Leçons de niveau 18

Philosophie de l'esprit/Physicalisme (1)

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Physicalisme (1)
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Chapitre no 7
Leçon : Philosophie de l'esprit
Chap. préc. :Arguments contre
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Philosophie de l'esprit/Physicalisme (1)
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Arguments contre le physicalisme (1)[modifier | modifier le wikicode]

Argument métaphysique[modifier | modifier le wikicode]

    Une seule nature implique sa nature chaotique, il y a donc au minimum deux natures, à l'évidence de notre expérience immédiate : une nature physique et notre nature mentale non physique. 

Argument quantitatif[modifier | modifier le wikicode]

    Le cerveau possède environ 100 milliards de neurones, sa capacité de mémoire, comme de traitement de l'information est donc limitée par sa taille, alors que nous constatons la qualité non spatiale de notre mental, et que cela implique une propriété formelle : il n'est pas contraint par une limite de capacité de sens dès qu'il est capable d'en contenir. Il y a donc une incohérence dans la conviction moniste : La capacité limité du cerveau ne peut pas créer une capacité non limité en lui, ni hors de lui.

Argument ontologique[modifier | modifier le wikicode]

    Que vous qualifiez ou non votre expérience mentale de subjective et donc, non pertinente pour la description du réel (ce qui reste à démontrer), vous ne pouvez pas nier son existence sans vous nier vous-mêmes, et si vous niez votre existence, vous êtes formellement incapables d'affirmer quoi que ce soit (en particulier que votre cerveau fait tout). Si vous affirmez l'existence de votre expérience mentale comme réelle, vous affirmez du même coup sa nature non physique, donc qu'il existe bien du non physique à coté du physique, ce qui est conforme au dualisme et contredit votre monisme physicaliste.

Argument de la rupture de la chaîne d'implications logiques[modifier | modifier le wikicode]

    Le gap ou intervalle du Hard Problem : Vous ne pouvez pas affirmer comme s'il allait de soi que du biochimique et de l'électromagnétisme puisse créer par miracle de la conscience, du sens, et votre expérience mentale. Les neurones ne peuvent coder des informations que dans leur propre nature... biochimique ! Votre rapide conclusion n'est que l'affirmation et la conséquence de votre conviction métaphysique non avérée : Une pétition de principe, petitio principii, sophisme bien connu ! S'il y a de la conscience de sens, il faut bien que le cerveau le crée puisqu'il n'y a rien d'autre que lui ! Ce n'est évidemment pas très logique !

Argument de la non conscience du cerveau de lui-même[modifier | modifier le wikicode]

    Mon être non physique est conscient de lui-même et de ses fonctions mentales non physiques. Par contre, il n'est pas conscient de l'activité biologique d'un cerveau qu'il n'est pas. Tout cela me parait assez logique. Je n'ai pas conscience que le cerveau ait conscience de lui-même, mais comme je ne suis pas lui, il pourrait l'être sans que je n’en sache rien. Vous physicalistes, affirmez que je ne suis que ce cerveau et rien d'autre ! Je devrais alors avoir conscience de ce que je suis et de mon activité neuronale, or il n'en est rien, et pas conscience de l'illusion, ou non, de quelque chose qu'il n'est pas. D'ailleurs vous affirmez que cet être non physique n'est pas ! Comment ce cerveau pourrait-il alors avoir conscience de quelque chose qui n'est pas ? Pour ma raison non physique, ce serait totalement irrationnel de le croire !

Argument de la suprématie de l'expérience mentale sur l'expérimentation physique en matière de preuve[modifier | modifier le wikicode]

    Chacun valide sa méthode d'expérimentation qu'il considère supérieure à celle de l'autre. Or, je me suffis à moi-même, je n'ai pas besoin de vos machines pour faire mes expérimentations. Vous par contre, vous avez besoin d'une conscience pour faire vos mesures, car sans conscience il n'y a rien. Votre conscience, quoi que vous affirmiez sur elle, est la condition préalable à votre expérimentation, elle est donc supérieure aux machines en matière de preuve.