Recherche:Wikimedia, une exception dans l'hypercentralisation du Web ?

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Travail de recherche : Wikimedia, une exception dans l'hypercentralisation du Web ?

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Par Lionel Scheepmans.

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Les enjeux de hypercentralisation du Web[modifier | modifier le wikicode]

A l'heure ou l'on débat sur la mise en œuvre du Règlement général sur la protection des données (RGPD)[1], l'hypercentralisation du World Wide Web, dénoncé par son inventeur de 2014[2] à 2018[3], semble rester l'un des enjeux majeurs dans la gestion d'Internet.

Pour en comprendre le contexte, il faut tout d'abord faire la distinction entre le Web (la Toile en français) et Internet. Internet est un réseau informatique mondiale décentralisé dans sa conception au travers du quel se connecte toute sorte d'appareillages informatiques à l'aide de protocoles divers. En dehors des points d'échanges, sortes de nœuds au sein du réseau rationalisant la circulation des informations entre les fournisseurs d'accès, il serait donc absurde de parler d'hypercentralisation, ou même de centralisation d'Internet.

Le Web, traduisons par « la toile » en français quant à elle, représente une des nombreuses applications fonctionnant au travers le réseau Internet. Elle fut inventée par Tim Berners-Lee plusieurs année après la mise en place de ce réseau informatique mondial. Pour le dire simplement et sans entrer dans les détails, l'espace Web se résume à tout ce qui est accessible au départ d'un navigateur Web installé sur un ordinateur, un smartphone, une tablette, etc. Plus concrètement, le Web se compose d'un ensemble de pages au contenu audio-visuel qui la plupart du temps propose des liens hypertextes pointant vers d'autres pages de même type. Surfer sur la Toile, c'est donc passer d'une page à l'autre en cliquant sur tout ces liens qui lient les pages entre elles.

Pour comprendre à présent le phénomène d'hypercentralisation du Web, il faut observer comment s'est développé le marché économique et politique dans cette espace. L'espace Web est actuellement dominé par ce que l'on appel les géants du Web, un ensemble de firmes localisées pour la plupart en Californie dans la Silicone vallée et dont les cinq plus puissantes sont réunies sous l'acronyme de GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazone, Microsoft). L'exemple le plus significatif est sans doute la plate forme de réseau social Facebook. Celle-ci revendiquait en juin 2017 plus de deux milliard d'utilisateurs[4], soit plus d'un quart de la population mondiale. A son poste directeur général, préside son jeune fondateur de 34 ans devenu cinquième homme le plus riche au monde en moins de 15 ans.

Mais comment un tel monopole a-t-il pu se mettre en place ? Et pourquoi une telle accumulation de richesse alors que l'utilisation du réseau social ne demande qu'une inscription pour être entièrement gratuite ?

Le succès de Facebook semble en partie lié au concept de technologie de rupture qui fut établit au départ d'une analyse pionnière menée par Clayton M. Christensen, dans son ouvrage intitulé The innovator's Dilemma[5]. Ce concept aussi adopté par Google[6], propose l'innovation comme leitmotiv dans la lutte pour l'acquisition de parts de marché. A ce principe d'innovation, s'ajoutera d'autre effet favorables tel qu'une communauté de départ valorisante issue du milieu universitaire, une couverture médiatique croissante et finalement un effet de réseau irréversible produit par une communauté d'utilisateurs dépassant de loin celle des autres communautés[7].

Quand aux bénéfices financiers, il faut comprendre que ce que vendent les géants du net est d'une part, un droit à la publicité au sein de leurs site web et, d'autre part, un accès à un ensemble de données fournies par leurs utilisateurs devenant sans souvent le savoir, les réels producteurs du travail numérique vendu par ces entreprises. Appelées le nouvel or noir[8], toutes ces données informatiques (identités, coordonnées, comportements sociaux, réseaux d'amitiés, etc.) sont d'une très grande valeur car elle peuvent être directement traitées par des ordinateurs pour établir des analyses statistiques rapides et colossale en matière de quantité de données. Réalisées en continu et en temps réel à l'aide d'algorithmes divers, ces analyses deviendront sources d'indications précises pour la mise en place d'un marketing particulièrement ciblées ou pour établir des stratégies de communication extrêmement efficaces. En résumer, ce qui fait donc la richesse de ces entreprises, c'est la vente de données concernant l'identité et les activités des utilisateurs de leurs services cumulée à la vente d'espaces publicitaires ou de communication à la fois très ciblés et très intrusifs. Et il se fait que ce marché à dimention planétaire est extrêmement prisé par les personnes et sociétés les plus riches de la planète tant dans un but lucratif que d'accroissement de pouvoir.

Signature de la loi USA PATRIOT Act par le président George W. Bush.

Parallèlement à ceci, il faut aussi tenir compte que ces sociétés peuvent aussi subir des pressions politiques, juridique voir financière en provenance des états ou d'organismes étatiques. La loi USA PATRIOT Act votée le 26 octobre 2011 à la suite des attentats du 11 septembre 2001 permet par exemple aux autorités américaines d'accéder aux données informatiques détenues par les particuliers et les entreprises, sans autorisation préalable et sans en informer les utilisateurs[9].

Au final, l'accaparement de l'espace Web par un nombres restreint d'acteurs commerciaux basés aux États-Unis posera donc les problème suivant :

  • Un renforcement de l'influence des plus riches (personnes ou sociétés) sur le reste du monde ;
  • Une concentration de capitaux et d'actions dans ;
  • Le renforcement d'une puissance étatique en matière de contrôle des activités humaines.

Gardons enfin à l'esprit, mais sans entrer dans les détailles pour ne pas nous éloigner du sujet qui nous intéresse, que le phénomène d'hyper-centralisation existe depuis les début de l'informatique personnelle. En effet, la société Microsoft située déjà accusée en 1998 de hold-up planétaire[10], reste en janvier 2018 propriétaire du système d'exploitation appelé Windows installé sur de plus de 80 % des ordinateurs de bureaux[11].

Ainsi, sous le prisme de l'hypercentralisation, nous allons donc nous intéresser à l'environnement Wikimedia composé des multiples projets soutenus par la Fondation Wikimedia et dont le plus connu et le plus important est l'encyclopédie Wikipédia. Situé en cinquième place au niveau de la fréquentation du Web et bénéficiant de près de 70 % du trafic en provenance des moteur de recherche[12] cette environnement représente de façon incontestable un autre géant du Web. Cependant, la nature non lucrative de la fondation supervisant ces projets, son refus de la publicité, son principe de libre accès aux données produites par ses utilisateurs et sa politique de respect de la vie privée, la place dans une situation toute particulière.

L'hypercentralisation au sein des projets Wikimedia[modifier | modifier le wikicode]

Il y a paradoxalement au sein de ce qui est parfois appelé le mouvement Wikimédia à la fois des aspects hyperdécentralisé et à la fois des aspect hypercentralisés ...

Centralisation et décentralisation culturelle[modifier | modifier le wikicode]

Une gestion financière centralisée reposant sur un travail numérique bénévole et des dons décentralisés[modifier | modifier le wikicode]

Une gouvernance décentralisée mais élitiste[modifier | modifier le wikicode]

Documentation a investiguer[modifier | modifier le wikicode]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

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  1. anglais « Facebook-Cambridge Analytica: les députés poursuivent leur examen | Actualité | European Parliament », {{{périodique}}} [texte intégral (page consultée le 2018-06-07)]
  2. Liat Clark, « Tim Berners-Lee: we need to re-decentralise the web », [texte intégral]
  3. « Tim Berners-Lee, inventeur du Web, appelle à la régulation de Facebook, Google et Twitter », FIGARO, 2018-03-12 [texte intégral]
  4. (français) Facebook passe la barre des deux milliards d’utilisateurs sur Le Monde.fr. Consulté le 2018-06-07
  5. The Innovator's Dilemma: When New Technologies Cause Great Firms to Fail, Harvard Business Review Press, 15 December 2015. Consulté le 07/06/2018
  6. search results et search results, How Google Works, Grand Central Publishing, 2014-09-23 (ISBN 9781455582341) [lire en ligne] 
  7. (français) Facebook, les raisons du succès sur InaGlobal, 2013-11-19. Consulté le 2018-06-07
  8. Modèle:Fr-FR « Data, le nouvel or noir », lesechos.fr, 2017-09-11 [texte intégral (page consultée le 2018-06-07)]
  9. (anglais) USA PATRIOT Act sur it.ojp.gov. Consulté le 2018-06-07
  10. Roberto Di Cosmo et Dominique Nora Calmann-Levy 1998, ISBN 2-7021-2923-4 sur http://www.dicosmo.org
  11. (anglais) Desktop operating system market share 2013-2018 | Statistic sur Statista. Consulté le 2018-06-26
  12. (anglais) Alexa Top 500 Global Sites sur www.alexa.com. Consulté le 2018-06-07