Recherche:Pourquoi le mal ?

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Pourquoi le mal ?

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Derniers ajouts le 20/10/2020.

La création du monde, France culture, La conversation scientifique par Étienne Klein, physicien et philosophe des sciences, avec Paul Clavier, docteur en philosophie.

Pourquoi Dieu nous a-t-il créés[modifier | modifier le wikicode]

Lorsqu’à l'âge adulte le don de la foi me fut donné il m'arrivait parfois de me poser cette question cruciale : « Si Dieu est si bon, comment expliquer que le mal existe ? » Un jour où je randonnais avec des amis, nous avions visité un monastère, guidés par un moine. À la fin de la visite j’ai attendu que tout le groupe soit sorti, puis j’ai posé cette question au moine : « Pourquoi Dieu nous a-t-il créés ? » (sous entendu : « C’est quand même dur la vie ! »). Nous nous trouvions comme par hasard sous une magnifique fresque d'environ 2 mètres sur 4 représentant le Sacré-Cœur de Jésus.

Sainte Faustine en parle ainsi : « Je vis Jésus vêtu d'une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchant son vêtement sur la poitrine. De la tunique entrouverte sortaient deux grands rayons, l'un rouge, l'autre pâle. »
“Ces deux rayons indiquent le sang et l’eau : le rayon pâle signifie l’eau, qui justifie les âmes ; le rayon rouge signifie le sang, qui est la vie des âmes. […] Ces deux rayons jaillirent des entrailles de ma miséricorde, alors que mon Cœur, agonisant sur la Croix, fut ouvert par la lance. […] Heureux celui qui vivra dans leur ombre”.

Le moine leva son bras vers la fresque et me dit : « Vous voyez, c’est comme quand vous avez un bon gâteau, vous avez envie de le partager. » Je fus frappé (ou plutôt touché au cœur) par la réponse très parlante que me donnait le moine. Je ne m'y étais pas du tout attendu. Cette question pour moi si importante, j'avais certainement dû me la poser bien souvent. Ce jour-là, toutes les conditions s'étaient trouvées réunies pour que je puisse l'évoquer sans être intimidé, j'avais un excellent prétexte pour ne pas me dévoiler davantage : il me fallait vite rejoindre mon groupe de randonneurs qui déjà s'éloignait. Je quittai ce messager providentiel, certain qu’il avait compris que je devais méditer (et certainement garder pour toujours) ses paroles. J’ai marché vite pour retrouver mes amis.

En 1997 j'appris la parution du livre de l'historienne Anne Bernet Enquête sur les anges, dont un chapitre avait pour titre « Guerre civile au Paradis » (l'info était passée à la radio). Je me le procurai aussitôt. J’ai tenté aux alentours de l'an 2000 de résumer ce chapitre passionnant. Mais en résumant la petite musique disparaît, je conseille vivement aux personnes intéressées la lecture de ce livre. Qu’elle est grave, la question de l'origine du mal, on ne pouvait en trouver une réponse exhaustive qu'en étudiant des traités de théologie ou d'angélologie. Ça paraît étonnant et j'ai encore peine à le comprendre. Peut-être fallait-il attendre qu'une biographe, romancière et essayiste, écrivant une longue étude sur les anges, se soit vue dans l'obligation d'insérer dans son ouvrage une explication assez détaillée, et surtout beaucoup plus vivante que celles qu'on peut trouver en lisant les ouvrages savants. Livrer une explication condensée aussi profonde, autrement que par écrit, semble peu concevable. J'imagine difficilement par exemple un prêtre donner une explication aussi puissante et vivante devant une assemblée de fidèles, mais j'ai peine malgré tout à comprendre que l'explication soit si peu connue. Peut-être faut-il alors se référer aux mots de l'évangéliste Matthieu : « celui qui cherche trouve ». Et à nouveau, merci à Wikiversité qui permettra à des personnes en recherche de s'informer sur cette question Image logo représentant un un smiley souriant.

Le livre d’Anne Berneti s’appuie sur l’enseignement de l’Église catholique et les révélations faites aux prophètes, Isaïe, Ézéchiel, et aux grands mystiques, saint Thomas d’Aquin, saint Augustin, auteurs respectivement de la Somme théologique et de La cité de Dieu (entre autres). Tous ont apporté leur témoignage sur le mystère des origines. J’espère ne pas avoir trahi la Vérité par des réflexions personnelles inspirées de celles de théologiens. Je mettrai entre crochets celles qui ne sont pas de moi. Ce texte ne prétend pas transmettre une vérité théologique même s’il a tenté de s’en approcher. Au fur et à mesure que je l’écrivais, il acquérait un intérêt beaucoup plus personnel, il me permettait de méditer sur le sujet en enrichissant ma compréhension de la vie, de Dieu.

Le Verbe[modifier | modifier le wikicode]

Dieu dit : « Que la lumière soit. » Premier jour, Parole du matin. (Saint Augustin). Dans un jaillissement survient la lumière. Les Pères de l'Église n'ont pu dire si lors de la création du monde les anges existaient déjà. Cette incertitude peut signifier soit qu'il ne nous serait guère utile de le savoir, soit que cette connaissance pourrait nous conduire à des égarements. Les anges sont de sublimes créatures purement spirituelles qui louent Dieu, ils lui doivent l'existence, l'intelligence et une volonté parfaite. Mais ils ne peuvent aimer que par la volonté. Ils adorent, mais à leur création ils ne voient pas Dieu face à face, cela ne pourra leur être éventuellement accessible qu'après le choix qu'ils auront fait devant la révélation du plan extraordinaire du Créateur. Parmi les anges du rang le plus élevé, Lucifer est le plus beau, le plus privilégié, le plus puissant.
[Dieu dit : « Je vous ai créés pour que vous me voyiez face à face. Je suis amour. Nul ne peut me voir face à face s’il n’est pas comme moi. »] Cette Parole déstabilise.
[Dieu dit : « Je vais créer l’homme et la femme et vous les aiderez à devenir tout humbles et tout amour. » (ou) : « Pour vérifier que vous acceptez de vous abaisser au-dessous de vous-mêmes (devenir humbles), je vous demande d’être les gardiens des hommes et des femmes que je vais créer »]. L'Éternel allait créer de nouvelles créatures, non plus seulement spirituelles comme eux, mais, bien qu'à l'image de Dieu, elles seraient faites à la fois d'esprit et de chair périssable. Cette révélation fait grincer des dents à certains qui comprennent qu'ils devront servir ces êtres ridicules que seront les humains pour être aussi proches qu'eux de Dieu.
Le plan du Créateur continue de se dérouler devant eux : Dieu s'incarnera, se fera homme. La vision continue, avec l'Homme-Dieu et à ses côtés une autre créature humaine, La Femme, une femme rayonnante de beauté, au visage très doux, et ils entendent son nom : “Mère de Dieu” !

La révolte du Porteur de lumière[modifier | modifier le wikicode]

La mère de Dieu ? « Une créature enfantant l’Incréé ! La mère du Créateur ! » (Anne Bernet). Pour Lucifer ce ne peut être qu’une folie de Dieu ! Dieu doit se tromper. Dès le début le la vision, tous les anges sont ébahis. Pourquoi l'Être Suprême s'abaisserait-il ainsi ? Le plus choqué et surtout contrarié fut Lucifer, Prince des Séraphins. Bien sûr il ne possédait pas toute la sagesse de Dieu, mais de là à ce que son Créateur s'abaisse ainsi... Il ne pouvait croire que Dieu pouvait s'égarer à ce point. Et pourtant... Si Dieu se trompait malgré tout ? Il tenta de rejeter cette pensée horrible. Le second des Séraphins, qu'on appellera plus tard Michaël, lui aussi plein de Grâce, débordant de confiance et d'amour envers son créateur, se prosterne devant ces deux humains, l'Homme-Dieu et la Femme, et ce faisant entraîne avec lui d'autres anges. Il connaît les pensées de Lucifer et tente de le ramener à la raison, le suppliant sans cesse d'accepter le projet de Dieu. Mais un doute sur la sagesse et l'intelligence de Dieu s’était déjà insinué dans l'esprit de Lucifer. Et maintenant, son second se permet de contrarier le plus magnifique des Archanges ! Cette injonction, il ne la supporte pas. Non, le projet de Dieu n’est pas bon !

Lucifer n'a jamais vu Dieu, alors il se regarde. Et s'émerveille. « Ton cœur s'est ébloui à cause de ta beauté » (Ézéchiel, XXVIII, 17). Il entend toujours son lieutenant l'adjurer : « Incline-toi ! Adore ! », Mikaël qui lui demande de s'incliner devant “la Reine du Ciel” ! D'adorer Dieu qui s’humilie en s'incarnant dans un corps matériel ? Jamais ! En prenant cette décision, Lucifer sait certainement dans quel gouffre de solitude il sera plongé, lui qui pourtant adorait son créateur. Mais plutôt rester seul avec toute sa Beauté – du moins croit-il qu’il pourra la conserver – que d'accepter ce plan totalement improbable. Faisant usage son libre arbitre il se détourne de son Créateur. Il sait qu'il est dans l'erreur, mais en même temps cette erreur le séduit, bizarrement elle lui paraît très belle, plus belle que tout. Il a aussi entraîné avec lui d'autres anges. Cet immense orgueil, cette faute sans nom envers l'Amour l'ont plongé dans un gouffre de solitude, de ruine et de laideur, qui l'épouvante. À cette intolérable angoisse, ce vide, il ne peut faire face que par la haine, aussi forte que l'était son amour. Son orgueil incommensurable lui fait même nier sa faute, sa logique, malade, s’est inversée, il prétend que Dieu s’est moqué de lui ! Il décide de se venger de ce Dieu qui l’a si ignoblement trompé : « Je serai comme Dieu ! » Il est suivi d’un tiers des anges. Devant un tel blasphème, Michaël se dresse. Une formidable clameur d’indignation ébranle les cieux, clameur que l’on pourrait traduire dans notre langage humain par : « Qui ose se prétendre l’égal de Dieu !? Qui est comme Dieu !? » – en hébreu : « Mi-ka-ël ?! » À cet instant Michaël (Michel), pourtant moins puissant mais enflammé d'amour et suivi de deux tiers des anges, a déjà vaincu celui qui était le plus beau et le plus intelligent des anges. Lucifer, lui qui était le Porteur de lumière, par son immense orgueil, par cette faute sans nom envers le Don total et l’Amour, s’est de lui-même jeté dans un gouffre de perdition (un ange, pur esprit, ne peut disparaître).
Bible, Apocalypse, 12,7-9. : « Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. On le jeta donc, l’énorme Dragon, lui l’antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui. »
Dès lors, ce nom « Lucifer », Porteur de lumière, ne peut plus lui être accordé. Il sera appelé Satan – l’Esprit du Mal –, ou plus communément le diable, mot qui signifie diviseur, calomniateur. Il sait que tout cet amour, ce bonheur éternel, Dieu veut maintenant le donner aux hommes. Lucifer a pris sa décision et n’en changera jamais, il croira toujours que le plan de Dieu n'est pas bon. Sa raison est désormais faussée par l’orgueil, sa logique pervertie. Son désir, sa vengeance, est de séduire les hommes et de les perdre, dans un désir illusoire de prouver au Créateur que son Projet n'est pas bon. Si nous acceptions de suivre le plan de Lucifer, à savoir que le projet de Dieu fondé sur l’humilité et l’amour, a) la création de l’Homme, b) l'accès de l'homme à la Vision béatifique grâce à l'humilité n’est pas un bon projet, que son projet à lui, Lucifer, est le bon projet, nous nous perdrions nous aussi, séparés de Dieu à jamais.
Les anges déchus, défigurés par la haine, se sont réfugiés dans les ténèbres. Le don de Dieu a été en partie perdu. Dieu bien sûr maintient son projet de se donner. La trahison et la perte d’un esprit aussi sublime que Lucifer seront comblées par un don plus sublime encore. Il crée une multitude d’êtres, une Humanité qui un jour pourra, si elle le veut, accéder à un bonheur éternel, une louange et un amour sans cesse croissant puisque ne pouvant jamais atteindre l'infini Amour, au rythme de leur aptitude à comprendre et à aimer toujours davantage. Sur chacune de ces créatures humaines, sur toute cette Humanité, Dieu va déverser à flots l’amour qui s’était en partie perdu.

Bien des choses peuvent paraître difficiles à saisir dans ces événements, tant fut terrible la tragédie qui eut lieu dans ce Lieu de Félicité. Il ne m’est pas possible avec mes pensées humaines, mon esprit limité, de comprendre toute la grandeur du projet de Dieu pour moi, toute sa sagesse, l’amour dont il fait preuve pour nous les Hommes. Je peux quand-même comprendre que Lucifer aurait pu résister à la tentation de se croire supérieur à son créateur. Beaucoup de choses sont trop profondes pour moi mais je crois que trois mots peuvent aider à en expliquer beaucoup. Le premier est l’humilité, le deuxième est l’amour que Dieu a toujours donné à ses créatures, le troisième est le libre arbitre : par exemple le choix qu’avait Lucifer entre accepter le projet du Créateur, ou se révolter. Ce libre arbitre, nous en disposons, nous aussi. Amour et Sagesse de Dieu étant infinis, ils ne sont pas à ma portée, je ne peux les comprendre, mais sans cesse je dois tenter de m'y approcher. Une amie m’a posé un jour cette question : «  Dieu, dans son infinie miséricorde, ne pouvait-il pardonner à Lucifer ? » Je m'étais bien sûr déjà fait cette réflexion, mais sans prendre le temps d’y réfléchir suffisamment, de regrouper tous les éléments de réponse dont je disposais. Cette question est tellement profonde pour l’esprit humain qu’il n’ose trop l’aborder. Je ne trouvai pas tout de suite de réponse qui me satisfasse, je m’en approchai par tâtonnements :
– Satan a vraiment fait quelque chose de terrible.
– De plus si Dieu n’a pas pu donner Son pardon à Lucifer, c’est tout simplement que Lucifer n’en a jamais voulu. Et en effet il a toujours continué de prétendre qu’il avait raison sur Dieu, il s'est séparé à tout jamais de son créateur.
Essayons de nous rendre compte, il se croit vraiment supérieur à son Créateur, oubliant l’extraordinaire don d'amour de Dieu qui l'avait fait le plus beau des séraphins. Dieu est tout-puissant, mais toujours respectueux du libre arbitre de ses créatures. Les anges et les hommes ne sont pas des esclaves, des robots ou des zombies adorateurs sans conscience ni discernement, mais des êtres créés par amour et pour l’amour. On ne peut aimer de tout son cœur et de tout son esprit qu’en toute connaissance de cause.

Je peux maintenant comprendre pourquoi Dieu ne nous a pas créés, en même temps que Lucifer, dès le début, aussi beaux que lui, nous savons que la tentation eût été grande, pour nous aussi, de nous croire un jour égaux au Créateur. Dieu utilise la révolte de Lucifer et toutes ses conséquences pour que, dans notre confiance en le Bien, en l'amour, dans des combats contre le mal, contre le désespoir et contre notre orgueil humain, nous acquérions l'humilité – et les vertus qui l'accompagnent. Le proverbe « À quelque chose malheur est bon », c'est à cette première grande tragédie, la trahison du plus beau des Archanges, qu'il serait très bénéfique de l'appliquer. On ne peut pas dire que Dieu a souhaité l’arrivée du mal. Le mal est venu par Lucifer. On peut juste dire que les anges possèdent leur libre arbitre, que ce fut à eux de choisir entre le bien et le mal, entre l'éternité dans la joie, la louange et l'adoration, ou l'orgueil et les ténèbres de l’enfer. Les anges ont choisi. Certains ont fait le bon choix, d’autres non. Maintenant nous devons choisir nous aussi. Et nous pouvons voir le grand malheur que pourrait engendrer dans notre âme un premier non vigoureux et conscient. Mais aussi, nous enseigne sœur Emmanuel, tous les petits non se répétant qui deviennent de plus en plus automatiques, accélérant le processus de séparation. Pourtant, il est toujours temps de revenir sur une mauvaise décision. Parfois, à l’occasion d’un drame, ou après une expérience de mort imminente, ou quand on a simplement frôlé la mort, un déclic peut amorcer un changement de comportement, face à la mort, face à la vie. Il vaut mieux bien sûr ne pas attendre qu’un tel drame survienne, qui peut tout aussi bien ne jamais se produire. Si en effet nous nous laissons trop emporter par le tourbillon de la vie, les soucis, les idées négatives si répandues et si contagieuses, le changement de cap sera de plus en plus difficile, et peut-être, un jour, impossible.

On peut regarder l’Histoire de la venue du mal comme une leçon à maints égards. La miséricorde de Dieu envers ses créatures est infinie : il n’est pas allé jusqu’à nous faire aussi beaux que Lucifer (pas encore en tout cas), Il a fait mieux, Il s'est abaissé, en la personne de son Fils,‘’ le Désiré des Collines éternelles‘’, s’incarnant et acceptant de mourir sous les coups, les injures et les humiliations (lui, Dieu), dans d'atroces souffrances, nous montrant à quel point Il aime tous ses enfants. Malgré la trahison de Lucifer le Créateur n’est bien sûr pas revenu sur sa décision de les aimer d'un amour infini, Il continue à vouloir se donner. Et si on lui demande en conscience, Il nous pardonne toujours le mal qu’on a pu faire. La ‘’petite‘’ Thérèse (Thérèse de l'Enfant Jésus) avait quelques petits trucs assez géniaux. Elle a un temps souffert de la « terrible maladie des scrupules ». L'un des ‘’trucs‘’ qu'elle a ensuite trouvés est celui-ci : « Quand j'ai pêché, je me réjouis car je donne à Dieu l'occasion de me pardonner  » (!) Un autre truc : « Quand un obstacle est trop haut, je passe en-dessous. »

L’homme, créature divine, à force de chutes, mais aussi de preuves de l’infinie miséricorde de son créateur, à force d'oser la confiance et l’amour, à force de persévérer, trouvera un jour la paix, la joie, la plénitude de l’amour. Il sera bien obligé, alors, de témoigner aussi de l'infinie sagesse de son créateur. Et il n’est pas du tout exclu – il est même certain – que nous devenions encore plus resplendissants que ne le fut, à l’origine, le plus beau de tous les Archanges, si par nos efforts quotidiens nous réussissons à acquérir quelque mérite et quelque humilité, en acceptant le merveilleux Projet que Dieu propose à chacun d’entre nous, pour notre bonheur dès cette terre. Un futur « corps glorieux » (Paul, 1 Corinthiens 15:42,43) nous sera donné hors proportions de nos mérites, aussi grands puissent-ils être.

Dieu ne s’ennuie pas, on ne s’ennuie pas quand on est Tout amour. Ce n’est pas par ennui que Dieu a créé les anges et les hommes. Dans sa soif de don, il a voulu tout donner, jusqu’à lui-même. Il y a deux mille ans, Il descend sur terre en la personne du Fils pour y accomplir un énorme, fabuleux, incroyable sauvetage, mourir pour des hommes qui ne l'aiment pas. Penser à ce Crucifiement est très utile, en refusant de croire, la plupart du temps, en son amour pour nous, en sa miséricorde après que nous l'ayons blessé, c’est aussi nous qui le crucifions un peu chaque jour. Mais sa Miséricorde, sa patience, sa tendresse, sont infinies.

Le sacrement d’Eucharistie symbolise notre acceptation du sacrifice de Jésus, en avalant l’hostie, le corps du Christ, nous acceptons que Dieu se soit laissé crucifier pour nous sauver, nous incorporons Jésus en son corps, nous ''ingérons l'instant de sa crucifixion''. Ce faisant, c’est son Esprit, son Esprit d’Amour, qui entre en nous. On peut bien sûr se poser une infinité de questions, par exemple, pourquoi Dieu n’a-t-Il pas créé Lucifer beaucoup moins beau et moins intelligent ? Alors il ne se serait pas révolté. Mais quand on est Dieu, on ne fait pas dans la demi-mesure. On se donne pleinement. Ainsi, Jésus, le Fils de Dieu (Dieu qui s'est fait homme), a accepté de donner sa vie pour nous sur la Croix. Ce faisant Il a souffert infiniment, endurant ce qu’aucun humain ne pourra jamais souffrir, tant sa nature divine était incarnée dans sa nature humaine.

À Gethsémani, Il dit à ses disciples : « Mon âme est triste à en mourir. » Une grande angoisse le saisit, Il doit accepter ce refus qu’ont les hommes de l’Amour de Dieu. Cette injustice, pour lui le Juste, est intolérable. Il a prié ainsi : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi. Pourtant, non pas comme je veux, mais comme Tu veux ! » Fasse Dieu que nous n’oubliions jamais ce que le Christ a souffert pour nous. Son corps et son âme sont dans une union si parfaite que son corps doit traverser une souffrance aussi indicible que celle de son âme pour que le salut soit donné aux hommes. : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Ici c’est notre semblable, l'homme Jésus qui parle. Cette question formidable, qui nous paraît paradoxale, nous donne force d'espérer et courage. Nous nous la posons parfois, sans en connaître la réponse. Or nous savons que Jésus, le Christ, est retourné au Père. C’est seulement son humanité qui sur la croix mourait, avant de ressusciter dans la gloire.

Nous nous interrogeons parfois et c’est humain. Ne faisons pas comme Lucifer, ne laissons pas trop de doutes s’insinuer dans notre esprit. Il faut toujours en revenir à la crucifixion librement acceptée par Jésus, c'est la plus grande preuve d’amour que le Christ pouvait nous donner. On peut toujours, tant qu’on n’est pas converti, se poser mille questions : « Pourquoi les guerres ? » Mais c’est le libre arbitre des hommes ! Et les hommes en font ce qu’ils veulent. Lucifer a utilisé son libre arbitre, à sa façon. Nous savons maintenant ce qu’il ne faut pas faire. Souvent nous faisons du mal à nos frères, ses enfants. Toutes ces injustices, qui petit à petit, mises bout à bout, provoquent un jour ou l’autre des famines et des guerres jusqu’à l’autre bout du monde, ne sont-elles pas un grave préjudice pour l’Humanité ? Souvenons-nous que le Dieu des vivants, en la Personne de Son Fils, s'est chargé de toutes nos fautes. Il nous a pardonnés une fois pour toutes en donnant sa vie pour nous. À nous d’accepter, ou de ne pas accepter, qu’Il nous redonne vie après chacun de nos éloignements.

Pour que la terrible traîtrise du Porteur de lumière trouve tout son sens à nos yeux dans le dessein de Dieu, il est nécessaire que par l'expérience et dans l’amour, Ses nombreux serviteurs et amis réussissent, tout au long des siècles, à traverser leurs épreuves pour en sortir grandis. C’est loin d'être tous les jours facile, évidemment.

La troisième chance de la créature[modifier | modifier le wikicode]

Épilogue provisoire à cette si divine et si humaine aventure.

1) Les anges furent la première création du Père. Un tiers se révoltèrent, et sombrèrent.
2) Dieu créa le premier homme et la première femme, qui ont voulu acquérir la connaissance du bien et du mal, malgré l'avertissement qui leur avait été fait. Ils ont ainsi perdu la vie éternelle. À nouveau ici, le proverbe « À quelque chose malheur est bon » s'applique très bien, puisque leur désobéissance permettra à une multitude d'humains qui le voudront d'avoir accès au bonheur éternel.
3) La balle est maintenant dans notre camp, et il semble que ce soit à nous de jouer...

Sans le doute, nous ne pourrions éprouver notre foi et la faire croître. Cette foi nous permet de faire cette réflexion : que se serait-il passé si le Créateur n’avait pas tout fait pour ne laisser aucune preuve de son existence absolument tangible et accessible à tous. Admettons que nous ayons cette preuve indéniable, nous ne pourrions plus éprouver notre foi et la faire croître, nous n’aurions pas d’efforts personnels à faire pour surmonter nos épreuves, nous ne pourrions pas « nous aider nous-même », nous ne pourrions pas évoluer spirituellement. Que le Créateur nous ait laissé une preuve indéniable est d’ailleurs tout à fait inenvisageable : devant les épreuves de la vie, pleinement conscients de son existence, nous nous serions révoltés en pleine conscience contre lui, irrémédiablement séparés, l‘accès à la vie éternelle aurait été impossible et ce n’est assurément pas le désir du créateur. Plus raisonnablement, cette hypothèse n’a aucun sens. C'est quand on ne croit pas en la sagesse infinie du Créateur, en réfléchissant avec des pensées toutes humaines, qu'on imagine facilement avec les écrits de savants intellectuels, que Dieu se serait servi de bêtes pour fabriquer l'homme. Plus les technologies ont évolué au fil des siècles et plus l'homme s'est éloigné du Créateur.

Le Père créateur de toutes choses se cache la plupart du temps et les apparences sont souvent trompeuses. Je ne connais pas la pensée profonde du Créateur, mais je sais au moins une chose, c'est que jamais jusqu'à la fin des temps Il ne donnera une preuve absolument incontestable et à accessible à tous, qu'Il Est. Respectueux de notre libre arbitre et sachant que nous n’aurions pu supporter de preuve trop évidente et trop puissante de sa majesté, en raison de nos esprits faibles et limités, Il a toujours brouillé les pistes pour nous permettre de vivre, de douter pour mieux évoluer. Nous ne pourrions pas non plus supporter, dès cette terre, de Le voir face à Face, notre conscience ferait éclater à nos yeux tous nos manques spirituels, toutes nos imperfections face à autant de Perfection, nous mourrions immédiatement. C'est seulement à notre mort, si nous sommes capables de Lui dire un Oui ferme, que nous pourrons Le voir face à Face. Je sais aussi – c'est du même ordre – qu'II a tout fait pour que la science, qui avance très vite et très loin, puisse trouver toutes sortes d'explications matérielles semblant très rationnelles. On ignore bien sûr tous les subtils moyens qu'il a utilisés.

Dieu n’a eu besoin que de Son amour et Sa puissance pour créer ce magnifique univers, pour créer aussi la sublime créature qu’est l’ange. À plus forte raison quid de l’Homme, le summum de sa création amoureuse ? Dans ses Notes nouvelles sur Edgar Poe (1857) Baudelaire écrit : « C'est cet admirable, cet immortel instinct du Beau qui nous fait considérer la Terre et ses spectacles comme un aperçu, comme une correspondance du ciel. La soif insatiable de tout ce qui est au-delà, et que révèle la vie, est la preuve la plus évidente de notre immortalité. C'est à la fois par la poésie et à travers la poésie, par et à travers la musique que l'âme entrevoit les splendeurs situées derrière le tombeau. »
Est-il facile à notre époque matérialiste où l'athéisme prévaut de méditer de cette manière inspirée et délicate ? J'ai acheté mon premier ordinateur en 1994 et suis un habitué de l'informatique et de l'internet. Dans les années 2000 j'ai fait ce rêve : «  Il existe dans l'Univers un endroit où toutes les données sont “stockées”», mon subconscient me signalait la (fausse) similitude entre l'internet et Dieu. Si des personnes lucides peuvent trouver de très belles choses sur l'internet, combien plus nombreux l'utilisent (souvent) d'une façon malsaine voire funeste. L'internet, nouvelle, extraordinaire idole universelle, contribue beaucoup à la perte de la foi dans le monde.

Beaucoup de choses dans la Bible nous apparaissent à nous humains comme des contradictions ou des paradoxes. Admettons qu’on puisse nuancer le mot ‘’paradoxe’’, qu’il contienne en lui-même la notion de ‘’pertinence’’. On a alors un paradoxe et un non-paradoxe. La nuance qui existe entre les deux est du même type – mais pas de la même importance – que celle existant entre la possibilité de compréhension de l'être humain et l'omniscience du Créateur. Tout est dans la Bible mais il faut comprendre ce «tout», n'y est écrit noir sur blanc que ce qui est le plus avantageux à un maximum de personnes. Ce n'est que par un cheminement personnel que l'on peut déchiffrer tout ce qui y est effectivement, y compris entre les lignes (c'est pour cette raison qu'il y eut des hérésies, qui pourrait-on dire sont un moindre mal). Chacun n'y comprend que ce qu'il peut et doit en comprendre.

Saint Augustin écrit : « Croyez pour mériter de comprendre. La foi doit précéder l'intelligence pour que l'intelligence soit la récompense de la foi. »  (Sermon 139, 1, 1).
Dans sa correspondance aussi on lit : « Aime fortement l’intelligence parce que les Écritures elles-mêmes, qui recommandent la foi avant l’intelligence des grandes choses, ne peuvent pas t’être utiles si tu ne les comprends pas bien. »

Saint Augustin vs Darwin[modifier | modifier le wikicode]

«  Que la plupart d’entre nous – si ce n’est tous – croient en « quelque chose », même si nous ne pouvons le nommer, et même si c'est plus ou moins conscient, nous aide à vivre – nous permet de vivre. Pour les scientifiques matérialistes et athées qui veulent croire que la science peut tout expliquer il est rassurant d'imaginer de soi-disant preuves que l'homme descend de la bête. Après avoir lu « De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie » de Charles Darwin, même des croyants se sont persuadés que le Créateur aurait insufflé une âme à une créature évoluée. Comme beaucoup j'ai pris connaissance des travaux des scientifiques. Le docteur Jérôme Lejeune, professeur de génétique, assisté de Marthe Gautier, découvrit en 1958 la cause du mongolisme (trisomie 21), un chromosome supplémentaire sur la paire 21. Voici quelques lignes de sa plume : «  Le seule différence, et elle est de taille, qui persiste entre la science actuelle et la révélation de la Bible est celle-ci : les évolutionnistes reconnaissent que l’homme est apparu récemment et tout d’un coup, sur un rameau très petit au point qu’un couple unique ferait fort bien l’affaire. Mais comment s’est fait ce changement brusque ? Il y a beaucoup d’hypothèses. »

Voici ce qu’écrit Saint Augustin au chapitre DES MARIAGES ENTRE PROCHES, PERMIS AUTREFOIS A CAUSE DE LA NÉCESSITÉ.

Le besoin qu’avait le monde d’être peuplé, et le défaut d’autres hommes que ceux qui étaient sortis de nos premiers parents, rendirent indispensables entre frères et sœurs des mariages qui seraient maintenant des crimes énormes, à cause de la défense que la religion en a faite depuis. Cette défense est fondée sur une raison très-juste, puisqu’il est nécessaire d’entretenir l’amitié et la société parmi les hommes ; or, ce but est mieux atteint par les alliances entre étrangers que par celles qui unissent les membres d’une même famille, lesquels sont déjà unis par les liens du sang. Père et beau-père sont des noms qui désignent deux alliances.
Voir 1. Gen. V, 4, 8. — Matt. I, 2, 3.
Lors donc que ces qualités sont partagées entre différentes personnes, l’amitié s’étend et se multiplie davantage. Adam était obligé de les réunir en lui seul, parce que ses fils ne pouvaient épouser que leurs sœurs ; Eve, de même, était à la fois la mère et la belle-mère de ses enfants, comme les femmes de ses fils étaient ensemble ses filles et ses brus. La nécessité, je le répète, excusait alors ces sortes de mariages.

Depuis que les hommes se sont multipliés, les choses ont bien changé sous ce rapport, même parmi les idolâtres. Ces alliances ont beau être permises en certains pays (par exemple chez les Perses et les Egyptiens), une plus louable coutume a proscrit cette licence, et nous en avons autant d’horreur que si cela ne s’était jamais pratiqué. Véritablement la coutume fait une merveilleuse impression sur les esprits ; et, comme elle sert ici à arrêter les excès de la convoitise, on ne saurait la violer sans crime. S’il est injuste de remuer les bornes des terres pour envahir l’héritage d’autrui, combien l’est-il plus de renverser celles des bonnes mœurs par des unions illicites ? Nous avons éprouvé, même de notre temps, dans le mariage des cousins germains, combien il est rare que l’on suive la permission de la loi, lorsqu’elle est opposée à la coutume. Bien que ces mariages ne soient point défendus par la loi de Dieu, et que celles des hommes n’en eussent point encore parlé (Suivant Aurelius Victor, ce fut l’empereur Théodose qui, le premier, interdit les mariages entre cousins.), toutefois on en avait horreur à cause de la proximité du degré, et parce qu’il semble que ce soit presque faire avec une sœur ce que l’on fait avec une cousine germaine. Aussi voyons-nous que les cousins et les cousines à ce degré s’appellent frères et sœurs. Il est vrai que les anciens patriarches ont eu grand soin de ne pas trop laisser éloigner la parenté et de la rapprocher en quelque sorte par le lien du mariage, de sorte qu’encore qu’ils n’épousassent pas leurs sœurs, ils épousaient toujours quelque personne de leur famille (Genèse, XXIV, 3, 4; XXVIII. 1, 2).  Mais qui peut douter qu’il ne soit plus honnête de nos jours de défendre le mariage entre cousins germains, non seulement pour les raisons que nous avons alléguées, afin de multiplier les alliances et n’en pas mettre plusieurs en une seule personne, mais aussi parce qu’une certaine pudeur louable fait que nous avons naturellement honte de nous unir, même par mariage, aux personnes pour qui la parenté nous donne du respect. »

* * *

Les tout premiers hommes étaient dépourvus des nombreuses tares psychiques qui se sont ensuite accumulées au fil des générations, et des millénaires. De ce fait ils vivaient beaucoup plus longtemps. Ils étaient aussi « bruts de décoffrage », ce qui avait à la fois des avantages et des inconvénients, ainsi ils n’ont pas tardé à se révolter contre leur créateur et à se conduire comme de véritables bêtes (d’où le déluge). Les Écritures nous apprennent que nous descendons d’Adam et Ève (et d’eux seuls). Ce n’est pas seulement parce qu’elle le dit qu’on peut le croire, une réflexion saine et logique permet à tout théologien de partager cette foi. La femme d’Abel, avant qu’il la prenne pour femme, était certainement sa sœur (ou quelqu'un de sa parenté, les tares psychiques étaient donc quasiment inexistantes.

Genèse, 5:4 : « Après qu'Adam eut engendré Seth, ses jours durèrent huit cents ans et il engendra des fils et des filles. ».

Bien des esprits forts seraient choqués si on leur parlait de cela, parce que si Dieu existe, il est aussi pureté. Et là ça leur devient problématique, car on ne peut imaginer raisonnablement que nous soyons les fruits d’un inceste. Le ‘’schmilblick’’, c’est que ce n’était pas un ‘’inceste’’, comme ça le serait maintenant. En pensant qu'il n'est qu'une bête légèrement évoluée (quelques pour cent) et n'ayant plus comme référence l'Être suprême, l'homme est devenu à ses yeux son propre dieu, blessant son l'humilité.

La vie œuvre de Dieu[modifier | modifier le wikicode]

Les scientifiques, à partir d'acides aminés, et malgré toutes leurs connaissances, toutes leurs avancées, ne sont jamais parvenus à créer de la vie. On a parfois prétendu le contraire mais il y avait tromperie.
Des sectes prétendent que la vie aurait été amenée par des extraterrestres. S'il est vrai qu'il existe, en dehors des trucages, des témoignages troublants sur l'existence d'«extraterrestres», et s'il devait advenir que des êtres, avant la fin des temps, viennent affirmer qu'il en a été ainsi et que « Dieu évidemment n'existe pas ! » alors il faudrait tout simplement admettre que ces êtres, assurément, sont des démons. Ce serait la dernière grosse tromperie du Diviseur (la plus grande ruse de Satan est de nous faire croire que lui-même n'existe pas). Aux hommes qui se seraient déjà éloignés de Dieu, la ruse fonctionnerait facilement. Surtout, ce pourrait être une épreuve bien difficile pour les croyants, leur foi serait mise à rude épreuve dans un environnement très hostile. Cette hypothèse n'est pas du tout improbable, Dieu pourrait permettre cette ultime épreuve pour les croyants afin qu'ils approfondissent leur foi avant la mort terrestre.

Par ailleurs, vous pouvez voir sur internet ses magiciens en recherche de puissance et de gloire terrestre, pratiquant la magie noire et ayant passé un pacte avec le diable, et donc condamnés à l'enfer éternel, marcher sur l'eau par exemple, ou s'élever dans les airs sans aucun trucage.

Je ne pense pas non plus qu'il faille chercher loin l'origine des mutilations “inexpliquées” d'animaux depuis des décennies, et de même, l'origine des dons propres aux cartomanciennes, même si elles pratiquent leur activité sans avoir conscience que certaines de leurs inspirations viennent de démons qui attendent le moment le plus propice pour délivrer un message maléfique.

Témoignage du père Gabriele Amorth, exorciste en chef de la cité du Vatican.

Pour info,
Matthieu 24:24. Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus.
Thessaloniciens 2:9. L'apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers.
Apocalypse 13:14. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête.

Un passage très énigmatique de la Bible[modifier | modifier le wikicode]

Genèse 6:1-8

Alors que les hommes commencèrent à se multiplier sur la terre et que des files leur étaient nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils prirent pour femmes toutes celles qu’il leur plut. Yahvé dit : « Mon Esprit ne va pas lutter indéfiniment avec l’homme, étant donné ses erreurs : il n’est que chair et ses jours seront de cent vingt ans. » En ces jours, les Nephilim (les géants) étaient sur la terre, et ils y étaient encore lorsque les fils de Dieu vinrent trouver des filles des hommes et eurent d’elles des enfants. Ce sont les héros du temps jadis, ces hommes fameux.

Yahvé vit que les hommes faisaient de plus en plus de mal sur la terre : à longueur de journée, leur cœur ne concevait que le mal. Alors Yahvé se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre. Il s’en affligea et dit : « J’effacerai de la surface du sol l’hommes que j’ai créé, homme, bestiaux, petites bêtes et même les oiseaux du ciel, car je me repens de les avoir faits. Mais Noé avait trouvé grâce aux yeux de Yahvé. »

  • 3 explications possibles du texte.

Pour le Judaïsme postérieur et les Pères de l’Eglise, les fils de Dieu peuvent être des descendants de Seth, l’un des fils d’Adam, et les filles des hommes peuvent être la descendance de Caïn. Leur autre hypothèse : les fils de Dieu auraient été des ‘’anges coupables’’ (j’avoue ne pas comprendre).

Une autre hypothèse – qui n’est que la mienne, je n’en ai vu trace nulle part. On peut penser à une autre explication concernant les filles des hommes. Des hommes (fils de Dieu donc), en s’unissant à des animaux très évolués (Homo sapiens femelles), auraient engendré ces fils et filles des hommes (mi-humains, mi bêtes, hybrides). Les vrais hommes (fils de Dieu) s’étant ensuite unis à ces filles des hommes, des êtres hybrides, la race humaine en aurait été pervertie. D’où le déluge. Ce qui me fait aussi privilégier cette hypothèse est l’insertion de ces lignes dans le texte biblique : « En ces jours, les Nephilim (les géants) étaient sur la terre, et ils y étaient encore lorsque les fils de Dieu vinrent trouver des filles des hommes et eurent d’elles des enfants. » Je ne vois pas trop l’utilité de ces lignes précisément à cet endroit, si ce n’est que les auteurs, tout en laissant un indice au lecteur, auraient préféré s’en tenir aux grandes lignes (bienséance ?). Mais je le répète, cette hypothèse n’est que la mienne.

C.M.

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