Recherche:Imagine un monde/Servitude volontaire ou volontariat serviable ?

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Wikimédia, volontariat serviable ou servitude volontaire ?

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Par Lionel Scheepmans.

La servitude volontaire, 500 ans déjà[modifier | modifier le wikicode]

Ressources

  • Discours de la servitude volontaire (de la Boétie, 1574)[B 1] - Texte audio[B 2]
  • L’Énigme de la "servitude volontaire" (Lablénie, 1930)[B 3]
  • La servitude volontaire (Testar, 2004)[B 4]
  • La question du consentement au travail : de la servitude volontaire à l'implication contrainte (Durant, Le floch, 2006)[B 5]
  • De la servitude moderne (Brient, 2007 )[B 6] - Vidéo[B 7]
  • La servitude volontaire aujourd'hui : esclavages et modernité (Chaignot, 2012)[B 8]
  • La chaîne invisible : travailler aujourd'hui, flux tendu et servitude volontaire (Durant, 2012)[B 9]
  • Penser "la servitude volontaire": une anthropologie de notre présent, Gérard Althabe (Traimond, 2012)[B 10]
  • Du refus de la servitude volontaire (Bernard, 2015)[B 11]
  • La nouvelle servitude volontaire : enquête sur le projet politique de la Slicon valley (Vion-Dury, 2016)[B 12]
  • Principe de Pareto loi des 80-20

Dons et contre-dons au sein du mouvement Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]

(Mauss, 2007, p.241)[B 13].

Vidéo 4.1 Clip de Jimmy Wales dans le cadre de la campagne de récolte de fond de 2007.

La question du don placée dans le contexte du mouvement Wikimédia illustre bien cette idée de fait social total. Elle dépasse largement le cadre d'une manifestation individuel, rappelons à ce propos que les projets éditoriaux Wikimédia qui représentent des dons en soi puisqu'il sont gratuit d'accès et sans publicité, font le bonheur de plus de X visiteur par jour[réf. nécessaire], qu'il sont produit par plus de X bénévoles faisant don de leur temps et compétences[réf. nécessaire] et que ces tous ces projets sont propriété de la fondation Wikimédia qui se voit financée par une campagne de don monétaire dont la dernière en date a récolté plus de 100 millions de dollars en provenance de x donateurs à hauteur moyenne de 15 €[réf. nécessaire]. Dans cette perspective, la question du don au sein du mouvement wikimédia apparaît donc effectivement comme un phénomène d'ampleur planétaire, touchant probablement au niveau des bénéficiaires une énorme partie de l'humanité connectée.

Le don dans le mouvement Wikimédia apparaît aussi dans une dimension totale et même planétaire. Pour cerner la question du don au sein du mouvement Wikimédia, il faut en effet s'intéresser à de nombreuses institutions internationales :

La première est bien sûr la fondation Wikimédia dont on ne reparlera pas ici. Mais qui rappelons le a vu le jour suite à la pression des volontaire travaillant sur le projet Wikipédia et désireux de maintenir ce projet au sein de ce que l'économie du don[réf. nécessaire].

La deuxième est du domaine informatique. C'est le Word Wide Web, un consortium international répondant au sigle W3C. Réputé organisme à but non lucratif - nous restons donc toujours dans le paradigme du don - le W3C à pour devise : « Un seul web partout et pour tous »[W 1]. Cette devise dévoilera aux yeux inconscients de la plupart de ses utilisateurs que le Web aussi est un don. Il semble tout naturel en effet que cette outils de partage d'informations reposant sur l'architecture Internet soit gratuit alors que pourtant, il aurait très bien pu devenir payant en faisant l'objet par exemple, d'un nouveau hold-up planétaire (Di Cosmo et al., 1998)[B 14] orchestré par la firme Microsoft.

Sans la présence d'esprit de François Flückiger, qui assumait la responsabilité du logiciel pionnier WorlWideWeb[N 1] au sein du CERN (Gille et Caillau, 2007, p.283 )[B 15] suite au départ de son créateur Tim Berners-Lee, ce logiciel déposé dans le domaine public par Robert Cailliau le 30 avril 1993, aurait en effet très bien pu être « embrasser » par la firme américaine pour réponde à ses « besoin de normes » (Jardon, 2019, p.154)[B 16]. Afin d'éviter ce drame, en octobre 1994 François Flûckiger se rendra à l'Institut fédéral de la propriété intellectuelle suisse pour retirer du domaine public le code du premier logiciel Web et le placer sous licence open source (id., p.156)[B 16] de telle sorte à ce que la clause copyleft de la licence empêche toute récupération et mise sous copyright suite à la moindre transformation.

Cette petite incursion dans le domaine juridique, nous dirige vers une troisième institution mondial qu'est la licence libre et qui a comme ambassadeur une nouvelle organisation internationale et non lucrative appelée Creative Commons dont le but est de permettre « le partage et la réutilisation de la créativité et des connaissances grâce à la fourniture d’outils juridiques gratuits »[W 2].

Comme quatrième institution figurera la science et la connaissance au sens large dont il a déjà été question dans un chapitre précédent.

Le cinquième institution humaine sera en toute logique l'économie qui prend de plus en plus le pas sur la politique autre institution humaine intemporel et incontournable. Ces deux aspects seront discuter plus en profondeur dans le chapitre Wikimédia, une exception dans l'hypercentralisation du web.

A poursuivre avec sources suivantes


En 2011 déjà dans une interview de Nathaniel Tkacz[1], Edgar Enyedy raconte que « 

« Wales always replied that a foundation was very difficult to set up. I told him it was an easy deal: you are contributing to the project with the servers, we are giving our time and effort in an altruistic way, but no one is going to make money from the project unless it is proven that the money goes to people who really need it – and that doesn’t include staff members.

When I asked Wales through private emails to set up something – to set up the Basque Wikipedia, for example – he always replied: ‘I’m not a wealthy man’. I heard that many times. A couple of years back he said in an interview ‘I don’t care about money’[1]. When I think about this position and those exchanges, it makes me laugh. Wikipedia has created a large foundation of wage earners, and each year he has to ask for ever-increasing amounts of money. This is what I didn’t want to happen: a large, money-centred organisation made possible by the free work of the community. »

resources

De l'importance du copyleft dans le paradigme du don[modifier | modifier le wikicode]

Polémique apparue dans le monde des hackers et du mouvement du logiciel libre ayant opposé les partisans du concept de logiciel libre à ceux du concept de logiciel open source.

D'un côté, il y avait les adepte de Richard Stalleman, le créateur de la première licence libre à laquelle succédera tant d'autres popularisées aujourd'hui par l'association creative commons (voir schéma illustratif ci-contre), fervent défenseur du copyleft[N 2] et des quatre libertés fondamentales[W 3][N 3] que se dernier protège. De l'autre côté, se situait les partisants d'Éric Raymond auteur de La Cathédrale et le Bazar[B 17] qui mobilisera et popularisera le terme open source dans le but de mettre de côté les enjeux éthiques et politiques liés aux licences libres afin de se concentrer principalement sur l'accès en lecture au code source des logiciels informatiques. A l'issue de ce conflit idéologique, naîtra finalement l'expression anglaise inclusive de « Free/Libre Open Source Software » abrégé FLOSS reprise comme tel en langue française.

Le copyleft, c'est la garantie qu'un travail produit au bénéfice de la communauté ne soit pas récupéré par un acteurs pour en faire un produit dérivé non libre et non ouvert dans le but par exemple d'en assurer le monopole d'une utilisation commerciale. Au sein des licence libre le copyleft se manifeste au niveau de la condition « share alike » (CC.SA) traduite en français par « partage dans les même conditions ». Concrètement, cette condition s'exprime en ces termes :

Dans le cas où vous effectuez un remix, que vous transformez, ou créez à partir du matériel composant l'Oeuvre originale, vous devez diffuser l'Oeuvre modifiée dans les même conditions, c'est à dire avec la même licence avec laquelle l'Oeuvre originale a été diffusée.[B 18]

Dans le cadre d'un travail volontaire au service de la communauté, cette condition apparaît donc comme un élément crucial. Elle permettra par exemple dans le cadre du mouvement Wikimédia d'assurer que les services rendus à la communauté soient porteurs de nouveaux services librement accessibles à cette même communauté. Prenons un exemple :

Si la communauté Wikimédienne produit du contenu informationnel sous condition share alike, la description d'une photographie par exemple, aucune entreprise par la suite ne pourra au départ de ce travail bénévole produire un moteur de recherche d'image sous copyright fonctionnant grâce à un code informatique non ouvert et dans le but de répondre à aux intérêts propres et limités d'investisseurs financiers. Ce cas de figure me semble tout à fait possible à partir du moment ou la condition share alike disparait dans le cas de l'adoption par exemple d'un licence moins restrictive tel que la CC.0 qui s'apparente au domaine public.

Sources à consulter

Volontariat serviable ou servitude volontaire ?[modifier | modifier le wikicode]

« Welcome, new slaves! » (Jemielniak, 2014, p.46)

Motivation, occuper son temps, une ligne sur le cv, valorisation sociabilisation...

Daniel Dumont : comment atteindre le revenu de base en renforcant la sécurité socialeEdwine doctorat sur perception du volontariat, consulter sa thèse

Idées

L'expérience Wikipédia nous oblige à reprendre le débat sur le don au sein des sciences sociales et plus particulièrement au sujet de qu'il est convenu d'appeler le « don pur » selon la formule de Malinowski ou « don aux inconnus » selon la formule de Godbout.

Une chute dans la croissance de nouveaux contributeurs s'est clairement manifestée en 2007. Elle s'explique par plusieurs hypothèses :

  • l'établissement de règle par une communauté de départ qui repousse les nouveaux arrivants.
  • la difficulté de contribuer en raison d'article de plus en plus complets et exhaustif.
  • la migration de l'utilisateur Internet de l'ordinateur vers le smart-phone.

Il existe une quatrième piste qui n'est pas encore exploitée :

  • le démarrage de campagne de récolte de dons : la gratitude des utilisateurs de l'encyclopédie (contre don) anciennement présente au travers de la participation à l'édition est remplacée par le don d'argent plus propice au développement de la fondation qu'au développement de l'encyclopédie.

Source à traiter


Notes

  1. Il ne faut pas confondre le Worl Wide Web qui désigne aujourd'hui un espace numérique avec le WorlWideWeb qui désigne le premier éditeur HTML et donc navigateur web.
  2. Le copyleft est un jeux de mot anglophone illustrant l'une des clauses des licences libre destinée à protéger un travail d'une réappropriation placée sous copyright. Plus précisément, cette clause interdit de placer un travail issu de la transformation d'un travail préexistant placé sous copyleft, sous une autre licence que le travail préexistant. La question du copyleft sera abordée plus en profondeur sous le titre : « Servitude volontaire ou volontariat serviable ? »
  3. Ces quatre libertés sont : « la liberté de faire fonctionner le programme comme vous voulez, pour n'importe quel usage (liberté 0) ; la liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu'il effectue vos tâches informatiques comme vous le souhaitez (liberté 1) ; l'accès au code source est une condition nécessaire ; la liberté de redistribuer des copies, donc d'aider les autres (liberté 2) ; la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l'accès au code source est une condition nécessaire. »

Sources webographiques

  1. « La mission du W3C | W3C - Bureau France », sur web.archive.org, (consulté le 1er décembre 2019)
  2. « Foire Aux Questions - Creative Commons », sur web.archive.org, (consulté le 1er décembre 2019)
  3. « Qu'est-ce que le logiciel libre ? - Projet GNU - Free Software Foundation », sur web.archive.org, (consulté le 14 novembre 2019)

Références articles, ouvrages et vidéos

  1. Étienne de La Boétie, De la Servitude volontaire, Ou le Contr'un, Nourse (Jean), 2012 
  2. « LA BOÉTIE, Étienne (de) – Discours de la servitude volontaire | Litterature audio.com », sur www.litteratureaudio.com (consulté le 2 janvier 2019)
  3. Edmond Lablénie, L'Enigme de la "servitude volontaire", Champion, 1930 [lire en ligne] 
  4. Alain Testart, La servitude volontaire, Errance, 2004 (ISBN 9782877722742 et 9782877722773) [lire en ligne] 
  5. Jean-Pierre Durand et Marie-Christine Le Floch, La question du consentement au travail: de la servitude volontaire à l'implication contrainte, Harmattan, 2006 (ISBN 9782747599276) [lire en ligne] 
  6. Jean-François Brient, De la servitude moderne, Les éditions de l' épervier, 2016 (ISBN 9782361940287) [lire en ligne] 
  7. « De la servitude moderne », sur AgoraVox, (consulté le 2 janvier 2019)
  8. Nicolas Chaignot, La servitude volontaire aujourd'hui: esclavages et modernité, 2012 (ISBN 9782130642664) [lire en ligne] 
  9. Jean-Pierre Durand, La chaîne invisible: travailler aujourd'hui, flux tendu et servitude volontaire, Éd. du Seuil, 2012 (ISBN 9782021092165) [lire en ligne] 
  10. Bernard Traimond, Penser "la servitude volontaire": une anthropologie de notre présent, Gérard Althabe, Bord de l'eau, 2012 (ISBN 9782356871558) [lire en ligne] 
  11. André Bernard, Du refus de la servitude volontaire, Atelier de création libertaire, 2015 (ISBN 9782351040829) [lire en ligne] 
  12. Philippe Vion-Dury, La nouvelle servitude volontaire: enquête sur le projet politique de la Silicon Valley, 2016 (ISBN 9782364051454) [lire en ligne] 
  13. Mauss, Marcel, 1872-1950., Essai sur le don : forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques, Presses universitaires de France, 2007 (ISBN 9782130554998 et 2130554997) (OCLC 300157291) [lire en ligne] 
  14. Roberto Di Cosmo et Dominique Nora, Le hold-up planétaire: la face cachée de Microsoft, Calmann-Lévy, 1998 (ISBN 978-2-7021-2923-4) (OCLC 40511092) [lire en ligne] 
  15. James Gillies et Robert Cailliau, How the web was born: the story of the world wide web, Oxford University Press, 2007 (ISBN 978-0-19-286207-5) (OCLC 603986579) [lire en ligne] 
  16. 16,0 et 16,1 Quentin Jardon, Alexandria: les pionniers oubliés du web : récit, 2019 (ISBN 978-2-07-285287-9) (OCLC 1107518440) [lire en ligne] 
  17. Eric Steven Raymond, The cathedral and the bazaar, Snowball Publishing, 2009 (ISBN 9781607962281) (OCLC 756489890) [lire en ligne] 
  18. « Creative Commons — Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 2.5 Générique — CC BY-SA 2.5 », sur creativecommons.org (consulté le 5 juin 2019)
  19. anglais Clare Talwalker, « What Kind of Global Citizen is the Student Volunteer? », Journal of Global Citizenship & Equity Education, vol. 2, no  2, 2012-10-02, p. 21–40 (ISSN 1927-2669) [texte intégral (page consultée le 2019-01-02)]

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  1. « CPOV | ‘Good luck with your WikiPAIDia’: Reflections on the 2002 Fork of the Spanish Wikipedia », sur networkcultures.org (consulté le 23 décembre 2019)