Leçons de niveau 11

La poésie du XIXe au XXe siècle : du romantisme au surréalisme/Rimbaud, Ma Bohême, commentaire guidé et détaillé

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Rimbaud, Ma Bohême, commentaire guidé et détaillé
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Chapitre no 2
Leçon : La poésie du XIXe au XXe siècle : du romantisme au surréalisme
Chap. préc. :La tristesse en poésie dans une question sur corpus
Chap. suiv. :Initiation à la dissertation
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Wikisource possède un article à propos de « Poésies (Rimbaud)/éd. Vanier, 1895/Ma bohème ».

Vous allez rédiger un commentaire du poème de Rimbaud, Ma Bohême écrit en octobre 1870.

Pour cela, nous avons étudié finement le poème de Rimbaud et deux idées en sont ressorties :

  • Dimension autobiographique du poème > autoportrait du poète pendant une fugue > dimension réaliste de cette vie bohémienne > pauvreté, souffrance, solitude, peur…
  • Dimension symbolique et artistique de cette fugue > tonalité joyeuse et non pathétique > transformation de la réalité pénible en une expérience poétique forte qui aboutit à la création de ce poème > redéfinition de l’activité poétique : écriture et voyage.

Structure[modifier | modifier le wikicode]

  1. Proposition d’introduction ci-dessous
    1. Arthur Rimbaud est un poète du XIXe siècle au génie précoce. Dès l’adolescence, il a manifesté une violente révolte contre l'ordre social. Agé de seize ans, il fugue poussé par un besoin de liberté qui ne se démentira jamais et par le désir d’écrire. Dans ce contexte, le poème que nous allons commenter, « Ma Bohème », a très probablement été composé lors de la deuxième fugue du poète en octobre 1870. Il fait partie des « Cahiers de Douai », c’est-à-dire de l’ensemble des poèmes recopiés par Rimbaud lors de ce séjour à Douai chez les tantes de son professeur Izambard qui a joué un très grand rôle dans la naissance de sa vocation poétique. Il figure en conclusion du second « cahier ». Symboliquement très chargé, il permet au poète d’exprimer autant ses idéaux de vie que ceux de poète.
    2. Comment Rimbaud, dans ce poème, transforme-t-il le récit de pénibles fugues en une expérience joyeuse et créatrice ?
    3. Nous verrons, dans un premier temps, que le poète raconte ses fugues de manière à la fois concrète et pathétique. Dans un second temps, nous montrerons que son récit ne manque pas d’humour et que l’expérience vécue est présentée comme un moment heureux et une source d’inspiration poétique.
  2. Plan détaillé
    1. Le sonnet « Ma Bohême » de Rimbaud semble d’abord le récit pathétique des fugues de l’auteur.
      1. Dans ce poème, l’auteur raconte en premier lieu une expérience vécue : une errance en pleine nature.
        • Titre « Ma + Bohême » + « mon », « ma » (déter minants possessifs) (vécu + errance)
        • « Je », « Je » + imparfait + références autobiographiques relatives aux fugues (vécu)
        • « Je m’en allais », « j’allais » , « course », « routes » (errance)
        • « sous le ciel », « au bord des routes » (errance)
        • « Petit-Poucet » (errance)
      2. Ensuite, on comprend que cette expérience s’effectue dans la solitude et le dénuement.
        • Apostrophe de la « Muse », « féal » mais « je », « je »… (solitude)
        • « que d’amours splendides » mais seulement « rêvées » (solitude)
        • « poches crevées », « paletot idéal », « large trou », « unique culotte », « souliers blessés » (dénuement)
        • « j’allais sous le ciel », « Mon auberge était à la Grande-Ourse », « mes étoiles au ciel » (dénuement, sans abri)
      3. Enfin, cette fuite semble s’accomplir sous le coup de la colère et non sans souffrances physiques et morales.
        • « s’en aller », « les poings dans mes poches crevées », « unique culotte » (colère)
        • « je sentais des gouttes / De rosée à mon front », « mes souliers blessés » (physique)
        • « Mon auberge était à la Grande-Ourse », « ombres fantastiques », « un pied près de mon cœur ! » (morale)
    2. Mais le poème de Rimbaud transforme cette épreuve en une expérience malgré tout joyeuse, libre et créatrice.
      1. Le poéte évoque d’abord cette vie de bohême avec des expressions inattendues, voire humoristiques (surtout dans un sonnet) ; ces dernières montrent sa joie, son bonheur dans cette vie rêvée et rêveuse.
        • Sous-titre « Fantaisie »
        • « poches », « paletot », « culotte », « élastiques », « souliers » (courant, trivial) # « Muse », « féal », « splendides », « lyre » (soutenu)
        • « Mon paletot aussi devenait idéal », « Mon unique culotte », « Petit Poucet rêveur, j’égrenais », « Mon auberge était à la Grande-Ourse » (métaphore filée), « Oh ! là ! là ! », « Mes étoiles au ciel avait un doux frou-frou » (+ onomatopée) (inattendu et humoristique)
        • « que d’amours splendides j’ai rêvées ! », « Petit-Poucet rêveur », « ombres fantastiques » (rêveur)
      2. Enfin, Rimbaud trouve dans cette expérience une source d’inspiration et de création.
        • « Muse ! et j’étais ton féal », « Comme des lyres », « comme un vin de vigueur », « Petit-Poucet » (inspiration)
        • « Muse ! et j’étais ton féal », « j’égrenais dans ma course / Des rimes », « Comme des lyres » (création poétique) + références autobiographiques (l’écriture des Cahiers de Douai)
        • écriture d’un sonnet plein de fantaisie aussi dans la versification (cf tableau de la question sur corpus)
  3. Découpez la conclusion ci-dessous, collez-la à la fin de votre copie et lisez-la.
    • Pour conclure, nous nous demandions comment Arthur Rimbaud parvenait à transformer ses fugues réelles en une expérience heureuse et poétique. Nous avons vu que Rimbaud à travers quelques détails significatifs évoque ses errances en pleine nature, dans le dénuement et la solitude ; il ne cache ni la colère qui l’anime dans son départ ni les souffrances physiques ou morales qu’il ressent au cours de ses fugues. Mais, la fantaisie avec laquelle il raconte sa vie de bohême, la joie vécue dans cette évasion physique et spirituelle et surtout l’inspiration poétique trouvée dans ce vagabondage montrent que ses fugues sont surtout un moment de liberté et de bonheur pour l’adolescent et une expérience inspirante et créatrice pour le jeune poète.

Mise en page[modifier | modifier le wikicode]

Arthur Rimbaud est un poète du XIXe siècle au génie précoce. Dès l’adolescence, il a manifesté une violente révolte contre l'ordre social. Agé de seize ans, il fugue poussé par un besoin de liberté qui ne se démentira jamais et par le désir d’écrire. Dans ce contexte, le poème que nous allons commenter, « Ma Bohème », a très probablement été composé lors de la deuxième fugue du poète en octobre 1870. Il fait partie des « Cahiers de Douai », c’est-à-dire de l’ensemble des poèmes recopiés par Rimbaud lors de ce séjour à Douai chez les tantes de son professeur Izambard qui a joué un très grand rôle dans la naissance de sa vocation poétique. Il figure en conclusion du second « cahier ». Symboliquement très chargé, il permet au poète d’exprimer autant ses idéaux de vie que ceux de poète. Comment Rimbaud, dans ce poème, transforme-t-il le récit de pénibles fugues en une expérience joyeuse et créatrice ? Nous verrons, dans un premier temps, que le poète raconte ses fugues de manière à la fois concrète et pathétique. Dans un second temps, nous montrerons que son récit ne manque pas d’humour et que l’expérience vécue est présentée comme un moment heureux et une source d’inspiration poétique.

Le sonnet « Ma Bohême » de Rimbaud semble d’abord le récit pathétique des fugues de l’auteur.

Dans ce poème, l’auteur raconte en premier lieu une expérience vécue : une errance en pleine nature. Nullam id dolor id nibh ultricies vehicula ut id elit. Morbi leo risus, porta ac consectetur ac, vestibulum at eros. Aenean lacinia bibendum nulla sed consectetur. Donec ullamcorper nulla non metus auctor fringilla.

Ensuite, on comprend que cette expérience s’effectue dans la solitude et le dénuement. Nullam id dolor id nibh ultricies vehicula ut id elit. Morbi leo risus, porta ac consectetur ac, vestibulum at eros. Aenean lacinia bibendum nulla sed consectetur. Donec ullamcorper nulla non metus auctor fringilla.

Enfin, cette fuite semble s’accomplir sous le coup de la colère et non sans souffrances physiques et morales. Nullam id dolor id nibh ultricies vehicula ut id elit. Morbi leo risus, porta ac consectetur ac, vestibulum at eros. Aenean lacinia bibendum nulla sed consectetur. Donec ullamcorper nulla non metus auctor fringilla.

Mais le poème de Rimbaud transforme cette épreuve en une expérience malgré tout joyeuse, libre et créatrice.

Le poéte évoque d’abord cette vie de bohême avec des expressions inattendues, voire humoristiques (surtout dans un sonnet) ; ces dernières montrent sa joie, son bonheur dans cette vie rêvée et rêveuse. Nullam id dolor id nibh ultricies vehicula ut id elit. Morbi leo risus, porta ac consectetur ac, vestibulum at eros. Aenean lacinia bibendum nulla sed consectetur. Donec ullamcorper nulla non metus auctor fringilla.

Enfin, Rimbaud trouve dans cette expérience une source d’inspiration et de création. Nullam id dolor id nibh ultricies vehicula ut id elit. Morbi leo risus, porta ac consectetur ac, vestibulum at eros. Aenean lacinia bibendum nulla sed consectetur. Donec ullamcorper nulla non metus auctor fringilla.

Pour conclure, nous nous demandions comment Arthur Rimbaud parvenait à transformer ses fugues réelles en une expérience heureuse et poétique. Nous avons vu que Rimbaud à travers quelques détails significatifs évoque ses errances en pleine nature, dans le dénuement et la solitude ; il ne cache ni la colère qui l’anime dans son départ ni les souffrances physiques ou morales qu’il ressent au cours de ses fugues. Mais, la fantaisie avec laquelle il raconte sa vie de bohême, la joie vécue dans cette évasion physique et spirituelle et surtout l’inspiration poétique trouvée dans ce vagabondage montrent que ses fugues sont surtout un moment de liberté et de bonheur pour l’adolescent et une expérience inspirante et créatrice pour le jeune poète.


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