Sexisme en santé : manifestations, causes et conséquences/Le sexisme en santé : quelles sont les manifestations?
2.1) Les origines et définition du sexisme
[modifier | modifier le wikicode]2.1.1) Un peu d’histoire
[modifier | modifier le wikicode]L'émergence de la terminologie du sexisme émerge de manière satellite à la notion de racisme. Historiquement ces combats sont intrinsèquement liés et donnent par la suite lieu à des luttes d’ordre intersectionnel. Selon le Haut Conseil de l'Égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) créé en France en 2013, l'émergence de la notion de sexisme trouve ses origines aux États-Unis à la fin des années 1960. Cette notion est employée par analogie au concept de racisme afin de souligner l'inégalité structurelle entre les genres, qui, à l'instar du racisme, sert à consolider l'autorité chez ceux qui l'exercent déjà. En France, c'est au cours des années 1970 que le terme « sexisme » fait son apparition. Selon le HCEfh, l'évolution du sexisme aurait suivi trois phases : un sexisme hostile explicite un sexisme subtil dissimulé un sexisme ambivalent, apparemment bienveillant mais renforçant les stéréotypes de genre[1].
Avec le temps, émerge une autre forme de sexisme: le sexisme ordinaire. Celui-ci se manifeste par des comportements et attitudes qui infériorisent les femmes, en les reléguant à des rangs inférieurs, provoquant la perte de leur légitimité dans des secteurs tels que le monde professionnel, la vie politique, sociale ou encore la santé[1].
Le sexisme ordinaire se définit comme “l’ensemble des attitudes, propos et comportements fondés sur des stéréotypes de sexe, qui sont directement ou indirectement dirigés contre une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, (...) pouvant entrainer une altération de leur santé physique et mentale ”. Le sexisme ordinaire se manifeste à travers des gestes, des blagues, des critiques ou des commentaires sexistes qui ont pour conséquence de déstabiliser les personnes et de les infantiliser voir de les disqualifier. Ces comportements discriminatoires et d’irrespect contribuent à maintenir une vision sexuée des rôles et des compétences entre hommes et femmes[1].
2.1.2) Les définitions du sexisme
[modifier | modifier le wikicode]Excepté la récente définition du sexisme ordinaire, il ne semble pas exister à l’heure actuelle de définition consensuelle sur le sexisme. On retrouve toutefois plusieurs particularités communes dans les différentes définitions. La littérature décrit le sexisme comme un phénomène complexe défini par plusieurs éléments récurrents. Les études soulignent que le sexisme trouve son origine dans les dynamiques de pouvoir qui entretiennent la domination masculine et les hiérarchies entre les sexes[2]. De nombreuses sources établissent une distinction claire entre les formes manifestes marquées par une discrimination explicite et l'application des rôles traditionnels et les formes cachées qui nient les préjugés actuels tout en renforçant indirectement l'inégalité[2]. Un certain nombre d'articles introduisent le sexisme ambivalent, qui combine des attitudes hostiles et ostensiblement favorables aux femmes[3]. Certaines définitions intègrent des approches intersectionnelles (liens entre les formes de discrimination et de domination) pour reconnaître comment la race et le genre façonnent conjointement les expériences, et plusieurs études s'appuient sur des échelles psychologiques et des méthodes automatisées pour mesurer le phénomène[2]. Les variations culturelles et linguistiques affinent encore ces perspectives, illustrant le fait que le sexisme est compris comme une interaction à multiples facettes du pouvoir, de la discrimination, de l'ambivalence et du contexte[2].
Dans ce cadre, la définition du sexisme sera celle du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL). Il s’agit d’attitude discriminatoire adoptée à l'encontre du sexe opposé (principalement par les hommes qui s'attribuent le meilleur rôle dans le couple et la société, aux dépens des femmes reléguées au second plan, exploitées comme objet de plaisir, etc..)”[4]. Aussi, il semble crucial de préciser que le sexisme est polymorphe et qu’il peut se manifester de différentes manières et ce, dans divers contextes tels que le travail, le couple, la santé, la vie sociale et politique.
2.2) Le sexisme dans la santé et le soin
[modifier | modifier le wikicode]La définition du sexisme en santé est plurielle et dépend de nombreux paramètres comme la culture, le type de société, l’organisation du système de santé et les relations médecins/patient. Afin de proposer une définition large et concrète, nous aborderons en premier les manifestations du sexisme en santé , en tenant compte de l’histoire de la médecine.
Les manifestations du sexisme en santé
[modifier | modifier le wikicode]Les manifestations du sexisme en santé reposent principalement sur la relation médecin/patients. Les attitudes, le comportement et les actes médicaux, de même que l’organisation du système de santé en général engendrent des impacts très importants sur la santé du patient.
Du côté du patient
[modifier | modifier le wikicode]Le sexisme influence la façon dont tout un chacun est soigné. Les travaux d'Emily Martin révèlent comment la biologie elle-même a été narrativisée selon des stéréotypes sexistes. Le spermatozoïde est décrit comme "conquérant" et "actif", tandis que l'ovule est réduit à un rôle passif de réceptacle, malgré les preuves scientifiques montrant que sa membrane joue un rôle actif dans la fécondation. Cette vision persiste dans les manuels médicaux jusqu’au XXIe siècle.Historiquement, le sexisme a toujours influencé la prise en charge médicale du patient, de même que son devenir.
Des débuts de la médecine à la médecine actuelle : ou juste “un peu d’histoire”
Dès le Ve siècle av. J.-C., Hippocrate attribue les troubles féminins à une "matrice vagabonde" (hystera), justifiant des traitements invasifs (fumigations vulvaires, saignées). Cette pathologisation du corps féminin influence la médecine médiévale, où les "vapeurs hystériques" sont censées expliquer l’épilepsie ou la mélancolie chez les femmes. Cette notion sera également reprise des siècles après et popularisée encore plus intensément par la psychanalyse freudienne et les études de Charcot. Les femmes étaient à l’époque largement stigmatisées et maltraitées dans la quête de la résolution de ce trouble. Bien des années après l’infirmation de cette “maladie féminine”, les patientes sont toujours plus susceptibles de recevoir des traitements psychosociaux pour la douleur que les patients masculins, en particulier de la part de prestataires féminins[5].
De plus, les traités médicaux post-révolutionnaires (comme ceux de Pierre Roussel ou Jacques Moreau de la Sarthe) érigent la "nature féminine" comme une sous-catégorie biologique, caractérisée par la fragilité et la prédisposition à la maternité. Les femmes sont exclues des études anatomiques (leurs corps étant jugés trop complexes), et leurs symptômes sont systématiquement reliés à leur utérus[6].
Jusqu’aux années 1990, les essais cliniques excluent les femmes sous prétexte que leurs cycles hormonaux "brouillent les résultats". Ainsi, 80% des médicaments retirés du marché entre 1997 et 2001 aux États-Unis l’ont été en raison d’effets secondaires graves chez les femmes, absentes des phases de test[7].
Cette exclusion systématique des femmes de la recherche médicale a eu des conséquences dramatiques et bien concrètes. Loin de se limiter à des biais théoriques, cette approche androcentrique a directement mené à des scandales sanitaires majeurs qui ont mis en danger la vie de milliers de femmes. Le Distilbène et la pilule Diane 35 représentent des exemples tragiques des conséquences de ces biais sexistes. Le Distilbène, prescrit massivement aux femmes enceintes entre 1950 et 1977 malgré l'absence de preuves d'efficacité, a provoqué des cancers gynécologiques sur plusieurs générations. La pilule Diane 35, initialement commercialisée comme traitement antiacnéique mais utilisée comme contraceptif, a provoqué des maladies thromboemboliques et des décès .Ces exemples historiques et contemporains démontrent que le sexisme en médecine n'est pas un phénomène marginal, mais un système profondément ancré dans les pratiques médicales. Ils soulignent l'urgence d'une refonte complète des protocoles de recherche et de soins, intégrant pleinement les spécificités du corps féminin tout en luttant contre les stéréotypes de genre persistants.
Du côté du médecin
[modifier | modifier le wikicode]Il semble crucial de poser le cadre de réflexion du sexisme en santé. En effet, celui-ci dépend fortement des cultures et des sociétés, ce qui le rend complètement indissociable de ces deux notions. Les biais lié au sexe ne seront pas les même dans une société patriarcale ou matricale car les regences sont diametralement opposées. De plus, l’étude du sexisme en santé, notamment chez les praticien.ne.s s'inscrit pas dans une chronologie et ne peut en être extraite. Les combats de chaque génération influencent de manière notable les acquis et les progressions dans le combat du sexisme.
Devenir médecin: qu’en est il du sexisme?
[modifier | modifier le wikicode][modifier | modifier le wikicode] Si depuis Madeleine Brès, la première française diplômée de médecine en 1875, la profession n’a cessé de se féminiser notamment grâce à des figures emblématiques telles que Marie Curie, Madeleine Pelletier, … Selon l’Atlas annuel de la démographie médicale en France de 2024 publié par le Conseil national de l'Ordre des médecins, 51,8% des médecins actifs réguliers sont des femmes, contre 40% en 2010[8]. Toutefois, même si les femmes sont de plus représentées, elles font souvent face à de nombreuses difficultés.
En effet, malgré l'augmentation du nombre de femmes en médecine, les inégalités entre les sexes persistent en raison de préjugés implicites[9]. Les femmes médecins sont confrontées à de la discrimination, notamment en matière de harcèlement sexuel, à des revenus inférieurs et à une moindre probabilité d'être adressées par leur titre professionnel[10].Ces réalités freinent l’évolution de carrière des femmes, limitent leur accès aux postes de direction et entraînent une fatigue professionnelle accrue. Actuellement, elles ne représentent que 17% des chef·fes d’établissement et des directeur·rices généraux·ales adjoint·es de Centre Hospitalier Universitaire (CHU). Cette inégalité se manifeste également dans les professions paramédicales et la fonction publique hospitalière, où, malgré leur majorité numérique, les femmes accèdent rarement aux postes décisionnels. Dans le secteur de la recherche notamment biomédicale, une tendance comparable se dessine : bien qu’une parité apparente soit observée à certains niveaux, la proportion de femmes diminue nettement à mesure que l’on monte dans la hiérarchie. Ces données mettent en évidence la persistance d’un plafond de verre freinant la reconnaissance et la progression professionnelle des femmes dans les domaines médicaux[11]. Le terme "plafond de verre" fait référence au constat "que les femmes sont de plus en plus rares au fur et à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie et qu’elles demeurent minoritaires dans les postes de décision et de responsabilité de haut niveau"[12].
Un autre obstacle majeur à l’égalité de genre en médecine réside dans les lacunes de la formation médicale concernant les enjeux liés au genre et à la santé. Des pays comme les États-Unis, le Canada, la Suède ou l’Allemagne ont mis en place des programmes d’enseignement intégrant ces dimensions, abordant la santé sexuelle et reproductive, les représentations sociales, ou encore le dépistage des violences lors des consultations. En revanche, en France, la formation initiale en médecine aborde rarement, voire jamais, l’impact du genre sur les pratiques médicales. Bien que certaines formations spécialisées existent, elles demeurent inégalement accessibles et marginales. Cette insuffisance est d’autant plus préoccupante que les médecins figurent souvent parmi les premiers interlocuteurs des femmes victimes de violences, bien avant les services de police ou sociaux, sans pour autant être suffisamment formés pour les repérer. De même, les initiatives de recherche interdisciplinaires sur le genre et la santé, portées notamment par l’Inserm ou le CNRS, souffrent encore d’un manque de financement pour se développer pleinement[11] .Cette carence structurelle dans la formation médicale contribue à maintenir les biais de genre dans les soins et constitue un frein à l’instauration d’une médecine véritablement équitable. Ces inégalités se manifestent également dans l’expérience quotidienne des étudiant·es et des internes en médecine. Une enquête menée par l’ISNI en 2017 révèle des écarts notables de perception selon le genre. Ainsi, lorsqu’une interne entre dans la chambre d’un patient, elle est identifiée comme infirmière dans 71,5% des cas, contre seulement 1,5% pour un interne homme. Même après s’être présentée et avoir réalisé l’examen clinique, plus de 60% des patient·es demandent encore à voir «le médecin» lorsque l’interne est une femme, contre seulement 7% lorsque c’est un homme. Ce sexisme ordinaire, souvent banalisé, touche l’ensemble du parcours médical: 60,8% des femmes déclarent y avoir été confrontées, contre 7,2% des hommes[13].
Du côté de la pratique médicale : quelles sont les conséquences?
[modifier | modifier le wikicode]De l’histoire à la pratique: l’exemple de l’andronormativité
La question fondamentale qui se pose est donc celle-ci: les professionnels de santé sont-ils sexistes, ou est-ce la science qui véhicule des biais systémiques?
En effet, la médecine tend à négliger les différences de genre, érigeant les caractéristiques masculines en norme universelle, l’andronormativité [14] tandis que les spécificités féminines sont souvent perçues comme des anomalies. Cette dynamique se manifeste clairement dans la prise en charge de la douleur, où les stéréotypes de genre influencent tant les interactions soignant-patient que les décisions thérapeutiques[15]. Ces dernières années, des études ont mis en lumière des pratiques problématiques, comme l’anesthésie insuffisante lors d’une épisiotomie[16], révélant une tendance à minimiser la souffrance des femmes.
Ces biais de genre ne se limitent pas à des cas isolés: ils imprègnent l’ensemble de la pratique médicale. Certaines pathologies sont arbitrairement genrées, influençant leur perception et leur prise en charge. Par exemple, les maladies cardiovasculaires ou les troubles du spectre autistique sont traditionnellement associés aux hommes, conduisant à un sous-diagnostic chez les femmes, tandis que les troubles dépressifs ou l’ostéoporose sont perçus comme "féminins", occultant leur prévalence masculine[11]. Cette catégorisation arbitraire a des conséquences dramatiques : des pathologies spécifiquement féminines, comme l’endométriose, pourtant décrite dès 1860, ont été ignorées pendant des décennies en raison des tabous entourant la santé reproductive et du manque de formation des professionnels[11].
Le domaine de la recherche sur le sommeil illustre bien ces biais. Bien que les femmes aient des besoins physiologiques distincts nécessitant 20 à 30 minutes de sommeil supplémentaires par jour en raison de leur activité cérébrale complexe[17], la majorité des études ignorent les variations hormonales liées aux cycles menstruels, à la grossesse ou à la ménopause[18]. Conséquence directe: les troubles du sommeil féminins, tels que les insomnies hormonales ou les apnées sous-diagnostiquées, sont fréquemment attribués à des causes psychologiques plutôt qu’à des facteurs biologiques[19]. Il est montré que 75% des femmes ménopausées souffrent de perturbations du sommeil, alors que les traitements prescrits reposent sur des protocoles conçus pour des hommes [20]. De même, les symptômes d’apnée obstructive chez les femmes (fatigue chronique, migraines) divergent des symptômes masculins mieux connus et considérés comme signes classiques (ronflements, pauses respiratoires), retardant ainsi leurs diagnostic[21]. Enfin, les outils diagnostiques, comme les polysomnographies (examen mesurant des variables physiologiques pendant le sommeil), reposent sur des seuils calibrés chez des hommes, entraînant par conséquence une sous estimation majeure du diagnostic et la gravité des pathologies du sommeil chez les femmes[22].
Ainsi, on peut considérer que le sexisme en santé ne relève pas seulement de préjugés individuels, mais bien d’un système médical structuré autour de normes masculines. Cette androcentrie persiste à travers des protocoles de recherche biaisés, des outils diagnostics inadaptés et des représentations sociales genrées des maladies, avec des répercussions tangibles sur la santé des femmes. Une refonte profonde des pratiques professionnelles et des normes et protocoles de recherche s’impose pour corriger ces inégalités en santé.
Références
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