Recherche:Imagine un monde/Dix ans de participation

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Ma révolution numérique, du jeux Pong au mouvement Wikimédia

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Par Lionel Scheepmans.

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Le numérique bien avant Internet[modifier | modifier le wikicode]

Sans pour autant faire partie des digital native, pour peu qu'ils existent vraiment, ma vie numérique n'a bien sûr pas commencé avec Wikipédia. Pour la petite histoire, je suis né en janvier 1969, un peu plus de 9 mois avant le tout premier message transmis sur Arpanet[1]. C'était l'époque où le transistor était abandonné au profit du circuit intégré dans la construction des ordinateurs. A l'age de deux ans, j'aurais pu assister à la première émission en couleur de la RTBf diffusée dans un épisode du « jardin extraordinaire ». Mais l'arrivée de la télévision couleur arriva plus tard dans notre famille et ce fut l'occasion de recycler notre télévision noir et blanc en jeux d'arcade vidéo. Mon père y avait installé un jeu Ping Pong électronique qui nous enchantait. De mon enfance, je me souviens aussi du plaisir que j'éprouvais lors des ducasses d'été où je dépensais l'argent reçu par ma famille entre les auto-scooter et le Luna Parck. J'avais des amis chez qui je pouvais jouer à pack-man. Leur père s'intéressait à l’informatique et avait fait la possession d'un commodore 64 réputé pour être l'ordinateur ayant été le plus vendu au monde jusqu'à ce jour avec plus de 17 millions d'exemplaire et dont le premier fut fabriqué en 1982. C'était le plein essore de l'ordinateur personnel avec la sortie en 1981 de l'IBM Personal computer et la vente de million d'exemplaires dont l'architecture ouverte fut à l'origine de tous les ordinateurs produite aujourd'hui.

L'arrivée des ordinateurs personnels sonna le glas d'une coopération transparente au sein des informaticiens. De ce nouveau marché découla l'apparition de nombreux brevets et copyrights sur les codes informatiques qui rapidement obligèrent les programmeur à garder secret les codes indispensables au bon fonctionnement des machine. Le hold-up planétaire[2] dont profita Bill Gate et sa compagnie Microsoft profitant de la négligence de la société IBM lors de la signature d'un contrat assurant les droits exclusifs sur le système d'exploitation équipant les

Le Web vu comme une ville électromagnétique mondiale[modifier | modifier le wikicode]

L'espace Web peut être vu sous la métaphore heuristique d'une une ville électromagnétique, avec cette particularité que tout se trouve à deux pas, ou deux clique de là où l'on se situe. En ce sens, la métaphore de la ville appliquée à l'espace numérique a tout son sens puisque et particulièrement dans l'espace Web, car sur la toile, tout se trouve aussi à deux clique de là où l'on se situe. Un premier clique vers un moteur de recherche, un deuxième clique vers ce que l'on cherche. Dans cette vision des choses, le moteur de recherche, présent à chaque entrée de la ville électronumérique planétaire s'identifie aux jeunes natifs que j'ai pu rencontrer dans mes voyages, se tenant à toujours disposition du nouvelle arrivant ou de l'expatrié pour lui donner l'information dont il a besoin. Sorte de guide touristique pouvant dépasser le cadre du tourisme, tout ces jeunes rencontrés me donnaient l'impression, au même titre qu'un moteur de recherche dans l'espace numérique, de tout connaître sur le village. En réalité, tout comme les moteurs de recherche, ils ne connaisse pas tout puisqu'il existe toujours des choses cachée au sein d'un village, et parmi ce qu'il connaisse, ils feront toujours un choisi intéressé, en me guidant par exemple vers un lieu de vente qui leur donnera une commission à chaque foi qu'il apporte un nouveau client.

La communication au village peut se faire par voix orale ou par voix écrite. Si l'on utilise la voix écriture, on se trouve devant deux option similaire à ce qui existe dans l'espace numérique. Soit on envoie une carte postale qui pourra être lue et même photographiée par toute les personnes qui la manipulera tel que les agents de la poste par exemple, soit on envoie une lettre sous plis postal[3]. Dans l'espace numérique la carte postale correspond au message que l'on envoie via sa boite de courriel (e-mail), sur les réseaux sociaux et autres plate-formes permettant l'envoie de message instantané, tandis que la lettre sous enveloppe, correspond aux messages cryptés que l'on ne peut déchiffrer qu'avec une clef de déchiffrage. Il s'agit ici, de courriel ou de message envoyer par des service garantissant le cryptage de l'information (Fournir exemple...)

De Wikipédia à Wikimédia bientôt 20 ans d'histoire et dix ans de participation[modifier | modifier le wikicode]

Tout a commencé le 11 juin 2008 à 22 h 24 (UTC) très exactement. Ce fut le moment précis où je cliquais pour la première fois sur le bouton « Créer votre compte » affiché sur une des millions de pages que comporte le projet Wikipédia francophone[4]. Si je me souviens si précisément du moment de la création de ce compte, ce n'est pas grâce à ma mémoire, ni à un carnet de notes quelconque, mais bien parce que depuis ce moment, chacune de mes actions au sein du projet furent enregistrées et datée sur les serveurs informatiques de la fondation Wikimedia. Il me suffisait donc de retourner voir l'historique de la totalité de mes actions au sein du site pour revenir à la première action effectuée et noté la moment précis enregistré par le système informatique. Ce que j'ai fait pour connaître le moment exacte de la création de mon compte, je peux aussi le faire pour chaque autre action effectuée au sein du site. Pour se faire, il me suffit de voyagé dans mon historique de contribution et d'utiliser les différents menus de navigation.

À l'époque de mon inscription, je ne savais bien sûr pas que toute les modifications faite sur l'un des projet hébergé par la fondation Wikimédia était attribué à un utilisateur ou une adresse IP avec un horodatage si précis. Je ne savais pas non plus que l'on pouvait consulter ces informations de façon publique. Pour tout dire, j'étais comme la plupart des Internautes qui consultent l'encyclopédie, ignorant de la puissance informatique que pouvait cacher le réseau Internet en général et les sites hébergés par la fondation Wikimédia en particulier. Je n'étais qu'un nouveau venu dans la communauté, un péon comme le disent les Wikipédiens. J'étais somme toute inconscient d'une révolution numérique qui prenait cours sous mes yeux et à laquelle je participais sans même m'en rendre compte. C'était donc le 11 juin 2008, plus de dix ans avant que je sois considéré, à tord ou à raison, comme geek au sein de mon laboratoire d'anthropologie prospective et spécialiste, voir professionnel de Wikipédia comme le dira un jour Pierre-Joseph Laurent lors de notre séminaire qu'il coprésidait. Être reconnu comme professionnel me faisait sourire puisque durant toutes ces années de pratiques et d’apprentissage, il n'a jamais été question de contrat ni de rémunération. Toute mes activités en ligne au sein du mouvement Wikimédia ont toujours été faite bénévolement. Quand à mes activités hors ligne elles ont été dans le meilleurs des cas simplement défrayées au niveau des déplacements et du logement.

Suite à venir...


Notes

Références

  1. « Leonard Kleinrock's Home Page », sur www.lk.cs.ucla.edu (consulté le 4 mars 2019)
  2. Roberto Di Cosmo et Dominique Nora, Le hold-up planétaire: la face cachée de Microsoft, France Loisirs, 1998 (ISBN 9782744121760) [lire en ligne] 
  3. il fut question à un époque d'enveloppe scèllée d'une coulée de cire marquée d'un seau en unique possession de l'expéditeur et du destinataire du courrier
  4. « Tous les journaux publics », dans Wikipédia (lire en ligne)