Littérature de jeunesse en anglais : Walter Crane, La Belle au bois dormant/Le fuseau fatidique

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Il y a de cela longtemps, longtemps, dans les temps anciens, un Roi et une Reine n'avaient pu voir aboutir leur vœu d'enfant :
Finalement, à leur grande joie, une jolie petite fille leur fut offerte,
Et pour le baptême, ils invitèrent les sept fées –
Les sept fées bienfaitrices du pays – pour qu’elles puissent bénir l'enfant,
Mais, par pur oubli, une vieille fée fut laissée de côté.
Le jour de la fête, la vaisselle des fées étaient d'un or rutilant ;
Mais quand la vieille mauvaise arriva, son couvert n'était pas mis,
Elle se mit en colère parce qu'on avait oublié sa place et son assiette. Elle
se mit à marmonner des insultes, bouillante de rage.
Tout le temps que les marraines offrirent cadeaux et vœux,
Elle attendit longtemps pour gâcher les présents et prendre sa revanche.
Une fée donna à la princesse la bonté, une autre la beauté, une autre une voix juste, une autre de belles manières,
une autre le don de la danse, une autre l'intelligence, puis vint le tour de la sorcière, toujours marmonnant, sans cadeau à offrir ;
Elle leur dit que dans les années à venir la jeune princesse mourrait
En se piquant à un rouet – oh, la terrible prophétie !
Mais soudain une jeune fée qui avait attendu son tour
S'avança en disant : « Non, elle dormira en fait cent ans révolus,
Puis sera réveillée par un fils de roi – je dis la vérité –
Et il la prendra pour épouse et tout finira bien. »
C'est en vain que le rouet fut interdit dans tout le royaume. Car dans une
haute tour solitaire, tout en haut d'un escalier en colimaçon, demeure une
vielle femme qui tourne encore soigneusement le rouet. Un jour la
Princesse la trouva, essaya d'apprendre à filer ; Hélas ! le fuseau lui
piqua la main – le charme s'installa !