Recherche:Imagine un monde/Imaginer un monde meilleur

Une page de Wikiversité.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Wikimedia Community Logo.svg
Le mouvement Wikimédia pour imaginer le monde

Toute réaction ou commentaire par rapport à ce travail de recherche sont les bienvenus sur cette page de discussion.

Cette page fait partie de l’espace recherche de la Wikiversité et dépend de la faculté Socio-anthropologie. Pour plus d'informations, consultez le portail de l'espace recherche ou rendez-vous sur l'index des travaux de recherche par faculté.

Titre de la page pour créer un wikilien : Recherche:Imagine un monde/Imaginer un monde meilleur
Icon falscher Titel.svg
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, «  », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

Image logo indiquant que la page n’est pas fini
Lionel Scheepmans (lui écrire) vous informe que cette page, ou cette section de page, n’est pas finie et qu'elle est en phase d’écriture ou de restructuration importante.
  • Son état actuel est provisoire et doit être pris avec prudence.
  • Une version améliorée est en préparation et devrait être disponible prochainement.

Pour en suivre l’avancement ou y participer, veuillez consulter la page de discussion.

Par Lionel Scheepmans.

L'imaginaire fécond et imaginaire néfaste au sein des hommes[modifier | modifier le wikicode]

La complexité du monde ne réside pas dans les processus basiques relativement simples quand on les obtiens par décomposition des processus plus globaux mais bien les combinaisons parfois extrême de ceux-ci. Cette complexité est étroitement liée aux capacités de l'esprit humain limité dans le traitement d'information et de processus de façon simultanée. La mémoire à court terme, sorte de mémoire vive du cerveaux humain est en effet limitée et oblige ce dernier à appréhender les choses de manière simplifiée et structurées pour les rendre intelligible. L'opposition, la bipolarisation, la catégorisation, la classification, la taxonomie, etc. sont autant d'artifices inventés par l'homme pour lui faciliter la compréhension d'un monde qu'un se voit incapable appréhender en un tout mais seulement partiellement sous forme de représentations imaginaires.

Ces imaginaires vienne donc à la rescousse de la complexité ou à l'absence de réponse et ils peuvent être à mon sens plus ou moins féconds, ou plus ou moins néfastes. Croire en une hiérarchie statutaire et morale entre les êtres humain m’apparaît par exemple comme un imaginaire néfaste dont l'une des expressions les plus dramatique dans l’historie de l'humanité fut certainement la foi en l'eugénisme et la croyance en une « race supérieur et des races inférieurs d'êtres humain » pouvant dans le pire des cas justifier des actes ou projets génocidaires. Imaginer par contre, comme le fait le mouvement Wikimédia, un monde dans lequel chaque être humain peu librement partager et contribuer à la somme de tous les savoirs[P 1][C 1], m'apparaît être un imaginaire fécond susceptible de mobiliser l'énergie humaine dans la construction d'un monde meilleurs pour tous.

S'inscrire dans une démarche prospective[modifier | modifier le wikicode]

L'expression écrite « anthropologie prospective » semble être apparue pour la première fois en 1888 dans un cours de George Vacher de Lapouge[B 1], mais le concept à proprement parlé d'« anthropologie prospective » fut créés par Gaston Berger[B 2]. « Dès 1955, il trace les contours d'une méthode nouvelle [la prospective] qui réconcilie savoir et pouvoir, finalités et moyens, en donnant à l'homme politique la possibilité de transformer sa vision de l'avenir en actions, ses rêves en projets. » (Durance, 2008, p.13)[B 3]. Au sein d'une humanité encore inconsciente d'un réchauffement climatique naissant, Gaston Berger observait déjà une dangereuse accélération :

« L'homme est devenu capable d'actes irréversibles (Berger, 1960a)[B 4]. Par ailleurs, cette accélération n'affecte pas tout, ni tout le monde, de la même façon ; des " décalages ", des tensions, apparaissent un peu partout, qui renforcent encore ce sentiment de transformation du monde[B 5]. » (Id.).

Définie par son auteur comme science de « l'homme à venir »[B 6] [B 7], l'anthropologie prospective aura donc pour objet d' « élaborer de nouvelles formes d'études prospectives, qui auraient comme sujet les différentes situations dans lesquelles l'homme pourrait se trouver dans l'avenir [...] Ces études devront s'attacher à dégager les structures profondes des phénomènes, puis faire jouer l'imagination pour esquisser les premier schémas des situation à venir » (Id.). Dans l'esprit de Gaston Berger, « Cette " mission " devra être confiée à des spécialistes de divers horizons (psychologie, sociologie, économiste, pédagogue, ingénieurs, médecin, statisticien, démographe, etc.). » (Id.).

Afin de rassembler toutes ces disciplines un « Centre International de la prospective » fut créé en mai 1957, trois ans avant le décès de Gaston Berger qui en fut le premier président[B 8]. D'autre centres naîtront ensuite sous la même impulsion, tel que le Centre d'études prospectives (Association Gaston-Berger)[B 9] ou encore le le centre d'anthropologie prospective de Rouen qui produira en 1973, une première et dernière publication[W 1] contenant les actes d'un premier colloque axé sur le thème « La psychanalyse d'aujourd'hui »[B 10] dans lesquels l'anthropologie prospective restera présenté comme un « projet d'unification et de synthèse » (Clancier, 1974, p.15)[B 11]. Pour la suite, Gaston Berger restera cité dans la littérature mais de moins en moins durant les vingt ans qui suivront son décès[W 2]. Le concept de « prospective » aura cependant marqué les esprits et lancé une mouvance qui se concrétisera notamment par la naissance club de Rome connu pour son rapport sur Les limites à la croissance (Meadows, 1972)[B 12], et ses préoccupation concernant une crise planétaire naissante.

Quant à l'anthropologie prospective, on n'en parlait déjà plus en 1979 dans un titre de la collection Que sais-je pourtant intitulé « La prospective »[B 13]. Cependant, le concept réapparu soudainement en 2001, dans le titre de la revue Recherche Scociologique de l'Université Catholique de Louvain. Sous la direction de Mike Singleton [B 14], cette revue marquera les débuts d'un laboratoire d'anthropologie prospective (LAAP) dont je suis actuellement membre actif et quelque part héritier. L'anthropologie prospective, venait donc d'être réinventée quarante-cinq ans plus tard et de façon « inédite » (ibid., p.3), comme le croyaient ses nouveaux fondateurs, ignorant à l'époque l’existence des travaux de Gaston Berger tombés dans l'oubli au cours des années 70. Un fait quelque peu amusant, puisqu'il s'agissait pour ces créateurs d'un acte de « réincarnation » (ibid., p.2), non pas de l'anthropologie de Gaston Berger, mais bien d'une anthropologie dont « on prédisait sa mort imminente »[B 15].

En faisant renaître l'anthropologie prospective, les créateurs de ce laboratoire ont aussi opté pour une transdisciplinarité (ibid., p.4), et non plus un projet interdisciplinaire telle qu'elle avait été conçue par Gaston Berger lorsqu'il rassembla au sein de son projet différentes disciplines scientifiques. A contrario, la stratégie du laboratoire d'anthropologie fut de rassembler au sein d'une anthropologie comme unique discipline, des personnes originaires d'horizons scientifiques différents (droit, agronomie, histoire, économie, communication, astrophysique, etc.). Une deuxième stratégie consista ensuite à retrancher le fait anthropologique derrière un « fait d'anthropologues » (ibid., p.3) ou autrement dit, d'accorder plus d'importance et de reconnaissance aux travaux singuliers d'anthropologues qu'à l'anthropologie elle-même qui n'est dès lors plus perçue comme une pratique monolithique mais comme une posture commune.

Tant pour le LAAP[B 16] que pour le centre de Gaston Berger[B 17], faire de l'anthropologie prospective, c'est aussi adopter une posture à la fois réflexive et engagée. J'assumerai pour ma part le côté réflexif en adoptant par moment un style d'écriture auto-ethnographique[B 18], qui permettra aux lecteurs de se situer par rapport à mon vécu au sein du mouvement Wikimédia et donc aussi par rapport aux biais d’interprétation que ce vécu pourrait engendrer. Au niveau de l'engagement, il sera aussi très présent dans mon style d'écriture autant qu'il a été lors de mon observation participante où je n'ai pas hésité à me présenter à plusieurs reprise comme candidat dans divers conseil d'administration. Au niveau du style d'écriture, j'utiliserai donc la première personne du singulier pour exprimer mes propres propos et le discours direct pour les paroles prononcée par les acteurs.

Selon Mike Singleton enfin, « on ne fait pas de l'anthropologie prospective pour satisfaire sa curiosité théorique [...] mais pour activer l'énergie humaine »[B 19]. Je suivrai donc aussi ce dernier enseignement en me remémorant la lecture d'une ethnographie de Wikipédia dans laquelle la dernière citation reportait le fait que : « le problème avec Wikipédia, c'est que cela fonctionne seulement en pratique, en théorie cela ne fonctionne pas »[B 20] [N 1]. Pour mieux cerner ce paradoxe qui pourrait s'appliquer in fine à l'ensemble du mouvement Wikimédia, et pas seulement à son projet Wikipédia, passons à présent à une approche ethnographique plus approfondie de notre sujet d'étude.

Un monde public transparent, une vie privée secrète[modifier | modifier le wikicode]

À venir...

La Wikigouvernance comme premier exemple de démocratie universelle[modifier | modifier le wikicode]

À venir...

Donner et redonner pour donner sens à l'humanité[modifier | modifier le wikicode]

À venir...


Notes

  1. Texte original : The problem with Wikipedia is that it only works in practice. In theory, it can never work.

Sources webographiques

  1. « Rouen Université Centre d'anthropologie prospective », sur worldcat.org/identities (consulté le 16 mars 2020)
  2. « Google Ngram Viewer », sur books.google.com (consulté le 7 juin 2019)

Références bibliographies et vidéographiques

[1]

  1. Georges (1854-1936) Auteur du texte Vacher de Lapouge, Les sélections sociales : cours libre de science politique professé à l'Université de Montpellier, 1888-1889 ([Reprod. en fac-sim.]) / par G. Vacher de Lapouge, 1896 [lire en ligne], p. 29 
  2. Gaston Berger, « L'homme et ses problème dans le monde de demain. Essai d'anthropologie prospective » , Les Études philosophiques, XI, 1, pp. 150-151.
  3. Gaston Berger, Jacques de Bourbon Busset, Pierre Massé et Philippe Durance, De la prospective: textes fondamentaux de la prospective française, 1955-1966, L'Harmattan, 2008, 13 p. (ISBN 9782296041806) (OCLC 470622785) [lire en ligne] 
  4. Gaston Berger, « L'idée d'avenir », Les annales, nouvelles série, août 1960, 118.
  5. Gaston Berger « Sciences humaines et prévision », La Revue des Deux Mondes, 3, 1er février 1957, pp, 417-426.
  6. Gaston Berger, « L'avenir des sciences de l'homme », La Nef, XIII, 13 : Condition de l'homme, Paris : Julliard, pp. 215-224.
  7. Gaston Berger, Jacques de Bourbon Busset, Pierre Massé et Philippe Durance, De la prospective: textes fondamentaux de la prospective française, 1955-1966, L'Harmattan, 2008 (ISBN 9782296041806) (OCLC 470622785) [lire en ligne], p. 17 
  8. Gaston Berger, Jacques de Bourbon Busset, Pierre Massé et Philippe Durance, De la prospective: textes fondamentaux de la prospective française, 1955-1966, L'Harmattan, 2008, 19 p. (ISBN 9782296041806) (OCLC 470622785) [lire en ligne] 
  9. Selon les informations récoltées sur WorldCat Identities à l'adresse : https://www.worldcat.org/identities/viaf-154004608/)
  10. Colloque du Centre d'Anthropologie Prospective de l'Universite de Rouen, Psychanalyse et anthropologie prospective: actes du colloque du centre d'anthropologie prospective de l'institut de philosophie de l'universite de rouen, (1973)., Presses Universitaires de France, 1974 (OCLC 299962037) [lire en ligne] 
  11. Anne Clancier, Jean Guilhot, Jean Granier et Jacques Natanson, Psychanalyse et anthropologie prospective, Publication Univ Rouen Havre, 1974 (ISBN 9782877759083) [lire en ligne] 
  12. Club of Rome et Donella H Meadows, The limits to growth, University Books, 1972 (OCLC 36365852) [lire en ligne] 
  13. André-Clément Decouflé, La prospective, Presses univ. de France, 1979 (ISBN 9782130366805) (OCLC 633264854) [lire en ligne] 
  14. Mike Singleton, Anthropologie prospective, 2001 (ISBN 9782930207131) (OCLC 901415700) [lire en ligne] 
  15. Peter M. Worsley, « The end of anthropology? », dans 6th World Congress of Sociology, (lire en ligne) sité par ibid. 2001, p.2
  16. Julie Hermesse, Michael Singleton et Anne Marie Vuillemenot, Implications et explorations éthiques en anthropologie, Harmattan-Academia, 2011 (ISBN 9782806100214) (OCLC 809147604) [lire en ligne] 
  17. Gaston Berger, Philippe Durance et Maurice Blondel, « Les conditions de l'intelligibilité et le problème de la contingence », {{{périodique}}}, l'Harmattan, 2010, p. 19 [texte intégral (page consultée le 2019-06-07)]
  18. David Hayano, « Auto-Ethnography: Paradigms, Problems, and Prospects », Human Organization Human Organization, vol. 38, no  1, 1979, p. 99–104 (ISSN 0018-7259) [texte intégral (page consultée le 2019-05-23)]
  19. Michael Singleton, « Pour une anthropologie de la libération », Recherches sociologiques et anthropologiques, vol. 42, no  42-1, 2011-08-29, p. 52 (ISSN 1782-1592) [texte intégral lien DOI (pages consultées le 2019-03-17)]
  20. Dariusz Jemielniak, Common knowledge?: an ethnography of wikipedia., Stanford University Press, 2015 (ISBN 9780804797238) (OCLC 913498835) [lire en ligne], p. 192 

Graphique illustrant le nombre de consultations de cette page durant les jours passés

  1. « Wikimedia Foundation Vision », sur Wikimedia Foundation, (consulté le 15 mai 2019)
  1. Traduit par moi depuis : Imagine a world in which every single human being can freely share in the sum of all knowledge.
  1. Anna Bednik, Extractivisme, 2019 (ISBN 978-2-36935-098-9) (OCLC 1132230028) [lire en ligne]