Nationalismes et indépendances/Le basculement vers un nationalisme territorial (à partir de 1945)

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Les contestations visant la colonisation et le nationalisme inhérent à celles-ci, après des débuts éparses et bien souvent peu organisés, entre panafricanisme et contestations tribales, se sont concentrés et organisés au niveau des territoires définis par les Empires coloniaux.

On peut soulever deux facteurs principaux qui expliquent ce basculement.

  • Le rôle des élections fut très important (à l’Assemblée Nationale dans l’Empire français, aux conseils législatifs des colonies dans l’Empire britannique). En effet, les populations se sont soudées autour d’un nationalisme propre à leur découpage électoral. Le député élu permettait de voir sa voix portée jusqu’à la France et à Paris. Des partis vont donc être crées sur une base locale pour gagner ces élections. Exemple : le Convention People’s Party de Kwame Nkrumah en Gold Coast (Ghana), le Rassemblement Démocratique Africain en AOF (Afrique Orientale Française).
  • Le contexte de guerre froide et la modernisation coûteuse des armées fut lui aussi un facteur très important. Les puissances européennes s’accommodèrent peu à peu à l’idée des indépendances dans les années 1950, devant l’incapacité grandissante de gérer leurs immenses territoires.

Toutefois, la décolonisation ne fut pas partout sereine et pacifique. Dans les colonies de peuplement, territoires que l’Empire coloniale considérait pleinement intégrés, elle fut extrêmement violente : en Algérie, au Kenya, en Rhodésie du Nord et au Nyasaland, principalement.