Littérature de jeunesse en anglais : Hans Christian Andersen, Le Vilain Petit Canard/La cane et sa couvée

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Chapitre 1 : La cane et sa couvée
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Comme il faisait beau, à la campagne, cet été-là ! Le soleil brillait sur le vieux château abandonné et ses bois isolés.

C'est là qu'une cane avait installé son nid pour couver ses œufs, bien à l'abri, sous les feuilles de bardane ; mais il lui tardait de rejoindre sa bande de canards, qui barbotaient dans les fossés.

« Tchic ! Tchic ! » Ça y est, les œufs commençaient à se briser un à un et plusieurs petites têtes de canetons en sortirent.

« Couac ! Couac ! » leur dit la cane pour les encourager à se lever. « Vous êtes tous sortis ? »

Elle se redressa ; mais il en restait un gros et elle se recoucha pour le tenir au chaud ; « un peu plus un peu moins, je n'en suis plus à quelques heures près ! »

« Tchic ! Tchic ! » Le dernier œuf finit par se briser et il en sortit un drôle de poussin, grand, laid et pas solide sur ses pattes.

Le lendemain, la cane profita du soleil pour emmener toute sa famille jusqu'au fossé.

« Couac ! Couac ! » leur dit-elle pour les encourager à sauter dans l'eau.

« Suivez-moi que je vous montre le monde et vous présente aux canards.

Utilisez vos pattes, restez groupés et n'oubliez pas de saluer la plus vieille ; elle a un chiffon rouge attaché à la patte, c'est une marque de distinction. »