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Travail de recherche : Transmutations biologiques

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1959 réaction exothermique d'hydrogène sur du nickel de Raney[modifier | modifier le wikicode]

En 1959, R.J.Kokes et P.H. Anderson étudiaient l'adsorption de l'hydrogène sur du nickel de Raney et ont observé une «étrange réaction exothermique »[1].

2003 Transmutations par surpression d'électrons et effondrement[modifier | modifier le wikicode]

Autour de S.V. Adamenko et Vladimir I. Vysotskii, une équipe russe a découvert un nouveau processus physique, et synthétisé des isotopes de A=1 à A=500 par effondrement (“self-shrinking”) sous une surpression d'électrons. C'est l'entreprise Proton-21, fondée à Kiev en 1999, qui a équipé le laboratoire d'un appareil qui permet 10 expérimentations par jour[2].

Pour cela ils ont construit un appareil pour sur-compresser un faisceau d'électrons, dans le vide, de 0.5 MeV, pulsé pendant 30 ns, sur une zone de moins d'un angström, sur une cathode de métal pur.

Les produits émis par la zone d'effondrement (électrons, positrons, ions, particules nucléaires et paquets(clusters), chargés et neutres) sont analysés en temps réel, et après chaque expérimentation, des analyses mesurent les éléments chimiques, isotopiques, les structures de répartitions des atomes et les rayonnements visibles, microondes et gamma. Une masse de 0.5 à 1 mg d'atomes se transforme sur la cathode et sur des plaques distantes de métal pur de 1 à 10 cm.

Ils ont observé plusieurs anomalies (par rapport aux phénomènes déjà connus et classiques) :

  • Pendant le processus d'effondrement et ses suites sur 100 ns, une intense radiation x et gamma.
  • Une synthèse de noyaux atomiques (de H à Pb) (avec 1 ≤ A ≤ 240).
  • Une fusion d'éléments transuraniens super-lourds (avec 250 ≤ A ≤ 500).
  • Tous les éléments et isotopes obtenus sont stables (sans activité alpha, béta ni gamma) (ou "quasi-stables" pour les super-lourds).
  • Dans la zone d'effondrement, tous les noyaux radioactifs sont transformés en noyaux stables.
  • Dans les plaques distantes, tous les éléments et isotopes se forment selon la même distribution spatiale (en directions, profondeurs et dispersions).
  • La formation d'éléments chimiques jamais observés sur Terre ni dans l'espace proche.
  • La formation d'éléments super-lourds stables ou à longue durée de vie.
  • Les éléments formés n'ont pas la même composition isotopique que les éléments naturels, souvent dans un rapport de 5 à 100 en plus ou en moins.
  • De nombreux éléments transuraniens (A > 250) n'étaient pas identifiables par leur masse à des éléments connus.

Quelques précisions :

  • Dans la zone d'effondrement, et pendant l'effondrement, le transfert d'énergie du faisceau d'électrons vers la cathode correspond, pour 1 kJ, à la transmutation d'environ 1018 noyaux cibles (comme le cobalt 60Co dont la période radioactive est de 5,27 ans, "quasi-stables").
  • Globalement, ils ont réalisé plus de 15 000 analyses d'éléments et d'isotopes.
  • Les analyses ont été réalisées dans 4 laboratoires différents, dont un aux USA.
  • Pour éviter que des molécules ne se forment et perturbent les expérimentations, ils ont maintenu une température minimale à 100 eV dans la zone d'effondrement et utilisé des modes de mesures spéciaux.
  • Le plus souvent la cathode et les plaques distantes étaient en cuivre pur.
  • Les atomes formés sont beaucoup plus nombreux que les impuretés d'origine, plus de 100 fois en moyenne.
  • Les noyaux super-lourds les plus souvent enregistrés sont A = 271, 272, 330, 341, 343, 394, 433, pour des essais semblables répétés sur plusieurs mois.
  • Les mêmes isotopes se forment dans la zone d'effondrement, autour et dans les plaques distantes.
  • Les atomes ne se forment dans les plaques distantes que dans quelques petites zones, dans certaines directions par rapport au faisceau et à la cathode, et aux mêmes profondeurs, pour tous les éléments et isotopes.
  • Les éléments se forment en trois couches dans les plaques distantes :
  • en surface sur 200 angström d'épaisseur, 3 × 1018 atomes;
  • vers 0,3 micron de profondeur, 1 × 1018 atomes;
  • vers 7 micron de profondeur, encore moins d'atomes.
  • Les dispersions de positionnements en profondeur sont les mêmes pour tous les éléments.

Ces chercheurs interprètent ainsi ces observations :

  • L'effondrement consiste ici en fusion d'électrons et de noyaux, sous une surpression d'électrons.
  • Les électrons et noyaux formeraient un plasma, à une densité voisine de celle des noyaux, directement à partir de matière solide.
  • Le positionnement en profondeur et sa dispersion, communs aux divers éléments, indique qu’il n'atteignent pas leur position finale par la décélération de Coulomb d'atomes ionisés déjà formés.
  • Le positionnement conduit à considérer que de grosses particules se positionnent d’abord, puis se décomposent en atomes de diverses manières.
  • Globalement, l'effondrement conduit à la formation de très grosses particules qui se décomposent à leur tour en atomes classiques.
  • Le mouvement de ces très grosses particules serait amorti par de nombreux chocs élastiques permettant de les caractériser.
  • Ces très grosses particules seraient toutes identiques à deux types, plus lentes que les électrons de valence, super-lourdes et décomposées après arrêt dans la matière. Pour celles qui décélèrent sur 0,4 micron, leur masse serait de l’ordre de 5700 neutrons. Pour celles qui décélèrent sur 7 micron, leur masse serait de l’ordre de 100000 neutrons. Elles seraient semblables aux noyaux neutralisés super-lourds anormaux proposés par A. Migdal il y a 20 ans[3].,[4]
  • Globalement, l'effondrement conduit à la formation de noyaux ou paquets(clusters) super-lourds qui se décomposent à leur tour en atomes classiques.

Liens avec les transmutations biologiques[modifier | modifier le wikicode]

Globalement, ces expérimentations présentent des caractéristiques communes avec les transmutations biologiques :

  • La formation d'isotopes tous stables.
  • La transformation d'isotopes instables en isotopes stables.
  • Pour chaque élément produit, les atomes formés sont beaucoup plus nombreux que les impuretés d'origine.
  • Il y a des éléments produits par les transmutations biologiques et par effondrement sous une surpression d'électrons.
  • La particularité de diriger la réaction nucléaire dans des directions précises est nécessaire aux transmutations biologiques pour que les atomes résultants participent à des réactions chimiques utiles, et elle est présente lors de l'effondrement sous une surpression d'électrons.

Cependant, quelques différences semblent distinguer ce phénomène et les transmutations biologiques :

  • L'expérimentation de ce phénomène ne se déroule pas dans un milieu biologique.
  • Les expérimentateurs ont pris soin d’éviter la formation de molécules.
  • Aux énergies utilisées, des rayonnements détectables proviennent de la transmutation par surpression d'électrons, ce que l’on n'observe pas dans les transmutations biologiques.

Une autre hypothèse supposait que la molécule Mg-ATP pouvait se comporter comme un cyclotron accélérateur d'électrons[5].

2004 Variations de décroissance radioactive[modifier | modifier le wikicode]

Le taux de décroissance radioactive, supposé constant, varie en fait en fonctions de plusieurs facteurs :

  • la radioactivité alpha du plutonium 239 Pu varie selon la période d'un jour sidéral (1436 minutes)[6]
  • la décroissance radioactive du manganèse 54 varie dès qu'un sursaut d'activité solaire se produit sans le délai de transport des particules à travers l'espace, donc quasiment à la vitesse de la lumière. Et cet effet a été constaté de nuit et 1,5 jours avant les éruptions chromosphériques à la surface du soleil, donc très probablement lié aux neutrinos du cœur solaire capables de traverser la terre[7].
  • selon l'orbite elliptique de la terre, le taux varie en fonction de la distance de la terre au soleil, comme le taux d'exposition aux neutrinos[7],
  • selon la rotation du cœur du soleil où les réactions nucléaires produisent des neutrinos[7]
  • au cours des temps historiques et préhistoriques selon les datations au carbonne 14[7]

Liens avec les transmutations biologiques[modifier | modifier le wikicode]

L'hypothèse d'Olivier Costa de Beauregard (1975) sur les transmutations biologiques utilisait les neutrinos pour fournir ou absorber l'énergie de réaction.

Si la variation de la décroissance radioactive varie comme la variation d'exposition aux neutrinos, il est probable que tout le flux de neutrino participe à la décroissance radioactive (dans la limite du taux d'interaction).

L'influence selon la période d'un jour sidéral, indique un effet non solaire, donc interstellaire, galactique ou au delà. La décroissance radioactive selon l'activité solaire et la rotation du cœur du soleil confirme l'action des neutrinos solaire.

La spontanéité supposée de la décroissance radioactive est donc remise en cause.

Les processus biologiques et géologiques favorisent les transmutations, c'est-à-dire les rendent plus probables que les conditions standards de la physique nucléaire. De combien, par quels coefficients ces processus renforcent-ils cette probabilité ?

Des capteurs bio-électroniques amélioreraient la sensibilité des mesures, mais avec un risque d'incertitudes supplémentaires.

Les expérimentations en transmutations biologiques pourraient participer à la formation d'une hypothèse explicative des expérimentations sur les variations de décroissance radioactive.

2005 Fusion froide par cavitation[modifier | modifier le wikicode]

Depuis 2002, des chercheurs explorent les possibilités de la cavitation pour réaliser la fusion froide[8] et pour mieux comprendre les conditions de production de neutrons et d'énergie par cette voie[9],[10],[11].

  • L'expérience de base consiste à injecter un liquide sous haute pression dans un tuyau de mm de diamètre, ce qui provoque à la sortie une cavitation où les atomes sont fortement projetés les uns contre les autres. On observe alors des fusions ou fissions nucléaires, des effets thermiques, l'émission de lumière et des décharges électriques[12].
  • En 2005, une équipe américano-canadienne observe un jet à 70 bar qui produit des étincelles électriques et une lueur bleue caractéristique d'une température de 5000K[13].
  • En 2009, A.A. Kornilova et V.I. Vysotskii observent des émissions optiques et rayons X corrélées à la cavitation d'un jet d'eau supersonique entre 200 et 3000 atmosphères. Sur une surface d’argent pur, par cavitation à 3000 atmosphères, des atomes transmutent en C, O, Na, Al, S, K, Ca[14],[15].

2011 Catalyseur d'énergie de Rossi et Focardi[modifier | modifier le wikicode]

Le Catalyseur d'énergie, ou E-cat, d'Andrea A. Rossi et du professeur Sergio Focardi, serait le premier équipement à fournir une production d'énergie hautement efficace à partir de nickel et d'hydrogène. Comme la production de masse n'est prévue que pour la fin 2011, les caractéristiques des appareils sont provisoires.

Cette technologie consommerait très peu de "combustible"[16], du nickel et de l'hydrogène, et rejetterait un déchet de cuivre. Elle serait donc économique et peu polluante, beaucoup moins que la production atomique classique de fission ou que la combustion de carburant. La conception de base serait sure et des automatismes supplémentaires amélioreraient cette sureté. Il n'y aurait pas de radioactivité hors de l'appareil en fonctionnement ni dans ses déchets. Il n'y aurait pas de dégagement de CO2.

Avant sa confirmation en 2011[17],[18] et les évaluations décrites ci-dessous, la demande de brevetabilité de ce procédé avait reçu en 2008 un avis préliminaire défavorable[19], indiquant que la description du mécanisme était basée sur « des déclarations générales et des spéculations ». Le rapport citait de nombreux manques dans la description et dans les preuves fournies pour défendre sa faisabilité.

Description[modifier | modifier le wikicode]

Une nouvelle technologie de production d'énergie à partir de nickel et d'hydrogène, et qui rejetterait du cuivre arriverait en production commerciale en 2011[20], après une phase de recherche depuis 1994, au Département de Physique de l'Université de Bologne.

En janvier 2011, Andrea A. Rossi et le professeur Sergio Focardi ont montré et testé publiquement un générateur thermique, nommé E-cat (qui signifie "Energy Catalyzers" ou "catalyseur d'énergie")[20]. Une télévision grecque a diffusé cette information[21].

L'appareil E-cat de base consomme 30 W d'électricité et fournit 4 kW thermiques à un circuit d'eau, en permanence. Les prototypes montrés fournissent une puissance constante de la mise en marche à l'arrêt, sans réglage de cette puissance.

Cette puissance de base assurerait un bon équilibre entre la fiabilité, la sécurité et l'efficacité opérationnelle[22]. La version 4 kW serait plus stable et plus sécurisée, sans instabilité de cette puissance au moment du démarrage et de l'arrêt. Au démarrage, l'appareil consommerait environ 300 watts d'électricité pendant 5 à 10 minutes, pour pré-chauffer le réacteur central. La température de l'eau se stabiliserait en 15 min (à 104 °C pendant un test)[23],[24].

Le réacteur central en acier inoxydable de 50 cm3 contient environ 50 g de poudre de nickel, de granularité nanométrique à micrométrique, fortement compactée, avec un catalyseur. On y injecte de l'hydrogène sous une pression de 2 à 20 bar, qui provient d'un réservoir incorporé au E-cat. La réaction se produirait à une température de 150 °C à 500 °C[17]. Elle est régulée par l'apport d'hydrogène, qui doit être sans deutérium (hydrogène lourd), ce qui arrêterait la réaction[20].

Une demande de brevet décrit cette innovation[17], [18]. Des photographies de parties intérieures des prototypes sont publiées[23]. Une émission de la télévision italienne RAI en a parlé[25] et a été adaptée en anglais[26].

Le préchauffage auxiliaire permettrait aussi, par sécurité, de surchauffer le centre du réacteur pour limiter la réaction pour les cas improbables d'emballement[24].

Lors de la maintenance, tous les 6 mois, le nickel serait recyclé et le petit réservoir d'hydrogène à 160 bars remplacé. Au bout de 2,5 mois d'utilisation, le nickel contient environ 10 % de cuivre (isotopes 63 et 65) et 11 % de fer[23].

Les usages prévus sont aussi bien domestiques qu'industriels. La version produisant 10 kW thermiques, qui consomme 500 W d'électricité, a servi aux premiers essais et, un peu moins sécurisée, conviendrait mieux aux usages industriels sous le contrôle de professionnels. La température se stabiliserait en 30 min et la puissance n’est pas immédiatement stabilisée au démarrage[20].

Évaluation[modifier | modifier le wikicode]

Messieurs Focardi et Rossi ont organisé des démonstrations destinées à la presse et aux scientifiques. Ils ont utilisé des versions de puissances moyennes différentes :

  • le 14 janvier 2011 un E-cat (version 10 kW) a produit 10 kW avec une puissance d'entrée de 600 W pendant h[20].
  • le 10 février 2011 un E-cat (version 10 kW) a produit 15 kW en permanence pendant 18 h[24].
  • le 29 mars 2011 un E-cat (version 4 kW) a produit 25 kWh en h 45 min. Durant ce test, Hanno Essén, professeur agrégé de physique théorique, ex-président de la Société des sceptiques de Suède, et Sven Kullander, maître de conférences à l'institut royal suédois de technologie, Professeur émérite à l'Université d'Uppsala et président de l'Académie royale suédoise des sciences, ont pu observer et photographier des parties intérieures de l'appareil sans les isolants thermiques[23].

Une réaction chimique de tout l'hydrogène contenu dans le réservoir (0,11 gramme) avec du nickel donnerait au maximum une énergie de 0,15 watt-heure. Pour chauffer le débit d'eau de 6,47 kg/heure de 18 °C à l'état de vapeur, il faut 725 × 6,47 = 4.69 kW par heure. Selon les chercheurs : « Aucun processus chimique ne peut expliquer une telle quantité d'énergie à partir d'un réservoir de 50 centimètre cube. La seule explication alternative, c’est qu’il y a une sorte de processus nucléaire qui donne lieu à la production d'énergie mesurée. »[23].

Commercialisation[modifier | modifier le wikicode]

Andrea A. Rossi a écrit en janvier 2011 : « Dans ce domaine, la phase de la compétition dans le domaine des théories, des hypothèses et des conjectures est terminée. La concurrence est face au marché. »[23].

Une entreprise italienne[27] organise l'industrialisation et la commercialisation du E-cat. Deux entreprises devraient commercialiser les E-cat aux USA et l'entreprise grecque Defkalion Green Technologies[28] devrait assurer la commercialisation exclusive dans le reste du monde. Andrea Rossi assure le développement technique[29]. La production de masse est prévue pour fin 2011.

La première étape industrielle est la réalisation d'une production pilote d'un mégawatt thermique par combinaison de 300 modules de base de 4 kW, à Athènes en octobre 2011 pour Defkalion comme premier client. Un générateur d'électricité est en projet[23].

Le coût de cette production d'électricité serait de l’ordre de 0,01 €/kWh, et pour l'énergie thermique de l’ordre de 0,003 €/kWh, soit environ 10 fois moins que pour les autres technologies de productions. L'investissement serait de l’ordre de 2 000 Euro par kW, soit 8 000 € environ par E-cat de 4 kW, et un amortissement moyen de l’ordre de 100 € par an et par kW pour une durée de vie de 15 à 20 ans[22].

Andrea Rossi aurait pris des précautions pour que son invention ne se perde pas en cas d'accident personnel[30].

Sécurité et écologie[modifier | modifier le wikicode]

La réaction produit des rayons alpha et gamma (gamma d'énergie inférieure à 300 keV), mais un blindage de plomb de 50 kg les arrêterait et l'appareil en fonctionnement n'émettrait ni neutrons ni protons. Quelques heures après l'arrêt, il n'y aurait plus de rayonnement ni de déchets radioactifs, même au centre du réacteur[22].

En cas d'emballement du réacteur, un excès de production de chaleur réduirait l'efficacité de la réaction et tendrait à limiter cet excès. De plus, dans ce cas, le système de sécurité activerait le préchauffage auxiliaire pour renforcer cette limitation[24].

Les 50 g de nickel d'un équipement seraient recyclés tous les 6 mois. La consommation de ce métal serait donc très faible, « si toute l'énergie consommée par les humains était produite ainsi, un pourcentage infime [3%] de l'extraction annuelle de nickel y suffirait »[22]. Le nickel est abondant sur Terre et n’est pas cher, mais il est toxique, surtout en poudre, et ceci doit être fait par des professionnels. Pour des amateurs tentés de reproduire cette technique, le risque d'explosion est bien réel et seuls des spécialistes de ces technologies savent l'éviter[22]. Le E-cat est entièrement recyclable après une durée de vie de 15 à 20 ans, le nickel l'est à 90%[31].

Avantages[modifier | modifier le wikicode]

  • La consommation de nickel "combustible"[16] est beaucoup plus faible que pour les carburants chimiques. Elle n’est pas renouvelable, mais elle resterait faible au niveau mondial, 3 % si toute la consommation mondiale d'énergie était produite ainsi[22].
  • Il n'y a pas de dégagement de CO2, donc pas de risque d'effet de serre.
  • Le rechargement en "combustible"[16] ne serait nécessaire que tous les 6 mois et favoriserait l'autonomie énergétique dans des zones éloignées de tout réseau de transport ou d'énergie.
  • Le combustible[16] et les déchets ne seraient pas radioactifs[32],[33].
  • La faible consommation d'électricité[23], en régime permanent comme au démarrage, pourrait provenir d'un réseau électrique, mais aussi de l'énergie solaire, d'une éolienne ou d'un carburant.
  • Le nickel et l'hydrogène ne sont pas chers[32].
  • Le coût de production thermique serait estimé à environ 0,003 €/kWh, et l'amortissement à 100 € par an et par kW[22].
  • Pour un même coût, une centrale basée sur des E-cat pourrait produire plusieurs fois plus qu'une centrale nucléaire conventionnelle[32].
  • Une production locale d'électricité, avec le générateur électrique en projet, pourrait réduire les pertes de transport par le réseau électrique (5% de la production électrique française en 2005).
  • Lors d'une fuite éventuelle du contenu, le réacteur ne représenterait pas un risque radiologique. Il pourrait y avoir un pic très bref de la radioactivité si le réacteur se fissurait, mais l'évacuation de l'hydrogène gazeux mettrait fin immédiatement aux réactions nucléaires et à toute la production de la radioactivité. « Un technicien pourrait immédiatement balayer toute la poudre de nickel sur le plancher sans risquer d'exposition aux rayonnements »[32].

Inconvénients[modifier | modifier le wikicode]

  • La consommation permanente d'électricité des prototypes[23] pourrait limiter l'autonomie énergétique thermique. Mais cette consommation étant très faible, elle peut provenir de l'énergie solaire, d'une éolienne ou d'un carburant.

Essais scientifiques préliminaires[modifier | modifier le wikicode]

Dans une expérimentation de 1994 à 1998, le professeur Sergio Focardi a recouvert une barre d'acier et une autre de nickel d'une couche de nickel de 0,1 mm d'épaisseur, puis[34] :

  • a chauffé la barre d'acier à 400 °C environ, injecté de l'hydrogène à une pression de 0,4 à 0,6 bar, et produit un excès de puissance équivalent à 166.3 W, en continu pendant 278 jours, soit une énergie totale de 900 MJ.
  • a chauffé la barre de nickel à 467 °C environ, injecté de l'hydrogène à une pression de 1,0 bar, et produit un excès de chaleur en continu pendant 319 jours, soit une énergie totale de 600 MJ.

Ce domaine est nommé Réacteurs nucléaires à basse énergie (LENR = Low Energy Nuclear Reactors). Andrea Rossi, inventeur et homme d'affaires, a embauché le Dr Focardi en 2007 en tant que consultant[35].

Hypothèses scientifiques éventuelles[modifier | modifier le wikicode]

Pour essayer d'expliquer cette réaction de nickel et d'hydrogène les inventeurs évoquent la fusion froide ou un processus qui ressemble à l’hydrino, mais ces hypothèses ne sont pas prouvées[20].

Une autre hypothèse pourrait-être l'effondrement électro-nucléaire découvert en 2003 par S.V. Adamenko et Vladimir I. Vysotskii[2].

L'étude du rayonnement et des isotopes de cuivre continue[20],[36],[22].

Le professeur Ch. E. Stremmenos propose l'hypothèse d'un mini-atome instable d'hydrogène. Sous la contrainte du cristal de nickel, les protons de l'hydrogène diffuseraient facilement dans le cristal et ses électrons se diffuseraient avec les électrons de conductivité du cristal. Grâce à la dispersion aléatoire des niveaux d'énergies des particules, avec une très faible probabilité, une série de mini-atomes instables d'hydrogène pourraient se former et fusionner avec les atomes de nickel, surpassant la barrière de Coulomb. Ils auraient une durée de vie inférieure à 10-18 secondes et devraient avoir une dimension de 10-14 m, distance à laquelle les forces de cohésion du noyau permettraient la fusion[37].

Liens avec les transmutations biologiques[modifier | modifier le wikicode]

Cette réalisation montre une transmutation à faible énergie, bien que les conditions physiques ne soient pas compatibles avec les processus biologiques.

Globalement, cette production d'énergie basée sur la fusion atomique de nickel et d'hydrogène présente des caractéristiques communes avec les transmutations biologiques :

  • Les réactions se produisent grâce à une catalyse (non précisée dans les documents).
  • La réaction forme des isotopes stables (de cuivre) à partir d'autres isotopes stables (de nickel et d'hydrogène).
  • Le cuivre est un oligo-élément indispensable à la vie.
  • L'hydrogène est un élément de base de l'eau et de la vie.
  • Les atomes formés sont beaucoup plus nombreux que les impuretés d'origine.

Cependant, quelques différences semblent distinguer ce phénomène et les transmutations biologiques :

  • Ce phénomène ne se déroule pas dans un milieu biologique.
  • La température minimale de réaction efficace est de 150 °C et ne permet pas les processus biologiques.
  • Le nickel est toxique, est le plus allergisant de tous les métaux et est un facteur de risque du cancer du poumon.

2011 à 2013 Applications militaires de la fusion froide[modifier | modifier le wikicode]

Dans le cadre d'un développement des nanotechnologies, l'armée américaine (DARPA) étudie et développe des applications de la fusion froide[38].

« Ce programme vise à comprendre et à exploiter des phénomènes physiques pour le développement de dispositifs plus efficaces et plus puissants.

  • [... développer ...] l'ingénierie de microstructures de palladium très chargées en deutérium pour en étudier la thermodynamique et les effets.
  • [...] a continué à quantifier les paramètres matériels de contrôle de l'excès de chaleur, et de l'espérance de vie des cellules de puissance, en collaboration avec le ministère italien de l'énergie.
  • [...] a établi la possibilité d'étendre la durée de la génération de chaleur de quelques minutes à 2,5 jours pour les cellules de puissance activées par la pression ... »

2012 Énergie thermique à partir de cuivre, nickel et hydrogène[modifier | modifier le wikicode]

En 2012, le professeur Francesco Celani a décrit complètement et expérimenté devant des pairs, aux conférences NIWeek 2012 [39] et ICCF17[40], une production de chaleur basée sur une réaction nucléaire entre des fils d'un alliage de constantan et de l'hydrogène chargé à sa surface [41],[40].

  • "Pour aider à la compréhension des phénomènes rapportés[41] ... par F. Piantelli depuis 1992[42],[34], G. Miley vers 1995[43], M. Patterson, F. Celani depuis 2010, A. Rossi et la Compagnie Defkalion".
  • "Pour réduire les coûts de fabrication", Celani utilise un fil de 100µm à 10µm d'un alliage de constantan Cu55Ni44Mn1, sans aucun additif, capable de décomposer H2 très activement grâce à son potentiel de décomposition de 3.2eV, et de produire des nano-micro-structures à la surface, par des processus simples, fiables et résistants au vieillissement[41],[40].
  • Le fils de constantan est composé de très nombreux brins dont le diamètre peut descendre à 10µm, disposés en plusieurs couches, jusqu'à 1000 et la masse des surfaces actives peut atteindre 30% de la masse du fil. Le mélange d'hydrogène à 75% et d'argon à 25% est autour à 7 bar de pression totale. Le chauffage de 48W vient d'un courant électrique soit dans le fil actif, soit dans un fil inerte voisin[41].
  • Quand le chauffage de 48W passe du fil passif au fil actif, l'excès de chaleur est à peu près doublé, 10W. Mais un taux d'hydrogène de 100%, sans argon, ne l'améliore pas ou un peu.
  • La fluctuation de l'énergie excédentaire, semble corrélée à la petite oscillation (<1%) de la résistance du fil actif[41].
  • Le remplacement de l'hydrogène par du deutérium provoque nettement un peu de rayons X et/ou gamma pendant l'échauffement de 100 °C à 160 °C. L'effet a d’abord été étonnement endothermique pendant une journée, puis exothermique. Au bout de 4 jours, le fil a soudain chauffé, fondu en boule et s'est coupé.
  • D'autres chercheurs mènent des recherches similaires. Yoshiaki Arata, Université d'Osaka, étudie Pd_35%-ZrO2_65% depuis 2005. Akito Takahashi et Akira Kitamura étudient un alliage Ni-Cu-ZrO2 depuis janvier 2012[44], en collaboration avec le groupe de recherche de la Société Toyota, Technova, et a aussi observé que son excès de puissance augmente très lentement de 0 jusqu'à 3W[41].

2012 Conditions favorables aux réactions LENR[modifier | modifier le wikicode]

Les fissures qui produisent des vides dans les réseaux d'atomes créeraient des conditions favorables aux réactions LENR.

Elles seraient la meilleure explication, en 2012, des réactions utilisées par les E-CAT de Rossi.

« The condition No. 4 holds the greatest promise as the NAE (nuclear active environment). Most metals form cracks of various sizes when they react with hydrogen as stress is generated by increase in lattice size and is then relieved. The number of cracks has a limit determined by the treatment and material, thereby creating a natural limit to the amount of NAE. A crack or void has the potential to act as the site for a resonance process without being limited by the nature of a chemical lattice. Therefore, cracks having suitable shape and dimensions are proposed as the location of LENR. These would be rarely produced, have limited concentration, and could be formed in all materials. At the present time, success in producing LENR relies on accidental and random formation of these structures, which would account for why replication is a challenge. »[45]

2012 Transparence relative de la barrière de Coulomb[modifier | modifier le wikicode]

Vladimir Vysotskii a développé l'étude théorique de la barrière de Coulomb et de sa relative transparence. Dans le cas des fissures à l'intérieur des réseaux atomiques, et dans le cas des milieux biologiques en croissance, des déformations lentes ou des déformations répétitives augmenteraient notablement la probabilité de la réduction de la barrière de Coulomb d'un facteur 1050 à 10100 dans les puits de potentiel à l'échelle nanométrique[46],[47],[48],[49],[50]

Le Pr. Vysotskii étudie les méthodes d'optimisation des interactions à faible énergie des faisceaux de protons et deuterons avec les cristaux. Ces méthodes sont liées aux particularités des effets de cohérence, à l'orientation des mouvements et à la canalisation des charges dans les cristaux. Ces cohérences conduisent à une augmentation importante de l'effet tunnel et permettent la pénétration des particules à travers la barrière (les "murs" des canaux du cristal). Un tel processus a déjà été étudié 7 ou 8 ans avant l'expérimentation de Fleischmann et Pons. Plusieurs méthodes d'interactions intra-nucléaires sont discutées dans le rapport. On montre que l’utilisation de modulations des murs du canal, soit asymptotiques soit périodiques, conduit à la formation d'un état cohérent de canalisation des particules dans chacun des canaux du cristal. Cet état modifie les interactions entre particules et noyaux et augmente beaucoup la transparence de la barrière. On peut générer des ondes acoustiques le long des canaux pour provoquer cet état et modifier les distances entre noyaux, et ainsi moduler la hauteur des murs des canaux. La méthode additionnelle de formation de cette cohérence est de jouer sur le couplage étroit de "canalisation paramétrique" et d'orientation des oscillations et des vibrations dues aux processus intra-particulaires[51],[52].

Le Docteur et Professeur Vladimir I. Vysotskii, dirige le département de radio-physique théorique de l'Université Nationale Taras Shevchenko de Kiev en Ukraine, où il a reçu son Master de radio-physique quantique en 1969[53].

2015 Hydrino and Dark Matter?[modifier | modifier le wikicode]

If the Hydrino hypothesis of Randell Mills is good, it could explain the Dark Matter or a part of it. This could be a double progress in astrophysic and in particules physic. A little "victory" for the Hydrino, for the Dark Matter understanding and for the researcher who will publish the work. Like for perihelion of Mercury and the relativity of Einstein.

  • Which part of dark matter could be needed to explain the rate of matter / dark matter?
  • Which part of matter could be in 1/2 or 1/3, 1/4 hydrino state in rate of matter?
  • Which elements could be involved in hydrino state?
  • Which part of X rays, actualy detectables, could come from hydrino transitions in function of energies?

The Millsian software is able to compute at 0.1%, the energy of particules and molécules, and could greatly help. " There are currently over 3,000 downloads of the 2.0 Beta version of Millsian software being used by academic and company notable groups."[54],[55]

2014 Livre d'explication des LENR par le Dr. Edmund Storms[modifier | modifier le wikicode]

Le Dr. Edmund Storms, un des meilleurs experts en fusion froide/LENR a publié un livre intitulé "L'explication des réactions nucléaires à faible énergie : un examen des relations entre les observations et les explications"[56].

Ce livre explore les conflits entre les diverses hypothèses sur les LENR et propose des moyens de les corriger.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

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  4. russe A. B. Migdal, D. N. Voskresensky, E. K. Sapershtein and M. A. Troitsky, Pion Degrees of Freedom in Nuclear Matter, Moscow, Nauka, (1991). (In Russian).
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  16. 16,0, 16,1, 16,2 et 16,3 "combustible" désigne ici la matière dont les atomes réagissent, mais il ne semble pas que ce soit par une combustion chimique d'un carburant et d'un comburant.
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