Recherche:Les fonds patrimoniaux des bibliothèques publiques/Depuis 1945, lecture publique contre patrimoine ? Mutation du patrimoine et reprise des acquisitions

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Depuis 1945, lecture publique contre patrimoine ? Mutation du patrimoine et reprise des acquisitions
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Chapitre no 6
Recherche : Les fonds patrimoniaux des bibliothèques publiques
Chap. préc. :XIXe et début XXe, un sommeil comblé
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Au sortir de la guerre : état des bibliothèques[modifier | modifier le wikicode]

Dès 1945 naît la Direction des bibliothèques et de la lecture publique auprès du ministère de l'Éducation Nationale, direction pour le développement des bibliothèques. La situation est difficile car beaucoup de bibliothèques municipales sont sinistrées. L'État met en place une bibliothèque centrale de prêt dans chaque département.

Plan politique[modifier | modifier le wikicode]

Un rapport rédigé sous l'impulsion du président Georges Pompidou, fait état de la situation catastrophique des bibliothèques en France. La France s'urbanise, les quartiers périphériques des villes se développent et les constructions de bibliothèques se multiplient. Entre 1969 et 1975, environ 200 bibliothèques sont construites. En 1975 La Direction des bibliothèques et de la lecture publique est divisée entre deux ministères : le ministère de l'Education pour les bibliothèques scolaires et universitaires, et le ministère de la Culture pour les bibliothèques publiques et certains grands établissements.

Dans les années 1980 la Direction du livre devient Direction du livre et de la lecture, son budget double entre 1981 et 1982 et elle renforce les subventions aux investissements. Peu à peu se développe un nouveau modèle de bibliothèque : les médiathèques qui associent effort architectural, informatisation, libre accès, animation et insertion dans les activités culturelles municipales. dans les années 1990 la surface des bibliothèques est passée de 1 200 000 m2 en 1990 à 1 926 596 m2 en 2000.

L'apparition de la notion d' « accès libre »[modifier | modifier le wikicode]

En 1937 est publié un livre "Mission sociale et intellectuelle des bibliothèques publiques". La guerre vient interrompre la mise en place de cette idée en France. En 1948 dans la plupart des pays se développe dans les bibliothèques publiques l'accès libre aux rayons. L'accès libre permet aux lecteurs de choisir directement son livre en rayons : c’est le browsing (to browse: bouquiner, expression de Thomas Carlyle). Ce système impose donc l'adoption de techniques précises: présenter de façon ordonnée les ouvrages aux lecteurs en les groupant par sujets.

Sous l'impulsion de Melvil Dewey se développe une amélioration des catalogues et des classification (normalisation des descriptions), l'accueil et les services au public. La notion d'accès libre se développe en premier lieu aux États-Unis. Après la Première Guerre mondiale cette notion s'exporte au delà des frontières américaines grâce aux bibliothécaires américains. Mais elle se répand très lentement : dans les années 1980 de nombreuses bibliothèques françaises ont encore leurs documents en communication indirecte.

Dans les années 1970 le développement des bibliothèques publiques s'intensifie. La bibliothèque publique doit offrir ses services à tous les lecteurs: chercheurs, enseignants, adultes, enfants, citadins, ruraux,... désireux de se distraire, s'informer ou de s'instruire. sans oublier les malades, délinquants et itinérants.

Nouvelles activités liées aux collections[modifier | modifier le wikicode]

Les collections des bibliothèques étaient principalement issues, aux siècles précédent, de dons, legs, donation,... Au XXe siècle ces dons sont beaucoup moins nombreux et les bibliothèques acquièrent le plus souvent directement les documents auprès de grandes librairies.

Mais dans les grandes bibliothèques les acquisitions restent de plusieurs natures :

  • achat
  • collecte
  • dons
  • dépôt (bibliothèques habilitées à le recevoir)
  • dépôt légal (bibliothèques nationales)

Bibliothèques, documentation, archives[modifier | modifier le wikicode]

Les notions d'archives et de bibliothèque conservatoire de documentation se sont progressivement différenciées : les documents d'archives sont la plupart du temps uniques ou reproduits en nombre limité alors que les imprimés actuels sont plus souvent édités et largement diffusés.. La distinction entre bibliothèque et archives a été donc nécessaire.

Les bibliothèques n'ont aucune obligation légale, hors le dépôt légal. Elles conservent tout ce qui s’appelle livre mais aussi pour des raisons historiques tout sortes de documents dont les archives, en particulier de nombreux manuscrits (non imprimés ni édités) et de plus en plus de manuscrits contemporains. Il existe un accord entre Bibliothèque nationale de France et Archives nationales : la première acquiert ce qui est littéraire, la seconde ce qui est historique. La constitution de fonds locaux dans les bibliothèques municipales relève d'une mission d'archives qui doit être coordonnée avec les services d'archives locaux. La documentation a pour fonction essentielle de fournir une information précise à une demande précise.

Il y a donc bien distinction entre bibliothèque, archives et documentations qui peuvent être exercées dans une même institution et répondant ensemble aux besoins de collecte, de conservation, de communication et d'information.