Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-eu
Dans le corpus considéré concerne beubeu, boutefeu, craignant-Dieu, renie-Dieu, sans-dieu, varcreu.
Réflexions paradigmatiques
[modifier | modifier le wikicode]Pour boutefeu, qui vient de la contraction de boute et feu, littéralement mettre le feu, c'est évidemment par le verbe bouter que devrait s’opérer toute velléité de flexion. Avec implicitement une série allusive en bouteuse(-de-)feu, bouteur(-de-)feu, bouturge(-de-)feu, il vient donc spontanément, d'employer la série ostentatoire correspondante confer -euse, -eur. Bien que feu en lui-même n'a guère d'intérêt à se voir décliné dans cette configuration, il peut être noté ici qu'il serait envisageable de s'inspirer de son étymologie latine focus, pour former un terme comme feuçǫre, ou d'un cognat comme fuego, pour former feugeǫre.
Pour beubeu, qui renvoie à la notion de babillage, et par comparaison avec balbutieuse et balbutieur. D'où là aussi emploi d'une série ostentatoire calée sur -euse, -eur, implicitement induite d'une série allusive virtuelle comme beubeutieuse, beubeutieur, beubeutiurge.
Pour varcreu, verlan de creuvard, il suffit d'adapter le même procéder de mutation lexicale par renversement syllabique et abandon de consonne muette sur toute la série applicable à partir du paradigme établie par -arde, -ard.
Pour craignant-Dieu, il est manifeste que la flexion se doit d'être porté par des alternances sur craignant, il en sera de même bien sûr pour renie-Dieu qui sous entendant reniant-Dieu. Il faudra donc logiquement applique la même opération pour sans-dieu, bien que sans ne soit pas courament associé à une forme verbal il est assez trivial de dériver un néologisme comme sansir, et son participe présent en sansissant. À noter que ces trois termes se restreigne généralement à dieu ou Dieu pour référer à l'entité divine objet du prédicat, mais il irait de même pour déesse et autres flexions indiquées dans -éesse, -ieu.