Recherche:Imagine un monde/Mouvement Wikimédia

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Ethnographie du mouvement Wikimédia

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De Lionel Scheepmans.

Géographie du mouvement Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]

Le mouvement Wikimédia est un mouvement global et mondial englobant actuellement une communauté de plusieurs milliards d’utilisateurs, plusieurs millions de contributeurs et plus d’un million de page Web, plus d’un millier de projets Internet dans plus de 300 langues et soutenus par des centaines de groupes et associations dont plus d’une quarantaines sont reconnues comme chapitre de l’unique Wikimédia foundation située au états--Unis, en californie, dans la ville de San Francisco non loin de la silicone vallée.

Un tel tableau semble difficile voir impossible à dépendre dans sa totalite. Fort heureusement, le mouvement Wikimédia fait l’objet d’un nombre impressionnant d’observation statistique souvent commendité par la fondation wikimédia et desquelles résulte un ensemble de cartes et de données permettant d’offrir une certaine vue synthétique sur la géographie du mouvement. Pour simplifier et organiser cette information, une division du globe terrestre en deux parties, appelées respectivement par les anglo-saxons : « Global North - Global South » et que l’on traduira ici par pays du Nord et pays du Sud, semble d’autant pertinente dans le sens qu’elle reflète, tant dans le mouvement qu’au niveau de l’usage internet en général, des différences relativement bien marquées.

Figure 1.3 Division global north - global south[W 1]
Pourcentage d'internautes par pays (par rapport au nombre d'habitants du pays)
Figure 3.1 Pourcentage d'internautes par pays (par rapport au nombre d'habitants du pays)[1].
Version linguistique la plus populaire de Wikipédia par pays
Figure Version linguistique la plus populaire de Wikipédia par pays[2]
Figure [3]

Wikipédia:Cartographie de la communauté — Wikipédia

Pays du Sud[modifier | modifier le wikicode]

Lors de mes terrains exploratoires dans ce que les appellent le global south (voir fig, 1.3 ci-contre), en Inde, au Cap Vert, au Ghana et en Tunisie, j'ai rencontré en dehors du mouvement Wikimédia et du milieu de l'éducation, très peu de gens qui connaissaient Wikipédia. Cette observation anecdotique au premier abord fut par la suite recoupée par d'autres informations provenant de pays du Sud que je n'avais pas visités. Il s'agissait de témoignages divers récoltés lors de rencontres hors lignes avec des ressortissants des pays du sud, mais la découverte de plusieurs vidéos promotionnelles produites au Cameroun, au Nigeria et en Inde. Chacune d'elle me permettait en effet de renforcer cette idée que dans les pays du sud et respectivement dans les pays ou ces vidéos ont été produites, la méconnaissance de Wikipédia au sein de la population en justifiait sa promotion (voir galerie vidéo 1.1 à 1.5 ci-dessous).

J'ai ensuite remarqué lors de mes voyages dans les pays du Sud que toutes les personnes équipées d'un smart-phone connaissent Google, et que le nom de la compagnie californienne été parfois utilisé en substitution du mot Internet. En utilisant le moteur de recherche Google, il ne doit pas être rare que les utilisateurs en question en vienne à consulter l'encyclopédie sans même s'en rendre compte soit en cliquent sur les premiers résultats de recherches soit encore en lisant directement le introductif d'un article de Wikipédia présenté sur les pages de Google research. Cette fréquentation est par ailleurs observable dans une série de cartes illustrant la fréquentation par pays de diverses versions linguistique de Wikipédia (voir fig. 1.4 à 1.10)[N 1]. Ces observations portent donc à croire que le fonctionnement de l'espace Web dans lequel on « surfe » d'un site Web à un autre, n'est pas pleinement conscientisé au sein des pays du sud.

Figure 1.11 Carte de distribution mondiale des éditions de Wikipédia en anglais le 17 mai 2011[W 9].

Cette méconnaissance du projet Wikipédia dans les pays du Sud suscitera certaines préocupations au sein de la fondation Wikimédia. Celles-ci seront sans doutes renforcées après 17 mai 2011 lors de la mise en ligne d'une carte animée où apparaît distinctement selon les versions linguistiques et de façon chronologique, les endroits du monde où se situaient les éditeurs de Wikipédia[W 10] (Voir fig. 1.11 ci-contre pour une carte au sujet de l'encyclopédie de langue anglaise). Ces éditeurs étant très majoritairement situés dans les pays du Nord, et sachant que Wikipédia est très prisé dans les pays du Sud, le projet encylopédique en ligne peut en effet être perçu comme une nouvelle forme de « colonisation culturelle occidentale » (Scheepmans, 2016)[B 1].

Probablement suite à cette prise de conscience, le premier plan stratégique d'envergure de la fondation Wikimedia visant l'horizon 2015, comprendra parmi ses objectifs une augmentation de 37 % des rédacteurs de Wikipédia en provenance des pays du Sud (Fondation Wikimédia, 2011, p. 20)[W 11] et fixera à une prévision de 100 le nombre de versions linguistiques de Wikipédia contenant 120 000 articles significatifs (Lovink et al., 2012, p.286)[B 2]. En début d'année 2020, ce dernier objectif ne sera toute fois pas atteint. Soixante versions linguistiques de Wikipédia seulement dépasseront la barre des 120 000 articles[W 12] et 70 celle des 100 000[W 13]. Dans la suite de ces préocupations sans doute, un observatoire de la diversité culturelle de Wikipédia (WCDO) verra aussi le jour en novembre 2018 et aura pour but de fournir « des données à valeur stratégique et des ressources pour organiser et lutter pour plus de diversité culturelle au sein de Wikipedia »[W 14], une mission qui sera assurée par un ensemble de 7 axes d'activités (Voir fig 1.4 ci-dessous).

Figure 1.11 Activités développées par le WCDO[W 15]

À son stade actuel de développement[W 16], cette observatoire nous permet déjà de savoir beaucoup de choses au sujet de la diversité culturelle au travers les différents projets linguistique de Wikipédia et malheureusement seulement Wikipédia. Toute ses informations son disponibles au départ de la page du projet et les recopier ici dans leur intégralité n'aura aucun sens. Voici par contre en résumé de celles qui m'ont semblé les plus significatives sur la question du développement du mouvement Wikimédia dans le monde :

  • que sur près de 300 versions linguistique de Wikipédia x sont des langues exclusivement utilisée dans le Sud et que parmis celles-ci
  • 150 langues, leur contenu de contexte culturel est inférieur à 10% du contenu, ce qui indique qu'il est probablement sous-représenté; seules 48 éditions de langue Wikipédia sont des langues qui ne coexistent pas avec d'autres langues sur un territoir .

Pays du Nord[modifier | modifier le wikicode]

Au niveau de l'hémisphère nord à présent, en Belgique et dans d'autres parties d'Europe où j'ai eu l'occasion de parler de Wikipédia avec différentes personnes lors de conversations tout à fait informelles, le projet Wikipédia semble connu par tous. Cependant, cette connaissance se limite aux pages encyclopédiques qui ne représentent, redirections comprises, qu'un cinquième de la totalité des pages de l'encyclopédie et plus ou moins la moitié du volume d'information en terme de octets[W 17]. La connaissance du contenu non encyclopédique hébergé sur les sites Wikipédia (pages de discussions, de prises de décisions, de coordinations, d'aides, de soutiens techniques, etc.) semblent donc réservées à un public restreint d'initiés. Les projets frères de Wikipédia sont aussi méconnus par la plupart des ressortissants européens, et dès que l'on évoque le terme Wikimédia », c'est souvent l'ignorance ou la confusion complète. Cette observation faite lors de mes entretiens se voit confirmée par le contenu d'un débat portant sur le remplacement du terme Wikimédia au profit de celui de Wikipédia pour amélioré la visibilité du mouvement au près du grand public :

« le chapitre [Wikmédia France] reçoit des lettres d'avocats demandant de supprimer régulièrement le contenu X de l'article Y [...] Lorsque les gens contactent un affilié Wikimedia, ils s'attendent en réalité à obtenir une réponse de Wikipédia. Quand j'ai essayé de faire un don à un chapitre Wikimedia, la banque a essayé d'envoyer mon don à un chapitre Wikipédia [...] Faire en sorte que les gens comprennent la différence (que ce soit dans OTRS ou dans la vie réelle) entre WMF et Wikipedia est difficile [...] Depuis de nombreuses années, les gens se demandent quelle est la différence entre Wikimedia et Wikipedia [etc] »[W 18]

Reste enfin à considérer la connaissance du mouvement Wikimédia au sein même des communautés de contributeurs actifs au sein des projets éditoriaux. Il n'est pas rare en effet qu'un contributeur très engagé, en tant qu'administrateur d'un projet par exemple, soit partiellement, voir complètement, ignorant de ce qui se passe dans les autres versions linguistiques, ou encore dans la gestion globale du mouvement Wikimédia principalement orchestrée sur le site Meta-Wiki. Comme indice de cette état de fait, il a déjà été dit que l'article encyclopédie anglophone et francophone traitant du mouvement Wikimédia étaient peu développés et même inexistant en ce qui concerne le site Meta-Wiki. Autre indice, une recherche dans l'espace de nom « Wikipédia » dans lequel se trouve le forum central de l'encyclopédie francophone au départ de l'expression "wikimédia mouvement" ne donnera aucun résultat alors qu'un seul résultat apparaîtra au départ de l'expression "wikimedia mouvement" pointant une seule discussion de laquelle on peut extraire certaines séquences à nouveau révélatrices des confusions qui peu avoir entre ce qui englobe le terme Wikipédia et Wikimédia :

« Attention je parle de WikiMedia pas de Wikipedia. C'est ce que je précise, la discussion ne porte pas sur le contenu qui lui doit absolument être neutre mais sur le mouvement. [...] Bref, bien séparer les fonctions d'hébergeur des projets, de porte-parole du mouvement... C'est difficile de ne pas faire d'amalgame [...] Wikimédia est surtout et largement connu pour (à cause de) Wikipédia [...] Bah en fait je ne dissocie réellement jamais les deux parce que dans les faits les gens ne le font pas réellement. [...] Il n'y a que les employés des différentes associations liés à la WMF qui utilisent deux comptes différents. C'est tout l'avantage de notre mode de fonctionnement - on ne demande pas aux "pontes" des assos [administrateurs bénévoles] de se dissocier de leur compte de contributeur. »[W 19]

Au départ de ces observations empiriques, l'une de mes premières motivations dans la réalisation de ce travail est donc de sortir de l'ombre le mouvement Wikimédia afin de le rendre visible et compréhensible par les personnes qui s'y intéressent ou qui y sont impliquées. Je pense ici aux acteurs du mouvement, et en particulier ceux qui ne pratiquent pas l'anglais. Je pense ensuite à la presse mais aussi au monde académique qui a parfois des difficultés de faire la part des choses entre ce qui se passe dans localement dans une communauté de contributeurs sur Wikipédia et globalement dans mouvement Wikipédia. Au niveau de la francophonie et même le monde anglophone dans une moindre mesure, l'intérêt scientifique s'est principalement focalisé sur Wikipédia et très peux sur le mouvement Wikimédia comme en témoigne le nombres de résultats dans les moteurs de recherche spécialisés.

L'impossibilité d'une immersion locale[modifier | modifier le wikicode]

Au dépôt de mon dossier d'admission, ma thèse portait pour titre : « La révolution numérique vécue par le Sud, focus sur l’incidence culturelle du mouvement Wikimédia et Open Street Map au sein du peuple X ». J'avais pour idée de mener ma recherche au sein d'un peuple situé dans l’hémisphère Sud de notre planète pour y étudier le mouvement Wikimédia à un niveau local, chez les Kunas plus précisément. Depuis, j'ai eu la chance de m'investir dans une vie de père et puis comme déjà le mouvement Wikimédia est peu connu et donc peu actif au niveau des pays du sud. Au bout du compte, même en Belgique, étudier le mouvement de manière localisée n'avait pas beaucoup de sens. L'association Wikimédia Belgique, aura rassemblé hors ligne une douzaine de membre à l'occasion de sa première assemblées général annuelles de 2015 à une époque où l'association ne regroupait que 40 membres[B 3]. Mais depuis, la participation hors ligne n'a fait que diminuer et près de 5 ans plus tard, le conseil d'administration dont je fais partie depuis bientôt deux ans se préoccupe toujours de trouver des participants pour ses activités.

Wikimédia est en fait un mouvement très diffus et principalement actif dans son espace numérique. Et je me suis donc rapidement rendu compte que ma situation était proche d'un autre terrain « multi-situé » (Marcus, 1986, p.171)[B 4] décrit par Christophe Lazaro (2008, p.10) dans son ethnographie des pratiques d'échange et de coopération au sein de la communauté Debian :

« paysage réticulaire au multiples dimensions, sa propension à la délocalisation rend illusoire toute observation strictement locale ; l'hétérogénéité des acteurs empêche d'appréhender dans son ensemble la portée de certains événements ; [...] la multiplicité des canaux de communication et des flux qui les parcourent finit par créer des enchevêtrement subtils qu'il s'avère difficile de démêler »[B 5].

Depuis la fin d'année 2019, il est possible de visualiser les activités du mouvement sur la plateforme Wikimedia space soit sur une mappemonde, soit dans un agenda (voir fig. 2.x et 2.x ci-dessous). On y découvrir beaucoup de rencontres sporadiques et quelque activités régulières. Les rencontres sporadiques sont relativement bien peuplées quand il s'agit de conférences pour lesquelles des bourses de participation sont octroyées. Mais sans incitation financière, la fréquentation des rencontres hors ligne est très limitée et il n'est pas rare que personne ne se présente à l'évènement en dehors des organisateurs[réf. nécessaire].

Carte de répartition des activités au sein du mouvement Wikimédia le 2 décembre 2019
Fig. 2.x Carte de répartition des activités au sein du mouvement Wikimédia le 2 décembre 2019
Agenda des activités du mouvement Wikimédia au mois de décembre 2019
Fig. 2.x Agenda des activités du mouvement Wikimédia au mois de décembre 2019

En plus de nombreuses atelier organiser en Belgique et exceptionnellement en Inde et au Cap vert, j'ai donc aussi participer aux rencontres internationales dès que je pouvais bénéficier d'un financement en provenance du mouvement. A deux reprise, il m'a aussi été possible de rassembler les fonds propres nécessaires[N 2] pour me rendre au Ghana et en Tunisie. Toutes ces expériences auront été riches d'enseignements, mais insuffisantes pour couvrir un thèse de doctorat portant sur le mouvement dans son ensemble. Heureusement, il restait la présence du big data informationnel dont il a déjà été question et puis surtout d Cependant, même au niveau de l'espace numérique le mouvement Wikimédia représente toujours un

Face à l'impasse du terrain multi-situé, ma stratégie sera donc d'articuler mon travail ethnographiques au départ cette espace singulier que représente la plateforme communautaire centrale au mouvement Meta-Wik. Elle représente en effet à mes yeux, comme aussi aux yeux de nombreux Wikimédiens, l'espace numérique central au mouvement Wikimédia. Ce sera donc autour de l'architecture de ce projets que je tenterai de donner sens à toutes mes données de terrains qu'elle soient issues d'observation en ligne ou hors ligne.

Je considérerai l'espace numérique Méta-Wiki comme partie intégrante de l'humanité (Heather, 2013, p.15)[B 6] qui compose le mouvement Wikimédia. Mais contrairement à ma précédente étude ethnographique portant sur la communauté francophone active au sein du projet Wikipédia (Scheepmans, 2011)[B 7] où j'avais opter pour une observation « immersive » (id. p.120)[B 6] au sein de l'espace numérique, j'ai choisi cette fois, de mener aussi des observations dans les espaces hors ligne du mouvement, et ce partout où j'ai l'occasion de m'y rendre[N 3].

De ce fait, je n'hésiterai pas par exemple à décrire les incidences que peuvent avoir des décisions prises dans l'espace numérique Meta-Wiki sur les activités hors ligne du mouvement, ou réciproquement de marquer l'influence des activités hors ligne sur ce qui se passe au sein de l'espace numérique. Bien sûr, il se passe plein de choses hors ligne qui sont susceptible d'influencer ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. Mais c'est choses sont d'une part souvent surestimées par l'imaginaire complotiste et d'autre part ne sont pas nécessaire à l'analyse des enjeux lié au mouvements, et ce au même titre que la méconnaissance de la vie sexuel et privée des acteurs publiques n'a jamais rendu impossible la mise en œuvre de processus politique ni de leurs analyses.

Géographie numérique du mouvement Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]

« métaphore heuristique ». Cette technique qualifiée de « redescription heuristique de la réalité » par Guy Bouchard (1987)[B 8] a aussi inspirée Paul Ricœur dans son ouvrage « La métaphore vive » de (2002)[B 9]. Le but du procédé en ce qui me concerne, sera de décrire l'espace numérique Wikimédia et l'espace Web dont il fait partie, avec des mots compréhensibles par tous.

Méthaphore de Mcluhan "global village"

L'espace Web peut être vu sous la métaphore heuristique d'une une ville électromagnétique, avec cette particularité que tout se trouve à deux pas, ou deux clics de là où l'on se situe. En ce sens, la métaphore de la ville appliquée à l'espace numérique a tout son sens puisque et particulièrement dans l'espace Web, car sur la toile, tout se trouve aussi à deux clique de là où l'on se situe. Un premier clique vers un moteur de recherche, un deuxième clique vers ce que l'on cherche. Dans cette vision des choses, le moteur de recherche, présent à chaque entrée de la ville électronumérique planétaire s'apparente aux jeunes natifs que j'ai pu rencontrer dans mes voyages, se tenant toujours à disposition du nouvel arrivant ou de l'expatrié pour lui donner l'information dont il a besoin. Sorte de guide touristique pouvant dépasser le cadre du tourisme, tout ces jeunes rencontrés me donnaient l'impression, au même titre qu'un moteur de recherche dans l'espace numérique, de tout connaître sur le village. En réalité, tout comme les moteurs de recherche, ils ne connaissent pas tout puisqu'il existe toujours des choses cachées au sein d'un village, et parmi ce qu'ils connaissent, ils feront toujours un choisi intéressé, en me guidant par exemple vers un lieu de vente qui leur donnera une commission à chaque fois qu'il apporte un nouveau client.

La communication au village peut se faire par voix orale ou par voix écrite. Si l'on utilise la voix écrite, on se trouve devant deux options similaires à ce qui existe dans l'espace numérique. Soit on envoie une carte postale qui pourra être lue et même photographiée par toutes les personnes qui la manipuleront tel que les agents de la poste par exemple, soit on envoie une lettre sous plis postal[B 10]. Dans l'espace numérique la carte postale correspond au message que l'on envoi via sa boite de courriel (e-mail), sur les réseaux sociaux et autres plate-formes permettant l'envoi de messages instantanés, tandis que la lettre sous enveloppe correspond aux messages cryptés que l'on ne peut déchiffrer qu'avec une clef de déchiffrage. Il s'agit ici de courriels ou de messages envoyés par des services garantissant le cryptage de l'information (Fournir exemple...)

Réticence dans la connexion de l'espace numérique à l'espace analogie suite l'échec des Google glass.

Préhistoire du mouvement Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]

Alors que l'apparition de l'écriture détermine la séparation entre l'histoire et la préhistoire de l'humanité, nous choisirons ici la création de de la fondation Wikimédia en date du 3 juin 2003 comme moment charnière entre l'histoire et de la préhistoire du mouvement Wikimédia. La connaissance préhistorique du mouvement au même titre que celle de l'humanité apparait comme un élément indispensable pour contextualiser et comprendre la situation et les enjeux contemporains. L’histoire du mouvement s'inscrit effectivement dans le prolongement de l'histoire d'une révolution numérique dans laquelle nous allons passer en revue certains évènements ponctuels et marquants sans lesquels le mouvement Wikimédia n'aurait jamais vu le jour.

Sans pour autant faire partie des digital native, pour peu qu'ils existent vraiment, ma vie numérique n'a bien sûr pas commencé avec Wikipédia. Pour la petite histoire, je suis né en janvier 1969, un peu plus de 9 mois avant le tout premier message transmis sur Arpanet[B 11]. C'était l'époque où le transistor était abandonné au profit du circuit intégré dans la construction des ordinateurs. A l'age de deux ans, j'aurais pu assister à la première émission en couleur de la RTBf diffusée dans un épisode du « jardin extraordinaire ». Mais l'arrivée de la télévision couleur arriva plus tard dans notre famille et ce fut l'occasion de recycler notre télévision noir et blanc en jeux d'arcade vidéo. Mon père y avait installé un jeu Ping Pong électronique qui nous enchantait. De mon enfance, je me souviens aussi du plaisir que j'éprouvais lors des ducasses d'été où je dépensais l'argent reçu par ma famille entre les auto-scooter et le Luna Parck. J'avais des amis chez qui je pouvais jouer à pack-man. Leur père s'intéressait à l’informatique et avait fait la possession d'un commodore 64 réputé pour être l'ordinateur ayant été le plus vendu au monde jusqu'à ce jour avec plus de 17 millions d'exemplaire et dont le premier fut fabriqué en 1982. C'était le plein essore de l'ordinateur personnel avec la sortie en 1981 de l'IBM Personal computer et la vente de million d'exemplaires dont l'architecture ouverte fut à l'origine de tous les ordinateurs produite aujourd'hui.

L'arrivée des ordinateurs personnels sonna le glas d'une coopération transparente au sein des informaticiens. De ce nouveau marché découla l'apparition de nombreux brevets et copyrights sur les codes informatiques qui rapidement obligèrent les programmeur à garder secret les codes indispensables au bon fonctionnement des machine. Le hold-up planétaire[B 12] dont profita Bill Gate et sa compagnie Microsoft profitant de la négligence de la société IBM lors de la signature d'un contrat assurant les droits exclusifs sur le système d'exploitation équipant les

Au niveau de Wikimédia, tout a commencé le 11 juin 2008 à 22 h 24 (UTC) très exactement. Ce fut le moment précis où je cliquais pour la première fois sur le bouton « Créer votre compte » affiché sur une des millions de pages que comporte le projet Wikipédia francophone[B 13]. Si je me souviens si précisément du moment de la création de ce compte, ce n'est pas grâce à ma mémoire, ni à un carnet de notes quelconque, mais bien parce que depuis ce moment, chacune de mes actions au sein du projet furent enregistrées et datée sur les serveurs informatiques de la fondation Wikimedia. Il me suffisait donc de retourner voir l'historique de la totalité de mes actions au sein du site pour revenir à la première action effectuée et noté la moment précis enregistré par le système informatique. Ce que j'ai fait pour connaître le moment exacte de la création de mon compte, je peux aussi le faire pour chaque autre action effectuée au sein du site. Pour se faire, il me suffit de voyagé dans mon historique de contribution et d'utiliser les différents menus de navigation.

À l'époque de mon inscription, je ne savais bien sûr pas que toute les modifications faite sur l'un des projet hébergé par la fondation Wikimédia était attribué à un utilisateur ou une adresse IP avec un horodatage si précis. Je ne savais pas non plus que l'on pouvait consulter ces informations de façon publique. Pour tout dire, j'étais comme la plupart des Internautes qui consultent l'encyclopédie, ignorant de la puissance informatique que pouvait cacher le réseau Internet en général et les sites hébergés par la fondation Wikimédia en particulier. Je n'étais qu'un nouveau venu dans la communauté, un péon comme le disent les Wikipédiens. J'étais somme toute inconscient d'une révolution numérique qui prenait cours sous mes yeux et à laquelle je participais sans même m'en rendre compte. C'était donc le 11 juin 2008, plus de dix ans avant que je sois considéré, à tord ou à raison, comme geek au sein de mon laboratoire d'anthropologie prospective et spécialiste, voir professionnel de Wikipédia comme le dira un jour Pierre-Joseph Laurent lors de notre séminaire qu'il coprésidait. Être reconnu comme professionnel me faisait sourire puisque durant toutes ces années de pratiques et d’apprentissage, il n'a jamais été question de contrat ni de rémunération. Toute mes activités en ligne au sein du mouvement Wikimédia ont toujours été faite bénévolement. Quand à mes activités hors ligne elles ont été dans le meilleurs des cas simplement défrayées au niveau des déplacements et du logement.

Calculatrice Texas Instrument, programmation d'un jeux de mémoire en 1986

How the Web was Born: The Story of the World Wide Web - James M. Gillies, James Gillies, James and Cailliau Robert Gillies, R. Cailliau - Google Livres

L’histoire du mouvement Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]

Progression des termes 'Wikimedia movement'
Fig. 3.x. Progression des termes « Wikimedia movement » (Scheepmans, 2019).

Le projet Wikiversité, qui se présente lui même dans sa version francophone comme une « communauté pédagogique libre à laquelle chacun peut prendre part »[W 20], pris naissance dans Wikibooks (Wikilivres en français), un autre projet éditorial wikimédia qui se définit quant à lui comme : « La bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer »[W 21]

Dès ses début, en mai 2004, le projet Wikiversité faisait déjà mention d'une recherche collaborative libre (« free collaborative research »[W 22] ). Cependant, l'idée de créer un lieu d'apprentissage et de recherche au sein d'une bibliothèque a déclencha, le 12 août 2005, une longue discussion dans laquelle il sera question de supprimer le projet Wikiversité et/ou son transférer[W 23] vers le projet Meta-Wiki qui pour rappel est « le site communautaire global des projets de la Fondation Wikimédia et du mouvement Wikimédia en général »[W 24]. C'est donc finalement sur le site Mete-Wiki que le débat s'est déplacé.

En date du 22 août 2006 mûrit l'idée de faire de Wikiversité un projet indépendant[W 25]. Cette idée fut soumise à un vote qui devait « recueillir une majorité qualifiée de deux tiers pour être transmise au Conseil d'Administration de la Fondation Wikimedia (CA) en vue du commencement d'une période d'essai »[W 26]. Le 13 novembre 2005, la proposition fut rejetée par les cinq membres du conseil d'administration en demandant au projet d'exclure la conduite de cours en ligne et la remise de titre de compétence, tout en demandant de clarifier le concept de plate-forme de elearning[W 27][N 4]. Un acte manqué me semble-t-il par rapport à une proposition visionnaire si l'on en juge par l’existence aujourd'hui de nombreuse plate-forme proposant la dispense de cours en ligne et d'attestation de suivit.

Le 31 juillet 2006 sera finalement la date à laquelle la création d'un projet Wikiversité en version béta sera accepté par le special projects commitee[W 28] grâce aux amendements fait au projet de départ[B 15]. Suite au transfert du contenu en provenance de Wikilivres le projet avait alors six mois pour développer son potentiel sans en exclure la recherche collaborative[N 5]. Au fil du temps les projets linguistiques pouvant recencer au moins 10 participants actifs au sein du projet beta auront pris leur envole sur des sites Web indépendant. Les activités de recherche y seront les bienvenues et feront même dans le cas de la version francophone l'objet d'un espace de nom dédié suite à une décision communautaire prise le 16 mai 2011[W 29].

La première élection de Steward[W 30] a eu lieu en avril 2004 [W 31]

La communautés du mouvement Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]

Communications/Wikimedia Foundation messaging strategy/2014-16 audit — Meta

Communications — Meta

Lieux de rencontres

Wikipédia:Rencontres — Wikipédia

Jules (@JulesWP) | Twitter

Lieux d'information et de communication

Lieux de prises de décisions

Groupes et acteurs

Gouvernance et motivation

« Imagine a world in which every single human being can freely share in the sum of all knowledge. »[B 16]

Démocratie élection et votes

L'imaginaire Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]

Peut-on faire confiance au discourt de nos interlocuteurs et informateurs de terrain pour rendre compte de la réalité ? Et si non, comment traiter l'imaginaire des acteurs en rapport aux réalités de terrains. L'histoire de la socio-anthropologie nous a déjà appris que l'ethnographie en tant que méthode d'observation de la réalité pouvait atteindre certaines limites, voir même dans certains cas les plus extrêmes, produire des omissions ou des erreurs flagrantes.

Parmi les exemples les plus connus figurent les travaux de Marcel Griaule en pays Dogon, et notamment son ouvrage intitulé Dieu d'eau : entretiens avec Ogotemmeli (Griaule 1948)[B 17] contesté par Wouter Eildert Albert van Beek (1991)[B 18]. Un autre exemple, dans la sphère anglophone cette fois, constituera les travaux de Margaret Mead et son ouvrage intitulé Coming of age in Samoa : a psychological study of primitive youth for western civilisation (Mead, 1928)[B 19], critiqué lui aussi à maintes reprises et finalement remis en cause lors d'une enquête menée par Serve Tcherkésoff. Dans celle-ci, on y apprend par exemple que la chercheuse « habitait au poste américain de l’île et conduisait des entretiens, par interprètes, avec une cinquantaine de jeunes filles » (Tcherkésoff 1997, p.3)[B 20]. Si l'on se limite à cette information sur sa méthode, nous voyons que chercheuses n'aurait pas pris le soin de vérifier le contenu de ses entretiens avec une observation participante ou tout autres méthodes permettant de recouper des informations qui se sont avérées fausses par la suite ou du moins mal interprétée selon les écrit de Derek Freeman (1983)[B 21].

Ces deux leçons d'histoire proviennent de terrains ethnographiques que l'on pourrait qualifier de classiques et qui se déroulèrent bien avant l'arrivée des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Les choses ont bien changé depuis et certainement pour les socio-anthropologues amenés à travailler dans, sur, ou avec des espaces et outils numériques. Elle ont changé certes au niveau de la diversité des terrains, mais sans pour autant rendre obsolète les leçons d'histoire concernant les question de méthodologie en socio-anthropologie.

Prenons par exemple connaissance de l'article de Thierry Boissière dans lequel il nous fait part de sa « socio-anthropologie à distance » avec des « informateurs skype » (Boissière, 2015, p.124)[B 22] dont les propos sont parfois difficiles à vérifier ou recouper. Une situation non choisie cette fois, mais qui nous fera penser à celles de Marcel Griaule et Margaret Mead. Voyons à présent ma propre expérience de recherche au sein du mouvement Wikimédia où il est loisible d'observer librement, en temps réel ou asynchrone, clique par clique, l'historique complet de presque tous ce qui se passe sur la partie numérique de mon terrain d'observation. D'un coté donc, un chercheur qui n'y a d'autre choix que d'accorder une certaine confiance aux informateurs et de composer avec les risques liés au « syndrome narratif » (Farrugia, 2009)[B 23] produisant un « reflet déformé du réel » (Kaufmann, 2011, p.63)[B 24], de l'autre, un terrain que l'on pourrait qualifié d'holoptique ( ou l'on pourrait se demander si s'entretenir de façon individuel avec les acteurs fait sens tant leur vies et leur opinions peuvent être observables, comme il a été vu de manière précise, exhaustive, facile et libre d'accès, au départ d'un simple ordinateur connecté à Internet.

Voici donc deux cadres de recherches diamétralement opposés, mais pas complètement, car dans un cas comme dans l’autre ces deux travaux doivent répondre à des attentes liées au travail de production scientifique. Dans le cadre d'une socio-anthropologie à distance, et comme le préconise l'auteur, il ira de soi par exemple que les informations récoltées par Skype soient recoupées par d'autres informations provenant d'autres sources tels que les communiqué de presse ou autre informations transmises sur les réseaux sociaux. Dans le cadre de mon travail, j'envisage bien évidement aussi d'établir des entretiens avec les acteurs et actrices de terrain, non pas pour décrire ce que je peux observer moi-même, mais bien pour accéder à leurs intériorités et leurs imaginaires. En effet, au delà d'une réalité tangible, je tiens à ce que mes travaux décrivent aussi de manière précise « La construction sociale de la réalité » (Berger, 1996)[B 25], produite un « imaginaire comme tel » (Castoriadis, 2008)[B 26] emplis de toutes les dissonances cognitives (Festinger, 1957)[B 27] inhérentes à la nature humaine.

Voir et comprendre les différences entre imaginaire et réalité me semble donc être une démarche incontournable pour comprendre objectivement mais aussi sereinement ce qui se passe sur un terrain d'étude socio-anthropologique. Car dans les sociétés humaines, l'imaginaire prend souvent le pas sur la réalité. comme l'illustre parfaitement. Le « mythe anthropologique » (Freeman, 1983)[B 21] sur la sexualité à Samoa promu par les écris de Margaret Mead, l'étude la plus citée depuis 1928 dès qu'il s'agit de parler d'éducation, de sexualité et d'adolescence en est un parfait exemple qui fera l'objet d'un examen approfondit par Serge Tcherkésoff (2001, p. 157)[B 20].

D'ailleurs, en 1938 déjà, William Isaac Thomas n'écrivait-il pas : « si l'homme définit les situations comme réelles, elles seront réelles dans leurs conséquences »[N 6] (Thomas, 1938, p.572)[B 28]. Cette phrase devenue célèbre, Robert King Merton en fit le théorème de Thomas et s'en inspirera pour produire le concept de prophétie autoréalisatrice (Merton, 1948)[B 29] avec pour classique exemple celui d'une banque que l'on fait croire en faillite et qui le deviendra vraiment quand tous ses clients se précipiteront pour récupérer leur argent. En 1962, John Langshaw Austin, s’intéressera aussi à la construction du future au départ du présent en produisant le concept de performativité qui apparaîtra au sein de son ouvrage Things with Words[N 7] (Austin, 1970)[B 30]. Dans celui-ci, l'auteur explique en effet que la parole peu aller bien au-delà d'une simple description du réel et devenir un acte d’auto-réalisation comme dans cette phrase qu'il choisit pour exemple : « je vous déclare uni par les liens du mariage ».

Grâce à un traitement informatisé de corpus textuels issus d'un terrain ethnographique en ligne, il devient dès lors possible de comparer et de confronter le discours des acteurs ou actrices entre eux mais aussi par rapport à leur propres dires récolté hors ligne ou en ligne dans des endroits distribués. A un niveau plus avancé enfin, un chercheur autre que moi plus spécialisé en anthropologie linguistique par exemple, pourrait aussi se lancer dans un travail d'analyse du discourt.

Resources



Notes

  1. Les sources statistiques utilisées pour la production de ces cartes sont disponibles et archivées sur le site https://stats.wikimedia.org/ dont le remplacement est prévu en janvier 2020 par un nouveau site plus fonctionnel.
  2. Il est à noté que je réalise ma thèse de doctorat sous fond propre.
  3. Dans le but de donner un aperçu complet sur mon observation participante, mon parcours wikipmédien est retracé de façon exhaustive au niveau de ma page d'utilisateur sur le site Meta-Wiki.
  4. En anglais dans le texte original : « exclude credentials, exclude online-courses and clarify the concept of elearning platform »
  5. En anglais dans le texte original : « six months, during which guidelines for further potential uses of the site, including collaborative research, will be be developed ». Plus d'information sur l'historique de la naissance du projet Wikiversité peuvent être trouvées sur les pages https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=No_to_Wikiversity&oldid=5436519 et https://en.wikiversity.org/w/index.php?title=User:JWSchmidt/history&oldid=602770.
  6. Texte original en anglais : If men define situations as real, they are real in their consequences »
  7. L'ouvrage fut traduit sous le titre Quand dire, c'est faire.

Sources webographiques

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Graphique illustrant le nombre de consultations de cette page durant les jours passés

  1. Michael Epaka, Regis Talla, Iolanda Pensa, English: Video Wikipedia Waht is about - Wikipedia C koi - Dance / Dance. Script Michael Epaka, film director Regis Talla, promoter doual'art, project concept and coordination Iolanda Pensa within What is about - C'est quoi. A series of communication tools about Wikipedia. Cameroon pilot project on meta. This project was funded by an Individual Engagement Grant from the Wikimedia Foundation. Wikipedia and the Wikipedia Puzzle Globe are registered trademarks of the Wikimedia Foundation used with permission., 2014-09-29 [lire en ligne] 
  2. Michael Epaka, Regis Talla, Iolanda Pensa, English: Video Wikipedia Waht is about - Wikipedia C koi - Dance / Dance. Script Michael Epaka, film director Regis Talla, promoter doual'art, project concept and coordination Iolanda Pensa within What is about - C'est quoi. A series of communication tools about Wikipedia. Cameroon pilot project on meta. This project was funded by an Individual Engagement Grant from the Wikimedia Foundation. Wikipedia and the Wikipedia Puzzle Globe are registered trademarks of the Wikimedia Foundation used with permission., 2014-09-29 [lire en ligne] 
  3. WikimediaFoundation, English: How does young Emmanuella know everything Mark Angel doesn’t? Wikipedia. In this short video, Nigerian comedy star Emmanuella ruins her brother’s day at school by knowing all the answers. Her secret weapon is WIKIPEDIA., 2017-09-20 [lire en ligne] 
  4. WikimediaFoundation, English: How can you learn about the world from even the smallest village? Wikipedia. In this short video, Nigerian film legend Peter Edochie reprises one of his most famous roles to show how Wikipedia can help anyone, anywhere learn more about the world., 2017-09-20 [lire en ligne] 
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