Outils mathématiques pour la physique (PCSI)/Exercices/Applications des transformées bilatérales de Laplace directes et inverses ainsi que des transformées de Fourier
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Dans cette page d'exercices, la convention adoptée pour la définition de la transformée de Fourier[1] sera sa forme normalisée «» [2],[3] et toutes les intégrales intervenant sont généralisées avec les deux bornes infinies.
Soient une fonction de la variable réelle continue et intégrable sur et Soient une constante réelle . On se propose de résoudre l'équation de la chaleur à une dimension « pour » avec la C.I. [4] «» et On se propose de résoudre l'équation de la chaleur à une dimension « pour » avecla C.A.L. [5] «» [6].
Calcul des transformées de Fourier des dérivées partielles (par rapport à t ou x) de u en fonction de la transformée de Fourier de u, u et ses dérivées partielles étant considérées comme fonction de x
Calculer les transformées de Fourier[1] des fonctions «» et «» en fonction de «» Calculer les transformées de Fourier des fonctions en précisant les hypothèses nécessaires.
la fonction «» admet une transformée de Fourier[1] «» si « est intégrable en » [9],[10] soit «» la fonction «» admet une transformée de Fourier qui se réécrit «» ; la fonction «» admet une transformée de Fourier[1] «» si la fonction «» en admet une «» et la fonction «» admet une transformée de Fourier[1] «» si « est intégrable en » [9],[11] soit «» ou la fonction «» admet une transformée de Fourier en intégrant par parties [12] «[13] la fonction «» admet une transformée de Fourier en intégrant par parties «» et la fonction «» admet une transformée de Fourier[1] «» si la fonction « est intégrable en » [9],[14]la fonction «» étant alors de classe C2[15] la fonction «» admet une transformée de Fourier «» soit «» [16] puis la fonction «» admet une transformée de Fourier «» en injectant l'expression de en fonction de c.-à-d. «» la fonction «» admet une transformée de Fourier «» soit «».
« Transformation de Fourier » de l'équation de la chaleur et détermination de la solution « transformée de Fourier de u(x, t) » en fonction de « transformée de Fourier de f(x) »
En transformant l'équation de la chaleur à une dimension «» par transformation de Fourier[1] en utilisant «» En transformant l'équation de la chaleur à une dimension montrer que celle-ci se réécrit «», En transformant l'équation de la chaleur à une dimension vérifier la C.I. [4] en terme de transformée de Fourier[1] « avec » puis En transformant l'équation de la chaleur à une dimension résoudre «».
Solution
La transformation de Fourier[1] de l'équation de la chaleur à une dimension «» «» soit, avec [17], La transformation de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension «» «» C.Q.F.D. [18] ; de la C.I. [4] «» on déduit, par transformation de Fourier[1] «» C.Q.F.V. [19] ; l'équation aux dérivées partielles obtenue «» étant, pour fixé, une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ordre homogène en l'équation aux dérivées partielles obtenue se résout en [20] avec « fonction a priori arbitraire de [21] qui se détermine à l'aide de la C.I. [4]» soit finalement l'équation aux dérivées partielles obtenue se résout en «».
Détermination de la solution u(x, t) de l'équation de la chaleur en fonction de f(x)
La solution de la transformée de Fourier[1] de l'équation de la chaleur à une dimension «» étant «» [22] La solution de la transformée de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension «» étant « où est la transformée de Fourier[1] de La solution de la transformée de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension est à symétrie hermitienneau sens des électroniciens» [23],[24] et holomorphe[25] sur son domaine de définition d'où La solution de la transformée de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension est intégrable en sur il existe telle que La solution de la transformée de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension est intégrable en sur il existe qui peut être déterminée par formule d'inversion [26] selon La solution de la transformée de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension est intégrable en sur il existe soit finalement La solution de la transformée de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension est l'originale de se calcule par «» et La solution de la transformée de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension est en injectant dans le but d'exprimer en fonction de , La solution de la transformée de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension est «» ou encore La solution de la transformée de Fourier de l'équation de la chaleur à une dimension est «».
↑ 1,001,011,021,031,041,051,061,071,081,091,101,111,12 et 1,13Joseph Fourier (1768 – 1830) mathématicien et physicien français connu pour ses travaux sur la décomposition de fonctions périodiques en séries trigonométriques convergentes évoqués ici et leur application au problème de la propagation de la chaleur
↑ Le support d'une fonction numérique étant la partie du domaine de définition où elle n'est pas nulle, la fonction est ici dite « à support positif » a priori il s'agit de positif au sens large, elle est alors qualifiée de « causale » s'il s'agit d'une fonction du temps en supposant que la fonction traduise les effets d'une cause qui ce serait produite à l'instant , les effets ne peuvent se produire qu'à un instant postérieur à l'instant de la création de la cause, les valeurs de la fonction pour tout sont alors effectivement nulles ; par généralisation on maintient le qualificatif « causal » même si la fonction du temps ne traduit pas les effets d'une cause.
↑transformable par Fourier pour tout d'ordre exponentiel nul c.-à-d. « tels que et » voir la note « 7 » plus haut dans cette feuille d'exercices.
↑ 9,09,1 et 9,2Comparaison entre l'intégration de Riemann (bleu) et l'intégration de Lebesgue (rouge). L'intégrabilité de la fonction étant initialement définie au sens de Riemann voir le paragraphe « intégrabilité d'une fonction scalaire d'une variable réelle au sens de Riemann » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) », c.-à-d. applicable à toute fonction réelle bornée et presque partout continue, voir l'approche ci-contre en bleu par une somme d'aires de rectangles de même largeur sur l'axe des abscisses et de hauteur variant avec la valeur de la fonction en un point de sa largeur, l'intégrabilité de la fonction peut être étendue au sens de Lebesguenécessitant des connaissances plus pousséesvoir l'approche ci-contre en rouge par une somme d'aires de rectangles de hauteur égale à des valeurs de la fonction régulièrement espacées et de largeur égale à l'intervalle d'abscisses correspondant à la hauteur du rectangle. Georg Friedrich Bernhard Riemann (1826 - 1866) mathématicien allemand ayant apporté de nombreuses contributions à l'analysepartie des mathématiques traitant explicitement de la notion de limite, continuité, dérivation et intégration et à la géométrie différentiellepartie des mathématiques utilisant les outils du calcul différentiel à l'étude de la géométrie, sa principale application physique s'étant retrouvée dans la théorie de la relativité générale pour modéliser une courbure de l'espace-temps. Henri-Léon Lebesgue (1875 - 1941), mathématicien français, reconnu comme l'un des plus grands de la 1ère moitié du XXème siècle, à qui on doit principalement sa théorie d'intégration publiée en et associée à la notion de « mesure de Lebesgue » prolongeant le concept intuitif de volume.
↑ La raison de la nullité du 1er terme entre accolades résulte du fait que est d'ordre exponentiel nul c.-à-d. « tels que et » voir la note « 8 » plus haut dans cette feuille d'exercices et qu'elle est à support positif voir la note 6 plus haut dans cette feuille d'exercices.
↑ Une fonction complexe d'une variable réelle est « à symétrie hermitienne au sens des électroniciens» « si avec conjugué de » ; il s'agit d'un prolongement des électroniciens de la notion « symétrie hermitienne » d'une forme sesquilinéaireappliquant où est un espace vectoriel dans selon si sesquilinéaire à gauche cette dernière étant à symétrie hermitienne si , il s'agit d'un le prolongement de la « symétrie hermitienne » à la fonction complexe de la variable réelle traduisant que est de « module pair » et d'« argument impair », ce qui n'a qu'un rapport lointain avec la « symétrie hermitienne » d'une forme sesquilinéaire d'où l'ajout « au sens des électroniciens ». Charles Hermite (1822 - 1901) mathématicien français connu pour ses travaux sur la théorie des nombres, les formes quadratiques, les polynômes othogonaux, les fonctions elliptiques et les équations différentielles, il fut aussi l'un des 1ers à utiliser les matrices ; le qualificatif « hermitien » donné à certaines entités mathématiques l'a été pour lui rendre hommage.
↑ «» est effectivement à symétrie hermitienne au sens des électroniciens en effet «».
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