d. pour la « fréquence réduite unité »[21], soit «φi(x=1)=φug».

Courbe de valeur efficace en intensité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence, nature du filtre, fréquences de coupure et bande passante à -3dB, définition de l'acuité de la résonance en intensité

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Tracé (point par point) de la courbe de valeur efficace en intensité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence

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Superposition des courbes de réponse en intensité efficace traversant un RLC série soumis à tension efficace fixée en fonction de la fréquence réduite x pour les facteurs de qualité donnant une résonance floue Q=0,4, modérée Q=2 et aiguë Q=10

     Voir ci-contre la superposition des tracés de la réponse en intensité efficace du courant traversant le «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence réduite, chaque courbe sur laquelle on observe une résonance pour xr=1 correspondant à une valeur différente du facteur de qualité

  • Q=0,4 donnant une résonance qualifiée de « floue »,
  • Q=10 donnant une résonance qualifiée d'« aiguë » et
  • Q=2 donnant une résonance ni « floue » ni « aiguë ».
Voir tableau de variation explicité ci-dessous :
x 0 1 +
X(x)=x1x[22] 0 +
ZR L C série(x)=R1+Q2X2(x) + R +
I(x)=UgZR L C série(x) 0 UgR 0

     « Pour x0», X(x)1x X2(x)1x2 d'où «ZR L C série(x)RQx» et par suite «I(x)UgRxQ» dont on tire la dérivée relativement à la fréquence réduite «I(x)UgR1Q0» précisant que la tangente à la courbe en x=0 n'est pas parallèle à l'axe des x (la pente étant d'autant plus faible que Q est grand).

Nature du filtre de la réponse sinusoïdale forcée en intensité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante »

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     La réponse sinusoïdale forcée en intensité d'un «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » est

un « passe-bande » [23] pour toute valeur du facteur de qualité

     car il y a résonance quel que soit Q[24] avec des limites nulles à basse et haute fréquence[25].

Fréquences de coupure à -3dB de la réponse sinusoïdale forcée en intensité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante »

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     Les fréquences de coupure à 3dB[26] fc sont « les valeurs de fréquence pour lesquelles la réponse est égale à la réponse maximale divisée par 2» soit ici «I(fc)=I(f0)2» ou, en fréquences réduites, «I(xc)=I(x0=1)2» soit concrètement l'équation suivante «UgR1+Q2(xc1xc)2=UgR2» équivalente à Q2(xc1xc)2=1 et finalement l'équation |xc1xc|=1Q ou encore

«{xc,h1xc,h=1Qxc,b1xc,b=1Qavec xc+et xc,h>1>xc,b»[27],
xc,h étant appelée « fréquence réduite de coupure haute à 3dB[26] »[28] et xc,b « fréquence réduite de coupure basse à 3dB[26] »[29] ;

     il s'agit en fait de deux équations du 2ème degré obtenues en multipliant chaque équation par xc,h ou xc,b soit «{xc,h2xc,hQ1=0xc,b2+xc,bQ1=0» de même discriminant Δ=1Q2+4>0 chacune a donc deux solutions réelles distinctes dont le produit, égal à 1, assure que les deux racines de chaque équation sont de signe contraire d'où finalement l'existence d'une seule solution réelle positive pour chaque équation soit

«{xc,h=12Q+Δ2=12Q+1+14Q2xc,b=12Q+Δ2=12Q+1+14Q2}»[30],

     d'où les fréquences de coupure à3dB[26] obtenues en multipliant par f0 soit «{fc,h=f0(12Q+1+14Q2)fc,b=f0(12Q+1+14Q2)}» et
     d'où l'intervalle passant en fréquences à3dB[26] «[f0(12Q+1+14Q2);f0(12Q+1+14Q2)]».

Bande passante à -3dB de la réponse sinusoïdale forcée en intensité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante »

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     « La bande passante à3dB[26] d'une réponse sinusoïdale forcée d'un D.P.L[31]. soumis à une excitation sinusoïdale » est « la largeur de l'intervalle passant en fréquences à3dB[26] de la réponse », elle est usuellement notée «B.P.3dB[32] exprimée en Hz» ;
     dans le cas présent la bande passante à 3dB[26] de la réponse sinusoïdale forcée en intensité d'un «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » est définie par

«B.P.3dB=fc,hfc,b» ;

     si l'évaluation de la bande passante à 3dB[26] suit le calcul des fréquences de coupure à 3dB[26] on en déduit

«B.P.3dB=fc,hfc,b=f0Q» montrant que
celle-ci est d'autant plus faible que le facteur de qualité est grand[33] ;

     usuellement on s'intéresse à la bande passante à 3dB[26] et non explicitement aux fréquences de coupure à 3dB[26], il est donc nécessaire de savoir l'évaluer sans avoir à expliciter les fréquences de coupure à 3dB[26] et on procède comme suit[34] :

     on part du système d'équations non linéaires en xc,h et xc,b «{xc,h1xc,h=1Q(1)xc,b1xc,b=1Q(2)}» le système équivalent «{(1)+(2)xc,h+xc,b(1xc,h+1xc,b)=0(1)(2)xc,hxc,b(1xc,h1xc,b)=2Q}» ou, en réduisant les termes entre parenthèses au même dénominateur puis en factorisant, «{(1)+(2)(xc,h+xc,b)(11xc,hxc,b)=0(1)(2)(xc,hxc,b)(1+1xc,hxc,b)=2Q}» ;

     comme les fréquences réduites de coupure à 3dB[26] sont strictement positives on a nécessairement xc,h+xc,b0 et par suite la 1ère équation se réduit à «11xc,hxc,b=0» soit encore

«xc,hxc,b=1»[35] ;

     reportant xc,hxc,b=1 dans la 2ème équation, celle-ci se réduit à «2(xc,hxc,b)=2Q» fournissant la valeur de la largeur de l'intervalle passant en fréquences réduites à 3dB[26]

«B.P.en x3dB=xc,hxc,b=1Q»[36]

     dont on tire la bande passante à 3dB[26] en multipliant par la fréquence propre f0 soit

«B.P.3dB=f0B.P.en x3dB=f0Q».

Acuité de la résonance en intensité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante »

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     L'acuité d'une résonance est une grandeur sans dimension définissant le caractère « aigu » de celle-ci (c.-à-d. une grandeur d'autant plus grande que la résonance est plus aiguë) ; on choisit donc comme définition de l'acuité d'une résonance le rapport de la fréquence de résonance sur la bande passante à 3dB[26] ;

     dans le cas présent l'acuité de la résonance en intensité d'un «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » est défini selon

«𝒜i=f0B.P.3dB=1B.P.en x3dB»[37] ;

     d'après le calcul de la bande passante à 3dB[26] effectué dans le paragraphe « bande passante à -3dB de la réponse sinusoïdale forcée en intensité d'un R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » plus haut dans ce chapitre on en déduit

«𝒜i=f0B.P.3dB=Q»[38].

Pourquoi les fréquences de coupure et la bande passante sont-elles à -3dB ?

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     Utiliser une échelle linéaire pour représenter la grandeur efficace associée à une réponse sinusoïdale forcée d'un D.P.L[31]. soumis à une excitation sinusoïdale

  • est bien adapté au domaine de fréquences sur lequel la réponse efficace passe de sa valeur maximale au dixième de cette dernière,
  • rend la variation peu visible sur le domaine de fréquences où la réponse efficace passe du dixième de sa valeur maximale au centième de cette dernière,
  • ne permet pas d'observer de variation sur le domaine de fréquences où la réponse efficace passe du centième de sa valeur maximale au millième de cette dernière

     Pour rendre observables tous les domaines de fréquences précédents on utilise une échelle logarithmique (décimale) pour représenter la grandeur efficace associée à une réponse sinusoïdale forcée d'un D.P.L[31]. soumis à une excitation sinusoïdale et ainsi

  • sur le domaine de fréquences où la réponse efficace passe de sa valeur maximale au dixième de cette dernière, le logarithme (décimal) de la réponse efficace[39] passe de sa valeur maximale à celle-ci diminuée de un,
  • sur le domaine de fréquences où la réponse efficace passe du dixième de sa valeur maximale au centième de cette dernière, le logarithme (décimal) de la réponse efficace[39] passe de sa valeur maximale diminuée de un à celle-ci diminuée de deux,
  • sur le domaine de fréquences où la réponse efficace passe du centième de sa valeur maximale au millième de cette dernière, le logarithme (décimal) de la réponse efficace[39] passe de sa valeur maximale diminuée de deux à celle-ci diminuée de trois
  • On voit donc que tous les domaines de fréquences sont devenus observables et de façon similaire.

     En fait, au lieu de définir le logarithme (décimal) de la réponse efficace[39], on introduit une grandeur qui est « vingt fois ce logarithme (décimal)[40] », grandeur que l'on appelle « gain en décibels de la réponse efficace », dont l'intérêt est un effet de loupe sur la variation,

« une diminution d'une unité du logarithme (décimal) de la réponse efficace[39] correspondant à une diminution de 20dB[26] du gain en décibels de la réponse efficace ».

     Application au cas de la réponse efficace en intensité d'unRLCsérie soumis à une excitation sinusoïdale : l'intensité efficace sous forme canonique «I(x)= UgR11+Q2(x1x)2» ayant la dimension d'une intensité, on définit une intensité de référence Iréf constante[41],[39] puis le « gain en décibels de l'intensité efficace sous forme canonique » IdB(x)=20log[I(x)Iréf]= 20log[UgRIréf]20log[1+Q2(x1x)2] ou encore

«IdB(x)=20log[I(x)Iréf]=IdBmax10log[1+Q2(x1x)2]» ;

     Application au cas de la réponse efficace en intensité d'unRLCsérie soumis à une excitation sinusoïdale : la définition de la fréquence réduite de coupure à 3dB[26] de la réponse efficace en intensité étant «I(xc)=Imax2» l'équivalent en « gain en décibels de l'intensité efficace » en en prenant vingt fois le logarithme (décimal) «IdB(xc)=IdBmax20log[2]=IdBmax10log(2)» soit finalement «IdB(xc)IdBmax3dB»[42] d'où la signification de fréquence de coupure à 3dB[26] (ainsi que celle de bande passante à 3dB[26]).

Courbe de déphasage en intensité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence, valeurs particulières du déphasage à la résonance en intensité et aux fréquences de coupure à -3dB

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Tracé (point par point) de la courbe de déphasage en intensité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence

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Superposition des courbes d'avance de phase de l'intensité du courant traversant un RLC série sur la tension à ses bornes en fonction de la fréquence réduite x pour les facteurs de qualité donnant une résonance floue Q=0,4, modérée Q=2 et aiguë Q=10

     Voir ci-contre la superposition des tracés de l'avance de phase de l'intensité du courant traversant le «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » sur la tension à ses bornes en fonction de la fréquence réduite, chaque courbe correspondant à une valeur différente du facteur de qualité

  • Q=0,4 donnant une variation lente et assez régulière du déphasage,
  • Q=10 donnant une variation rapide au voisinage de la fréquence réduite de résonance en intensité efficace, la variation étant très lente en dehors et
  • Q=2 donnant une variation modérément rapide au voisinage de la fréquence réduite de résonance en intensité efficace avec toutefois une variation restant notable mais plus faible en dehors.
Voir tableau de variation explicité ci-dessous :
x 0 1 +
X(x)=x1x[22] 0 +
(φiφug)(x)=arctan[QX(x)] +π2 0 π2

     « Pour x0», X(x)1x «Δφ(x)=(φiφug)(x)arctan[Qx]» dont on tire la dérivée relativement à la fréquence réduite «dΔφdx(x)11+(Qx)2[Qx2]=Qx2+Q21Q0» précisant que la tangente à la courbe en x=0 n'est pas parallèle à l'axe des x (la pente étant négative d'autant plus faible en valeur absolue que Q est grand).

Valeurs particulières du déphasage à la résonance en intensité et aux fréquences de coupure à -3dB

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     « La résonance en intensité se produisant » pour une fréquence imposée par le générateur égale à la fréquence propre du «RLC série » c.-à-d. « pour une fréquence réduite xr égale à 1», on en déduit X(xr)=xr1xr égale à 0 et par suite «Δφ(xr)=(φiφug)(xr)=arctan[QX(xr)] égal à 0» ; on retient donc que

« l'intensité du courant circulant dans le “RLC série ” à la résonance en intensité est en phase avec la tension à ses bornes » ou
«Δφréson. en i=(φiφug)réson. en i=0» ;

     « les fréquences de coupure haute et basse à 3dB[26] de l'intensité efficace » du courant circulant dans le «RLC série » se déterminant par la résolution des équations «{X(xc,h)=xc,h1xc,h=1QX(xc,b)=xc,b1xc,b=1Q}» on en déduit «Δφ(x)=(φiφug)(x)=arctan[QX(x)] égal à {arctan(1)pour xc,harctan(1)pour xc,b}» soit finalement

«{Δφ(xc,h)=(φiφug)(xc,h)=π4Δφ(xc,b)=(φiφug)(xc,b)=+π4}».

Détermination expérimentale de la réponse sinusoïdale forcée en intensité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable », observation de la résonance en intensité quelle que soit le facteur de qualité, détermination des fréquences de coupure à -3dB

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Dispositif expérimental et 1ères observations

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     On visualise simultanément la « tension aux bornes du générateur B.F. » [43] sur la voie CH1 et
     On visualise simultanément la « tension aux bornes du conducteur ohmique » [44] sur la voie CH2, on observe

  • « en fonctionnement bicourbe (y,t)», une variabilité de l'amplitude de la courbe sur la voie CH2 relativement à la variation de fréquence, l'amplitude de la courbe sur la voie CH1 restant constante ainsi qu'une variation du déphasage de la courbe sur la voie CH2 par rapport à la courbe de la voie CH1 et
  • « en fonctionnement (x,y)», une courbe de Lissajous[45] elliptique caractéristique de deux signaux sinusoïdaux de même fréquence ;

     on modifie la valeur du facteur de qualité en changeant la valeur de la résistance du conducteur ohmique (si R, Q).

Observation de la résonance en intensité

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     On détermine la résonance en intensité i(t) en déterminant la résonance en tension aux bornes du conducteur ohmique uR(t)=Ri(t) ;

  • on constate, en fonctionnement bicourbe (y,t), que la valeur efficace de uR(t)[46] passe par un maximum pour une certaine valeur de fréquence[47], les deux courbes sur voies CH2 et CH1 étant alors en phase[48] ;
  • on vérifie, en passant en fonctionnement (x,y) quand la résonance en intensité est observée, que la courbe de Lissajous[45] est un segment de droite de pente positive caractéristique de l'absence de déphasage entre les deux courbes[49], ceci étant vérifié pour toute valeur du facteur de qualité.

Détermination des fréquences de coupure à –3dB

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     En mesure automatique avec les choix précédemment précisés, on détermine « la valeur de la tension efficace aux bornes du conducteur ohmique à la résonance en intensité soit UR,max» ainsi que « la fréquence de résonance fr»[50], puis

     on calcule « la valeur que doit prendre la tension efficace aux bornes du conducteur ohmique pour les fréquences de coupure à 3dB[26] UR,max2» et

     on augmente (ou diminue) la fréquence pour que la mesure de UR sur la voie CH2 affiche cette valeur, « on mesure alors la valeur de fréquence sur la voie CH1» correspondant à la « fréquence de coupure haute (ou basse) à 3dB[26] », la différence donnant la valeur de la « bande passante à 3dB[26] » [51].

Détermination expérimentale de la pulsation propre et du facteur de qualité d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » à partir des courbes de valeur efficace et de déphasage

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Détermination de la fréquence propre

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     On détermine la fréquence de résonance en intensité

  • soit « sur la courbe tracée point par point de valeur efficace de l'intensité en fonction de la fréquence (valeur pour laquelle la valeur efficace est maximale)»[52] ou « sur la courbe de tension instantanée aux bornes d'un conducteur ohmique en série avec le RLC série visualisée à l'oscilloscope »[53],
  • soit « sur la courbe tracée point par point de l'avance de phase de l'intensité sur la tension en fonction de la fréquence (valeur annulant le déphasage)»[52] ou « sur la courbe de Lissajous[45] entre tension aux bornes d'un conducteur ohmique en série avec le RLC série et tension aux bornes de ce dernier visualisée à l'oscilloscope »[54] et
c'est la fréquence propre du «RLC série ».

Détermination du facteur de qualité

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     On détermine les fréquences de coupure à 3dB[26]

  • soit « sur la courbe tracée point par point de valeur efficace de l'intensité en fonction de la fréquence (valeurs pour lesquelles la valeur efficace est égale à la valeur maximale divisée par 2) »[52] ou « sur la courbe de tension instantanée aux bornes d'un conducteur ohmique en série avec le RLC série visualisée à l'oscilloscope »[55],
  • soit « sur la courbe tracée point par point de l'avance de phase de l'intensité sur la tension en fonction de la fréquence (valeurs pour lesquelles le déphasage vaut ±45°)»[52] puis

     on détermine la bande passante à 3dB[26] en faisant la différence des deux fréquences de coupure à 3dB[26], et enfin,

     on détermine l'acuité de la résonance définie comme « rapport de la fréquence propre sur la bande passante à 3dB[26] » :

cette dernière est le facteur de qualité du «RLC série ».

Analogie électromécanique, résonance en vitesse d'un oscillateur mécanique amorti par frottement fluide linéaire soumis à une force excitatrice sinusoïdale

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Analogue électromécanique d'un « R L C série » soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable : pendule élastique amorti par frottement fluide linéaire auquel on applique une force sinusoïdale d'amplitude constante et de fréquence variable selon l'axe du ressort

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Dispositif expérimental d'enregistrement (en perspective) d'un pendule élastique horizontal amorti par frottement fluide linéaire et excité par action d'une force horizontale sinusoïdale (en vue de face)

     L'analogue électromécanique d'un «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » est un « pendule élastique horizontal amorti (P.E.H.A.) par frottement fluide linéaire auquel on applique une force sinusoïdale d'amplitude constante[56] et de fréquence variable selon l'axe du ressort » voir schéma ci-contre (pour avoir l'analogue parfait il faut considérer le pendule « horizontal »[57]) ;

     Il y a deux difficultés pour obtenir la réponse en vitesse d'un pendule élastique amorti par frottement fluide linéaire et soumis à une force excitatrice sinusoïdale,

  • d'une part « comment imposer une force sinusoïdale de fréquence choisie » et
  • d'autre part « comment enregistrer la réponse en vitesse ? »

     Le plus difficile est d'imposer « directement » une force excitatrice sinusoïdale de fréquence choisie :

  • une 1ère possibilité est de charger l'objet (en lui donnant une charge q) et de l'immerger dans un condensateur à isolant fluide visqueux à armatures planes à l'axe du ressort aux bornes desquelles on impose une tension sinusoïdale de fréquence choisie, on crée ainsi un champ électrique E(t)=Emcos(ωt+φE)ux[58] sinusoïdal de même fréquence, de direction « l'axe du ressort » qui impose sur l'objet M une force électrique F(t)= qE(t)=qEmcos(ωt+φE)ux mais, pour que l'objet reste chargé, il faut que le ressort auquel il est relié soit un isolant électrique c.-à-d. qu'il soit par exemple en plastique ce qui ne correspond pas au ressort usuel  ;
  • en fait imposer directement une force excitatrice sinusoïdale n'est pas la façon la plus simple de réaliser une excitation sinusoïdale d'un pendule élastique amorti par frottement fluide linéaire, voir remarque en fin de paragraphe.

     La 2ème difficulté est d'enregistrer « directement » la réponse en vitesse, car ce qu'on obtient par la méthode d'enregistrement ci-dessus c'est la réponse en élongation x(t) :

  • on peut certes à partir de la réponse en élongation en déduire, point par point, la réponse en vitesse mais c'est un peu laborieux  ;
  • une possibilité pour enregistrer la réponse en vitesse, serait d'utiliser un « capteur de position » [59] et d'envoyer le signal de sortie du capteur de position sur un « montage dérivateur » [60], ce qui permet alors d'obtenir un enregistrement en vitesse.
Dispositif expérimental d'enregistrement (en perspective) d'un pendule élastique horizontal amorti par frottement fluide linéaire et excité sinusoïdalement par action d'un système « excentrique - bielle » agissant sur l'extrémité non liée au solide (en vue de face)

     Façon la plus simple d'obtenir l'équivalent d'une force excitatrice sinusoïdale d'amplitude constante et de fréquence variable : cette façon consiste à créer un déplacement rectiligne sinusoïdal le long de l'axe du ressort sur son extrémité A précédemment fixe (voir schéma ci-contre) ;

     on peut utiliser, pour créer le mouvement sinusoïdal de pulsation ω de A (extrémité gauche du ressort), un système « excentrique - bielle » ayant pour but de transformer le « mouvement circulaire de l'excentrique [61] et donc de l'extrémité gauche de la bielle liée à l'excentrique[61] par une liaison pivot dont l'axe, solidaire de l'excentrique[61], est situé à une distance a de l'axe de rotation de ce dernier, (la vitesse angulaire de rotation de l'excentrique[61] étant ω)» en « mouvement quasi rectiligne sinusoïdal de l'extrémité droite de la bielle liée à l'extrémité gauche du ressort (c.-à-d. A) par une liaison pivot, le mouvement de A étant quasiment d'amplitude a et de pulsation ω», soit «xA(t)acos(ωt+φA)» ;

     il n'y a donc pas de force excitatrice s'exerçant directement sur l'objet M, le bilan de forces horizontales que subit M se réduisant

  • à la « tension du ressort T(t)=k[x(t)xA(t)]ux»[62] et
  • à la « force de frottement fluide linéaire flu(t)=hx˙(t)ux» ;

     on remarque que la « tension du ressort peut être décomposée en deux composantes »,

  • « l'une résultant du déplacement de M par rapport à sa position d'équilibre TM(t)=k[x(t)]ux»[63] et
  • « l'autre résultant du déplacement imposé de l'extrémité A», déplacement conduisant à la composante «TA(t)=k[xA(t)]ux agissant sur M» ;

     nous voyons donc que le fait de créer un mouvement sinusoïdal de l'extrémitéA «xA(t)=acos(ωt+φA)» est équivalent au problème où l'extrémitéAserait maintenue fixe et où on imposerait directement surMune force excitatrice sinusoïdale «TA(t) =k[xA(t)]ux=kacos(ωt+φA)ux».

Détermination de l'équation différentielle en vitesse du pendule élastique amorti excité sinusoïdalement (P.E.A.E.S.)

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     Nous considérons « l'extrémité A fixe et l'application directe sur M d'une force excitatrice sinusoïdale F(t)=Fmcos(ωt+φF)ux», les deux autres forces horizontales étant

  • la « tension du ressort T(t)=k[x(t)]ux» (M étant repéré relativement à sa position d'équilibre c.-à-d. la position du ressort à vide) et
  • la « force de frottement fluide linéaire flu(t)=hx˙(t)ux» ;

     l'application de la r.f.d.n[64]. à M dans le référentiel d'étude galiléen que l'on projette sur ux donne «kx(t)hx˙(t)+Fmcos(ωt+φF)=mx¨(t)» soit, en ordonnant et en normalisant

«x¨(t)+hmx˙(t)+kmx(t)=Fmmcos(ωt+φF)» ;

     pour obtenir l'équation différentielle en vitesse il convient de dériver l'équation précédente relativement à t, utilisant v(t)=x˙(t) soit

«v¨(t)+hmv˙(t)+kmv(t)=Fmωmcos(ωt+φF+π2)»[65].

Réduction canonique du P.E.A.E.S.

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     On définit les grandeurs canoniques du P.E.A.E.S[66]. correspondant à la 2ème réduction canonique introduite dans le paragraphe « réductions canoniques d'un RLC série dans le cadre de la réponse en uC(t) à un échelon de tension »[11] du chap.1 de la leçon « Signaux physiques - bis (PCSI) », soit

  • la « pulsation propre ω0=km»[67] et
  • le « facteur de qualité Q>0 tel que hm=ω0Q Q=mω0h=khω0»[68],[69] ;

     on en déduit la forme canonique de l'équation différentielle normalisée en vitesse avec excitation sinusoïdale

«v¨(t)+ω0Qv˙(t)+ω02v(t)=Fmωmcos(ωt+φF+π2)»[70].

Détermination de la réponse forcée sinusoïdale en vitesse du P.E.A.E.S.

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     Préliminaire : Le régime libre s'amortit comme en électricité mais usuellement « plus lentement » [71] et, une fois cet amortissement terminé on observe le régime sinusoïdal forcé de pulsation ω cherché sous la forme «v(t)=Vmcos(ωt+φv)».

     On résout cette équation différentielle en passant en complexe[72], la vitesse instantanée complexe s'écrivant «v_(t)=Vm_(ω)exp(iωt)»[73] avec l'amplitude complexe de la vitesse «Vm_(iω)= Vm(ω)exp[iφv(ω)]»[73] et la force excitatrice instantanée complexe «F_(t)=Fm_exp(iωt)»[73] avec l'amplitude complexe de la force «Fm_=Fmexp(iφF)»[73] ;

     On résout cette équation différentielle en reportant dans l'équation différentielle et simplifiant par exp(iωt), on obtient «ω2Vm_(iω)+iωω0QVm_(iω)+ω02Vm_(iω)=iωFm_m» dont on tire

«Vm_(iω)=iω(ω02ω2)+iωω0QFm_m=11+iQ(ωω0ω0ω)Fm_h»[74] ;

     on déduit de la 2ème forme canonique de l'amplitude complexe de la vitesse les grandeurs suivantes :

  • « en en prenant le module, l'amplitude de la vitesse Vm(ω)=|Vm_(iω)|=1|1+iQ(ωω0ω0ω)||Fm_|h=11+Q2(ωω0ω0ω)2Fmh»[75] et
  • « en en prenant l'argument, la phase à l'origine de la vitesse φv(ω)=arg[Vm_(iω)]=φFarg[1+iQ(ωω0ω0ω)]» dont on déduit l'« avance de phase de la vitesse sur la force φvφF =arctan[Q(ωω0ω0ω)]»[76].

Résonance en vitesse du P.E.A.E.S.

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     Les formules précédemment établies sur la « réponse en vitesse du pendule élastique amorti soumis à une force sinusoïdale d'amplitude fixée et de fréquence variable » (c.-à-d. la réponse en vitesse du P.E.A.E.S[66].) étant de même forme que celles correspondant à la « réponse en intensité du courant traversant un RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace fixée et de fréquence variable »[77], on en déduit les mêmes propriétés à savoir :

  • « résonance en vitesse pour une fréquence de la force excitatrice [78] égale à la fréquence propre de l'oscillateur », la « valeur maximale de l'amplitude en vitesse étant Vm,max=Fmh»[79],
  • « nullité du déphasage à la résonance en vitesse entre la vitesse et la force excitatrice »[80],
  • « nature passe-bande en vitesse de l'oscillateur quel que soit le facteur de qualité »
    « nature passe-bande en vitesse de l'oscillateur avec une « amplitude en vitesse quasi nulle à B.F. et H.F. » et
    « nature passe-bande en vitesse de l'oscillateur une «B.P.3dB d'autant plus petite que le facteur de qualité est grand », «Q caractérisant l'acuité de la résonance »,
  • « quadrature avance de la vitesse sur la force excitatrice à B.F. » {l'avance de phase de la vitesse sur la force excitatrice étant +π4 pour la fréquence de coupure basse à 3dB[26]} et
    « quadrature retard   de la vitesse sur la force excitatrice à H.F. » {l'avance de phase de la vitesse sur la force excitatrice étant π4 pour la fréquence de coupure haute à 3dB[26]}.

Établissement (théorique) de la réponse sinusoïdale forcée en charge (ou tension aux bornes du condensateur) d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » par méthode des complexes (et par diagramme de Fresnel), résonance en charge (sous condition de facteur de qualité suffisant) pour une fréquence inférieure à la fréquence propre, nature du filtre suivant le facteur de qualité

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Il convient bien sûr d'ajouter un schéma du circuit en électricité complexe associée au r.s.f[1]. de fréquence f=ω2π.

Réponse sinusoïdale forcée en tension aux bornes du condensateur d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » par méthode des complexes

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     Soit «ug(t)=Ug2cos(ωt+φug) la tension instantanée imposée au RLC série » et
     Soit «uC(t)=UC(ω)2cos(ωt+φC)[81] la tension instantanée aux bornes du condensateur »,
     on leur associe les grandeurs instantanées complexes «ug_(t)=Ug_2exp(jωt)» et «uC_(t)= UC_(jω)2exp(jωt)»[82]
     on leur associe les grandeurs instantanées complexes avec leurs valeurs efficaces complexes respectives «Ug_=Ugexp(jφug)» et «UC_(jω)=UC(ω)exp[jφC(ω)]»[82],[81] ;

     «uC_(t) étant la tension instantanée complexe de sortie ouverte d'un pont diviseur de tension dont la tension instantanée complexe d'entrée est ug_(t)» on en déduit, en valeurs efficaces complexes, «UC_(jω)= 1jCωR+jLω+1jCωUg_»[83] et, en multipliant haut et bas par jCω puis en regroupant les termes réels du dénominateur et en ordonnant

«UC_(jω)=1(1LCω2)+jRCωUg_».

Réduction canonique de la réponse sinusoïdale forcée en tension aux bornes du condensateur d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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     Comme nous l'avons vu dans le paragraphe « choix de la réduction canonique d'un R L C série soumis à une tension sinusoïdale » plus haut dans ce chapitre, l'habitude quasi-générale dans le cadre du r.s.f[1]. est de choisir la 2ème réduction canonique c.-à-d. :

  • la « pulsation propre ω0=1LC s'exprimant en rads1» et
  • le « facteur de qualité Q>0 sans dimension défini par RL=ω0Q[12] soit Q=Lω0R=1RCω0»[13] ;

     on rappelle que l'usage dans le cadre du r.s.f[1]. est de « remplacer la notion de pulsation ω en rads1 par celle de pulsation réduite x=ωω0[14], sans dimension[15] ».

     La « réponse en tension aux bornes du condensateur » du RLC série soumis à la « tension imposée » par le générateur ayant la même homogénéité, la réduction canonique sera « complète » [16], « mis à part la tension efficace complexe imposée par le générateur, la forme canonique de la tension efficace complexe aux bornes du condensateur ne dépendra que du facteur de qualité Qet de la fréquence réduite x».

     Pour déterminer la forme canonique réduite[84] de la tension efficace complexe aux bornes du condensateur, on élimine d'abord ω au profit de x en y reportant ω=ω0x soit UC_(jω0x)= 1(1LCω02x2)+jRCω0xUg_[85] et finalement, en reconnaissant dans RCω0 l'inverse du facteur de qualité

«UC_(jx)=1(1x2)+jxQUg_»[86],[87],
cette forme canonique[88] usuelle étant aussi la forme canonique « pratique »[89].

     Remarque : si au lieu de chercher la réponse en intensité du courant traversant le «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de tension efficace fixée et de fréquence variable » on souhaite obtenir la réponse en tension aux bornes du conducteur ohmique du même «RLC soumis à une tension sinusoïdale de même tension efficace fixée et de fréquence variable », on peut procéder

     Remarque : en déterminant d'abord I_(jω) par loi d'Ohm[4] en complexe[90] puis en déduire UR_(jω) en utilisant UR_(jω)=RI_(jω) ou

     Remarque : en reconnaissant dans uR_(t) la tension instantanée complexe de sortie ouverte d'un pont diviseur de tension dont la tension instantanée complexe d'entrée est ug_(t) soit, en valeurs efficaces complexes, «UR_(jω)=RR+jLω+1jCωUg_»[83] se réécrivant sous forme canonique normalisée pratique en divisant haut et bas par R et en mettant le dénominateur obtenue sous sa forme algébrique, soit «UR_(jω)=11+j(LRω1RCω)Ug_» {il est aisé d'en déduire la forme canonique normalisée pratique réduite «UR_(jx)=11+jQ(x1x)Ug_»[91],[92] qui a été utilisée pour faire l'étude des variations du module et de l'argument} ;

     Remarque : à partir de «UR_(jω)=RR+jLω+1jCωUg_» obtenue par P.D.T[93]. en sortie ouverte, on peut mettre la réponse efficace en tension aux bornes du conducteur ohmique sous sa forme canonique normalisée usuelle en multipliant haut et bas par jCω puis en regroupant les termes réels du dénominateur et enfin en ordonnant «UR_(jω)=jRCω(1LCω2)+jRCωUg_»[94] {il est aisé d'obtenir la forme canonique normalisée usuelle réduite «UR_(jx)=jxQ(1x2)+jxQUg_»[95],[92]} ;

     Remarque : on rappelle que la forme canonique[88] usuelle «UR_(jx)=jxQ(1x2)+jxQUg_»[92] permet de caractériser l'ordre du système mais ne permet pas de faire une étude simplement, le numérateur dépendant de x ; une fois l'ordre du système caractérisé par la forme canonique[88] usuelle, il convient de trouver la forme canonique[88] pratique en rendant le numérateur constant et pour cela « on divise haut et bas par jxQ» ce qui donne la forme canonique[88] pratique «UR_(jx)=11+jQ(x1x)Ug_»[92] permettant de faire une étude de variation aisée.

Tension efficace aux bornes du condensateur du « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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     La tension efficace aux bornes du condensateur du RLC série se déterminant en prenant le module de la tension efficace complexe on en déduit

«UC(ω)=|UC_(jω)|=|1(1LCω2)+jRCωUg_|=Ug(1LCω2)2+R2C2ω2» ou
sous sa forme canonique normalisée réduite «UC(x)=|UC_(jx)|=Ug(1x2)2+x2Q2»[86].

Phase à l'origine de la tension aux bornes du condensateur du « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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     La phase à l'origine de la tension aux bornes du condensateur du RLC série se déterminant en prenant l'argument de la tension efficace complexe on en déduit φC(ω)=arg[UC_(jω)]= arg[Ug_]arg[(1LCω2)+jRCω]=φugarg{jRCω[1+j(LωR1RCω)]}[96] soit

«φC(ω)=arg[UC_(jω)]=φugπ2arctan(LωR1RCω)»[97]
ou en fonction du facteur de qualité et de la fréquence réduite
«φC(x)=arg[UC_(jx)]=φugπ2arctan[Q(x1x)]»[86],[98].

Recherche d'une éventuelle résonance en charge (ou en tension aux bornes du condensateur) du « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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     La tension efficace Ug imposée par le générateur étant constante et la fréquence réduite x variable, on est amené à « étudier la variation de la tension efficace UC(x) aux bornes du condensateur en fonction de la fréquence réduite x» et «UC(x) se mettant sous la forme UC(x)=Ugg(x2) avec g(x2)= (1x2)2+x2Q2», il suffit d'« étudier la variation de g(x2) relativement à x2» (compte-tenu du fait que 1u est une fonction de u) en calculant la dérivée de g(x2) par rapport à x2 soit «dgdx2(x2)=2(1x2)+1Q2=2x2+1Q22» ; on obtient alors la discussion suivante :

  • « si le terme constant 1Q22 est strictement positif » soit «Q<12», la dérivée «dgdx2(x2)>0x2» «g(x2) fonction de x2» «UC(x) est une fonction de x2» donc
    «UC(x) est une fonction de x»[99] ;
  • « si le terme constant 1Q22 est négatif ou nul » soit «Q12», la dérivée «dgdx2(x2) s'annule pour xr2=112Q20»[100] avec «dgdx2(0)= 1Q220» d'une part et d'autre part «limx+[dgdx2(x2)] =+>0» «g(x2) est minimale en xr2» «UC(x2) est maximale en xr2» donc 
    «UC(x) est maximale en xr=112Q2<1»[99].

     En conclusion, la tension aux bornes du condensateur d'unRLCsérie entre en résonance à condition que le facteur de qualité vérifie Q12, la fréquence de résonance étant inférieure à la fréquence propre selon «fr=f0112Q2<f0»[101] ;

     En conclusion, la valeur de la tension efficace aux bornes du condensateur à la résonance en charge, quand celle-ci est existe, donne UC,max=UC(xr)=Ug(1xr2)2+xr2Q2= Ug[1(112Q2)]2+112Q2Q2=Ug14Q4+1Q212Q4=Ug1Q214Q4 soit finalement

«UC,max=UC(xr)=QUg114Q2>QUg=UC(x0=1)»[102].

Valeur du déphasage à la résonance éventuelle en charge (ou en tension aux bornes du condensateur) du « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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     Contrairement à « la valeur du déphasage entre l'intensité du courant traversant le RLC série et la tension à ses bornes à la résonance en intensité » (valeur nulle constituant un résultat remarquable) « très utilisée en pratique pour repérer la résonance en intensité »,
     Contrairement à « la valeur du déphasage entre la tension aux bornes du condensateur du RLC série et la tension à ses bornes à la résonance (conditionnelle) en charge » « n'ayant aucune particularité permettant son utilisation pour repérer l'éventuelle résonance en charge », usuellement on ne la détermine pas bien que cela ne présente aucune difficulté comme on le vérifie ci-dessous :

     « si Q12», « l'avance de phase de la tension aux bornes du condensateur du RLC série sur la tension à ses bornes à la résonance en charge », c.-à-d. à la fréquence réduite xr= 112Q2, vaut «φC(xr)=φugπ2arctan[Q(xr1xr)]» φC(xr)=φugπ2arctan[Q(112Q21112Q2)] après report de l'expression de la fréquence réduite de résonance en charge, soit, après réduction au même dénominateur de l'argument de l'arctangente et simplification évidente

«φC(xr)=φugπ2+arctan[12Q112Q2]=φugπ2+arctan[122Q21]».

Nature du filtre « réponse en charge du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » suivant le facteur de qualité

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     Nous avons déterminé, dans le paragraphe « recherche d'une éventuelle résonance en charge (ou en tension aux bornes du condensateur) du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » plus haut dans ce chapitre,

  • « l'absence de résonance en charge si Q<12», la réponse efficace en tension aux bornes du condensateur du RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante étant d'une valeur notable Ug0 à B.F. jusqu'à une limite nulle à H.F., nous en déduisons la nature « passe-bas »[23] du filtre et
  • « l'existence d'une résonance en charge si Q12», la réponse efficace en tension aux bornes du condensateur du RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante étant d'une valeur notable Ug0 à B.F. jusqu'à une limite nulle à H.F. mais en étant d'abord puis , nous en déduisons la nature « passe-bande ou passe-bas »[23] du filtre suivant l'existence ou non d'une fréquence de coupure basse non nulle à 3dB[26] ;
         la condition pour qu'il existe une fréquence de coupure basse non nulle à 3dB[26] étant «UC(xc,b)=UC(xr)2>UC(x=0)» avec la valeur de la réponse efficace à la résonance en charge «UC(xr) =QUg114Q2»[103], se réécrit «QUg2114Q2>Ug Q2>2(114Q2)» soit encore l'« inéquation bicarrée en Q suivante 2Q44Q2+1>0» ; le discriminant réduit valant Δ=42=2>0, les zéros du polynôme bicarré sont 2±22= 1±12{1,710,29 et, compte-tenu de la condition de résonance Q212=0,50, on en déduit que l'inégalité est vérifiée si Q21,71 soit, Q étant positif, la « condition d'existence d'une fréquence de coupure basse à 3dB[26] : Q1+121,31 ou Q1,31» ;
         en conclusion de cette étude « si 12Q1,31»[104] la réponse en tension efficace aux bornes du condensateur d'un RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante est un « passe-bas »[23] et
         en conclusion de cette étude « si Q1,31»[104] c'est un « passe-bande »[23].

     Finalement « pour un facteur de qualité restant faible Q1,31»[104] la réponse en tension efficace aux bornes du condensateur d'un RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante est un « passe-bas »[23] alors que
     Finalement « pour un facteur de qualité plus grand Q1,31»[104] c'est un « passe-bande »[23],[105].

Complément : détermination des fréquences de coupure à -3dB du filtre « réponse en charge du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » suivant qu'il y a, ou non, résonance en charge

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Détermination de la fréquence de coupure à -3dB du filtre « réponse en charge du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » en absence de résonance en charge

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     Considérant donc «Q<12», le filtre est un « passe-bas »[23] dont la « valeur maximale de tension efficace aux bornes du condensateur est UC,max= UC(x=0)=Ug» ; il n'existe donc qu'« une seule fréquence de coupure à 3dB[26] dont la valeur réduite est définie par UC(xc)=UC,max2» soit encore l'équation «Ug(1xc2)2+xc2Q2=Ug2 ou (1xc2)2+xc2Q2=2» soit, en développant et ordonnant l'« équation bicarrée par monômes de degré décroissant, xc4+(1Q22)xc21=0» de discriminant réduit Δ=(12Q21)2+1>0 deux racines en x2 réelles distinctes mais de signe contraire[106], la racine en x2 positive s'écrivant «xc2= (12Q21)+(12Q21)2+1» soit enfin la fréquence réduite de coupure à 3dB[26]

«xc=(12Q21)2+1(12Q21)»

     d'où la fréquence de coupure à 3dB[26] du « passe-bas »[23] « réponse en charge du RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable en absence de résonance en charge »

«fc=f0(12Q21)2+1(12Q21)»[107],[108].

Détermination de la (ou les) fréquence(s) de coupure à -3dB du filtre « réponse en charge du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » en présence de résonance en charge

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     Considérant donc «Q12», le filtre étant un « passe-bas ou passe-bande »[23] suivant que Q est 1,31 ou non, dont la « valeur maximale de tension efficace aux bornes du condensateur est UC,max=UC(xr=112Q2)=QUg114Q2» ; il existe donc, suivant la valeur du facteur de qualité, « une ou deux fréquences de coupure à 3dB[26] dont la (ou les) valeur(s) réduite(s) sont définies par UC(xc)=UC,max2» soit encore l'équation «Ug(1xc2)2+xc2Q2=QUg2114Q2 ou (1xc2)2+xc2Q2=±2Q2(114Q2)»[109] soit, en développant et ordonnant l'« équation bicarrée, xc4+(1Q22)xc2+12Q2+12Q4=0» de discriminant réduit Δ=(12Q21)21+2Q212Q4 se simplifiant en Δ=1Q214Q4= 1Q2(114Q2)>0[109] deux racines en x2 réelles distinctes s'écrivant xc2=(12Q21)±1Q114Q2 ces dernières étant toutes les deux positives ou de signe contraire[110] ; ainsi,
     Considérant donc «Q12», dans le cas où les deux racines en x2 sont >0, il y a deux fréquences réduites de coupure à 3dB[26] «{xc,h=(112Q2)+1Q114Q2xc,b=(112Q2)1Q114Q2}» et
     Considérant donc «Q12», dans le cas où une seule racine en x2 est >0, il y a une fréquence réduite de coupure à 3dB[26] «xc,h=(112Q2)+1Q114Q2» d'où

  • la fréquence de coupure à 3dB[26] du « passe-bas à Q1,31»[23] « réponse en charge du RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable en présence de résonance en charge » est
    «fc=f0(112Q2)+1Q114Q2»[107],[111],
  • les fréquences de coupure haute et basse à 3dB[26] du « passe-bande à Q1,31»[23] « réponse en charge du RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable en présence de résonance en charge » sont
    «{fc,h=f0(112Q2)+1Q114Q2fc,b=f0(112Q2)1Q114Q2}»[107],[108].

Réponse sinusoïdale forcée en tension aux bornes du condensateur d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » par diagramme de Fresnel

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     Revoir, si besoin est, la notion de « vecteur de Fresnel tournant » puis celle de « vecteur de Fresnel (sous-entendu à l'origine des temps) » du chap.8 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) », sachant que la notion de diagramme de Fresnel[5] n'est qu'une façon concrète de matérialiser celle d'amplitudes complexes (ou de valeurs efficaces complexes[6]) dans tout schéma construit à partir de vecteurs de Fresnel[5] associés aux grandeurs sinusoïdales de même pulsation ω[7] quand on les ajoute, dérive temporellement certaines d'entre elles ou effectue toute autre opération linéaire

     Comme il a été indiqué dans le paragraphe « lien entre amplitude complexe et vecteur de Fresnel » du chap.8 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) », l'utilisation du diagramme de Fresnel[5] n'apportant rien de plus que celle d'amplitudes complexes (ou de valeurs efficaces complexes[6]),[112], nous n'indiquerons que les grandes lignes de ce traitement.

Diagramme de Fresnel[5] associé à un RLC série soumis à une tension sinusoïdale de tension efficace et de fréquence fixées, détermination de la réponse en tension aux bornes du condensateur

     On trace les vecteurs de Fresnel[5] associés à chaque tension[8], puis la somme pour déterminer le vecteur de Fresnel[5] associé à la tension imposée par le générateur, voir diagramme de Fresnel[5] ci-contre [8] ; parmi ces vecteurs de Fresnel[5] on distingue entre autres

  • le vecteur de Fresnel[5] associé à la tension aux bornes du condensateur du RLC série indirectement à celui associé à l'intensité du courant y circulant[113], leurs normes étant liées par «UC =ICω», et
  • le vecteur de Fresnel[5] associé à l'intensité du courant colinéaire à celui associé à la tension aux bornes du conducteur ohmique de résistance R, leurs normes étant liées par «UR=RI»

     La façon la plus simple de procéder consiste à « déterminer I en fonction de Ug»[114] pour ensuite « l’insérer dans UC= ICω» soit :

  • «Ug=UR2+(ULUC)2 par théorème de Pythagore »[9] dans lequel on reporte «UR=RI», «UL=LωI» et «UC=ICω» d'où Ug=R2+(Lω1Cω)2I «I=UgR2+(Lω1Cω)2» et finalement, par report dans «UC=ICω» l'expression de la tension efficace aux bornes du condensateur en fonction de celle imposée au RLC série «UC=UgCωR2+(Lω1Cω)2»
  • «tan(φugφi)=ULUCUR dans le triangle rectangle dont les côtés de l'angle droit sont UR et |ULUC|» permettant de déduire, par report des expressions de UL, UC et UR et simplification évidente, «φugφi=arctan(Lω1CωR)» puis, sachant que «φC=φiπ2» ou φi= φC+π2, on en déduit φugφCπ2=arctan(Lω1CωR) puis l'expression de l'avance de phase de la tension aux bornes du RLC série sur celle aux bornes du condensateur «φugφC=π2+arctan(Lω1CωR)».

Utilisation d'un outil de résolution numérique pour étudier l'influence du facteur de qualité sur l'éventuelle résonance en charge d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable »

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Tracé simultané des courbes de réponse en tension efficace aux bornes du condensateur d'un RLC série soumis à tension sinusoïdale de valeur efficace fixée en fonction de la fréquence réduite x suivant le facteur de qualité pour la recherche d'une éventuelle résonance en charge, les tracés étant obtenus par Scilab

     Préliminaire : A priori ce paragraphe n'a pas de raison d'être car il est relativement aisé de trouver « à la main » la condition à imposer à Q pour qu'il y ait résonance en charge et de constater que la résonance est d'autant plus aiguë que Q est grand[115] mais
     Préliminaire : c'est une demande explicite du programme de physique de P.C.S.I.

     Pour faire cette étude on peut tracer les courbes de valeurs efficaces UC en fonction de x pour différentes valeurs de Q (0,4;12;1;3) (voir ci-contre) en utilisant n'importe quel logiciel de résolution numérique [celui utilisé ici est un de ceux proposés par le programme à savoir « Scilab »[116]], le programme utilisé[117] est donné ci-dessous, les graphes tracés ci-contre résultant de l'utilisation de ce programme[118] ;

Q=3 ;x=linspace(0,3,100) ;G1=((1-x^2)^2+x^2/Q^2)^(-1/2) ;

Q=1 ;x=linspace(0,3,100) ;G2=((1-x^2)^2+x^2/Q^2)^(-1/2) ;

Q=(2)^(-1/2) ;x=linspace(0,3,100) ;G3=((1-x^2)^2+x^2/Q^2)^(-1/2) ;

Q=0,4 ;x=linspace(0,3,100) ;G4=((1-x^2)^2+x^2/Q^2)^(-1/2) ;

drawlater()

plot(x,G1,"b",x,G2,"g",x,G3,"r",x,G4,"m") ;

a=gca() ;a.x_location="bottom" ;a.y_location="left" ;

a.title.text="Les réponses en u_C suivants les valeurs du facteur de qualité" ;

e=gce();e.children(2).thickness=2 ;

drawnow()

Étude de la réponse sinusoïdale forcée en charge d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » à grand facteur de qualité, résonance forte (ou aiguë), fréquence de résonance en charge égale à celle en intensité, fréquences de coupure et bande passante à -3dB, acuité de la résonance en charge

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Étude de la réponse en tension aux bornes du condensateur d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » à grand facteur de qualité

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     Envisageant un « grand facteur de qualité c.-à-d. Q1», on en déduit qu'il y a « résonance en charge pour la fréquence réduite xr=112Q2= (112Q2)12114Q2»[119] ou, en conservant uniquement le terme prépondérant[120], « pour xr1» ;

en conclusion « si Q1», «fr,Q1f0» c.-à-d. que
« la fréquence de résonance en charge à grand facteur de qualité est quasiment la fréquence propre » ;

     « la valeur maximale correspondante UC,max=UC(xr)=QUg114Q2=QUg(114Q2)12» se réécrit, en considérant 14Q2 comme un infiniment petit d'ordre un et en prenant le D.L. à l'ordre un du dernier facteur[121], «UC,maxQUg(1+18Q2)» ou, en conservant uniquement le terme prépondérant de ce dernier facteur[120],

«UC,maxQUg»[122] impliquant une « très grande tension efficace aux bornes du condensateur »[123],
ce qui correspond à une « résonance aiguë »[124].

Détermination des fréquences de coupure à -3dB du filtre « réponse en charge du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » à grand facteur de qualité

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     Avec «Q1», le filtre « réponse en tension aux bornes du condensateur du RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » étant un « passe-bande », on définit « deux fréquences de coupure à 3dB[26] de valeurs réduites xc» par «UC(xc)=UC(xr)2» dans laquelle « la tension efficace aux bornes du condensateur pour la fréquence réduite x s'écrit UC(x)= Ug(1x2)2+x2Q2» et « celle pour la résonance en charge UC(xr)=QUg114Q2» dans la mesure où on ne tient pas compte de Q1 soit finalement l'équation de définition des fréquences de coupure à 3dB[26]

«Ug(1xc2)2+xc2Q2=QUg2114Q2 sans tenir compte de Q1»[125] ;

     « tenir compte de Q1» permet

  • d'une part de « remplacer UC(xr) par son terme prépondérant soit UC(xr)QUg» et
  • d'autre part, « le caractère aigu de la résonance impliquant que les fréquences réduites de coupure à 3dB[26] sont proches de la fréquence réduite de résonance en charge laquelle est assimilable à la fréquence réduite propre x0=1», on peut « remplacer xc2Q2 par son terme prépondérant soit xc2Q21Q2»[126], « l'autre terme (1xc2)2 proche de 0 étant laissé tel quel »,

     d'où la réécriture de l'équation de définition des fréquences de coupure à 3dB[26] pour un grand facteur de qualité

«Ug(1xc2)2+1Q2QUg2 (1xc2)2+1Q22Q2»
conduisant à «|1xc2|=1Q» ou «{xc,h,Q1211Q1xc,b,Q121Q}» ;

     on en déduit aisément les fréquences réduites de coupure à 3dB[26] du passe-bande « réponse en tension aux bornes du condensateur du RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante à grand facteur de qualité » «{xc,h,Q11+1Q=(1+1Q)12xc,b,Q111Q=(11Q)12}» ou, en utilisant le D.L. à l'ordre un de (1+x)n,n avec n=12[127],

«{xc,h,Q11+12Qxc,b,Q1112Q}» donnant les fréquences de coupure à 3dB[26] «{fc,h,Q1f0(1+12Q)fc,b,Q1f0(112Q)}»[128].

Bande passante à -3dB et acuité de la résonance en charge du « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » à grand facteur de qualité

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     Dans l'hypothèse «Q1» on détermine la bande passante réduite à 3dB[26] selon «(Δx)Q1=xc,h,Q1xc,b,Q11Q» et par suite
     Dans l'hypothèse «Q1» on détermine la bande passante à 3dB[26] pour la résonance en charge à grand facteur de qualité s'écrit

«B.P.3dB,Q1=(Δf)Q1=f0(Δx)Q1f0Q»
c.-à-d. le même résultat que celle de la résonance en intensité 
mais avec «B.P.3dB,Q1f0Qf0» ;

     on définit de même l'acuité de la résonance en charge à grand facteur de qualité par

«𝒜C,Q1=fr,Q1(Δf)Q1f0f0Q=Q»
c.-à-d. encore le même résultat que celle de la résonance en intensité
mais avec «𝒜C,Q1Q1».

Courbe de valeur efficace en charge (ou en tension aux bornes du condensateur) d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence, nature du filtre suivant la valeur du facteur de qualité, cas particulier d'un grand facteur de qualité

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Tracé, point par point, de la courbe de valeur efficace en tension aux bornes du condensateur d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence réduite

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Superposition des courbes de réponse en tension efficace aux bornes du condensateur d'un RLC série soumis à tension efficace fixée en fonction de la fréquence réduite x pour les facteurs de qualité donnant une absence de résonance Q=0,4, une “ résonance limite en x=0Q=12, floue Q=2 et aiguë Q=10

     Voir ci-contre la superposition des tracés de la réponse en tension efficace aux bornes du condensateur d'un «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence réduite, chaque courbe correspondant à une valeur différente du facteur de qualité

  • Q=0,4 donnant une absence de résonance,
  • Q=10 donnant une résonance qualifiée d'« aiguë » en «xr=112Q20,995»,
  • Q=12 donnant une résonance limite en «xr=112Q2=0» et
  • Q=2 donnant une résonance qualifiée de « floue » en «xr=112Q20,875».
Voir tableau de variation explicité ci-dessous dans le cas où il y a résonance c.-à-d. si Q12 :
x 0 xr=112Q2 1 +
UC(x)=Ug(1x2)2+x2Q2 Ug UC,max QUg 0
Le tableau de variation dans le cas où il n'y a pas résonance c.-à-d. si Q<12 correspond à une de Ug à 0.

     « Pour x0», «UC(x)=Ug1+x2(1Q22)+x4Ug[1x22(1Q22)]»[129] dont on tire la dérivée par rapport à la fréquence réduite «dUCdx(x) Ug[x(1Q22)]0» précisant que la tangente à la courbe en x=0 est parallèle à l'axe des x.

Rappel : nature du filtre « réponse en charge du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » suivant le facteur de qualité

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     A déjà été traité dans le paragraphe « nature du filtre “ réponse en charge du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable ” suivant le facteur de qualité » plus haut dans ce chapitre, on rappelle les résultats obtenus :

  • « si Q est faible » (plus précisément « si Q1,31») « la réponse en tension aux bornes du condensateur du RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » est un « passe-bas »[23] sans résonance ou avec résonance très floue et
  • « si Q est suffisamment grand » (plus précisément « si Q1,31») c'est un « passe-bande »[23] à résonance d'autant plus aiguë que la valeur du facteur de qualité est grande, la fréquence de résonance en charge[130] étant d'autant plus proche de la fréquence propre que Q est grand.

Rappel : cas particulier d'un grand facteur de qualité

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     A déjà été traité dans le paragraphe « étude de la réponse sinusoïdale forcée en charge d'un “ R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable ” à grand facteur de qualité, résonance forte (ou aiguë), fréquence de résonance en charge égale à celle en intensité, fréquences de coupure et bande passante à -3dB, acuité de la résonance en charge » plus haut dans ce chapitre, on rappelle le principal résultat

c'est un « passe-bande »[23] de fréquence de résonance quasiment égale à la fréquence propre et
dont l'acuité de résonance en charge est approximativement égale au facteur de qualité.

Courbe de déphasage en charge (ou en tension aux bornes du condensateur) d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence, cas particulier d'un grand facteur de qualité

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Tracé (point par point) de la courbe de déphasage en tension aux bornes du condensateur d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » en fonction de la fréquence réduite

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Superposition des courbes d'avance de phase de la tension aux bornes du condensateur d'un RLC série sur la tension à ses bornes en fonction de la fréquence réduite x pour les facteurs de qualité donnant une absence de résonance Q=0,4, une “ résonance limite en x=0Q=12, floue Q=2 et aiguë Q=10

     Voir ci-contre la superposition des tracés de l'avance de phase de la tension aux bornes du condensateur du «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » sur la tension à ses bornes en fonction de la fréquence réduite, chaque courbe correspondant à une valeur différente du facteur de qualité

  • Q=0,4 donnant une variation lente et assez régulière du déphasage,
  • Q=10 donnant une variation rapide au voisinage de la fréquence réduite propre et très lente en dehors,
  • Q=12 donnant une variation légèrement plus rapide qu'aux faibles valeurs du facteur de qualité, variation du déphasage restant assez régulière et
  • Q=2 donnant une variation modérément rapide au voisinage de la fréquence réduite propre avec toutefois une variation restant notable mais plus faible en dehors.
Voir tableau de variation explicité ci-dessous :
x 0 1 +
X(x)=x1x[22] 0 +
(φCφug)(x)=π2arctan[QX(x)][131] 0 π2 π

     « Pour x0», X(x)1x «Δφ(x)=(φCφug)(x)π2+arctan[Qx]» dont on tire la dérivée relativement à la fréquence réduite «dΔφdx(x)11+(Qx)2[Qx2]=Qx2+Q21Q0» précisant que la tangente à la courbe en x=0 n'est pas parallèle à l'axe des x (la pente étant négative d'autant plus faible en valeur absolue que Q est grand).

     Remarques : on retiendra deux points sur ces courbes d'avance de phase de la tension aux bornes du condensateur d'un RLC série excité sinusoïdalement sur la tension à ses bornes :

  • elles ont toutes un point commun en la fréquence réduite propre x0=1, le déphasage étant égal à π2 et
  • elles sont indépendantes du caractère « passe-bas ou passe-bande »[23] du filtre.

Cas particulier d'un grand facteur de qualité

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     « Mis à part le voisinage immédiat de x0=1»[132], « un grand facteur de qualité c.-à-d. Q1» implique «Q|x1x|1»[133] que l'on peut réécrire «Q(x1x){+si x>1si x<1} quand Q» d'où «arctan[Q(x1x)]{π2si x>1+π2si x<1} quand Q» et par suite l'avance de phase de la tension aux bornes du condensateur du RLC série excité sinusoïdalement sur la tension à ses bornes a pour limite quand Q

«(φCφug)(x)=π2arctan[Q(x1x)]{πsi x>10si x<1}» soit encore
«{(φCφug)H.F.=πsi x>1(φCφug)B.F.=0si x<1} avec x𝒱(x0=1)».

     Déphasage de la tension aux bornes du condensateur d'unRLCsérie excité sinusoïdalement à grand facteur de qualité sur la tension imposée auRLCsérie aux fréquences de coupure haute et basse à3dB[26] : ayant déterminé les expressions des fréquences réduites de coupure haute et basse à 3dB[26] quand le facteur de qualité a une grande valeur dans le paragraphe « détermination des fréquences de coupure à -3dB du filtre “ réponse en charge du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable ” à grand facteur de qualité » plus haut dans ce chapitre soit «{xc,h,Q11+12Q1xc,h,Q1112Qxc,b,1112Q1xc,b,Q11+12Q}» «{xc,h,Q11xc,h,Q11Qxc,b,Q11xc,b,Q11Q}» d'où les expressions du déphasage aux fréquences de coupure à 3dB[26]

«{(φxφF)(xc,h,Q1)π2π4=3π4(φxφF)(xc,b,Q1)π2+π4=π4}».

Complémentarités des informations présentes sur les courbes de valeur efficace et de déphasage dans la réponse sinusoïdale forcée en charge (ou en tension aux bornes du condensateur) d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » pour un facteur de qualité modéré

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     La façon la plus simple de déterminer la fréquence propre du RLC série quand on étudie sa réponse en tension aux bornes de son condensateur uC(t), est de le faire à partir de la connaissance de la courbe de déphasage en effet
     La façon la plus simple pour la fréquence propre on a «(φCφug)(x0=1)=π2 [moyenne arithmétique de l'avance de phase à B.F. (qui est nulle) et de celle à H.F. (qui vaut π)][134] » {la moyenne arithmétique de l'avance de phase à B.F. et de celle à H.F. s'obtenant plus aisément à partir de la courbe de déphasage si celle-ci a été tracée auparavant} ;

     La façon la plus simple pour déterminer l'existence d'une éventuelle résonance en charge, le facteur de qualité et la fréquence de résonance, on utilise la courbe de valeur efficace en effet,

  • ayant déterminé la valeur de la fréquence propre, il suffit de lire sur la courbe de valeur efficace, la valeur de UC pour la fréquence propre et on en déduit «Q=UC(f0)Ug»,
  • « si ce dernier est >12» il y a résonance en charge que l'on détermine aisément en prenant la valeur maximale de UC, ce qui permet d'obtenir la fréquence de résonance fr,
  • on vérifie alors l'accord avec les valeurs de f0 et Q obtenues précédemment selon «fr=f0112Q2» ;
il y a donc bien « complémentarités des courbes de valeur efficace et de déphasage » pour déterminer les grandeurs canoniques du RLC série

Détermination expérimentale de la réponse sinusoïdale forcée en charge (ou en tension aux bornes du condensateur) d'un « R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable », observation de la résonance en charge pour un facteur de qualité suffisant, détermination de la fréquence de résonance en charge

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Dispositif expérimental et 1ères observations

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     On visualise simultanément la « tension aux bornes du générateur B.F. » [43] sur la voie CH1 et
     On visualise simultanément la « tension aux bornes du condensateur » [135] sur la voie CH2, on observe

  • « en fonctionnement bicourbe (y,t)», une variabilité de l'amplitude de la courbe sur la voie CH2 relativement à la variation de fréquence, l'amplitude de la courbe sur la voie CH1 restant constante ainsi qu'une variation du déphasage de la courbe sur la voie CH2 par rapport à la courbe de la voie CH1 et
  • « en fonctionnement (x,y)», une courbe de Lissajous[45] elliptique caractéristique de deux signaux sinusoïdaux de même fréquence ;

     on modifie la valeur du facteur de qualité en changeant la valeur de la résistance du conducteur ohmique (si R, Q).

Observation de la résonance conditionnelle en charge

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     On détermine la résonance en charge q(t) en déterminant la résonance en tension aux bornes du condensateur uC(t)=q(t)C ;

  • on constate, en fonctionnement bicourbe (y,t), que la valeur efficace de uC(t)[46] a deux comportements possibles suivant la valeur de Q
         « si Q est <120,7» la tension efficace UC quand on fait croître la fréquence et
         « si Q est >120,7» elle passe par un maximum pour une certaine valeur de fréquence[47].

En complément : détermination des fréquences de coupure à –3dB

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     En mesure automatique avec les choix précédemment précisés, on détermine « la valeur de la tension efficace aux bornes du condensateur à la résonance en charge[136] soit UC,max» ainsi que « la fréquence de résonance fr», puis

     on calcule « la valeur que doit prendre la tension efficace aux bornes du condensateur pour la (ou les) fréquence(s) de coupure à 3dB[26] UC,max2» et

     on augmente (ou diminue) la fréquence pour que la mesure de UC sur la voie CH2 affiche cette valeur, « on mesure alors la valeur de fréquence sur la voie CH1» correspondant à la « fréquence de coupure haute (ou basse) à 3dB[26] »[137] et, dans le cas où les deux fréquences de coupure à 3dB[26] existent, leur différence donne la valeur de la « bande passante à 3dB[26] »[138].

Analogie électromécanique, résonance en élongation d'un oscillateur mécanique amorti par frottement fluide linéaire soumis à une force excitatrice sinusoïdale

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Rappel : P.E.A.E.S. analogue électromécanique d'un « R L C série » soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable

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Dispositif expérimental d'enregistrement (en perspective) d'un pendule élastique horizontal amorti par frottement fluide linéaire et excité par action d'une force horizontale sinusoïdale (en vue de face)

     L'analogue électromécanique d'un «RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » étant un « pendule élastique horizontal amorti par frottement fluide linéaire auquel on applique une force sinusoïdale d'amplitude constante[56] et de fréquence variable selon l'axe du ressort »[139] (pour avoir l'analogue parfait il faut considérer le pendule « horizontal »[140]) voir schéma ci-contre ;

     Il ne reste plus qu'une difficulté pour obtenir la réponse en élongation d'un pendule élastique amorti par frottement fluide linéaire et soumis à une force excitatrice sinusoïdale (contrairement à l'obtention de la réponse en vitesse d'un P.E.A.E.S[66]. où il y avait deux difficultés, l'enregistrement de la réponse en vitesse disparaissant quand on s'intéresse à la réponse en élongation), celle de choisir la façon d'imposer une force sinusoïdale de fréquence choisie :

     les deux possibilités d'imposer une force sinusoïdale de fréquence choisie ont déjà été évoquées au paragraphe « analogue électromécanique d'un R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable : pendule élastique amorti par frottement fluide linéaire auquel on applique une force sinusoïdale d'amplitude constante et de fréquence variable selon l'axe du ressort » plus haut dans ce chapitre, nous retenons
     les deux possibilités la 2ème intitulée « façon la plus simple d'obtenir l'équivalent d'une force excitatrice sinusoïdale d'amplitude constante et de fréquence variable » qui peut être retrouvée dans le paragraphe précité
     les deux possibilités la 2ème consistant à imposer un déplacement sinusoïdal de fréquence variable à l'extrémité du ressort initialement fixe «xA(t)acos(ωt+φA)», ce déplacement sinusoïdal simulant alors sur l'autre extrémité reliée au solide une force sinusoïdale «F(t)=TA(t)=k[xA(t)]ux=kacos(ωt+φA)ux» {notée «F(t)=Fmcos(ωt+φF)ux» par la suite} sans que celle-ci ne lui soit imposée directement ;
     les deux possibilités la 2ème intitulée attention, pour que cette simulation soit mise en œuvre, il est nécessaire de considérer simultanément l'extrémité A fixe (sinon nous tiendrions deux fois compte du mouvement de A[141])

Détermination de l'équation différentielle en élongation du P.E.A.E.S.

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     Nous considérons l'extrémité «A fixe » et l'« application directe sur M d'une force excitatrice sinusoïdale F(t)=Fmcos(ωt+φF)ux», les deux autres forces horizontales étant

  • « la tension du ressort T(t)=k[x(t)]ux» (M étant repéré relativement à sa position d'équilibre c.-à-d. la position du ressort à vide) et
  • « la force de frottement fluide linéaire flu(t)=hx˙(t)ux» ;

     l'application de la r.f.d.n[64]. à M dans le référentiel d'étude galiléen que l'on projette sur ux donne kx(t)hx˙(t)+Fmcos(ωt+φF)=mx¨(t) soit, en ordonnant et en normalisant

«x¨(t)+hmx˙(t)+kmx(t)=Fmmcos(ωt+φF)».

Rappel : réduction canonique du P.E.A.E.S.

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     La réduction canonique a déjà été introduite dans le paragraphe « réduction canonique du P.E.A.E.S. » plus haut dans ce chapitre, on rappelle les grandeurs canoniques ci-dessous :

  • la « pulsation propre ω0=km»[67] et
  • le « facteur de qualité Q>0 tel que hm=ω0Q Q=mω0h=khω0»[68],[69] ;

     on en déduit la forme canonique de l'équation différentielle normalisée en élongation avec excitation sinusoïdale

«x¨(t)+ω0Qx˙(t)+ω02x(t)=Fmmcos(ωt+φF)»[142].

Détermination de la réponse forcée sinusoïdale en élongation du P.E.A.E.S.

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     Amortissement du régime libre : Le régime libre s'amortit comme en électricité mais usuellement « plus lentement » [71] et, une fois cet amortissement terminé on observe le régime sinusoïdal forcé de pulsation ω cherché sous la forme x(t)=Xmcos(ωt+φx).

     On résout cette équation différentielle en passant en complexe[72], l'élongation instantanée complexe s'écrivant «x_(t)=Xm_(ω)exp(iωt)»[73] avec l'amplitude complexe de l'élongation «Xm_(iω) =Xm(ω)exp[iφx(ω)]»[73] et la force excitatrice instantanée complexe «F_(t)=Fm_exp(iωt)»[73] avec l'amplitude complexe de la force «Fm_=Fmexp(iφF)»[73] ;

     On résout cette équation différentielle en reportant dans l'équation différentielle et simplifiant par exp(iωt), on obtient «ω2Xm_(iω)+iωω0QXm_(iω)+ω02Xm_(iω)=Fm_m» dont on tire

«Xm_(iω)=1(ω02ω2)+iωω0QFm_m»[143] ;

     on déduit de cette forme canonique de l'amplitude complexe de l'élongation les grandeurs suivantes :

  • « en en prenant le module, l'amplitude de l'élongation Xm(ω)=|Xm_(iω)|=1|(ω02ω2)+iωω0Q||Fm_|m=Fmm(ω02ω2)2+ω2ω02Q2» et
  • « en en prenant l'argument, la phase à l'origine de l'élongation φx(ω)=arg[Xm_(iω)]=φFarg[(ω02ω2)+iωω0Q]» soit, en mettant iωω0Q en facteur dans le complexe dont on cherche l'argument[144], «φx(ω)=φFarg{iωω0Q[1+iQ(ωω0ω0ω)]} φx(ω)= φFπ2arctan[Q(ωω0ω0ω)]» d'où l'« avance de phase de l'élongation sur la force φxφF =π2arctan[Q(ωω0ω0ω)]».

     Comme en électricité il est pratique d'introduire la pulsation réduite (identique à la fréquence réduite) notée u[145] et définie selon «u=ωω0=ff0» et, avec cet emploi on peut réécrire

  • l'« amplitude complexe en élongation Xm_(iu)=1(1u2)+iuQFm_mω02=1(1u2)+iuQFm_k»[146],[147],
  • l'« amplitude de l'élongation Xm(u)=Fmmω02(1u2)2+u2Q2=Fmk(1u2)2+u2Q2»[146] et
  • la « phase à l'origine de l'élongation φx(u)=φFπ2arctan[Q(u1u)]» d'où l'« avance de phase de l'élongation sur la force φxφF =π2arctan[Q(u1u)]».

Résonance conditionnelle en élongation du P.E.A.E.S.

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     Les formules précédemment établies dans le paragraphe « détermination de la réponse forcée sinusoïdale en élongation du P.A.A.E.S. » plus haut dans ce chapitre concernant la « réponse en élongation du P.E.A.E.S[66]. » étant les mêmes que celles correspondant à la « réponse en charge d'un RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace fixée et de fréquence variable »[148], on en déduit les mêmes propriétés à savoir :

  • « résonance conditionnelle en élongation pour un facteur de qualité Q12» et une « fréquence de la force excitatrice » [149] inférieure à la fréquence propre de l'oscillateur, plus précisément pour une fréquence égale à «fr=f0112Q2»,
  • « déphasage entre l'élongation et la force excitatrice à la résonance en vitesse[150] égal à (φxφF)(f0)=π2»,
  • nature « passe-bande ou passe-bas »[23] en élongation de l'oscillateur suivant que le facteur de qualité est plus ou moins grand (« passe-bande »[23] pour Q1,31) avec une amplitude en élongation égale à celle de l'excitateur à B.F. et quasi nulle H.F. et une B.P.3dB d'autant plus petite que le facteur de qualité est grand[151],
  • « déphasage de l'élongation sur la force excitatrice » « nul à B.F. soit (φxφF)B.F.=0» et « égale à π à H.F. » soit «(φxφF)H.F.=π» et enfin
  • « déphasage de l'élongation sur la force excitatrice à grand facteur de qualité (φxφF)Q1(x)π2arctan[Q(x1x)]»[152] et
    comme les fréquences réduites de coupure haute et basse à 3dB[26] et à grand facteur de qualité ont été déterminées[153] par «{xc,h,Q11+12Qxc,b,1112Q}», nous avons établi, en utilisant les deux résultats précédemment rappelés, «{(φxφF)(xc,h,Q1)π2π4=3π4(φxφF)(xc,b,Q1)π2+π4=π4}»[152].

Démarche expérimentale autour des régimes transitoires du 2nd ordre : animation « flash »

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     On peut trouver cette animation[154] à l'adresse suivante http://www.walter-fendt.de/html5/phfr/resonance_fr.htm ci-dessous une copie d'écran :

Copie d'écran d'une animation flash d'un système du 2ème ordre

     Lancez l'animation après avoir sélectionné « diagramme élongation - temps » ainsi que les paramètres souhaités (à choisir intelligemment), suivant votre choix vous verrez (ou ne verrez pas) le régime transitoire au début puis le régime forcé.

Notes et références

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  1. 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 et 1,09 Régime Sinusoïdal Forcé.
  2. 2,0 et 2,1 La tension efficace Ug imposée aux bornes du RLC série étant constante mais l'impédance de ce dernier dépendant de la fréquence, il en est de même de l'intensité efficace du courant traversant le RLC série.
  3. 3,0 et 3,1 La tension efficace complexe Ug_ imposée aux bornes du RLC série étant constante mais l'impédance complexe de ce dernier dépendant de la fréquence, il en est de même de l'intensité efficace complexe du courant traversant le RLC série.
  4. 4,0 et 4,1 Georg Simon Ohm (1789 - 1854) physicien allemand essentiellement connu pour sa découverte de la loi qui porte maintenant son nom.
  5. 5,00 5,01 5,02 5,03 5,04 5,05 5,06 5,07 5,08 5,09 5,10 5,11 5,12 5,13 5,14 5,15 5,16 et 5,17 Augustin Jean Fresnel (1788 - 1827) physicien français à qui on doit principalement l'explication de tous les phénomènes optiques dans le cadre de la théorie ondulatoire de la lumière.
  6. 6,0 6,1 6,2 et 6,3 La valeur efficace complexe étant l'amplitude complexe divisée par 2.
  7. 7,0 et 7,1 Voir justification au paragraphe « lien entre amplitude complexe et vecteur de Fresnel » du chap.8 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  8. 8,0 8,1 8,2 et 8,3 Les vecteurs de Fresnel tracés ici ont pour norme la valeur efficace de tensions (ou d'intensités) au lieu de leur amplitude, ils sont donc 2 plus courts.
  9. 9,0 et 9,1 Pythagore (vers 580 av.J.C. - vers 495 av.J.C.) philosophe et mathématicien grec n'ayant peut-être laissé aucun écrit, les quelques écrits qui lui sont parfois attribués auraient été commis par ses disciples.
  10. Par construction l'avance de phase de la tension aux bornes du RLC série sur l'intensité du courant le traversant ]π2,+π2[ peut être mise sous la forme d'un arctangente [voir le paragraphe « fonction inverse de la fonction tangente : fonction arctangente » du chap.9 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) »].
  11. 11,0 et 11,1 Mais les réductions canoniques sont les mêmes dans la réponse en i(t) ou en uL(t) et, comme nous le voyons ici, quelle que soit la forme de la tension qui lui est appliquée.
  12. 12,0 et 12,1 C.-à-d. correspondant au cœfficient de la dérivée temporelle 1ère de la réponse dans l'équation différentielle normalisée en la réponse.
  13. 13,0 et 13,1 La 2ème expression se déduisant de la 1ère en utilisant LCω02=1 Lω0=1Cω0 ;
                        une 3ème expression peut être obtenue en éliminant ω0 en fonction de L et C on obtient «Q=1RLC».
  14. 14,0 et 14,1 Celle-ci étant aussi la « fréquence réduite x=ff0» avec f0 la fréquence propre, {car x=ωω0 avec ω=2πf et ω0=2πf0, conduit, en simplifiant haut et bas par 2π, à l'expression x=ff0}.
  15. 15,0 et 15,1 Ainsi x mesure la pulsation (ou la fréquence) en unité ω0 (ou en unité f0).
  16. 16,0 et 16,1 Une réduction canonique est « complète » lorsqu'il ne reste plus que des grandeurs sans dimension éliminant toute référence au problème d'origine en les remplaçant par des références adaptables à toute une série de problèmes identiques dans des domaines très divers.
  17. Permettant de conserver ce paramètre d'une part et de faire apparaître le facteur de qualité Q=Lω0R=1RCω0 d'autre part.
  18. Bien que l'on ne considère plus la variation de l'impédance complexe selon la même variable (ω ayant été remplacée par x) et par suite qu'il ne peut s'agir de la même fonction, la valeur reste la même et l'usage veut qu'en physique nous adoptions le plus souvent la même lettre pour la fonction et la valeur de la fonction d'où la conservation de la notation ZR L C série_.
  19. 19,0 19,1 et 19,2 Bien que l'on ne considère plus la variation de l'intensité efficace complexe du courant traversant le RLC série selon la même variable (ω ayant été remplacée par x) et par suite qu'il ne peut s'agir de la même fonction, la valeur reste la même et l'usage veut qu'en physique nous adoptions le plus souvent la même lettre pour la fonction et la valeur de la fonction d'où la conservation de la notation I_.
  20. En accord avec le fait qu'il y a résonance en intensité quand la fréquence imposée par le générateur est égale à la fréquence propre du RLC série.
  21. En accord avec le fait que le déphasage est nul à la résonance en intensité c.-à-d. quand la fréquence imposée par le générateur est égale à la fréquence propre du RLC série.
  22. 22,0 22,1 et 22,2 La grandeur X(x)=x1x étant une fonction croissante de x, en effet sa dérivée relativement à x vaut X(x)= 1+1x2>0x, est une grandeur intermédiaire très pratique (mais malheureusement pas toujours utilisable).
  23. 23,00 23,01 23,02 23,03 23,04 23,05 23,06 23,07 23,08 23,09 23,10 23,11 23,12 23,13 23,14 23,15 23,16 et 23,17 La notion de filtrage sera vue de façon plus approfondie dans le chap.7 intitulé « filtrage linéaire : fonction de transfert harmonique et diagramme de Bode, 2ème partie » de la leçon « Signaux physiques - bis (PCSI) » mais dès à présent on précise les notions intuitives de « passe-bande » et de « passe-bas » ;
       on parle de « passe-bande » quand la réponse est d'amplitude « notable » (à préciser) sur un intervalle de fréquences de largeur finie à borne inférieure non nulle et qu'elle peut être « négligée » (à préciser) en dehors ;
       on parle de « passe-bas » quand la réponse est d'amplitude « notable » (à préciser) sur un intervalle de fréquences de largeur finie à borne inférieure nulle et qu'elle peut être « négligée » (à préciser) en dehors.
  24. Donc des valeurs notables dans l'intervalle dit passant.
  25. Donc des valeurs négligeables au voisinage de la fréquence nulle entraînant que la borne inférieure de l'intervalle dit passant n'est pas nulle et
       Donc des valeurs négligeables au voisinage de la fréquence infinie entraînant que la largeur de l'intervalle dit passant est finie.
  26. 26,00 26,01 26,02 26,03 26,04 26,05 26,06 26,07 26,08 26,09 26,10 26,11 26,12 26,13 26,14 26,15 26,16 26,17 26,18 26,19 26,20 26,21 26,22 26,23 26,24 26,25 26,26 26,27 26,28 26,29 26,30 26,31 26,32 26,33 26,34 26,35 26,36 26,37 26,38 26,39 26,40 26,41 26,42 26,43 26,44 26,45 26,46 26,47 26,48 26,49 26,50 26,51 26,52 26,53 26,54 26,55 26,56 26,57 et 26,58 dB est le symbole de « décibels » ; l'explication de la dénomination « à 3dB» est fournie dans le paragraphe suivant « pourquoi les fréquences de coupure et la bande passante sont-elles à -3dB ? » de ce chapitre.
  27. En effet f et f0 étant toutes deux positives, il doit en être de même de toutes valeurs de fréquence réduite donc de celles de fréquence réduite de coupure à 3dB ;
       de plus xc,h étant supérieure à 1xc,h (car xc,h1xc,h=1Q>0) est >1 alors que
       de plus xc,b étant inférieure à 1xc,b (car xc,b1xc,b=1Q<0) est <1.
  28. xc,h étant solution de xc,h1xc,h=1Q xc,h21=xc,hQ équation du 2ème degré en xc,h qui admet (nous le démontrerons) deux racines réelles distinctes, nous conserverons la racine physique (c.-à-d. la racine positive), ce qui assurera l'unicité de la solution.
  29. xc,b étant solution de xc,b1xc,b=1Q xc,b21=xc,bQ équation du 2ème degré en xc,b qui admet (nous le démontrerons) deux racines réelles distinctes, nous conserverons la racine physique (c.-à-d. la racine positive), ce qui assurera l'unicité de la solution.
  30. Si on cherche à déterminer les fréquences de coupure à 3dB, il faut résoudre ces deux équations algébriques du 2ème degré mais le plus fréquemment on souhaite simplement déterminer la largeur de l'intervalle passant en fréquences à 3dB et pour cela il est inutile de résoudre ces équations comme cela sera indiqué dans le paragraphe « bande passante à -3dB de la réponse sinusoïdale forcée en intensité d'un R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » plus loin dans ce chapitre.
  31. 31,0 31,1 et 31,2 Dipôle Passif Linéaire.
  32. On la trouve encore notée Δf.
  33. L'intervalle passant en fréquences à 3dB est d'autant plus étroit que le facteur de qualité est grand, ce qui correspond donc à une résonance d'autant plus aiguë que Q est grand.
  34. Si on ne demande pas d'expliciter les fréquences de coupure à 3dB mais uniquement d'évaluer la bande passante à 3dB (ce qui est nettement le cas le plus fréquent) c'est ce qui est exposé ci-après qu'il faut faire
  35. La fréquence réduite de coupure basse à 3dB est donc l'inverse de la fréquence réduite de coupure haute à 3dB.
  36. On la trouve encore notée Δx.
  37. On pourra encore écrire 𝒜i=f0Δf=1Δx.
  38. On vérifie aisément ceci sur les courbes de réponse en intensité efficace traversant un RLC série soumis à tension efficace fixée en fonction de la fréquence réduite x pour les facteurs de qualité donnant une résonance floue Q=0,4, modérée Q=2 et aiguë Q=10 présentée au paragraphe « tracé (point par point) de la courbe de valeur efficace en intensité d'un “ R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante ” en fonction de la fréquence » plus haut de ce chapitre ;
       pour Q=0,4 où la résonance est floue, on lit xc,h2,85 et xc,b0,35 donnant B.P.en x3dB2,5 et 𝒜i=1B.P.en x3dB 0,4 correspondant à la valeur de Q ;
       pour Q=10 où la résonance est aiguë, on lit xc,h1,05 et xc,b0,95 donnant B.P.en x3dB0,10 et 𝒜i=1B.P.en x3dB 10 correspondant à la valeur de Q ;
       pour Q=2 où la résonance est intermédiaire, on lit xc,h1,28 et xc,b0,78 donnant B.P.en x3dB0,50 et 𝒜i=1B.P.en x3dB 2 correspondant à la valeur de Q.
  39. 39,0 39,1 39,2 39,3 39,4 et 39,5 L'argument d'un logarithme (décimal) ne devant pas avoir de dimension, si la réponse efficace en a une, on ne peut pas en prendre le logarithme (décimal) ; si tel est le cas, on divise la réponse efficace par une grandeur constante de même dimension, grandeur dite de référence, on obtient alors une grandeur sans dimension proportionnelle à la réponse efficace dimensionnée et c'est le logarithme (décimal) de cette grandeur sans dimension qui définit, par abus, le logarithme (décimal) de la réponse efficace dimensionnée.
  40. Le facteur 20 sera justifié le paragraphe « définition du gain en dB (remarque) » du chap.6 de la leçon « Signaux physiques - bis (PCSI) ».
  41. Ce peut être, par exemple, 1A.
  42. En effet log(2)0,3 ordre de grandeur qu'il faut connaître en électronique.
  43. 43,0 et 43,1 Plus exactement à la sortie du montage suiveur interposé entre le générateur et le dipôle RLC série de façon à ce que l'intensité du courant traversant ce dipôle ne modifie pas la valeur efficace de la tension aux bornes du générateur due à l'existence de sa résistance de sortie de rS=50Ω [on rappelle que ug(t)=e(t)rSi(t) et que c'est la valeur efficace de e(t) que l'on fixe sur le générateur, il est donc nécessaire, pour que la valeur efficace de ug(t) soit aussi fixée, que i(t) fournie par le générateur soit nulle, ce qui est le cas à l'entrée d'un montage suiveur, le courant de sortie de ce montage et qui traversera le RLC série étant fournie par l'alimentation stabilisée du montage] {voir le paragraphe « utilisation d'un montage suiveur interposé entre le multimètre et le G.B.F. pour mesurer la f.e.m. efficace d'un G.B.F. » du chap.24 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) », la raison de l'introduction du montage suiveur dans le cas présent restant la même}.
  44. Attention à la masse, le conducteur ohmique doit avoir une de ses bornes reliée à la masse du montage suiveur, ce point étant choisi comme masse de l'oscilloscope.
  45. 45,0 45,1 45,2 et 45,3 Jules Antoine Lissajous (1822 - 1880) physicien français essentiellement connu pour ses travaux sur les ondes ; la courbe obtenue en fonctionnement (x,y) sur un oscilloscope porte son nom pour lui rendre hommage.
  46. 46,0 et 46,1 Mesurée en automatique sur la voie CH2 en sélectionnant Vrms et en vérifiant en automatique sur la voie CH1 avec la même sélection que la tension efficace imposée par le générateur reste constante.
  47. 47,0 et 47,1 Mesurée en automatique sur la voie voie CH1, en sélectionnant f.
  48. On vérifiera qu'aucune des deux voies n'a été inversée par l'opérateur inv car, si tel était le cas sur l'une des voies seulement, on trouverait, à tort, que les courbes sont en opposition de phase.
  49. C'est d'ailleurs la meilleure façon de repérer la fréquence pour laquelle il y a résonance en intensité.
  50. On doit alors vérifier fr=12πLC.
  51. On doit identifier cette valeur à «f0Q=ω02πRLω0=R2πL».
  52. 52,0 52,1 52,2 et 52,3 Dans la mesure où cette courbe a été tracée point par point à partir de valeurs expérimentales.
  53. Voir le paragraphe « observation de la résonance en intensité en fonctionnement bicourbe (y,t)» plus haut dans ce chapitre.
  54. Voir le paragraphe « observation de la résonance en intensité en fonctionnement (x,y)» plus haut dans ce chapitre.
  55. Voir le paragraphe « détermination des fréquences de coupure à -3dB en fonctionnement bicourbe (y,t)» plus haut dans ce chapitre.
  56. 56,0 et 56,1 La notion de valeur efficace est peu utilisée en mécanique (contrairement à l'électricité) on remplace donc « valeur efficace constante » par « amplitude constante » sachant qu'en régime sinusoïdal, la valeur efficace est égale à l'amplitude divisée par 2.
  57. Le poids étant l'analogue d'une tension constante imposée par le générateur, l'analogue du « pendule élastique vertical soumis à une force excitatrice sinusoïdale le long de l'axe du ressort » est un «RLC série soumis à une tension sinusoïdale à composante permanente non nulle », composante permanente qui modifie la tension aux bornes du condensateur mais nullement l'intensité du courant traversant le «RLC série » ;
       en conséquence, dans la mesure où on s'intéresse à la réponse en vitesse du pendule élastique excité sinusoïdalement, on pourrait aussi considérer un pendule élastique vertical car la réponse en vitesse du pendule est l'analogue de la réponse en intensité du courant traversant le «RLC série », réponse qui est indépendante de l'éventuelle présence d'une composante permanente ajoutée à la tension sinusoïdale, donc dans le cas du pendule de la présence du poids agissant sur le solide.
  58. Le champ électrique à l'intérieur du condensateur plan est uniforme c.-à-d. indépendant de x, son évolution avec le temps étant la même en tout point intérieur au condensateur.
  59. Lequel transforme l'élongation en signal électrique ;
       l'élongation étant repérée par rapport à une position de référence, le capteur doit donner une réponse à la distance séparant ces deux positions, ce peut être une réponse potentiométrique (dont le principe est celui d'un P.D.T. en sortie ouverte) : une tension constante U étant imposée à l'entrée du capteur de résistance totale R, sa tension de sortie (ouverte) uS(t) est alors à la résistance r(t) située entre les deux positions précédemment introduites donc à la distance entre ces deux positions l(t) selon uS(t)=r(t)RU=αl(t)RU=αURl(t) ; on peut éventuellement éliminer la composante continue pour que le signal uS(t) soit purement sinusoïdal, il suffit que la position de référence du capteur soit la position du solide quand le ressort est au repos.
  60. Nous verrons au chap.6 intitulé « Filtrage linéaire : fonction de transfert harmonique et diagramme de Bode, 1ère partie » de la leçon « Signaux physiques - bis (PCSI) » un exemple de montage dérivateur {voir le paragraphe « interprétation de l'équivalent B.F. de la fonction de transfert : circuit pseudo-dérivateur »}, le signal de sortie étant la dérivée temporelle du signal d'entrée.
  61. 61,0 61,1 61,2 et 61,3 Parmi toutes les façons de créer un excentrique nous avons choisi celle d'un disque homogène en rotation autour de l'axe géométrique ΔG du disque (c.-à-d. l'axe passant par le centre d'inertie G du disque et au plan de ce dernier), mais en nous intéressant au mouvement d'un point Q solidaire du disque et ΔG tel que GQ=a Q décrit un cercle de rayon a à la vitesse angulaire de rotation du disque.
  62. En effet, la position de M étant repérée par rapport à sa position d'équilibre en absence de déplacement de l'extrémité A du ressort (position d'équilibre coïncidant avec la position à vide du ressort), l'allongement par rapport à la longueur à vide du ressort augmente de x (axe orienté de gauche à droite) quand M est déplacé de x relativement à la position d'équilibre et diminue de xA(t) quand A est déplacé de xA(t).
  63.  Ce serait la seule composante si l'extrémité A était maintenue fixe.
  64. 64,0 et 64,1 Relation Fondamentale de la Dynamique Newtonienne.
  65. Analogue électromécanique de d2idt2(t)+RLdidt(t)+1LCi(t)=U2ωLcos(ωt+φug+π2) car les grandeurs analogues électromécaniques sont v(t)i(t), F(t)ug(t), FmU2, mL, hR et k1C.
  66. 66,0 66,1 66,2 et 66,3 Pendule Élastique Amorti Excité Sinusoïdalement.
  67. 67,0 et 67,1 Analogue électromécanique de ω0=1LC car les grandeurs analogues électromécaniques sont mL et k1C.
  68. 68,0 et 68,1 Cette 2ème relation découlant de mω02k=1 mω0=kω0 ;
       il existe une 3ème forme pour le facteur de qualité par élimination de ω0 soit Q=mkh.
  69. 69,0 et 69,1 Analogue électromécanique de Q=Lω0R=1RCω0 car les grandeurs analogues électromécaniques sont mL, hR, k1C, la grandeur canonique ω0 étant invariante par analogie électromécanique ;
       la 3ème forme du facteur de qualité mécanique obtenue par élimination de ω0 c.-à-d. Q=mkh est l'analogue électromécanique de Q=LC1R.
  70. Analogue électromécanique de d2idt2(t)+ω0Qdidt(t)+ω02i(t)=U2ωLcos(ωt+φug+π2) car les grandeurs analogues électromécaniques sont v(t)i(t), F(t)ug(t), FmU2, les grandeurs canoniques ω0 et Q étant invariantes par analogie électromécanique.
  71. 71,0 et 71,1 Cela peut demander quelques secondes, ce qui fait qu'il ne devient pas impossible de visualiser le régime transitoire lequel disparaît au bout de ces quelques secondes pour laisser uniquement le régime sinusoïdal forcé.
  72. 72,0 et 72,1 Revoir le paragraphe « exposé de la méthode des complexes pour trouver la solution sinusoïdale (quand elle existe) d'une équation différentielle linéaire à cœ3fficients réels constants hétérogène à excitation sinusoïdale suivant que celle-ci est sous la forme d'un cosinus ou d'un sinus » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  73. 73,0 73,1 73,2 73,3 73,4 73,5 73,6 et 73,7 Dès que l'on quitte le domaine de l'électricité, l'unité imaginaire est de nouveau notée i.
  74. Cette dernière expression étant obtenue en éliminant m au profit de Q par «Q=mω0h m=Qhω0» donnant «Fm_m=Fm_Qhω0=ω0QFm_h» soit, par report dans l'expression de l'amplitude complexe de la vitesse «Vm_(iω)=iωω0Q(ω02ω2)+iωω0QFm_h» donnant l'expression finale en divisant haut et bas le 1er quotient par iωω0Q.
       Cette dernière expression est l'analogue électromécanique de «I_(jω)=11+jQ(ωω0ω0ω)Ug_R».
  75. Analogue électromécanique de l'amplitude Im de l'intensité du courant traversant un RLC série soumis à une tension sinusoïdale d'amplitude Um et de pulsation ω soit «I(ω)= 11+Q2(ωω0ω0ω)2UmR».
  76. Analogue électromécanique de l'« avance de phase de l'intensité du courant traversant un RLC série soumis à une tension sinusoïdale de pulsation ω sur cette tension » soit «φiφu= arctan[Q(ωω0ω0ω)]».
  77. Voir le paragraphe « détermination de la réponse forcée sinusoïdale en vitesse du P.E.A.E.S. » plus haut dans ce chapitre.
  78. Ou une fréquence d'excitation de l'extrémité initialement fixe du ressort.
  79. De la relation hVm,max=Fm on en déduit que la force excitatrice et la force de frottement fluide à la résonance en vitesse ont même norme :
       comme l'élongation x(t) et l'accélération a(t)=x¨(t) sont nécessairement de signe contraire en régime sinusoïdal [car x¨(t)=ω2x(t)], la tension du ressort kx(t) et la résultante dynamique ma(t) sont de même signe et par suite, la r.f.d.n. F(t)+flukx(t)=ma(t) avec kx(t) et ma(t) de même signe d'une part et |F(t)|=|flu| d'autre part, permet de déduire que la force excitatrice et la force de frottement fluide à la résonance en vitesse sont opposées, cette dernière étant de norme maximale.
  80. En accord avec le résultat trouvé dans la note « 78 » plus haut dans ce chapitre « la force excitatrice et la force de frottement fluide à la résonance en vitesse sont opposées ».
  81. 81,0 et 81,1 La tension efficace Ug imposée aux bornes du RLC série étant constante mais les impédances du P.D.T., dont l'entrée est ug(t) et la sortie ouverte aux bornes du condensateur, dépendant de la fréquence, il en est de même de la tension efficace aux bornes du condensateur du RLC série.
  82. 82,0 et 82,1 La tension efficace complexe Ug_ imposée aux bornes du RLC série étant constante mais les impédances complexes du P.D.T., dont l'entrée est ug_(t) et la sortie ouverte aux bornes du condensateur, dépendant de la fréquence, il en est de même de la tension efficace complexe aux bornes du condensateur du RLC série.
  83. 83,0 et 83,1 Voir le paragraphe « le résultat le plus utilisé : P.D.T. en sortie ouverte alimenté en entrée par ue(t) » du chap.3 de la leçon « Signaux physiques - bis (PCSI) ».
  84. On parle de forme canonique réduite quand la réduction complète est possible et qu'on utilise la fréquence (ou la pulsation) réduite au lieu de la fréquence (ou la pulsation).
  85. On rappelle que LCω02=1.
  86. 86,0 86,1 et 86,2 Bien que l'on ne considère plus la variation de la tension efficace complexe aux bornes du condensateur selon la même variable (ω ayant été remplacée par x) et par suite qu'il ne peut s'agir de la même fonction, la valeur reste la même et l'usage veut qu'en physique nous adoptions le plus souvent la même lettre pour la fonction et la valeur de la fonction d'où la conservation de la notation UC_.
  87. Quand la réponse efficace complexe est mise sous une forme canonique (non réduite) « quotient irréductible de polynômes en jω», le degré du polynôme du dénominateur caractérise l'ordre du système étudié (ici il s'agit d'un 2ème ordre), la forme canonique étant dite « normalisée » si « le terme de degré 0 du dénominateur est 1» ;
       on qualifiera cette forme canonique normalisée d'« usuelle » car c'est elle qui permet de définir l'ordre du système mais aussi les grandeurs canoniques « pulsation propre et facteur de qualité » en identifiant le « polynôme du dénominateur 1βω2+jαω{β+α+}» avec «1ω2ω02+jωQω0» ce qui permet d'en déduire la pulsation propre et le facteur de qualité du système ;
       il est souhaitable de retenir la forme canonique normalisée réduite du dénominateur d'un 2ème ordre «D_(jx)=1x2+jxQ» se réécrivant en forme canonique normalisée non réduite «D_(jω) =1ω2ω02+jωQω0».
  88. 88,0 88,1 88,2 88,3 et 88,4 Sous entendu « normalisée et réduite ».
  89. Une forme canonique est dite « pratique » quand elle est mise sous forme d'un quotient (non nécessairement de polynômes en jx) avec un numérateur indépendant de x.
  90. Voir le paragraphe « réponse sinusoïdale forcée en intensité du courant traversant un “ R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable ” par méthode des complexes » plus haut dans ce chapitre.
  91. Pour cela « on remplace ω par ω0x» UR_(jω)=11+j(LRω0x1RCω0x)Ug_ d'où le résultat en utilisant Lω0R=1RCω0=Q.
  92. 92,0 92,1 92,2 et 92,3 Bien que l'on ne considère plus la variation de la tension efficace complexe aux bornes du conducteur ohmique selon la même variable (ω ayant été remplacée par x) et par suite qu'il ne peut s'agir de la même fonction, la valeur reste la même et l'usage veut qu'en physique nous adoptions le plus souvent la même lettre pour la fonction et la valeur de la fonction d'où la conservation de la notation UR_.
  93. Pont Diviseur de Tension
  94. Cette forme permet d'affirmer que le système étudié est un 2ème ordre mais c'est la forme canonique normalisée pratique qui doit être utilisée pour étudier le système.
  95. Pour cela « on remplace ω par ω0x» UR_(jω)=jRCω0x(1LCω02x2)+jRCω0xUg_ d'où le résultat en utilisant LCω02=1 et RCω0=1Q.
  96. En effet le complexe dont on prend l'argument dans le 2ème terme ayant une partie réelle de signe conditionnel, son argument ]π2,+π2[ω, il ne peut donc s'écrire directement à l'aide d'un arctan() d'où la mise en facteur de la partie imaginaire pour que l'autre facteur soit de partie réelle égale à 1 donc positive et ait un argument pouvant de mettre sous la forme arctan().
  97. Que l'on peut écrire encore «φC(x)=φi(x)π2» compte tenu du résultat «φi(x)=φugarctan(Lω1CωR)» trouvé dans le paragraphe « phase à l'origine de l'intensité du courant traversant le “ R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et fréquence variable ” » plus haut dans ce chapitre, ce qui n'est pas une surprise dans la mesure où la tension aux bornes du condensateur est en quadrature retard sur l'intensité du courant, on a en effet uC_(t)= 1jCωi_(t) φC=π2+φi.
  98. Que l'on peut écrire encore «φC(x)=φi(x)π2» compte tenu du résultat «φi(x)=φugarctan[Q(x1x)]» trouvé dans le paragraphe « forme canonique de l'intensité efficace complexe du courant traversant un “ R L C série en complexe associée au r.s.f. ” en fonction de la tension efficace complexe imposée au “ R L C série ” » plus haut dans ce chapitre, ce qui n'est pas une surprise dans la mesure où la tension aux bornes du condensateur est en quadrature retard sur l'intensité du courant, on a en effet uC_(t)= 1jCωi_(t) φC=π2+φi.
  99. 99,0 et 99,1 x étant toujours positive, sa variation est de même sens que celle de x2.
  100. On remarque que xr2=0 pour Q=12.
  101. Résultat à retenir.
  102. Le facteur de qualité Q est encore appelé « facteur de surtension à la résonance en intensité » car c'est le rapport UC(x0=1)Ug, la fréquence réduite propre étant aussi la fréquence réduite à la résonance en intensité ;
       le facteur Q114Q2 pourrait être appelé « facteur de surtension à la résonance en charge » du fait que c'est le rapport UC(xr)Ug mais ce n'est pas fait pratiquement car son expression est trop complexe et trop peu utilisée pour être retenue.
  103. Voir le paragraphe « recherche d'une éventuelle résonance en charge (ou en tension aux bornes du condensateur) du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » plus haut dans ce chapitre.
  104. 104,0 104,1 104,2 et 104,3 La valeur 1,31 étant la valeur approchée de Qmax, passe-bas=Qmin, passe-bande=1+12 dont il faut retenir qu'elle existe en étant un peu plus grande que 1.
  105. Mais nettement moins intéressant que le passe-bande constitué de la réponse en intensité du courant traversant le RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante car la fréquence de résonance dépend du facteur de qualité, ce qui est un handicap à son utilisation.
  106. Le produit des racines en x2 étant égal à 1.
  107. 107,0 107,1 et 107,2 Ce n'est (ou ce ne sont) évidemment pas un (ou des) résultat(s) à retenir.
  108. 108,0 et 108,1 Évidemment compte-tenu de l'expression de la (ou les) fréquence(s) de coupure à 3dB, le déphasage entre la tension aux bornes du condensateur du RLC série excité sinusoïdalement et la tension à ses bornes n'a aucune particularité.
  109. 109,0 et 109,1 En effet le 1er membre étant positif, le 2ème doit l'être aussi et Q12 implique 14Q212 d'où 114Q212>0.
  110. En effet le « 1er terme du 2nd membre (12Q21) est 0» {car Q12 implique 12Q21 d'où 12Q210} et le « 2ème du 2nd membre 1Q114Q2>0» d'où
       « chaque racine en x2 est >0» si le 1er terme «(12Q21)» est > au 2ème «1Q114Q2» et
       seule la racine en x2 «(12Q21)+1Q114Q2» est >0 si le 1er terme «(12Q21)» est < au 2ème «1Q114Q2» {«(12Q21)1Q114Q2» étant <0}.
  111. On vérifierait que (112Q2)1Q114Q2 est négatif et que xc,b n'existe pas.
  112. Et même, dans le cas présent, est nettement moins pratique car ne permettant pas l'utilisation de la notion très pratique de sortie ouverte de P.D.T. en complexe (et pour cause les diagrammes de Fresnel n'utilisant pas l'électricité complexe associée au r.s.f.).
  113. Indirectement signifiant que sa direction est perpendiculaire mais l'angle qu'il fait avec celui associé à l'intensité du courant fait π2.
  114. Revoir le paragraphe « réponse sinusoïdale forcée en intensité du courant traversant un R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable par diagramme de Fresnel » plus haut dans ce chapitre.
  115. Revoir le paragraphe « recherche d'une éventuelle résonance en charge (ou en tension aux bornes du condensateur) du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable » plus haut dans ce chapitre.
  116. La version utilisée étant Scilab 5.41, Scilab étant un logiciel libre de calcul numérique multi‐plate‐forme.
  117. Vous pourrez trouver les explications dans l'aide du logiciel
  118. Les valeurs affichées de Q ainsi que celles éventuelles de xr ayant été ajoutées à la main ainsi que le commentaire encadré « pas de résonance si Q<12».
  119. Q étant 1, on en déduit 2Q21 et «12Q21 autorisant de considérer 12Q2 comme un infiniment petit d'ordre un » ;
       on utilise alors le D.L. à l'ordre un de (1+x)n,n établi dans le paragraphe « D.L. à l'ordre un de quelques fonctions usuelles » du chap.14 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) » s'écrivant (1+ε)n=1+nε+𝒪(ε) ou «(1+ε)n1+nε dans laquelle n=12».
  120. 120,0 et 120,1 C.-à-d. en prenant le D.L. à l'ordre zéro de (1+x)n,n.
  121. On utilisera le D.L. à l'ordre un de (1+x)n,n établi dans le paragraphe « D.L. à l'ordre un de quelques fonctions usuelles » du chap.14 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) » s'écrivant (1+ε)n=1+nε+𝒪(ε) ou «(1+ε)n1+nε dans laquelle n=12».
  122. Ainsi on comprend la raison pour laquelle on n'introduit pas la notion de « facteur de surtension à la résonance en charge » car ce facteur s'identifie au « facteur de surtension à la résonance en intensité » dans la mesure où le facteur de qualité est grand (et c'est essentiellement quand ce facteur est grand que l'aspect « passe-bande » du filtre « réponse en tension aux bornes du condensateur d'un RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante » est utilisé).
  123. Pratiquement il faut être très attentif à ce résultat car cela peut conduire à un claquage du condensateur si on n'y prend pas garde, par exemple, supposons que la tension de claquage d'un condensateur soit 10V et que le générateur fournisse une tension efficace Ug=5V, on n'est pas certain que le condensateur ne claquera pas, en effet si le facteur de qualité vaut Q=10 et que l'on règle la fréquence délivrée par le générateur au voisinage de la fréquence propre du RLC série, la tension efficace aux bornes du condensateur prendra alors sa valeur maximale égale à UC,max10×5V =50V nettement supérieure à sa tension de claquage ce qui conduira certainement à sa destruction.
  124. On parle encore de résonance forte.
  125. Mais en considérant Q1,31 pour avoir un passe-bande.
  126. En effet si nous écrivons «xc21+ε avec ε<0 le terme infiniment petit correctif du D.L. de xc2», sachant que 1Q2 est un infiniment petit dont l'ordre peut être différent de celui de ε, multiplier les deux conduit à «xc2Q21Q2+εQ2» avec le 2ème terme d'ordre supérieur à celui du 1er puisque égal à la somme de l'ordre du 1er et de celui de ε d'où «1Q2 terme prépondérant de xc2Q2».
  127. Établi dans le paragraphe « D.L. à l'ordre un de quelques fonctions usuelles » du chap.14 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) » soit (1+ε)n=1+nε+𝒪(ε) ou (1+ε)n1+nε, l'infiniment petit d'ordre un étant ±1Q.
  128. Si on utilise les résultats du complément traité dans le paragraphe « détermination de la (ou les) fréquence(s) de coupure du filtre “ réponse en charge du R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable ” en présence de résonance en charge » plus haut dans le chapitre ce sont les valeurs que l'on obtient en faisant en D.L. à l'ordre un en 1Q ; en effet les résultats trouvés en supprimant les termes d'ordre deux deviennent «{fc,h=f0(112Q2)+1Q114Q2f01+1Qfc,b=f0(112Q2)1Q114Q2f011Q}» soit, par D.L. à l'ordre un en 1Q, les résultats énoncés par utilisation de «1±1Q=(1±1Q)121±12Q».
  129. En effet on utilise le D.L. à l'ordre un en x2 de 11+x2(1Q22)=[1+x2(1Q22)]12112x2(1Q22) {voir le paragraphe « D.L. à l'ordre un de quelques fonctions usuelles » du chap.14 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) » présentant le D.L. à l'ordre un de (1+ε)n,n s'écrivant (1+ε)n=1+nε+𝒪(ε) ou «(1+ε)n 1+nε dans laquelle n=12»}.
  130. On rappelle que la fréquence de résonance en charge est toujours inférieure à la fréquence propre.
  131. On rappelle que φC=φiπ2 c.-à-d. que la tension aux bornes du condensateur est en quadrature retard sur l'intensité de son courant de charge, cette relation résultant de uC_(t)= 1jCωi_(t).
  132. C.-à-d. mis à part le cas où la fréquence imposée par le générateur est dans le voisinage immédiat de la fréquence propre du RLC série.
  133. En effet si x n'est pas dans le voisinage immédiat de x0=1, la quantité |x1x|≪̸1 et par suite la multiplication par Q1 conduit à une quantité Q|x1x|1.
  134. On détermine les déphasages en fonctionnement bicourbe (y,t) à B.F. puis à H.F., on en fait la moyenne arithmétique et on lit la fréquence propre correspondante ; si on se place en fonctionnement (y,x) pour la fréquence propre la courbe de Lissajous doit être une ellipse à axes horizontal et vertical ou un cercle si on adapte les sensibilités des deux voies.
  135. Attention à la masse, le condensateur doit avoir une de ses bornes reliée à la masse du montage suiveur, ce point étant choisi comme masse de l'oscilloscope.
  136. Nous supposons donc que Q est >120,7.
  137. Si on ne trouve pas de fréquence de coupure basse à 3dB c'est que le filtre est un « passe-bas », le facteur de qualité étant alors <1,3.
  138. Dans le cas où il n'existe que la fréquence de coupure haute à 3dB, il s'agit d'un « passe-bas » dont la « bande passante à 3dB» définie comme la largeur de l'intervalle passant s'identifie à la fréquence de coupure haute à 3dB.
  139. Déjà introduit dans le paragraphe « analogue électromécanique d'un R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable : pendule élastique amorti par frottement fluide linéaire auquel on applique une force sinusoïdale d'amplitude constante et de fréquence variable selon l'axe du ressort » plus haut dans ce chapitre.
  140. Le poids étant l'analogue d'une tension constante imposée par le générateur, l'analogue du « pendule élastique vertical soumis à une force excitatrice sinusoïdale le long de l'axe du ressort » est un «RLC série soumis à une tension sinusoïdale à composante permanente non nulle », composante permanente qui modifie la tension aux bornes du condensateur ;
       en conséquence, souhaitant l'analogue électromécanique de la réponse en tension aux bornes du condensateur du «RLC série » excité sinusoïdalement sans composante continue, lequel est la réponse en élongation du pendule élastique excité sinusoïdalement sans déplacement permanent dû au poids, il est impératif de choisir un pendule horizontal.
  141. Une 1ère fois par la force F(t)=TA(t)=k[xA(t)]ux simulée sur l'extrémité du ressort liée au solide et
       une 2ème fois par la tension du ressort dans laquelle le mouvement de A intervient T(t)=k[xM(t)xA(t)]ux=k[xM(t)]ux+k[xA(t)]ux.
  142. Analogue électromécanique de q¨(t)+ω0Qq˙(t)+ω02q(t)=U2Lcos(ωt+φug) car les grandeurs analogues électromécaniques sont x(t)q(t), F(t)ug(t), FmU2, les grandeurs canoniques ω0 et Q étant invariantes par analogie électromécanique ;
       si on divise les deux membres de l'équation différentielle normalisée en q(t) par C on retombe sur l'équation différentielle normalisée en uC(t) soit u¨C(t)+ω0Qu˙C(t)+ω02uC(t)= U2LCcos(ωt+φug) ou u¨C(t)+ω0Qu˙C(t)+ω02uC(t)=ω02U2cos(ωt+φug).
  143. Analogue électromécanique de la réponse en charge et non de la réponse en tension aux bornes du condensateur, la réponse en charge s'obtenant « en multipliant la réponse en tension aux bornes du condensateur par C» soit une valeur efficace complexe en charge se réécrivant «Q_=CUC_= CUg_(1ω2ω02)+jωω0Q» ou, en « remplaçant C par 1Lω02», «Q_= Ug_Lω02(1ω2ω02)+jωω0Q =1(ω02ω2)+iωω0QUg_L» dont l'analogue électromécanique est effectivement «Xm_=1(ω02ω2)+iωω0QFm_m» car les grandeurs analogues électromécaniques sont q(t)x(t), Q2Xm, ug(t)F(t), U2Fm, les grandeurs canoniques ω0 et Q étant invariantes par analogie électromécanique.
  144. De façon que le 2ème facteur ait une partie réelle égale à 1 donc positive permettant de mettre son argument sous forme d'un arctan().
  145. En électricité la pulsation réduite est notée x car u est réservée aux tensions et en mécanique elle est notée u car x est réservée à l'élongation.
  146. 146,0 et 146,1 En effet ω02=km mω02=k.
  147. Bien que l'on ne considère plus la variation de l'amplitude complexe de l'élongation selon la même variable (ω ayant été remplacée par u) et par suite qu'il ne peut s'agir de la même fonction, la valeur reste la même et l'usage veut qu'en physique nous adoptions le plus souvent la même lettre pour la fonction et la valeur de la fonction d'où la conservation de la notation Xm_.
  148. Celle-ci étant la même que la « réponse en tension aux bornes du condensateur d'un RLC série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace fixée et de fréquence variable » au facteur multiplicatif C près.
  149. Ou une fréquence d'excitation de l'extrémité initialement fixe du ressort.
  150. On rappelle que la résonance en vitesse se produit quand la fréquence de la force excitatrice est égale à la fréquence propre.
  151. On rappelle qu'à grand facteur de qualité, Q caractérise l'acuité de la résonance
  152. 152,0 et 152,1 Voir le paragraphe « cas particulier d'un grand facteur de qualité » plus haut dans ce chapitre.
  153. Voir le paragraphe « détermination des fréquences de coupure à -3dB du filtre “ réponse en charge d'un R L C série soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace constante et de fréquence variable ” à grand facteur de qualité » plus haut dans ce chapitre.
  154. Une démarche expérimentale autour des régimes transitoires du 1er ou du 2ème ordre utilisant une animation « flash » ou un sismomètre est une exigence du programme de physique de PCSI, le choix porte sur une animation « flash » autour d'un 2ème ordre.