Représentations et cartes du monde/Fiche/Plan et arguments (chapitre 2)

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Fiche mémoire sur les cartes
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Histoire de la carte[modifier | modifier le wikicode]

Origines antiques[modifier | modifier le wikicode]

Une terre ronde[modifier | modifier le wikicode]

  • L'hypothèse d'une Terre ronde : Thalès de Milet, un Grec du VIe siècle avant notre ère.
  • 1er à calculer la circonférence de la Terre et inventeur du terme « géographie » : Ératosthène, directeur la la bibliothèque d'Alexandrie au IIIe siècle avant notre ère.

La géographie de Ptolémée[modifier | modifier le wikicode]

  • Ptolémée, un mathématicien, crée le premier planisphère avec un équateur et une projection conique orientée le nord en haut.
  • planisphère : représentation à plat de la surface d'une sphère.
  • Deux problèmes rencontrés : calcul précis de la longitude d'un lieu difficile et la projection d'une sphère sur le papier imprécise.

La table de Peutinger[modifier | modifier le wikicode]

  • Table de Peutinger : ancêtre des cartes routières, découverte au début du XVIe siècle.
  • Publiée par Konrad Peutinger, contemporain d’Érasme, auquel elle a été confié, d'où son nom.
  • Mesures: 6,82 mètres de long sur 34 centimètres de large.
  • Elle représente l’ensemble du monde connu à cette époque : l'Empire romain jusqu'à l'Inde + limites de la Chine.
  • 1re carte routière ; schématique donc ne tient pas compte de l'échelle.

Évolutions médiévales[modifier | modifier le wikicode]

Cartographie arabe[modifier | modifier le wikicode]

  • La Géographie (ouvrage de géodésie) et l'Almageste (ouvrage d'astronomie) de Ptolémée sont traduites en arabe au IXe siècle à Bagdad, diffusées et améliorées.
  • Au XIIe siècle, à la demande du Roger II de Sicile, Al-Idrissi ( musulman d'origine marocaine) crée une description et une carte du monde connu dans son livre intitulée Kitâb Nuzhat al Mushtâq ( « Livre des voyages agréables dans des pays lointains » ), plus couramment « Livre de Roger », comprenant un planisphère (centré sur Jérusalem ) et soixante-huit cartes (les climats subdivisés en dix section)

→ cf. Tabula Rogeriana

Géographie religieuse[modifier | modifier le wikicode]

  • Disparition du savoir géographique antique dans l'Occident à cause de la chute de l'Empire romain puis les différents invasions
  • À partir du VIIIe siècle, «cartes en T» (ou «cartes en T dans O») principalement disponibles en Europe chrétienne
  • Carte en T: orientée l'est en haut, centrée sur Jérusalem, entourée par l'Océan, trois continents (Europe, Asie et Afrique) étant divisés par la Méditerranée (en vertical), le Tanaïs et le Nil (en horizontale) => conception religieuse du monde inspirée par les textes bibliques
  • Représentation du monde abandonnée à partir du XIIe siècle car remplacée par un représentation plus précise conçue par Al-Isrissi

Retour tardif à Ptolémée[modifier | modifier le wikicode]

  • En 1397, le byzantin Manuel Crysoloras apporte la Géographie de Ptolémée à Venise.
  • Elle est traduite en 1406 du grec au latin à Florence sous le titre de Cosmographia.
  • Cette description du monde est offerte au pape Alexandre V en 1409, puis recopiée et diffusée.

Grandes découvertes[modifier | modifier le wikicode]

Décloisonnement[modifier | modifier le wikicode]

  • Pendant presque tout le XVe siècle, l’État portugais a lancé une longue série d’expéditions maritimes le long des côtes d'Afrique en raisons de recherche d'épices, d'or et d’esclaves.
  • L'Ancien Monde, en s'ouvrant vers l'est, se décloisonne alors rapidement : les Portugais s’installent au Brésil, en Inde, en Malaisie, en Indonésie, en Chine et au Japon.
  • Croyant trouver la route des Indes lors de son 1er voyage de 1492-1493, l’Italien Christophe Colomb, au service d'Espagne, fait de même pour ouvrir le monde vers l'ouest. Au cours de son 3eme voyage en 1498-1500, il aborde le delta de l'Orénoque croyant avoir trouvé le jardin d’Éden.
  • Le 3e grand voyage : Fernand de Magellan, Portugais au service de l’Espagne, part en 1520 pour faire le 1er tour du monde. Il découvrit les côtes d'Argentine puis le détroit qui porte son nom avant de faire la 1re traversée du Pacifique et finir par se faire tuer aux Philippines en 1521. Les survivants finissent le tour complet en 1522.

Nouvelles cartes[modifier | modifier le wikicode]

carte : élément essentiel pour voyages de découverte

  • Portugais utilisaient des portulans (carte de navigation servant à repérer les ports et connaître les dangers) permettant une navigation côtière en navigant à vue.
  • Puis Européens se sont lancées dans la navigation hauturière (en haut mer = eaux internationaux) en calculant leur latitude par observation des astres (position de l'étoile polaire au crépuscule ou à l'aube et celle du Soleil à midi par rapport à l'horizon) ; méthode nécessitant des cartes marines précises : importance des relevés rapportés pas las navigateurs devenus ensuite des « secrets d’État ».
  • Carte de Juan de la Cosa de 1500 : 1re carte diffusé montrant le Nouveau Monde (= Terra incognita, terme crée par Martin Waldseemüller, cartographe allemand de la Renaissance) nommé ensuite America en 1507 en honneur de l'explorateur et géographe italien Amerigo Vespucci.
  • En 1569 : carte dont les parallèles et méridiens sont orthogonales, publiée par Gérard Mercator qui a utilisé un système portant son nom: la projection de Mercator. Cette projection cartographique préserve les angles (essentiels pour la navigation) en déformant les surfaces et les distances au fur-et-à-mesure qu'on s'éloigne de l'équateur. L'impression sur papier permit une large diffusion de ces cartes, d'où la monochromie.

Monde contemporain[modifier | modifier le wikicode]

Dernières terrae incognitae[modifier | modifier le wikicode]

Les voyages d'exploration se prolongent après la Renaissance, avec notamment la quête d'un gigantesque continent austral (la Terra Australis) sensé faire contrepoids aux continents de l'hémisphère nord. Tout comme dans les romans du Disque-Monde, le continent Contrepoids sert à répartir également le poids du Disque sur le dos des 4 éléphants). Au XVIIIe siècle l'océan Pacifique est sillonné par Bougainville, Cook et La Pérouse, puis au XIXe c’est enfin l'Arctique et l'Antarctique qui sont reconnus.

Cela ne signifie pas qu'on ait un « monde fini » entièrement connu au tout début XXe siècle, car il restait à explorer quelques régions au cœur de l'Afrique, de la Papouasie, de l'Himalaya ou des zones polaires (le pôle Nord est atteint en 1909 et le pôle Sud en 1911) ainsi que le fond des océans (l'exploration des abysses a commencé en 1960). Mais pour les planisphères, y compris bathymétriques, les mentions Terra incognita voir Hic sunt dracones (« Ici se trouvent des dragons ») ont définitivement disparu.

L'avancée des satellites[modifier | modifier le wikicode]

  • Premières cartes : tracées dur fragments de papyrus ou de terre cuite → conquête de l'espace et utilisation de satellites permettent vision globale et complète du globe.
  • début de la course spatiale : après Seconde Guerre mondiale, lors de la Guerre froide, grâce à l’émulation provoquant la concurrence entre Américains et Soviétiques.
  • 1er satellite artificiel : Spoutnik, lancé pas l'URSS en 1957.
  • aujourd’hui : 2 500 satellites artificiels gravitants autour de la Terre (en fonction ou hors service) lancés pas les Américains, Russes, Européens ou Asiatiques. La France dispose de ses propres satellites qu'elle lance depuis la base spatiale de Kourou en Guyane.
  • (tous les satellites ne sont pas destinées à l'observation de la Terre mais nombreux sont équipés de radars, récepteurs ou capteurs)
  • Depuis le fin des années 1970 : nouveaux programmes de géolocalisation comme GPS (Global Positioning System) lancé en 1978 pour améliorer la navigation dans les airs, sur terre et sur mer ou encore le programme SPOT (Système pour l'observation de la Terre) lancé en même année pour fournir des images de la planète entière ainsi permettant un bouleversement de l'informatique géographique
  • images : capteurs mesurant le champ électromagnétique émis par différents composants de notre planète, leurs résolution (de l’ordre de millimètre) ou le spectre d'observation (infrarouge, rayons X, ultraviolet et optique) dépendent des usages souhaités. Ces info: envoyées à des stations terrestres qui les interprètent et les retranscrivent graphiquement (sur des cartes par exemple) à l'aide de systèmes d'informations géographiques (SIG).

Mondes imaginaires[modifier | modifier le wikicode]

Fin des grandes explorations donne lieu à des territoires fantaisistes, imaginés pas des rêveurs, qui sont le plus souvent des reflets de la réalité qu'on peut ainsi critiquer, modeler comme une utopie (représentation d'une réalité idéale et sans défaut) ou cartographier.Lorsque l'inventeur n'a pas dessiné le territoire qu’il a inventé d'autres s'en sont chargés de mettre en image ses descriptions. Exemples :

  • Tolkien avec la Terre du Milieu ;
  • Patchett avec le Disque-monde ;
  • Schuiten et Peeters pour les Cités obscures.

John Tolkien a imaginé et dessiné tout un monde qu’il appelle Terre du Milieu et sur lequel il base ses principaux écrits de fantaisie comme Le Hobbit de 1977, Le Seigneurs des anneaux de 1959-1955 ou encore Le Silmarillion de 1977. Suite à la mort de l'auteur, son fils puis des illustrateurs ont amélioré ces cartes.

Terry Pratchett a écrit depuis 1983 une série de romans (on en est au 39e roman en 2013) dans lesquels il décrit le Disque-monde (Discworld), un monde fantastique et souvent absurde, présentant une satire de notre monde.

François Schuiten et Benoît Peeters sont le dessinateur et le scénariste de la série d'albums dessinés Les Cités obscures, où se trouvent des cartes. L'Institut géographique nationale française a même réalisé une carte de la Sodrovno-Voldachie (un des États parmi les Cités obscures), vendue avec la première édition du second tome de l'album La Frontière invisible en 2004 (8e album de la série).